Monthly Archives: January, 2009

Quel est votre degré de "propriétarisme"? Et le mien?

Si ce n’est pas déjà fait, je vous suggère de lire mon billet précédent portant sur la possession et la propriété avant de lire celui-ci.

Ce billet vise à combler en partie la faiblesse principale de mon point de vue anarchiste exposé jusqu’à présent dans ce blogue, i.e. ma position sur la question de la propriété n’est pas assez claire. Et non, ce n’est pas le fait que je soie un méchant séparatiste qui est un problème, bien au contraire!

Tout de même, je vais d’abord rappeler certaines définitions provenant de mon billet précédent.

En droit, on distingue trois piliers structurels de la propriété (privée ou étatique) : l’usage, le fruit et l’aliénation (usus, fructus et abusus).

L’usage (usus), c’est le droit d’utiliser d’un bien (maison, pomme, etc.) sans que l’on puisse vous le contester. Le fruit (fructus), c’est la libre jouissance de ce que produit un bien. L’exemple type est le verger ou le potager, dont les fruits (et légumes) vont à l’usufruitier (car celui qui bénéficie des fruits est généralement celui qui détient aussi l’usage – il existe cependant des cas où le détenteur de l’usus n’est pas le même que celui du fructus).

L’exercice de ces deux droits (usage et fruit), c’est la possession, qui permet donc de bénéficier de l’usufruit (i.e. l’usage et le fruit) d’un bien.

Reste l’aliénation (abusus). Ce troisième pilier est ce qui permet au propriétaire de faire de son bien ce qu’il désire, en dehors du simple exercice de possession : le transformer (ajouter un garage à sa maison), le détruire, le prêter, le donner, le louer, le vendre (bref, en faire commerce). C’est en effet du troisième pilier, l’abusus, que naît réellement la propriété : lorsqu’un propriétaire cède en donation ou vente, c’est l’abusus qu’il cède. Notez que usus et fructus suivent le plus souvent, mais pas toujours (si je vends mon appartement, mais que j’en reste locataire, par exemple) et pas nécessairement tout de suite (exemple du viager, où la cession de l’abusus n’est effective qu’au jour du décès du cédant). La propriété est donc l’exercice de ces trois droits (usage, fruit et aliénation).

Une grille d’évaluation de votre degré de “propriétarisme”

Le débat sur la propriété est probablement le débat le plus fondamental chez les anarchistes et il n’y a pas de consensus clair à ce sujet chez les anarchistes. Pire encore, je ne suis même pas certain de ma propre opinion sur ce sujet!

Voici une grille d’évaluation de votre degré de “propriétarisme”, inspirée de cette grille provenant du site ozarkia.net. Chaque question contient des choix multiples dont la valeur en points précède le choix. Le degré de propriétarisme est défini comme la somme des pointages de chaque question. Plus votre pointage est élevé, plus votre conception de la propriété ressemble au concept de propriété capitaliste. Mes positions sont en caractères gras.

Q1: Quel mode de propriété devrait s’appliquer au capital de production (machines, usines et autres biens servant à la production)?

A-0 point-Usus seulement, par la coercition étatique.
B-1 pt-Usus seulement, par des ententes collectives volontaires.
C-2 pts-Possession, par la coercition étatique.
D-3 pts-Possession, volontairement.
E-4 pts-Propriété, volontairement.
F-5 pts-Propriété, en légitimant les propriétés acquises par le passé par la coercition étatique (expropriation étatique) ou par une autre forme de violence, mais sans cautionner la violence dans le présent ni dans le futur.

Q2: Quel mode de propriété devrait s’appliquer aux biens de consommation individuelle résultant du travail et de la production? (Note: en général, les anarchistes s’entendent sur le fait que la propriété s’applique à des biens personnels comme des vêtements ou une brosse à dents)

A-0 pt-Usus seulement.
B-2.5 pts-Possession.
C-5 pts-Propriété.

Q3: Quel mode de propriété devrait s’appliquer aux terres et aux habitations?

A-0 pt-Usus seulement, par la coercition étatique.
B-1 pt-Usus seulement, par des ententes collectives volontaires.
C-2 pts-Possession, par la coercition étatique.
D-3 pts-Possession, volontairement.
E-4 pts-Propriété, volontairement.
F-5 pts-Propriété, en légitimant les propriétés acquises par le passé par la coercition étatique ou par une autre forme de violence, mais sans cautionner la violence (expropriation étatique) dans le présent ni dans le futur.

Q4: Votre opinion sur le travail.

A-0 pt-Personne ne doit travailler.
B-2.5 pts-Rien contre le travail, mais celui-ci ne doit pas être lié à la survie.
C-4 pts-Le travail est essentiel à la survie, mais il n’est pas une vertu absolue.
D-5 pts-Le travail est jouissif et est essentiel à la survie.

Q5: Votre opinion sur le profit (i.e. s’enrichir du travail des autres).

