Monthly Archives: September, 2008

Les conservateurs ne vont pas assez loin: pour l'âge adulte à 14 ans!

Harper propose que des adolescents de 14 ans et plus puissent parfois être envoyés en prison à vie, au même titre que les adultes, pour les cas les plus graves de meurtre, très généreusement, afin que ces jeunes aient l’opportunité d’apprendre les rouages du crime en prison (AJOUT: Suite à un judicieux commentaire de Tym Machine qui m’a amené une information que je connaissais déjà, il faut préciser que les jeunes de 14 ans et plus seraient envoyés dans des centres pour jeunes contrevenants pour le partie de leur où ils seront âgés de moins de 18 ans, mais ça ne change rien sur le fond de mon propos.) Je vais vous surprendre mais je suis en faveur de cette mesure et, pire que ça, les Conservateurs ne vont pas assez loin! Il faut ramener l’âge adulte à 14 ans, sans détour, de manière cohérente! Donc, cela signifie que:

1) Les adolescents de 14 ans pourraient voter (même si ce n’est pas bon, car ça favorise les séparatistes!).

2) Les adolescents de 14 ans pourraient acheter de l’alcool et des cigarettes et aller dans les bars.

3) Un sugar-daddy de 70 ans pourrait marier une jeune adolescente de 14 ans pour lui payer généreusement ses études et l’enculer avant de dormir. Le mariage des jeunes adolescentes est une pratique très vertueuse pour la droite religieuse étatiste: ces mariages étaient forts courants au Québec à l’époque de la Grande Noirceur.

4) Les adolescents de 14 ans pourraient conduire une voiture.

5) Les adolescents de 14 ans ne seraient pas obligés d’aller à l’école (sérieusement, l’école ne devrait jamais être obligatoire selon moi).

6) L’État pourrait aussi former des criminels de 14 ans ou former des jeunes de 14 ans déjà contrevenants et les envoyer dans l’armée (pour les envoyer en avant du front) et dans la police (pour les envoyer se faire tuer dans des perquisitions illégitimes comme dans le cas de Basil Parasiris) pour se faire tuer à la place des plus vieux. Voilà qui serait un beau service patriotique que ces jeunes pourraient nous rendre et qui nous débarrasserait efficacement de nombreux jeunes voyous!

Qu’on les mette au pas, ces jeunes morveux! Mieux que ça, il faut couper encore plus les tartistes bébés gâtés pour financer la répression des crisses d’ados!

Une petite note n’ayant aucun rapport avec le reste du billet et ayant un lien avec l’élection partielle québécoise dans le comté de Jean-Talon en ce jour d’hui: croyez-vous vraiment que Yves Bolduc sera différent de Philippe Couillard? Il ne faut jamais voter pour le parti au pouvoir lors d’une élection partielle, jamais! Les élections partielles ne sont utiles que pour élire un député dans l’opposition pour faire chier le plus possible le parti au pouvoir. Idem pour toute élection fédérale en votant le Bloc!

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Jeff Fillion avait raison: les médias québécois du Plateau Mont-Royal brainwashent la population avec une pensée unique séparatiste!

Trouvé chez Voix de Faits:

Gang de médias séparatistes à marde! Voyez-vous comment la présence du Bloc nuit aux débats sainement démocratiques proposés par nos bienfaiteurs fédéralistes?

Le Bloc: quelle nuisance médiatique!

28 ans après le "On va pardre nos Rocheuses!", la campagne de peur anti-séparatiste descend encore plus creux!

J’ai été absent au cours des 4 derniers jours. Ne vous en faites pas, ce n’est pas parce que je ne vais pas bien, au contraire. J’ai répondu le mieux possible aux commentaires que j’ai reçus ces derniers jours.

Maintenant, il faut rétablir les faits concernant les mensonges conscients de Michaël Fortier, le Kid Kodak CONservateur (un peu comme Denis “OVNI déportateur d’immigrants séparatistes” Coderre chez la charogne soi-disant libérale) renifleur de pets de Art-Peur, ex-sénateur parasite et candidat CONservateur dans Vaudreuil-Soulanges.

