Monthly Archives: July, 2008

La discrimination positive vue par le Détracteur Constructif

Je vous suggère d’aller lire cet excellent billet du Détracteur Constructif. Voici les deux extraits les plus intéressants:

Cependant, pour avoir déjà travaillé pour un Ministère québécois lors d’un emploi d’été, j’ai bien évidemment remarqué qu’il y avait là de la discrimination positive. Or, il ne s’agit pas ici d’une entreprise à but lucratif, mais bien d’un service public. Le but n’étant pas de faire de l’argent, on sacrifie des “meilleurs” pour engager des “discriminés”. Je crois que c’est un peu de notoriété publique, mais je n’ai pas fait de recherches très poussées à ce sujet, je dois l’admettre. Ce ne sont ici que mes observations personnelles.

D’ailleurs, Jean Charest a lui même fait preuve d’un évident coup de discrimination positive lorsqu’il a monté son cabinet, donnant 50% des ministères à des femmes.

Comprenez-moi bien. Je n’ai rien contre le fait que des femmes soient ministres, je trouve même cela très bien. Mais qu’elles le soient parce qu’elles sont les meilleures pour le poste, et non pour attirer la sympathie de l’électorat féminin.

Si je m’attarde un peu à l’autre côté de la médaille, je dois en convenir que certains profitent véritablement de la discrimination positive. Par exemple, un québécois d’une origine étrangère peut certainement avoir un poste prestigieux ici, alors que chez lui il serait condamné à la misère. Tout cela parce qu’il est écrit dans quelque nuage qu’on doit engager un certain pourcentage d’immigrants dans la fonction publique. Ce n’est pas mal en soi, si la personne s’en accommode et n’a pas trop d’orgueil…

Mais autrement, il y a certainement des gens qui sont “visés” par la discrimination positive et qui tentent de comprendre le message véhiculé par un tel moyen. Que peut donc comprendre quelqu’un qu’on engage parce qu’il est immigrant, gay, ou autre? Je me permets de vous énumérer les messages qui, je crois, sont diffusés par la discrimination positive :

  • Tu n’étais pas notre premier choix
  • Nous t’avons choisi, mais ce n’est même pas parce que tu es le meilleur
  • Tes compétences sont moins importantes que ce qu’on peut voir à l’oeil nu
  • Nous n’avions pas vraiment besoin de toi, mais c’est bon pour notre image
  • La couleur de ta peau ou ton orientation sexuelle ou ton sexe a été un critère déterminant lors de ton embauche
  • Nous aurions pu prendre le meilleur, mais nous économisons en t’embauchant
  • Nous ne réussissons pas à naturellement faire preuve d’ouverture, ton rôle est donc la preuve de notre ouverture

La discrimination positive sert-elle vraiment les intérêts des individus des groupes visés par cette expression pernicieuse de la violence étatique?

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Redéfinir l'anarcho-pragmatisme (partie I)

Depuis le début de ce blogue, ma pensée a évolué ou, à tout le moins, une évolution sémantique s’est produite dans mon discours qui diffère un peu maintenant de mes prétentions initiales tel que définies dans mon tout premier billet Qu’est-ce que l’anarcho-pragmatisme?. Pour chacun des paragraphes du ce tout premier billet, je vais exposer l’ancienne version, la nouvelle version et des explications. La nouvelle version est entièrement réeditée sur la page ANARCHO-PRAGMATISME?.

Ancienne version (paragraphe 1): L’anarcho-pragmatisme, c’est mon idée, ma conception rationnelle de ce que devrait être l’anarcho-socialisme. Idéologiquement parlant, il n’y a rien d’original: l’anarcho-pragmatisme est exactement la même chose que l’anarcho-socialisme, mais du point de vue des attitudes et du cheminement pour en arriver (ça n’arrivera pas de notre vivant) à l’idéal anarcho-socialiste, cela est fort différent de ce qui a été fait jusqu’à maintenant.