A-0 pt-Le profit est un crime qui devrait être aboli par l’État.
B-1 pt-Le profit est un crime qui ne devrait pas exister, mais sans répression étatique.
C-2 pts-Le profit est un vice qui doit être en partie volé par l’État.
D-3 pts-Le profit est un vice qui doit être découragé volontairement, par des mécanismes de libre-marché.
E-4 pts-Le profit est une bonne chose, mais l’État ne doit pas l’encourager.
F-5 pts-Le profit est une bonne chose et doit être encouragé par l’État.

Q6: Est-ce que la monnaie est nécessaire?

A-0 pt-Ni troc ni monnaie.
B-0.5 pt-Pas de monnaie mais troc pertinent.
C-1 pt-Rien contre la monnaie, mais ça ne doit pas être le principal mode d’échange. Le troc est plus intéressant.
D-2 pts-Oui, mais elle doit avoir une valeur réelle avec contrepartie tangible, sans contrôle étatique, et être relié à l’effort fourni dans le travail.
E-3 pts-Oui, mais elle doit avoir une valeur réelle avec contrepartie tangible, et sans contrôle étatique.
F-4 pts-Oui, mais elle doit avoir une valeur réelle avec contrepartie tangible, mais avec contrôle étatique (ou sans valeur tangible sans banque centrale avec masse monétaire fixe comme au Panama)
G-5 pts-Oui, mais elle doit être contrôlée par l’État qui peut l’imprimer et contrôler sa valeur à sa guise, sans valeur réelle tangible.

Mon Total = Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + Q5 + Q6 = 3 + 5 + 3 + 2.5 + 3 + 3 = 19.5 points sur 30

J’aimerais que vous faites la même chose que moi, que vous soyez anarchiste ou pas. Ce n’est pas un jugement de valeur de ma part (même envers mes comparses anarchistes), je veux seulement en savoir plus sur votre opinion concernant cette problématique. Les réponses aux questions sont plus intéressantes que le pointage total, qui n’est là qu’à titre indicatif. De plus, mes réponses ne sont pas définitives (sauf Q4) et je suis même prêt à ce que vous me fournissiez des arguments pour que je change d’idée!

J’y reviendrai une autre fois!

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Comprendre l'économie…pour mieux détruire le capitalisme?

Je vais suivre quatre cours universitaires en économie cette session. Il n’y a aucun intérêt à vous expliquer pourquoi j’ai pris cette décision. Mais tout de même, peut-être qu’en cessant d’être un illettré économique, je comprendrai mieux les travers du capitalisme, je saurai mieux comment le détruire et ma démarche intellectuelle aura plus de sens. Les anarchistes auraient tout intérêt à mieux comprendre l’économie, comme les drouatistes étatistes (quoique dans leur cas, c’est pour mieux vanter les mérites du capitalisme sauvage étatique!), les libertariens et les anarcho-capitalistes l’ont si bien compris, car ce ne sont pas certainement pas les médias étatistes et les politiciens, presque tous vendus au keynésianisme, qui vont vous expliquer correctement comment l’économie fonctionne.

À suivre…

P.S.: Patience, je publierai un autre billet sur la question de la propriété bientôt…

Possession et propriété (version rééditée)

Je republie ce vieux billet dans le but de vous préparer à mon prochain billet portant sur la question de la propriété. Je vous suggère aussi de lire cet excellent billet d’Anne Archet, qui m’a fourni la motivation pour que je revienne sur ce concept.

Dans ce billet, on y définira les concepts de possession et de propriété. Je me permettrai de citer librement (sans guillemets ni références) le texte d’un certain Thierry de anarchie.be. Vous pouvez m’accuser de plagiat ou de manquer d’originalité si vous voulez: je plaide coupable à ces deux accusations mais je suis non-coupable du crime de nationalisme!

En droit, on distingue trois piliers structurels de la propriété (privée ou étatique) : l’usage, le fruit et l’aliénation (usus, fructus et abusus).

L’usage (usus), c’est le droit d’utiliser d’un bien (maison, pomme, etc.) sans que l’on puisse vous le contester. Le fruit (fructus), c’est la libre jouissance de ce que produit un bien. L’exemple type est le verger ou le potager, dont les fruits (et légumes) vont à l’usufruitier (car celui qui bénéficie des fruits est généralement celui qui détient aussi l’usage – il existe cependant des cas où le détenteur de l’usus n’est pas le même que celui du fructus).

L’exercice de ces deux droits (usage et fruit), c’est la possession, qui permet donc de bénéficier de l’usufruit (i.e. l’usage et le fruit) d’un bien.