En 2008, un député du Bloc Québécois gagne 155 400$ par année et UN DÉPUTÉ CONSERVATEUR NON-MINISTRE GAGNE LE MÊME CRISSE DE SALAIRE, I.E. 155 400$. Vous comprendrez alors que le fameux 350 millions$ versé aux députés du Mal-De-Bloc depuis sa création AURAIT ÉTÉ DÉPENSÉ DE TOUTE FAÇON, et que cette campagne de peur anti-séparatiste, à faire passer le “on va pardre nos Rocheuses” d’il y a 28 ans pour une affirmation rationnelle (ou pire encore l’affaire de la fuite des capitaux du 26 avril 1970, appelée le “coup de la Brinks“), repose sur un mensonge pur et simple.

Pire encore, un député fédéraleux élu au Culbec vous coûte plus cher parce qu’il travaille dans l’intérêt de l’État Canadian et contre vos intérêts, alors qu’au pire, selon la même rhétorique fédéraleuse, un député mal-de-bloquiste serait inutile (ce qui n’est même pas vrai, d’un point de vue étatiste), ce qui est déjà une meilleure chose, ou mieux encore contre l’intérêt du fédéral puisque ce sont des méchants séparatistes (même si je n’irai pas jusqu’à dire qu’un député du Mal-De-Bloc n’est là que pour défendre vos intérêts: après tout, le Mal-De-Bloc n’est qu’un parti politique étatiste de merde lui aussi!).

Et Michaël Fortier le sait très bien! Il sait très bien qu’il ment et que beaucoup d’électeurs vont boire ses paroles à titre de vérité absolue comme les catho-fascistes boivent la parole du pape. 28 ans plus tard, la campagne de peur fédéraleuse descend encore plus creux et on en redemande!

D’ailleurs, en utilisant la même câlisse de rhétorique, on peut facilement affirmer que Michaël Fortier a coûté 5 milliards$ aux Culbécois, ce qui est pas mal plus vrai que ce qu’il a prétendu hier même si, au fond, un autre ministre aurait fait la même chose!

Sans oublier les coûts astronomiques du Sénat Canadian, dont Michaël Fortier a fait partie et approuve son existence. Ce n’est certainement pas de la faute du Mal-De-Bloc!

Pourquoi j’ai joins le réseau “les blogueurs disent NON à Stephen Harper”?

À la demande de Lutopium, le moins pire (naaaan, c’est le meilleur!) gau-gauchiste étatiste de la blogosphère québécoise selon moi, j’ai accepté de faire partie de son réseau virtuel “les blogueurs disent NON à Stephen Harper”. Voici les principales raisons qui ont motivé ma participation à ce groupe.

1) La séparation du Québec est la seule avenue politique et médiocratique favorisant un meilleur épanouissement du mouvement anarchiste au Québec, même si la priorité (sauf chez votre humble serviteur pendant une campagne électorale!) est de faire d’autres choses en dehors de la politique pour faire progresser l’anarchisme au Québec. Voter pour le Mal-De-Bloc est le symbole d’un doigt d’honneur envers l’État Canadian et envoie ce message clair aux fédéraleux: la bataille pour la séparation du Québec n’est pas terminée!

2) Un gouvernement CONservateur majoritaire serait dangereux pour le Québec, en raison de son idéologie de drouate étatiste et surtout de ses obsessions hystériques répressives religieuses, policières et militaristes. Le vote pour le Mal-De-Bloc est la seule façon d’empêcher les CONservateurs de former un gouvernement majoritaire, même pour les fédéraleux non CONservateurs (sauf dans certains comtés moins francophones).

3) Le concept du “small government conservative” est une fumisterie: le Mal-De-Bloc, ses partisans et les autres blogueurs anti-Harper n’insistent pas assez là-dessus. Au contraire, les CONservateurs font la démonstration claire du concept du “big governement conservative” à la sauce à la marde brune Républicaine américaine. Les trois billets précédents, exposant le point de vue du libertarien Martin Masse sur cette question, l’illustrent avec éloquence. Ce n’est pas en faisant valoir le soi-disant “démantèlement de l’État” (ce qui est complètement faux) des CONservateurs que le Mal-De-Bloc et ses partisans vont convaincre les gens de voter pour eux.