Nouvelle version (paragraphe 1): L’anarcho-pragmatisme, c’est mon idée, ma conception rationnelle de ce que devrait être l’anarchisme. Idéologiquement parlant, il n’y a rien d’original: l’anarcho-pragmatisme est exactement la même chose ou presque que chacune des formes de l’anarchisme (ex: anarcho-socialisme, anarcho-mutualisme, anarchisme de marché (ce que je désignais malencontreusement par anarcho-capitalisme)) mais du point de vue des attitudes et du cheminement pour en arriver (ça n’arrivera pas de notre vivant) à l’idéal anarchiste, cela est différent de ce qui a été fait jusqu’à maintenant.

Explication (paragraphe 1): Je ne me définis plus comme un anarcho-socialiste. En fait, l’anarcho-pragmatisme devient progressivement un hybride entre l’anarcho-mutualisme et l’anarchie de marché. Bref, l’anarcho-pragmatisme est plus proche de l’anarchisme de marché que de l’anarcho-socialisme, mais sans rejeter celui-ci. Des blogueurs comme François Tremblay, Kevin Carson, Per Bylund et Jeremy de Social Memory Complex m’ont amené à ce changement, peut-être plus sémantique qu’idéologique cependant.

Ancienne version (paragraphe 2): Je prétends que le moment est venu pour le mouvement anarcho-socialiste d’utiliser une approche plus rationnelle et moins émotive afin d’éviter cette-fois-ci les dérives violentes et totalitaires qui ont fait très mal à la crédibilité de l’anarcho-socialisme et qui sont à l’origine de la marginalisation actuelle de cette idéologie.

Nouvelle version (paragraphe 2): Je prétends que le moment est venu pour le mouvement anarchiste d’utiliser une approche plus rationnelle et moins émotive afin d’éviter cette-fois-ci les dérives violentes et totalitaires qui ont fait très mal à la crédibilité de l’anarchisme et qui sont à l’origine de la marginalisation actuelle de cette idéologie.

Explication (paragraphe 2): Ma critique n’a pas à être restreinte à l’anarcho-socialisme et s’adresse à l’ensemble des anarchistes.

Ancienne version (paragraphe 3): Le but de ce blogue est de vous présenter les tenants et aboutissants de l’approche anarcho-pragmatiste afin de convaincre le plus de Québécois (au sens territorial du terme) possibles de sa pertinence. De plus, je me permettrai de commenter certaines questions d’actualité selon l’approche anarcho-pragmatiste.

Nouvelle version (paragraphe 3): Le but principal de ce blogue est de vous présenter les tenants et aboutissants de l’approche anarcho-pragmatiste afin de convaincre le plus de Québécois (au sens territorial du terme) possibles de la pertinence de l’anarchisme. Un autre but est d’unifier toutes les forces anarchistes, faire valoir leurs similitudes et s’entendre sur des stratégies communes pour combattre l’État. De plus, je me permettrai de commenter certaines questions d’actualité selon l’approche anarcho-pragmatiste.

Explication (paragraphe 3): L’atteinte du but principal progresse lentement, mais ça progresse quand même. Je suis ravi de constater qu’il y a beaucoup plus d’étatistes qui lisent ce blogue en proportion par rapport à la moyenne des blogues anarchistes que je connaisse. L’unification des forces anarchistes autour de leurs nombreuses similitudes est un point fort important si nous voulons que le mouvement anarchiste prenne un envol vigoureux au Québec. Ma peur est que ma sympathie envers l’anarchisme de marché ne m’aide pas, même si je ne rejette pas l’anarcho-socialisme.

Ancienne version (paragraphe 4): Mon rêve le plus fou, c’est que ce blogue devienne un jour l’analogue anarcho-pragmatiste du blogue du Québécois Libre, un blogue libertarien qui est à mon humble avis le meilleur blogue politique au Québec. Mais pour y arriver, je ne pourrai pas le faire seul. Espérons que je sois suffisamment convaincant pour qu’un mouvement anarcho-pragmatiste puisse se développer au Québec.

Nouvelle version (paragraphe 4): Mon rêve le plus fou, c’est de convaincre une collaboratrice de publier ici, même si elle ne partage pas entièrement toutes mes idées en tant qu’individu. Espérons que je sois suffisamment convaincant pour que le mouvement anarchiste prenne encore plus de place au Québec.