Reste l’aliénation (abusus). Ce troisième pilier est ce qui permet au propriétaire de faire de son bien ce qu’il désire, en dehors du simple exercice de possession : le transformer (ajouter un garage à sa maison), le détruire, le prêter, le donner, le louer, le vendre (bref, en faire commerce). C’est en effet du troisième pilier, l’abusus, que naît réellement la propriété : lorsqu’un propriétaire cède en donation ou vente, c’est l’abusus qu’il cède. Notez que usus et fructus suivent le plus souvent, mais pas toujours (si je vends mon appartement, mais que j’en reste locataire, par exemple) et pas nécessairement tout de suite (exemple du viager, où la cession de l’abusus n’est effective qu’au jour du décès du cédant). La propriété est donc l’exercice de ces trois droits (usage, fruit et aliénation).

La possession assure déjà tout ce que désire l’anarchiste soucieux de son toit et de son intimité, puisque, même en droit bourgeois, l’adage vieux comme Rome dit “Possession vaut droit”. En effet, si vous êtes en possession d’un bien, on part du principe que vous êtes dans votre droit. C’est pour cela, par exemple, qu’un litige sur un appartement loué ne peut commencer par une expulsion unilatérale puisque celle-ci est une agression contre le droit de vivre (à moins qu’un autre logement convenable ou qu’un refuge temporaire pour ce locataire soit disponible immédiatement pour mettre fin à l’agression) alors que pour les libertariens, cela est l’exercice légitime du droit de propriété qui respecte le principe de non-agression.

(AJOUT: précision importante en raison d’un commentaire de Philippe David. Il n’est pas question ici de faire l’apologie des locataires mauvais payeurs, vandales et violents. Il est du devoir du locataire et du possesseur du bloc appartement de respecter, dans la mesure du possible, l’entente gré-à-gré entre les deux parties. Il ne s’agit ici que d’insister sur la priorisation du droit de vivre du locataire, en l’absence d’une agression contre le possesseur du bloc ou les autres locataires par le locataire en question, et d’un appel à la négociation. Bien sûr, si le droit de vivre du locataire n’est pas directement menacé par l’expulsion (par exemple, si un autre logement est disponible rapidement ou si un refuge temporaire convenable est rapidement disponible), l’expulsion du locataire par le possesseur du bloc est légitime dans toutes les circonstances où le locataire n’a pas respecté ses obligations envers le possesseur du bloc, après un processus d’arbitrage et de résolution de conflit (le pendant anarchiste du recours juridique) adéquat. De plus, le droit de vivre incluant le principe de non-agression, si l’intégrité de la possession du possesseur du bloc appartement et que le droit de vivre des autres locataires ou du possesseur du bloc sont menacés directement, le droit de possession des autres locataires et du possesseur du bloc fait en sorte que ces droits de vivre ont priorité sur celui du locataire fautif (justement parce qu’il est fautif), ce qui rend légitime l’expulsion immédiate (tout en reconnaissait le droit du présumé fautif de se défendre dans un processus d’arbitrage et de résolution de conflit adéquat), car cela constitue une légitime défense. De plus, il ne s’agit pas non plus de porter entièrement le fardeau de la recherche d’un nouveau logement sur les épaules du possesseur du bloc, même si celui-ci peut aider. C’est au locataire lui-même d’assumer sa relocalisation mais il faut lui laisser le temps nécessaire pour accomplir cette tâche. De plus, tout ce que j’ai dit ici suppose l’absence de l’État et ne s’applique donc pas au contexte de la réglementation étatique des logements au Québec, car l’État doit se porter garant du droit de vivre des citoyens quand il vole les CONtribuables à ce point. Plusieurs anarcho-socialistes ne seront pas d’accord avec mon interprétation de la possession, plus libérale que le simulacre étatiste de droit de propriété des soi-disant propriétaires de logement au Québec, mais je m’en crisse!)

On voit donc que la propriété ne libère pas complètement (la propriété privée est quand même moins pire que l’appropriation et surtout l’expropriation étatiques!): elle enserre dans un carcan sous prétexte de stabilité dans les rapports sociaux l’ensemble des biens d’une manière telle qu’un homme peut mourir de soif à côté d’un puits ou de froid près d’un hôtel vide. Bien sûr, les libertariens et les drouatistes étatistes vont vous dire que la charité privée sera là (avez-vous remarqué que les drouatistes étatistes ne prônent jamais la charité privée quand il s’agit de guerres impérialistes et de répression des crimes imaginaires sans victime?) mais je ne peux pas se contenter d’une telle garantie hypothétique.

Pour moi, le plus gros problème avec la propriété, c’est qu’elle a un caractère immuable qui ne peut pas être remis en question, sauf par une transaction gré-à-gré, même quand ce caractère immuable menace le droit de vivre des êtres humains qui sont concernés par ladite propriété.