En fait, en utilisant cette rhétorique fallacieuse et démagogique, les zélateurs mal-de-bloquistes donnent des munitions aux CONservateurs qui vont se présenter soi-disant comme la seule alternative viable pour le CONtribuable écoeuré de payer trop de taxes. La campagne débute très mal pour le Mal-De-Bloc, Duceppe est monotone dans ses discours et écoeure encore les électeurs avec son maudit “Québécois et Québécoises” à tout bout de champ. Ça prend un changement de cap, et vite! Ce n’est pas parce que je vais voter pour le Mal-De-Bloc que je vais m’empêcher de critiquer quand les mal-de-bloquistes déconnent!

4) Ma présence dans ce réseau me semble plus pertinente que celui de À mon humble avis (son blogue est très bien pour un soi-disant libéral par contre) qui refuse de voter pour le Mal-De-Bloc par anti-séparatisme primaire, aidant ainsi les CONservateurs! Bien pire que l’abstention!

Je suis toujours un anarchiste!

Néanmoins, il ne s’agit en aucun cas d’un appui à l’idéologie nationaleuse étatiste de gau-gauche défendue par une partie significative de ces blogueurs. Je suis un anarchiste et je n’ai pas changé d’idée sur ce point. Mais il y a des occasions où des alliances stratégiques sont pertinentes comme lors de cette campagne électorale, d’autant plus que le Grand Soir Anarchiste n’arrivera pas de mon vivant. J’exhorte les autres anarchistes à en faire partie.

Encore!

Encore une fois, allez lire cet excellent billet de Martin Masse dans le Blogue du QL où on apprend que les dépenses militaires n’expliquent qu’en partie la croissance de l’État canadian sous les CONservateurs. Je cite le dernier paragraphe.

Un gouvernement défendant véritablement des principes de libre marché et d’interventionnisme minimal essaierait, au mieux, de réduire carrément les dépenses totales et, au pire, de les augmenter moins rapidement que la croissance nominale (croissance réelle de l’économie + inflation) pour qu’elles accaparent graduellement une portion relativement moindre de l’économie. Autant le gouvernement libéral à Ottawa que le gouvernement péquiste à Québec ont réussi à le faire au milieu des années 1990 pour nous sortir des déficits permanents. On est loin du compte.

Big government conservative!

Et Martin Masse en rajoute sur les CONservateurs!

Allez lire cet excellent billet de Martin Masse dans le Blogue du QL. Voici le meilleur passage:

Tiens, drôle de coïncidence: des augmentations de dépenses de 8,4% sous Bush depuis huit ans; une augmentation de 8,4% des dépenses sous Harper durant les trois premiers mois de l’année. C’est Gilles Duceppe qui a raison: Harper n’est qu’un clone de Bush! Ce sont tous les deux des «big government conservatives» qui disent une chose et font le contraire, qui achètent des votes à la pelletée avec l’argent des contribuables, et qui sont plus intéressés à consolider leur pouvoir qu’à mettre en pratique les principes auxquels ils disent croire.

Et voici un tableau révélateur, trouvé au même endroit:

Pensez-vous vraiment que les coupures dans la culture visent à réduire la taille de l’État maintenant? Malgré ma haine encore plus viscérale envers la charogne corrompue et nationaliste canadian du Parti Soi-Disant Libéral du Cacanada (PSDLC), ces soi-disant libéraux ont été moins dépensiers que les CONservateurs!

Et il faudrait réélire ceux-ci majoritairement pour réduire la taille de l’État Canadian! Êtes-vous tombés sur la tête?

Stephen Harper, un ex-libertarien devenu étatiste comme les autres, par Martin Masse

Voici un éditorial de Martin Masse du Québécois Libre datant du 15 janvier 2005, juste avant la dernière élection fédérale. Voir ce lien pour la présentation dans les archives du QL et j’ai trouvé le texte complet ici. Je ne suis pas entièrement d’accord avec ce texte mais il est très intéressant et il déboulonne joyeusement le mythe du “Small Government Conservative”. Posez-vous les questions suivantes en lisant ce texte: 1) Est-ce que la situation a vraiment changé depuis la publication de ce texte? et 2) Qu’arrivera-t-il si les CONservateurs deviennent majoritaires?