Explication (paragraphe 4): Plus réaliste. Je préfère une collaboratrice à un collaborateur, car l’anarchisme a aussi besoin des femmes pour s’épanouir et je suis, par ailleurs, agréablement surpris que ce blogue attire beaucoup plus de lectrices en proportion que la moyenne des autres blogues anarchistes que je connaisse et ce, malgré mes positions anti-fémi-favoritistes. Et de plus, je ne vois aucun mal à de l’anarcho-fémi-favoritisme qui ne me regarde que moi et qui n’est imposé à personne!

Dans le prochain billet de cette série, je définirai un peu plus exhaustivement en quoi consiste l’anarcho-pragmatisme, dans le but de mieux vous (et même me) faire comprendre où je m’en vais avec tout ça.

Nathalie Elgrably: une merveilleuse et cohérente critique de cinéma!

Dans cette brillante et savante critique du film Wall-E, intitulée Attaque contre l’humanité, la bienveillante Nathalie Elgrably dit ceci:

Wall-E aurait pu être une belle et touchante histoire d’amour entre robots (à condition d’aimer les films quasi muets). Mais c’est bien plus que ça : Wall-E, c’est 95 minutes de propagande contre la civilisation moderne! C’est une attaque contre la technologie, une charge contre notre mode de vie et une insulte à l’espèce humaine.

Elle dit aussi ceci:

Wall-E renferme une dimension politique flagrante. Alors, pourquoi la critique est-elle aussi élogieuse pour un film qui vise à endoctriner des enfants naïfs et crédules?

Finalement, je n’ai pas besoin d’aller voir ce film, car étant donné que Nathalie Elgrably nous dit que c’est de la propagande politique, ça doit être vrai! Pour citer Elvis Gratton, cet intellectuel fédéraliste éclairé, faut arrêter de se poser des questions!

Avec l’émergence de grands critiques de cinéma comme Nathalie Elgrably, une chose est claire pour moi maintenant: comme dirait Elvis Gratton: les départements universitaires de cinéma, ça rapporte rien, faut farmer ça! Nathalie Elgrably a tellement un sens artistique développé que je suis en train de tomber amoureux d’elle, sérieusement!

De plus, j’espère que vous n’allez pas lire ce torchon de ce vaurien minable islamo-fasciste qu’est Christian Vanasse. Dégueulasse attaque personnelle envers cette charmante dame qu’est Nathalie Elgrably. Faut l’enfermer celui-là!

J’ai hâte d’une manière incontrôlable de lire ses prochaines critiques contre les nombreux films navets qui font de la propagande politique flagrante du militarisme et de la répression policière, qui sont des véritables attaques contre l’humanité et qui visent à endoctriner des enfants naïfs et crédules. Ça va être encore plus intéressant et captivant, c’est garanti! Soyez assurés que l’IEDM n’y verra aucun inconvénient et va l’appuyer dans sa démarche et que les journaux vont publier ses critiques sans rechigner. Ne croyez pas surtout pas le contraire, car sinon vous êtes des illuminés qui ont trop de sens critique, et je ne veux surtout plus vous avoir comme lecteur!

Fémi-favoritisme I: quelques définitions

J’amorce en ce jour d’hui une série de billets portant sur une idéologie fort prévalente dans la conduite des politiques de l’État Québécois (je ne parle pas des comportements en dehors des affaires de l’État, là où le machisme est encore très présent, contrairement à la propagande haineuse des masculinistes): le fémi-fascisme ou si vous voulez être moins caricatural, le fémi-favoritisme. Dans ce billet, j’exposerai mes définitions de certains termes qui sont reliés à cette problématique.

Égalité en droit ou de jure: Égalité atteinte lorsque les droits ou l’exercice de ces droits chez les personnes des deux sexes sont égaux.