De plus, lorsque l’État soutient le droit de propriété, celle-ci a un caractère confiscatoire et liberticide. En effet, comme le dit si bien cet extrait des cahiers d’Anne Archet:

L’État ne pourrait exister si notre capacité de déterminer nous-mêmes les conditions de notre propre existence en tant qu’individus associés librement les uns aux autres ne nous avait pas été volée. Cette dépossession est l’aliénation sociale fondamentale, celle qui permet toutes les formes de domination et d’exploitation. On peut la retrouver à l’origine de l’imposition du principe de Propriété, qu’on peut définir simplement comme la confiscation par un individu ou une institution (privée ou publique) des outils, des espaces et des ressources nécessaires à la survie, les rendant inaccessibles aux autres. Cette confiscation est rendue possible grâce à l’exercice ou la menace de violence. Privés de tout de qui leur est nécessaires pour créer leur propre vie, les dépossédés sont contraints de se conformer aux diktats des propriétaires autoproclamés de la richesse s’ils veulent simplement assurer leur survie — ce qui n’est rien d’autre que de la servitude, de l’esclavage. L’État est l’institutionnalisation de ce processus qui transforme l’aliénation de la capacité des individus à déterminer les conditions de leur propre existence en une concentration de pouvoir concentré entre les mains d’un petit nombre.

Voilà un point que semble trop souvent oublier les libertariens (surtout les vulgaires) et les anarcho-capitalistes . Même si ceux-ci reconnaissent que l’utilisation de la force pour s’approprier quelque chose est illégitime actuellement, comment peut-on considérer comme légitime une propriété qui a été acquise dans le passé par des agressions qui vont même à l’encontre du principe de non-agression (et a fortiori le droit de vivre) qui est si cher aux libertariens et aux anarcho-capitalistes?

Ma position (incomplète, j’en conviens) sur cette question

Contrairement à la quasi-totalité des anarcho-socialistes, je trouve préférable une société anarcho-capitaliste, basée sur des ententes gré-à-gré et un droit de propriété non protégé par un État (ou protégé par un État minimal chez les libertariens minarchistes), à des sociétés étatistes comme celles de la gau-gauche étatiste ou pire encore, la drouate étatiste. Par conséquent, je considère que la propriété, en l’absence de l’État, est tout de même moins inacceptable que la propriété privée soutenue financièrement par l’État, ou pire encore la propriété publique, ou encore plus gravement l’expropriation étatique (pensez aux cas de l’aéroport de Mirabel et du dossier Rabaska pour vous convaincre des effets néfastes des expropriations étatiques!). En effet, la vente gré-à-gré d’une propritété unifamiliale est certainement plus sain que la dépossession étatique de votre propre terrain sans votre consentement!

Par contre, en l’absence de l’État, je considère que, dans certains cas, le droit de propriété constitue une menace au droit de vivre, ce qui n’est pas le cas du droit de possession.

Aussi, certains anarchistes ne considèrent que la partie fruit du droit de possession, ne reconnaissant pas la partie usage. Ils sont donc considérés comme des anarchistes anti-possession et je rejette cette forme d’anarchisme, car il en résulterait un chaos invivable qui irait à l’encontre de la liberté individuelle.

Bref, je préfère la possession à la propriété, mais peut-on imaginer un compromis encore plus intéressant entre ces deux droits? J’en reparlerai bientôt.

La fraude fédérale "à la sauce PPP" des agences de placement

Dans un reportage à Radio-Cadnas et dans cet article de Catherine Lamontagne, on y met en lumière une fraude fédérale concernant les agences de placement qui se grai$$ent la patte avec l’argent volé aux CONtribuables, en se servant des embauches dans la fonction publique fédérale. Je cite l’article:

Selon un reportage diffusé à l’antenne de Radio-Canada, la valeur des contrats octroyés par le gouvernement fédéral à des agences de placement dans la région de la capitale nationale a presque triplé depuis quatre ans, passant de 105 millions $ en 2003-2004 à 275 millions $ l’an dernier.

Voilà ce qui arrive quand on utilise de l’argent volé aux autres sans avoir à rendre de compte, on gaspille des millions directement dans les toilettes. De plus, on y dit ceci:

Ce service présente toutefois un prix important pour les employés, mais aussi pour les employeurs. Des dizaines de millions de dollars versés aux agences de placement par le gouvernement fédéral, 20 % est consacré à payer la commission exigée par les agences.

Dans les faits, il est de pratique courante de procéder ainsi, en ce qui concerne l’embauche des employés dans la fonction publique canadian, afin d’enrichir les agences de placement:

1) Le candidat verse une commission à l’agence de placement afin d’être favorisé dans un concours d’embauche particulier.

2) L’employeur conduit quand même les entrevues, malgré que la décision d’embauche soit déjà prise.

3) L’employeur embauche le candidat qui a versé une commission à l’agence de placement, et ce même employeur verse une autre commission à cette même agence de placement.