STEPHEN HARPER: UN EX-LIBERTARIEN DEVENU UN ÉTATISTE COMME LES AUTRES

par Martin Masse

Si la tendance se maintient, Stephen Harper deviendra premier ministre du Canada dans une semaine et les conservateurs pourraient même faire élire quelques députés au Québec. Je devrais être fier. Harper est un ancien lecteur et abonné du Québécois Libre. J’ai été son premier organisateur au Québec lorsqu’il est revenu en politique à l’automne 2001 pour contester le leadership de l’Alliance canadienne. Il sera sans doute le politicien le plus près du mouvement libertarien à avoir accédé au pouvoir dans ce pays.

J’ai connu Stephen Harper au milieu des années 1990, alors que je militais pour le Parti réformiste du Canada, dont il était l’une des principales vedettes. Malgré son enracinement solide dans les provinces de l’ouest, ce parti était perçu comme défendant des positions extrémistes, n’avait qu’un écho marginal dans l’est du pays et ne comptait qu’une poignée de supporters au Québec. Il s’agissait d’une coalition de conservateurs, de populistes de l’ouest, de traditionalistes religieux, de libertariens et de libéraux classiques.

Mais au-delà des controverses médiatiques, la plupart de ses positions pouvaient se ramener à un grand thème: limiter la taille de l’État fédéral par une décentralisation des pouvoirs vers les provinces et une réduction de l’intervention du gouvernement dans l’économie et la vie des individus. Le Parti réformiste était vilipendé par tout l’establishment politique et médiatique justement parce qu’il avait des principes clairs qui allaient à l’encontre de l’étatisme bien-pensant dominant et qu’il faisait peu de compromis.

Après la transformation du Parti réformiste en Alliance canadienne et sa fusion ultime avec le vieux Parti progressiste-conservateur, cette élection devrait être la consécration pour les réformistes qui ont traversé le désert électoral pendant toutes ces années en défendant ces principes. En fait, c’est plutôt le contraire qui se passe: l’élection de Stephen Harper devrait confirmer une fois pour toute qu’il est parfaitement inutile de chercher à faire avancer des idées libertariennes en jouant le jeu de la realpolitik démocratique.

Le Stephen Harper que j’ai connu

En réponse aux attaques des libéraux qui ont ressorti certaines déclarations controversées qu’il a faites il y a plusieurs années, le chef conservateur déclarait la semaine dernière que même si ses positions sur certains sujets ont évolué, ses croyances fondamentales n’ont pas changé au cours de la dernière décennie. Ou bien il est devenu hypocrite et manipulateur comme la plupart des politiciens, et raconte n’importe quoi pour bien paraître; ou bien il a été complètement happé par la bulle politique au point qu’il n’arrive même plus à distinguer ses principes d’autrefois de ses compromissions d’aujourd’hui.

Le Stephen Harper que j’ai connu n’aurait certainement pas été à l’aise à défendre le programme dévoilé par le Parti conservateur au cours de cette campagne. Entre sa démission comme député réformiste en 1997 et son retour en politique, nous nous sommes rencontrés à quelques reprises à Montréal. Il présidait la National Citizens Coalition, un groupe de pression canadien-anglais dont la devise était alors « More freedom through less government ». Difficile de décrire plus succinctement le programme libertarien.

Nous discutions politique et philosophie. Harper était à cette époque un grand fan du QL. Je suis presque tombé en bas de ma chaise une fois lorsqu’il m’avait parlé de façon élogieuse de mon article sur les « cinq attitudes libertariennes essentielles », en mentionnant le no 53 dans lequel il avait été publié. J’avais non seulement oublié le numéro, mais au moins une ou deux des cinq attitudes en question!

Stephen Harper préférait se définir comme libéral classique plutôt que comme libertarien, un terme qui avait selon lui des connotations trop idéologiques. Il n’avait aucune sympathie pour les positions anarcho-capitalistes, mais se sentait à l’aise avec la position voulant que l’État devrait se concentrer sur quelques fonctions essentielles (sécurité, défense, justice, affaires extérieures, etc.) et que l’interventionnisme étatique devrait être réduit à sa plus simple expression. La NCC n’avait alors aucune présence au Québec et il m’avait proposé de mettre sur pied une aille québécoise à partir du réseau du QL. Des divergences stratégiques et son retour en politique ont fait en sorte que ce projet n’a pas abouti.