Égalité substantive ou de facto: Théoriquement, il s’agit de l’égalité factuelle des sexes mais en réalité, il s’agit d’un terme hypocrite pour désigner la supériorité des femmes en droit, ou dans l’exercice de ces droits, par vengeance du passé machiste de l’époque pré-Révolution Tranquille. Voici la description faite dans les Principes de Montréal relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes de 2002:

Les garanties relatives aux droits économiques, sociaux et culturels des femmes qui sont prévues par le droit international doivent être interprétées de manière à garantir aux femmes le bénéfice substantif de leur droit à l’égalité (égalité de facto). Le droit des femmes à l’égalité substantive ne peut être atteint du seul fait de la promulgation de lois et de l’adoption de politiques qui, en apparence, de discriminent pas en fonction du sexe ou du genre (égalité de jure). Les lois et les politiques qui sont en apparence neutres selon le sexe ou le genre peuvent perpétuer l’inégalité fondée sur le sexe parce qu’elles ne prennent pas en compte la position de désavantage économique et social dans laquelle sont situées les femmes, laquelle contribue à maintenir le statu quo. L’égalité de jure ne conduit pas à elle seule à une égalité de facto. L’égalité de facto ou substantive exige que les droits s’interprètent et que les politiques et programmes étatiques à travers lesquels ils sont mis en oeuvre soient adoptés en tenant compte du désavantage social et historique dont les femmes sont victimes. Elle exige également que l’ensemble de ces mesures garantisse aux femmes un bénéfice adapté à leur réalité et proportionnel aux ressources requises à cette fin. Afin de s’assurer que les lois, les programmes et les politiques qui touchent la vie des femmes respectent leur droit à l’égalité substantive, une analyse contextuelle des droits et de besoins des femmes devra être privilégiée.

Autrement dit, sous le prétexte hypocrite de vouloir atteindre l’égalité substantive et pour se venger du fait que les hommes ont été favorisés par l’État catho-fasciste de l’ère pré-Révolution Tranquille, il faut que l’État favorise les femmes, par l’intermédiaire de la violence étatique, la même qui fut utilisée contre les femmes par les catho-fascistes de l’époque pré-Révolution Tranquille.

Féminisme: Idéologie prônant, d’un point de vue étatique, l’égalité en droit entre les sexes, dans le but de d’obtenir la vraie égalité à long terme, par elles-mêmes et non pas par une violence étatique accrue. De plus, le féminisme doit s’accomper d’une remise en question, mais non pas une répression étatique, des institutions et des attitudes patriarcales: religion, famille nucléaire, monogamie, possessivité amoureuse, fidélité obligée, romantisme, galanterie, couple, mariage, union de fait, capitalisme (au sens classique étatiste), militarisme, répression policière, salariat, carriérisme, corporation, code vestimentaire, mode (même si ce sont surtout les femmes qui y ont recours, mais pour plaire aux hommes), étiquette, répression sexuelle, politique (au sens étatiste), etc..

Fémi-fascisme: Idéologie étatiste prônant la supériorité de la femme sur l’homme, en se servant hypocritement du concept d’égalité substantive pour justifier le recours à une violence étatique accrue et à la discrimination positive en faveur des femmes dans les politiques étatistes. Contrairement au féminisme, le fémi-fascisme se complaît dans beaucoup d’institutions et d’attitudes patriarcales pourtant remises en questions par le féminisme, mais en voulant ne garder que les avantages et non pas les inconvénients de ces attitudes et institutions patriarcales passéistes. Au cours des prochains billets, je prendrai le temps de décrire plus exhaustivement cette idéologie étatiste mais pour le moment, ça me semble suffisant.

Masculinisme: Synonyme au masculin de fémi-fascisme (mais à un degré encore pire que chez les fémi-fascistes). Réaction hystérique et violente contre le fémi-fascisme. Terme hypocrite pour désigner une version légèrement adoucie du machisme pré-Révolution Tranquille (sans le retrait du droit de vote des femmes et celui du retrait du droit au travail des femmes et sans quelques autres peccadilles mais pas tellement plus). Cette idéologie étatiste prône un retour au patriarcat et aux valeurs traditionnelles familiales de l’ère pré-Révolution Tranquille par la violence étatique, mais avec moins d’insistance sur la répression catho-fasciste, sauf chez les machistes de Égards. Cette version contemporaine du machisme est particulièrement pernicieuse quand il ne différencie pas le féminisme (une idéologie légitime) du fémi-fascisme (une idéologie criminelle), quand il blâme les femmes pour les suicides des hommes (ridicule) et quand il banalise la violence conjugale masculine.