Voilà une belle fraude qui enrichit les agences de placement avec de l’argent volé aux CONtribuables! Le Scandale des Commandites est de la petite bière en comparaison avec ça. Cette fois-ci, les agences de publicité (avec des gens formés pour être professionnellement malhonnête comme les politiciens et les avocats) sont remplacées, à titre d’intermédiaires qui se grai$$ent la patte, par d’autres gens formés pour être professionnellement malhonnête, i.e. les conseillers en ressources déshumanisées des agences de placement. Il me semblait pourtant que les CONservateurs avaient promis qu’une telle fraude (datant de l’époque de la charogne étatiste soi-disant libérale fédérale, tout de même) ne se reproduirait plus…

De plus, ce cas de figure illustre l’effet pervers principal des PPP, i.e. socialiser les risques dans le but de privatiser les profit$.

Pour terminer, je me pose une question. Est-ce que cette fraude existe dans la fonction publique culbécoise?

Rébellion!

Trouvé chez Mike Gogulski de nostate.com via François Tremblay.

rebellion

Retour sur la loi sur les heures d’ouverture (partie II)

Fausse alerte de ma part: Les cahiers d’Anne Archet sont de retour! 🙂 Voici la suite de mon billet précédent portant sur la loi sur les heures d’ouverture. Un certain B. Léger m’écrit ceci:

Rien ne force un commerce à ouvrir ses portes le dimanche, par exemple…

Mais l’État force certains magasins à fermer à des heures précises, ce qui est inacceptable pour un anarchiste.

La loi ne fait que donner des balises pour éviter l’exploitation des commis par les magasins où il y a des non-syndiqués.

Comme je disais dans mon billet précédent: “cette loi est strictement un accomodement catho-fasciste déraisonnable, arriéré, liberticide et inutile qui ne fait l’affaire que des petits dépanneurs (ou des grandes chaînes de dépanneurs comme Couche-Tard qui jouissent d’un traitement de faveur grâce à l’État), des pharmacies comme la grande corporation Jean Coûteux et des restos-malbouffe comme la corporation multinationale McDonald’s qui vendent trop cher leur camelote (encore pire chez les dépanneurs), des syndicaleux qui nuisent aux travaillleurs non-syndicaleux, jeunes et semi-retraités, ainsi qu’aux sans-emploi (i.e. ceux qui veulent travailler aux heures non-conventionnels ou aux heures interdites par l’État) pour protéger les intérêts des travailleurs syndicaleux ayant le plus d’ancienneté, et surtout de l’État qui exerce un plus grand contrôle sur les gens.

Pourquoi ils ouvrent tous le dimanche? Parce que c’est bon pour le prochain bilan trimestriel!

Où est le problème? Si les clients veulent qu’un commerçant ouvre le dimanche, tant mieux pour eux si le commerçant accepte d’ouvrir le dimanche. Le client doit être le roi, pas l’État!

Un certain Cayot m’écrit ceci:

Dans la réalité, ton énoncé se résume à: “C’est aux commerçants de déterminer les heures…”

L’abolition de cette loi permettra aux clients de déterminer en priorité les heures d’ouverture, ce qui est un pas dans la bonne direction pour les anarchistes.

En ce sens, économiquement, pour éduquer et conscientiser, une présence accrue de l’état me semble souhaitable.

En effet, si vous désirez restreindre encore plus la liberté des gens et appauvrir encore plus le Québec, je comprends votre point de vue!

Une certaine Miss Potin m’écrit ce commentaire sarcastique suivant:

Wôw, ça c’est du chialage pour du chialage!

En tant que consommatrice fashionista/ shopaholic mon fantasme s’est enfin réalisé!

Des heures d’ouvertures prolongées pour le shopping, mais n’est-ce donc pas merveilleux!

En pleine récession, j’ai juste envie de dépenser encore plus pour mieux économiser!

Et l’été, ça sera merveilleux.. les longues promenades en soirée au centre-ville de mtl, sur ste- catherine, sur la Main, au vieux-port…

Bon shopping tout le monde, n’oubliez pas de profitez des soldes!!!

Pourquoi l’État empêcherait les gens responsables de magasiner quand ils le veulent seulement à cause d’une minorité d’irresponsables?

Un certain Fred m’écrit ceci:

C’est quoi votre problème contre les traditions d’heures d’ouverture?

Mon problème est que l’État décide les heures d’ouverture à la place des clients, ce qui est inacceptable pour un anarchiste.

Quelques petits congés qui existaient bien avant votre naissance et ça vous fait suer?

Ce ne sont pas ces congés qui me font chier, c’est plutôt le fait que l’État décide de mes congés à ma place!

Vous chialez pour rien, il n’y a pas suffisamment de congés pour nuire aux commercants, cela permet un certain repos à tout le monde.

Je suis d’accord mais ce n’est pas à l’État de décider ça à ma place!

C’est vraiment la pire idée de totalement déréglementer, par simple haine du règlement. Avant le stationnement était gratuit le dimanche à montreal. Comme la religion catholique ne vaut plus rien, le maire en a profité et là vous payez, bande de tartes.

Ben oui (pour paraphraser François Tremblay), c’est grâce à la chute de l’Église catho-fasciste si la Ville de Montreal vole encore plus ceux qui s’y stationnent, ce n’est certainement pas de la faute de la Ville, c’est certain!