Lors de la course à la chefferie de l’Alliance canadienne à l’automne 2001 et l’hiver 2002, j’étais le « contact » officiel de la campagne de Stephen Harper au Québec. Après avoir constaté pendant cette campagne le manque d’intérêt du chef et de son entourage à développer à court terme une organisation au Québec, j’ai décidé de ne pas perdre mon temps à m’impliquer après son élection (voir mon article à ce sujet dans le National Post lors de la campagne électorale de juin 2004: « Stephen Harper rediscovered Quebec too late »).

Un politicien socialiste comme tous les autres

Tout de même, le Stephen Harper de 2002 avait encore des instincts libertariens. Sa priorité numéro 1 était de réduire le fardeau fiscal – à un niveau plus bas que celui des Américains! (Voir « How to get Canada back on track »). Aujourd’hui, il promet de réduire la TPS de deux points de pourcentage, ce qui n’aura qu’un effet marginal sur le revenu disponible des Canadiens.

Le Stephen Harper que j’ai fréquenté n’aurait jamais défendu le système de santé en faillite du Canada. Aujourd’hui, il promet de s’opposer au développement du privé en santé, ce qui en fait un politicien socialiste comme tous les autres chefs fédéraux. Lors du dévoilement du programme complet du PC vendredi dernier – par ailleurs rempli de promesses de dépenses et d’appui du gouvernement à tout un chacun –, le critique conservateur des Finances Monte Solberg a déclaré en parlant des programmes sociaux: « Spending continues to go up. There will be no cuts. … We will protect the social safety net. » Bref, c’est le statu quo, l’État fédéral ne subira aucune cure d’amaigrissement.

Voilà ce qu’on obtient aujourd’hui, avec un chef de parti et futur premier ministre au passé le plus libertarien qu’on puisse imaginer, compte tenu de l’influence restreinte de notre mouvement. Ce gouvernement conservateur gouvernera en fait comme l’aurait fait le vieux Parti progressiste-conservateur (que Harper et ses camarades réformistes avait pourtant quitté à la fin des années 1980 à cause de ses compromissions). Il pourrait même faire moins bien que le gouvernement de Jean Chrétien entre 1993 et 2002, alors que Paul Martin mettait un peu d’ordre dans les finances publiques, éliminait le déficit, contenait les dépenses et réduisait un peu les impôts (voir à ce sujet l’étude de l’IEDM sur l’évolution des dépenses fédérales au cours des dernières décennies). Outre la promesse de se retirer de l’accord de Kyoto et d’abolir le registre des armes à feu, le programme de Stephen Harper n’a pratiquement rien de clairement moins étatiste que celui de Paul Martin.

Comme je l’ai écrit plusieurs fois dans mes éditoriaux et sur le Blogue du QL, la politique partisane est une perte de temps pour ceux qui veulent vraiment réduire la taille de l’État. La démocratie est un système collectiviste dont toute la logique repose sur l’achat de clientèle électorale. Ou bien on refuse de jouer ce jeu et on reste marginal; ou bien on veut absolument obtenir le pouvoir, et alors il faut abandonner ses principes libertariens et adopter une attitude opportuniste.

Stephen Harper veut devenir premier ministre et a fait une excellente campagne pour y arriver. Mais pour cela, il est devenu un autre politicien étatiste insignifiant, qui au mieux maintiendra l’État fédéral canadien à sa taille actuelle, au pire le fera croître comme l’a fait George W. Bush, un président que plusieurs conservateurs admirent. Comme on dit, ça va changer le mal de place, et les rats libéraux méritent certainement une défaite spectaculaire. Mais si lui, un ancien lecteur et admirateur du QL, ne peut en fin de compte faire mieux, que peut-on espérer de plus par des moyens politiques?

Le Québec prend des forces…policières!

J’ai trouvé cette affiche électorale amusante chez Voix de Faits.

Votez Beu et appuyons les fucking criminal troops à marde!