Je suis féministe, je trouve le féminisme encore plus pertinent que jamais, encore plus au niveau international, et j’aime beaucoup les femmes (parfois trop) mais accroître la violence étatique n’est pas la bonne solution pour en arriver à l’égalité entre les sexes. Le véritable féminisme se situe dans l’anarcho-féminisme et il doit se faire dans une optique de réduction de la violence étatique pour s’effectuer correctement et en arriver à la véritable égalité des sexes, pas le contraire tel que proposé par les fémi-fascistes étatistes!

Jeff Fillion: mon point de vue anarchiste

La rumeur voulant que Jeff Fillion animerait une émission matinale à Ti-Cul-S (ce qui est une insulte pour les vidanges) m’a inspiré ce billet. Si vous ne connaissez pas Jeff Fillion et toute l’affaire CHOI Radio X, lisez ceci avant de poursuivre votre lecture. Désolé pour la longueur excessive de ce billet mais j’ai plein de choses à dire sur ce dossier.

  • Jeff Fillion et moi

    Pour ceux qui ne sont pas au courant, j’habite à Quebec City. J’ai commencé à écouter Jeff Fillion le matin sporadiquement à partir de janvier 2001 mais à partir du 11 septembre 2001 en matinée, quand Fillion a dit qu’il fallait envoyer la bombe nucléaire sur la Palestine seulement parce qu’il voyait une dizaine d’islamo-fascistes palestiniens en train de fêter à la télévision, j’ai compris que ça pouvait être intéressant de l’écouter ne serait-ce que pour mieux comprendre la pensée CONservatrice préfabriquée de mon entourage qui buvait les paroles de cet olibrius mal dégrossi. À partir de ce moment, je n’ai presque pas raté de ses émissions matinales jusqu’à sa dernière émission du 17 mars 2005.

    Je méprise profondément Jeff Fillion. Dans les années où je l’ai écouté, je me réveillais presque la nuit pour l’haïr encore plus! Pour moi, il est une sous-merde, beaucoup moins intelligente qu’André Arthur (reconnaissons quand même à Fillion des talents de vendeur et de programmateur musical radio), lequel je trouve très intelligent malgré ma haine pour celui-ci et mes désaccords idéologiques.

    Je méprise les fanatiques de Jeff Fillion, leur hypocrisie, leur apologie de la diffamation, leur militarisme criminel, leur adoration pour la répression policière criminelle, leur anti-séparatisme primaire et incohérent avec leur volonté de pseudo-réduire la taille de l’État (quelle farce sordide), leur acharnement contre les bs (mais on se tait quand il s’agit des bs corporatistes, hein ma gang de crosseurs?), leur pro-impérialisme aveugle, leur islamophobie raciste, leur masculinisme violent, leur haine des artistes et des intellectuels, leur intégrisme scientifique et économique, mais surtout leur fâcheuse tendance à répeter ad nauseam les propos de l’animateur à chaque fois qu’on essaie de discuter avec l’un d’entre eux (et ça prétend combattre la pensée unique, mon oeil!).

    Les 50 000 colons qui ont manifesté pour approuver Haine FM et son militarisme criminel sont beaucoup plus minables que Francis Dupuis-Déri. Le pire, c’est que ces mêmes minables vont approuver le minable colon fourreur de système Régis “Me, Myself and I” Labeaume dans sa campagne de propagande haineuse contre les employés municipaux et les anti-militaristes, vont vous dire qu’il était immoral de manifester contre le droit de cité des militaires criminels du 3 juillet dernier à Québec et vont aussi vous dire, comme un quidam l’a fait sur les ondes de LCN il y a quelques semaines, que les manifestants pour le droit au logement “sont des crottés qui polluent la ville”. Alors, j’aime autant ne pas vous dire tout ce que je pense de ces minables manifestants, ce serait trop long à écrire.