Mais le meilleur commentaire que j’ai reçu (et je suis sérieux) est celui de Clusiau, qui m’écrit ceci en faisant référence aux commerçants (ici, le terme “communiste” est utilisé dans le sens étatiste) qui profitent de cette loi:

Et eux demandent plus cher pour le même produit, parce qu’ils vous l’offrent la nuit par exemple. Mais les communistes seraient-ils d’accord sur le fait que ces vendeurs fassent plus de profits avec le même produit et ainsi contribuent à l’exploitation et à grossir les rangs des riches inutiles qui sucent les autres?

Kin toé! Bravo Clusiau!

Retour sur la loi sur les heures d'ouverture (partie I)

Mon billet proposant l’abolition de la loi sur les heures d’ouverture a suscité beaucoup de réactions. Dans cette série de billets, je préciserai ma pensée tout en répondant à certains commentaires. Un certain François (ce n’est pas François Tremblay) m’écrit ceci dans ma section Commentaires:

Encore une fois, je salue ta volonté de vouloir libérer la société d’une loi que tu juges stupide, d’un pouvoir trop présent de l’État.

Mais je suis en désaccord avec toi. Les lois sur les heures d’ouverture des commerces sont liées aux lois du marché du travail; si elles utilisent le pouvoir restrictif de l’État pour limiter les heures de travail et déterminer les jours fériés, c’est pour éviter que les plus gros acteurs économiques déterminent les heures d’ouvertures.

Justement, en abolissant cette loi, le plus gros acteur économique au Culbec, i.e. l’État, cesserait de déterminer les heures d’ouverture par la coerctition étatique. Voilà qui serait un pas dans la bonne direction pour les anarchistes. Le gouvernement du Culbec n’a jamais considéré les lois du marché du travail pour imposer cette loi stupide. Cette loi est strictement un accomodement catho-fasciste déraisonnable, arriéré, liberticide et inutile qui ne fait l’affaire que des petits dépanneurs (ou des grandes chaînes de dépanneurs comme Couche-Tard qui jouissent d’un traitement de faveur grâce à l’État), des pharmacies comme la grande corporation Jean Coûteux et des restos-malbouffe comme la corporation multinationale McDonald’s qui vendent trop cher leur camelote (encore pire chez les dépanneurs), des syndicaleux qui nuisent aux travaillleurs non-syndicaleux, jeunes et semi-retraités, ainsi qu’aux sans-emploi (i.e. ceux qui veulent travailler aux heures non-conventionnels ou aux heures interdites par l’État) pour protéger les intérêts des travailleurs syndicaleux ayant le plus d’ancienneté, et surtout de l’État qui exerce un plus grand contrôle sur les gens.

Dans le système actuel, ce sont, dans l’ordre, l’État, les clients, les commerçants et les travailleurs (tous soumis aux diktats de l’État: le travailleur est dernier dans la chaîne de décision parce que l’État crée une rareté de l’emploi dans un système capitaliste afin d’enrichir les plus riches) qui déterminent les heures d’ouverture. En abolissant cette loi, ce seraient, dans l’ordre, les clients (soumis à personne), les commerçants (soumis aux diktats des clients) et les travailleurs (soumis aux diktats des commerçants) qui détermineraient les heures d’ouverture, i.e. le client (souvent lui-même un travailleur) deviendrait le roi dans cette chaîne de décision, ce qui serait un pas dans la bonne direction pour les anarchistes, même s’il est vrai que les travailleurs (souvent eux-mêmes des clients) pourraient encore souffrir des conséquences du système capitaliste, en demeurant en dernière place dans cette chaîne de décision.

Dans un véritable libre-marché anarchiste anti-capitaliste libéré des hiérarchies où il n’y aurait plus de pénurie d’emploi créé par l’État, et où la survie ne serait plus liée au travail, ce seraient, dans l’ordre, les clients, les travailleurs et les commerçants (en prime, sans le diktat hiérarchique des commerçants contre les travailleurs) qui détermineraient les heures d’ouverture. Pourrait-on au moins avoir un mode de fonctionnement qui permettrait au client d’être le roi dans cette chaîne de décision à la place de l’État, en attendant d’abolir le système capitaliste? De plus, ce n’est certainement pas avec encore plus de coercition étatique qu’on va arriver à abolir le capitalisme, ou si on y arrive par la violence étatique, ce ne serait pas une anarchie!

Tu semble croire que sans cette loi, les commerçants, les travailleurs et les consommateurs pourraient arriver à un consensus sur les heures d’ouvertures des commerces. C’est naïf. Les plus gros employeurs mettraient de la pression sur leurs employés pour qu’ils travaillent aux heures qu’ils souhaitent,

Je suis d’accord! Voilà pourquoi je veux abolir le capitalisme, mais pour ce faire, il faut abolir l’État, pas le rendre encore plus coercitif!

les consommateurs (qui oublient rapidement qu’ils sont aussi des travailleurs) réclameraient des heures d’ouvertures toujours plus souples (puisque leur horaire de travail qui prendrait de l’ampleur les empêcherait de subvenir à leurs besoins en des heures raisonnables).