En mode campagne électorale…

Avant d’amorcer le coeur de ce billet, je vous suggère d’aller visiter Bloguâvre Exquis, un jeu littéraire très amusant de cadavres exquis. Je suis littéralement accroc à ce site et j’y participe (trop?) régulièrement. Un bon divertissement artistique gratuit et non subventionné que les CONservateurs ne pourront pas couper! Mettez-y une touche d’anarchie ou mieux encore, faites comme moi et écrivez simplement ce qui vous passe par la tête en autant que ça suive bien la ligne précédente. Vous devriez lire les Petits Déterminants (règles) avant de commencer à jouer.

Ce blogue passe en mode campagne électorale jusqu’à l’élection fédérale du 14 octobre prochain. Au cours de cette campagne, je vous expliquerai pourquoi il est dans l’intérêt des anarchistes, des libertariens, et des étatistes anti-militaristes du Québec de voter pour le Mal-de-Bloc Culbécois mais en gros, je vous recommande de voter pour le Mal-de-Bloc afin d’envoyer paître l’État Canadian et d’empêcher les CONservateurs d’obtenir un gouvernement majoritaire, un gouvernement CONservateur m’apparaissant inévitable. Ça y est, je viens d’être déclaré “ennemi à abattre” par la grande majorité des anarchistes, car normalement il ne faut pas voter selon les idéologues anarchistes!

Médiocrassie pseudo-représentative: à abolir!

La médiocrassie pseudo-représentative que nous connaissons en Occident a beau être un système moins mauvais que bien des dictatures oppressives dans le monde mais elle demeure un mauvais système parce qu’elle basée sur la coercition étatique. Il faut donc l’abolir! Je ne perdrerai pas de temps à vous l’expliquer trop exhaustivement pour le moment. J’y reviendrai après la campagne. Si vous vous voulez mieux le comprendre, allez voir ce texte très intéressant de Anne Archet. Il y a aussi le Grand Maître Des Anonymes qui a publié un excellent billet sur la question.

La médiocrassie pseudo-représentative et la dynamique des crisses de partis politiques est tellement crasseuse aux États-Unis (choisir entre les Médiocrates et les Réactionnaires, pour reprendre une analogie à la South Park, c’est comme choisir entre une poire à lavement et un sandwich au caca!) and in the Rest Of Canada (quatre partis étatistes, y compris les Éco-fascistes Verts, qui ne proposent tous rien ou presque pour réduire la taille de l’État) que si je vivais là-bas, je ne voterais pas et je ne recommenderais à personne de voter.

Mais la situation est différente au Québec…

Cependant, la situation est différente au Québec, nous avons la moindre malchance (le terme “chance” serait trop positif) de pouvoir voter pour le Mal-de-Bloc, un parti qui ne reconnaît pas l’État Canadian et qui prône une idée qui nous permettra de progresser vers l’anarchie, i.e. la séparation du Québec. Je persiste à dire que la séparation du Québec est à l’avantage des anarchistes de tous ceux qui souhaitent réduire la taille de l’État, contrairement aux prétentions de la grande majorité des libertariens et des anarcho-fédéraleux (la grande majorité des anarchistes du Québec). J’y reviendrai souvent pendant la campagne. De plus, voter pour le Mal-de-Bloc va nuire aux CONservateurs, ce qui est une très bonne chose pour les libertariens, les anarchistes et les étatistes anti-militaristes du Québec.

Comprenez-moi bien, je méprise tous les candidats et tous les partis politiques, y compris le Mal-de-Bloc. Je ne suis membre d’aucun parti (j’ai déjà refusé une carte de membre du Parti Culbécois que mes parents m’avaient offert en cadeau à 19 ans: heureusement, ils me l’ont demandé avant de se le procurer!) et je ne milite pour aucun parti. De plus, je n’ai aucun problème moral avec le non-vote qui est un droit tout à fait légitime. Ce n’est pas par devoir de vertu médiocratique ou par altruisme que je vais voter pour le Mal-de-Bloc, c’est simplement parce que c’est dans mon intérêt, qui est le même que celui de tous les anarchistes et de tous ceux qui souhaitent réduire la taille de l’État.

L’absentionnisme idéologique des anarcho-fédéraleux est contre-productif. Il nuit au cheminement vers l’anarchie en mettant un frein à la progression vers la séparation du Québec et il rend ces anarcho-fédéraleux indirectement complices des CONservateurs en augmentant leurs chances d’obtenir un gouvernement majoritaire de drouate étatiste, ce qui n’est pourtant pas dans leur intérêt!