    Mais malgré tout ça, et ce, au risque de choquer plusieurs lecteurs gau-gauchistes étatistes réguliers (et c’est une source de discorde idéologique avec mes parents), je n’accepterai jamais qu’on se serve de la violence étatique pour faire taire Jeff Fillion, encore moins lorsqu’il s’agit d’un organisme administratif fédéral illégitime comme le CRTC (à la limite, certaines poursuites sont justifiées). Malgré tout le mépris que je ressens pour lui et ses adorateurs. Jamais!

  • La censure nationaleuse péquiste: une obsession engendrant un mauvais calcul politique nuisible au projet séparatiste

    Ce qui est le plus navrant dans cette saga pour moi, surtout en tant que séparatiste, c’est la réaction hystérique du PQ qui était tellement en colère contre les propos anti-séparatistes de Fillion qu’ils ont oublié que leur réaction émotive allait coûter très cher au projet séparatiste, surtout quand on sait très bien que la séparation devra se gagner dans la région de Québec, et non pas en blâmant exclusivement le vote des “maudites ethnies” et des “maudits anglais”. Ce n’est pas parce que je suis un séparatiste que je vais me gêner pour exprimer mon dégoût face au comportement auto-destructeur du PQ dans ce dossier.

    Une grosse erreur stratégique a été faite par les péquistes à Québec lorsqu’ils ont appuyé inconditionnellement la décision du CRTC sur la fermeture de Haine FM, malgré que le CRTC est un organisme fédéral de censure et que c’est le Parti Libéral du Canada qui a pris réellement cette décision. Quel délire, des séparatistes qui reconnaissent la légitimité d’un organisme fédéral de censure!

    Ce faisant, ils se sont aliénés une partie de leur clientèle électorale pour un bon bout de temps et cela a créé de toutes pièces la vague adéquisto-conservatrice que l’on connaît et qui se répand dans les autres régions du Québec (sauf les régions pauvres). Rien de très idéologique, voyez-vous!

    Politiquement parlant, ce que les stratèges péquistes auraient dû faire, c’est de contester cette décision du CRTC qui menaçait la liberté d’expression et de presse tout à répudiant publiquement les propos offensants et diffamatoires de Jeff Fillion, ce qui aurait permis au PQ de consolider une clientèle électorale dont plusieurs personnes qui appuyaient Fillion et d’autres qui appuyaient Sophie Chiasson, l’une de ses victimes. Voilà une grave erreur de calcul politique qui coûte encore très cher aux séparatistes, ce qui est fort dommage!

    Le pire, c’est que le PQ n’a pas encore retenu sa leçon. Dernièrement, le PQ a proposé la création d’un CRTQ (même si l’idée de rapatrier ce pouvoir fédéral est bonne) pour encore plus censurer la radio et la télévision. L’art de se tirer dans le pied!

  • Le CRTC a servi la cause de Haine FM: abolissons (ou presque) le CRTC!

    Bien sûr, les adorateurs de Haine FM vont vous dire que le CRTC a agi de manière illégitime en voulant ordonner la fermeture de CHOI Radio X et ils auront raison. Par contre, ces hypocrites de bas étage ne vous diront pas que la rareté artificielle créée par le processus d’attribution des licences du CRTC limite la concurrence et augmente donc indûment la valeur des stations de radio, incluant des radio-poubelles comme Haine FM. Dans ce dossier, le présence du CRTC a fait l’affaire de Fillion, Arthur et Patrice Demers (le propriétaire de CHOI Radio X et de CKNU-FM (où sévissait André Arthur)) qui ont fait beaucoup d’argent GRÂCE au CRTC. En plus, ces mêmes adorateurs de Haine FM, dont le minable Labeaume (qui a même consenti à payer des avocats avec 15 000$ de l’argent des CONtribuables dans ce dossier, au lieu de me le donner pour mon comité du 401e), demandent l’intervention du CRTC dans le dossier de Ti-Cul-S. On nage en plein délire!

    Quand j’entends les péquistes pro-censure médiatique prétendre qu’ils souhaitent un “Québec Libre”, et les adorateurs de Haine FM pro-militaristes et zélateurs d’une plus forte répression policière criminelle s’écrier “Liberté, je crie ton nom partout!”, ce qui une insulte à Paul Éluard, je suis fier de constater que ma conception anarchiste de la liberté est nettement plus cohérente que celle de ces étatistes.