Pourquoi serait-ce à l’État de déterminer les heures raisonnables? Laissons les clients décider cela en premier lieu! De plus, c’est une bonne chose pour les clients d’obtenir des heures d’ouverture plus souples. Voilà une raison de plus pour abolir cette loi.

Les travailleurs-consommateurs se feraient eux-mêmes complices de la spirale qui les rendraient toujours plus dépendant de leurs employeurs, et ce dernier aurait beau jeu d’augmenter les heures de travail devant la demande des consommateurs.

Heures de travail supplémentaires qui pourraient être facilement comblées par des sans-emploi et des travailleurs non-syndicaleux, jeunes et semi-retraités. En ce qui concerne la dépendance des travailleurs envers les employeurs, elle existe déjà même avec cette loi. Et la dépendance des travailleurs, clients et commerçants envers l’État est encore pire avec cette loi.

La précarité des emplois augmenterait puisque les travailleurs ne voulant pas se soumettre à ce rythme de fou seraient écartés du jeu, les employeurs pourraient alors diminuer les salaires en alléguant que la main-d’œuvre ne manque pas.

Le surplus de main-d’oeuvre est causé par la rareté créé par l’État de l’emploi dans un système capitaliste, afin d’enrichir les plus riches. L’abolition de cette loi ne créerait certainement pas une rareté de l’emploi! Les sans-emploi et les travailleurs non-syndicaleux, jeunes et semi-retraités (leur emploi est encore plus précaire grâce à cette loi!) seraient moins précaires avec l’abolition de cette loi.

Si tu tiens vraiment à ce que les heures d’ouverture soit davantage le reflet des aspirations des gens, il faut abolir l’économie capitaliste et fonder une économie fidèle à ce principe: «à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités».

Voilà ce que je propose moi aussi, mais sans passer par la violence étatique. S’il y a un objectif que je partage avec mes amis anarcho-communistes et anarchistes libertaires, c’est bien celui-là!

Je suis contre le despotisme de l’État, mais je suis pour son pouvoir régulateur qui permet de minimiser les souffrances vécues par les plus infortunés de notre société.

D’accord, étant donné que cette personne est un étatiste, je comprends son point de vue! Mais d’un point de vue anarchiste, cette loi n’a aucun sens.

Tant que nous serons dans une économie capitaliste, t’en prendre aux lois qui favorisent les travailleurs c’est faire le jeu du Capital.

Cette loi ne favorise pas les travailleurs, car ceux-ci sont en dernière place dans la chaîne de décision. Elle favorise certains travailleurs (les syndicaleux ayant le plus d’ancienneté) au détriment des clients et des autres travailleurs (les non-syndicaleux, les jeunes, les semi-retraités et les sans-emploi qui veulent travailler aux heures non-conventionnels ou aux heures interdites par l’État).

Prends-toi s’en plutôt aux lois économiques qui favorisent les grandes entreprises au détriment des programmes sociaux.

C’est ce que je fais moi aussi. Mais justement, en abolissant cette loi stupide, on pourrait faire des économies sur la bourreaucrassie étatique inutile, et il resterait un peu plus d’argent pour les programmes sociaux!

Réponses aux commentaires (partie III): retour sur la "chaussure de Khadir"

Ce billet constitue une suite de ce billet portant sur l’incident de la “chaussure de Khadir”. Mais d’abord, je tiens à souligner le retour de mon blogue préféré (même si ce blogue n’est pas anarchiste!) intitulé Regardez la musique… de la blogueuse-artiste-poétesse MFL. Si vous n’avez pas encore visité ce blogue, faites-le, ça vaut la peine! 🙂

Aussi, j’espère que la disparition des Cahiers d’Anne Archet n’est pas définitive (peut-être ne s’agit-il que d’un renouvellement d’abonnement) et qu’à tout le moins, ses superbes textes sur l’anarchie ne disparaîtront pas bêtement. 😦

Voici un commentaire de Tym Machine en réponse à mon billet sur la “chaussure de Khadir”. Pour vous remettre dans le contexte, Tym Machine me répondait à mon commentaire suivant: “Je n’appuie pas QS ni ne l’appuierai aux prochaines élections. Mais quand Khadir aura raison, je vais le dire!“.

Et voici sa réponse:

Encore faudrait-il qu’il ait raison, là tout est une question de perspective. Je lisais Richard Martineau hier et il en a poussé quelques bonnes sur Amir et cie. Vite à dégainer sur Bush, étrangement silencieux sur les horreurs des pays de vrais despotes comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Zimbabwe, le Congo, la Corée du Nord, la Chine et j’en passe.