Si vous vous demandiez ce que signifiait le pragmatisme, vous en avez un exemple ici. Dans certaines circonstances, il faut se servir intelligemment du système pour progresser et non se borner à de l’absolutisme idéologique qui va à l’encontre de son propre intérêt!

Bonne campagne électorale, chers lecteurs!

Anarchie et religion

D’une certaine façon, la religion est analogue au capitalisme sur un point: avec le soutien de l’État, ce sont deux systèmes d’oppression criminelle (et qui sont très complices en plus), alors que sans son soutien, la religion est beaucoup moins dangereuse et le véritable libre-marché est une force positive.

Pour cette raison, et puisque nous sommes prisonniers de l’étatisme pendant encore très longtemps, les anarchistes Québécois (et même les étatistes ayant à coeur les libertés civiles) doivent adopter une position ferme en faveur de la laïcité de l’État Culbécois. Teminé le financement étatique de quelque religion que ce soit, y compris le catholicisme, dont ses zélateurs sont beaucoup plus parasites et suppôts de Satan l’ordre établi que les vrais artistes, en passant. Terminé les privilèges religieux dans les services étatiques et dans le fonctionnement de l’État. Dehors les crucifix à l’Assemblée Nationaleuse du Culbec et dans les institutions étatiques et la prière dans les conseils municipaux (quoique sur ce point précis, j’estime que c’est à la municipalité de prendre cette décision). Abolissons ce privilège catho-fasciste idiot, passéiste et liberticide qu’est la réglementation étatique des heures d’ouverture des commerces et des congés fériés.

Mais attention, il ne faut pas virer fou non plus, ce ne serait pas une bonne chose non plus d’oublier dans quel merdier le Québec s’embourbait quand il était sous le joug catho-fasciste. Donc, conservons les noms de municipalités et d’organismes publics nommés en fonction des aspirations des catho-fascistes de l’époque. De plus, je n’ai aucun problème avec les signes religieux chez les bénéficiaires adultes de services publics (mais pas chez les employés offrant un service direct aux bénéficiaires) mais j’ai un problème avec les accoutrements religieux chez les mineurs dans les écoles, surtout quand on impose un code vestimentaire plus sévère envers les athées. En ce qui concerne le vote voilé, il n’y a pas vraiment de problème étant donné que le vote par correspondance est permis. Pour la location des locaux de prières dans les universités, il n’y a pas de problème à condition que les locataires soient assujettis aux mêmes conditions que les autres.

De plus, rien de ce que j’ai dit ne s’applique à un endroit privé non étatique, incluant les commerces. Autant la religion ne doit pas s’incruster dans les affaires de l’État, autant l’État ne doit pas interférer avec la religion dans les affaires privées. Ceci fait aussi partie du concept de la laïcité de l’État, chers lecteurs, il ne faut pas oublier! Par exemple, il n’y avait aucun scandale dans l’affaire des vitres givrées du YMCA du Parc, ni dans l’affaire de la prière musulmane dans une cabane à sucre, (même si je trouve ça tellement idiot personnellement!) car l’État n’y était pas impliqué.

Mon point de vue personnel sur la religion:

Je suis un athée mais je ne suis pas un athéiste, dans le sens où je ne tenterai pas de vous convaincre de l’inexistence de Dieu, car je n’y détiens pas de preuve. Pour moi, la religion est un sida social générateur de conflits et de violence et un annihilateur de sens critique. Toutefois, croyez ou pensez ce que voulez, mais en autant que vous ne me l’imposez pas. Mais je ne peux pas ressentir des sentiments (il ne s’agit pas de sexe) pour une fervente croyante religieuse. Malgré tout, je préfère les artistes athées étatistes (anarchistes, ce serait trop demander!), c’est tout de même plus subversif!

Dans le prochain billet sur ce sujet, je vous expliquerai plus exhaustivement mon point de vue anarchiste sur cette question.

Chasse au trésor: Quelle est l’expression connue contenant deux mots qui est absent de ce billet à ma grande joie? Une poignée de main virtuelle de félicitations pour celui qui la trouve. Un baiser s’il s’agit d’une dame! Pas besoin d’indices!