    Finalement, je propose qu’on abolisse le CRTC ou au pire qu’elle ne devienne qu’un distributeur de fréquences, comme les libertariens du Québécois Libre l’ont proposé. Un véritable libre-marché (pas le faux libre-marché défendu par les adorateurs de Haine FM) dans le secteur de la radio et de la télévision permettrait une plus grande liberté d’expression et une concurrence plus nombreuse qui ferait en sorte de rendre la radio-poubelle moins payante pour ses artisans et qui modérerait les ardeurs diffamatoires des animateurs. Tout ça, sans la violence étatique. Pourquoi attendre avant d’abolir le CRTC?

    En attendant, heureusement qu’il y a les blogues! Fuck le CRTC!

    Les monopoles et les cartels sont des créatures de l'État

    D’abord, je vous recommande de lire Noisette qui déserve son fiel contre cette corporation-voleuse et ex-monopole privé créé par l’État qu’est Bell Canada, et avec raison!

    Je vous suggère aussi ce billet de Germain Belzile, qui dénonce avec véhémence les cartels qui sont toujours des créatures de l’État. Un passage que je me permettrai de préciser par contre:

    Évidemment, on a pu voir le public s’émouvoir d’un tel comportement chez les détaillants d’essence et réclamer plus de vigilance de la part du gouvernement, ainsi que des pénalités exemplaires pour les coupables. À raison, car la concurrence est essentielle au bon fonctionnement du marché.

    Attention! Si des entreprises ou des détaillants s’entendent volontairement pour constituer un cartel, ils ne commettent pas de crime puisqu’il n’y a pas d’agression. De toute façon, ce sont les États qui commettent un crime avec leurs réglementations favorisant les cartels dans le secteur de l’essence. Par contre, il semblerait que, dans le dernier cas de cartel dans le secteur de l’essence au Québec, il y ait eu intimidation criminelle de la part de certains détaillants pour en forcer d’autres à vendre à un certain prix. Dans ce cas précis, le ou les détaillants qui ont commis une telle intimidation ont effectivement commis un crime.

    Mais quand même, si l’État ne favorisait pas les cartels, il y aurait beaucoup moins de ce genre d’intimidation criminelle et aucun cartel ne pourrait perdurer longtemps sans État.

    Par contre, il n’y a pas grand-chose à ajouter concernant cet excellent passage tiré du même billet.

    Il est particulièrement cocasse de voir que les entreprises pétrolières accusées d’avoir formé un cartel auraient tout simplement dû s’associer pour demander au gouvernement un prix minimum de l’essence. Elles auraient ainsi obtenu, légalement, ce qu’elles tentaient d’avoir par la dissimulation. Ah, mais j’oubliais! Le prix minimum de l’essence existe déjà au Québec…

    Bizarre tout de même, la myopie dont nous faisons preuve face au gouvernement. Les gouvernements sont, en fait, la plus importante source de monopoles et de cartels dans l’économie.

    Allons-y avec les cas les plus flagrants de création et de maintien de cartels (et d’arrangements qui aboutissent au même résultat) par les gouvernements: le cartel des producteurs de lait, celui du sirop d’érable, des œufs, de la volaille (limitation de la production par l’émission de quotas), le cartel du taxi (limitation du nombre de permis), les cartes de «compétence» dans les métiers de la construction et les autres cartels syndicaux, etc. Et tous les secteurs protégés par des politiques commerciales protectionnistes. Finalement, n’oublions pas les monopoles créés par la législation: alcool, électricité, jeux.

    Surprise: le gouvernement, par ses lois et règlements, est responsable de la création et du maintien des plus importants cartels dans l’économie. Et d’une importante perte de bien-être pour les consommateurs. Nous devrions donc nous réjouir, et non pas nous inquiéter, devant la possibilité de disparition des cartels agricoles.

    Superbe! Et on pourrait aussi ajouter le cartel étatique des artistes conformistes qui nuisent à l’épanouissement des artistes qui sortent des sentiers battus.

    Enfin, je vous suggère de regarder ce vidéo de Stefan Molyneux, qui explique pourquoi les monopoles et les cartels sont des créatures de l’État.

    Bon visionnement et bonne lecture!

    God Bless America!

    Faites un tour chez François Tremblay. Voilà comment on devrait fêter les États-Unis! Edit: Visionnez aussi ceci. Vous allez constater qu’une feuille de papier contenant un drapeau américain peut avoir des applications culinaires fort intéressantes!

    Amusez-vous bien!

    Happy Birthday America!

    Allez voir ce site. Cliquez quelques fois sur l’image.

    Bon visionnement!

    J'emmerde le 400e de Quebec City, mais vive le 401e!

    Je vous invite à lire cet excellent billet anti-400e de Camarade Antho, du blogue Reactionism Watch. En voici le meilleur extrait, à mon avis:

    Durant 400 ans, français et anglais se sont succédés dans les massacres des premières nations. Par la suite, peu avant et après la fondation du Canada, les Québécois ont été obligés de participer à des guerres injustes avec lesquels ils n’ont jamais été d’accord. Par ailleurs, c’est dans la merveilleuse ville de Québec que 5 manifestants sont morts tirés par des militaires durant la crise de la conscription en 1918. Plusieurs milliers de jeunes soldats sont morts durant cette guerre, mais dans quels buts? Celui de l’enrichissement d’une classe parasitaire et le commerce des puissances impérialistes de l’époque. Ils n’ont pas combattu pour ”Dieu”, la ”nation” et la ”liberté” comme le disait la propagande militaire de l’époque, ils sont allés en Europe contre leur gré pour que les bourgeois européens puissent conquérir de nouvelles colonies et marchés.

    J’ai beaucoup aimé ce passage et l’ensemble de ce billet. Ce serait bien si le démago-Maire de Quebec City, le minable colon Régis “Me, Myself and I” Labeaume, celui-là même qui a fourré le système pour s’enrichir dans l’affaire Mazarin (selon son propre standard langagier vomitif) s’informait un peu plus sur cette question plutôt que de traiter de minable les anti-militaristes et de louanger les Farces Armées Criminelles. De plus, j’irai encore loin: l’État ne devrait jamais financer de telles superstitions numérologiques comme le 400e anniversaire de Quebec City (Ah! Que c’est merveilleux un nombre rond pour justifier une dépense étatique futile!).

    Mais maintenant j’enfile mon costume d’étatiste sarcastique et je me mets à délirer! Pourquoi ne pas subventionner la fête du 401e anniversaire de Quebec City, tant qu’à y être? J’ai le droit après tout de trouver le nombre 401 plus beau que le nombre 400, JE trouve ça plus excitant et plus artistique! Ça ME prend absolument une subvention volée aux CONtribuables pour fêter ça! Faut que je fonde mon comité des Fêtes du 401e!

    Mais soyez rassurés, je ne veux pas que ça coûte trop cher pour les CONtribuables. Dans ma grandissime magnanimité, je n’exigerai qu’une mince fraction des 110 millions$ versés par notre merveilleux et bienveillant government canadian pour les Fêtes du 400e, c’est-à-dire 11 000$. Mieux que ça, je vais me servir de cette subvention pour sacrer mon camp de Quebec City une fois pour toutes et fêter MA fête du 401e à Montreal!

    Mes amis de Quebec City, avez-vous songé aux retombées économiques exceptionnelles que vous procurerait le départ d’un sale anar comme moi dans votre région? Un anar anti-militariste minable de moins à Quebec City, c’est une crisse de bonne affaire pour vous! Bon débarras! Surtout qu’en étant à Montreal, cet endroit que vous haïssez tant (bon, je déteste les Montreal Habs mais vous exagérez pour le reste), je metterai cette ville à feu et à sang et vous allez être donc très heureux. Voilà enfin de l’argent bien investi par l’État!

    J’emmerde le 400e de Quebec City mais vous êtes mieux de fêter MA fête du 401e ma gang de tabarnac de CONtribuables! C’est un ordre! Et je traiterai de minable tous ceux qui ne seront pas d’accord avec moi. GRRRRRRRRRRR!