À quand les godasses sur les photos des dirigeants de ces régimes dictatoriaux et terroristes?

La quasi-totalité des gens, incluant Amir Khadir lui-même et moi-même, savent fort bien que l’Arabie Saoudite (une dictature terroriste soutenue par les autorités américaines), l’Iran (les autorités américaines ont déjà soutenu Saddam Hussein pour le combattre!), le Zimbabwe, le Congo, la Corée du Nord et la Chine (mais ça fait bien l’affaire des autorités américaines de leur emprunter de l’argent pour leurs visées impérialistes) sont des pays de despotes. Doit-on absolument le préciser, d’autant plus que les médias et les autorités gouvernementales étatistes pro-terroristes occidentaux vomissent cet état de fait ad nauseam dans leur propagande militariste et dans leurs communiqués de formation de la population?

De plus, la plupart des gens ne sont pas suffisamment informés pour savoir que George W. Bush dirige l’empire terroriste le plus puissant au monde et est un des plus grands criminels de guerre non-punis toujours vivants de l’Histoire. Alors, il est à propos d’insister là-dessus plutôt que sur le reste, car cet état de fait est beaucoup moins connu par les gens en général.

De plus, je suggère aux pro-terroristes occidentaux du Québec de manifester devant l’Assemblée Nationaleuse du Culbec et d’exiger que Khadir lance ses chaussures sur des photos de ces dictateurs. Vous pourriez être agréablement surpris de la réponse de Khadir! En tout cas, de mon côté, il me ferait plaisir de lancer des chaussures sur des photos de dictateurs terroristes, surtout s’il y avait en prime une photo de Jean Pelletier, enfin décédé la semaine dernière (mes condoléances à la famille et aux proches, mais je suis heureux de la mort publique de ce sinistre crosseur fédéraleux étatiste). Faites-vous commanditer par Radio-Labeaume, ça leur fera plaisir et ça va faire plaisir à leurs propres commanditaires! De plus, lors d’une entrevue accordée dernièrement à l’animateur du matin de Radio-Labeaume, Sylvain Mouchard, j’ai entendu Khadir mentionner qu’il allait participer à une manifestation anti-Hamas si celle-ci avait lieu.

On ne voudrait quand même pas engendrer des tensions politiques envers des VRAIS régimes terroristes pas vrai, il faut se contenter de varger sur des démocraties qui ont élu temporairement (on le voit aux USA) des gens de la droite (la vraie, pas la pseudo-droite de socialistes-modérés de limaces du Canada).

D’un point de vue étatiste, ce raisonnement a un certain sens. Mais d’un point de vue anarchiste, ce n’est pas parce qu’un régime terroriste est médiocratique qu’il doit être considéré comme légitime. En ce qui concerne la drouate étatiste dans les médiocrassies pseudo-représentatives, on voit très bien que Bush est le président le plus étatiste de l’histoire des États-Unis jusqu’à présent et qu’Israël et la France sont parmi les médiocrassies pseudo-représentatives les plus surtaxées, faisant passer le Culbec pour un paradis fiscal! Finalement, Stephen Art-Peur, l’ex-libertarien devenu étatiste comme les autres, n’est pas si pire en comparaison! Merci de confirmer ce que je pense de la drouate étatiste qui vole les CONtribuables pour des prétextes encore plus inutiles que la gau-gauche étatiste!

posterkhadir

Retour sur le racisme: bravo Steve!

En réponse à mon billet précédent, Steve me dit ceci:

Plutôt que de participer au lynchage général contre les individus et groupes racistes, je crois bon de souligner que d’employer les termes ‘race’ et ‘racisme’ sont en soit dégradants et injustifiables. L’espèce humaine n’est pas composée de races différentes, et les différences biologiques qui caractérisent ce que l’on a l’habitude de nommer ‘races’ ont autant d’écart que deux chats de couleur différente. Les recherches contemporaines en anthropologie prouvent habituellement assez bien ce fait, l’exemple des chats n’étant qu’une illustration de mes propos.

J’invite donc M. le pragmatique à bien assurer que les termes et expressions utilisées soient justifiées et accordées à l’idée qui y est rattachée.

Je suis entièrement d’accord avec cet excellent commentaire et je tenais à publier ce billet pour le souligner. Bravo Steve!

De plus, je vous rappelle la cinquième attitude essentielle anarcho-pragmatiste (attitude libertarienne essentielle selon le webzine Le Québécois Libre):

5- Être tolérant et accepter la diversité

Pour tout anarcho-pragmatiste, tout est acceptable en autant que cela ne porte pas préjudice à autrui ou à sa possession (pas dans le sens de “propriété”) sans son consentement. Les gens peuvent disposer de leur corps à leur manière et se comporter entre eux comme ils le veulent dans la mesure où tout cela est volontaire. Dans de telles conditions, personne n’a le droit d’empêcher quiconque de vivre à sa façon s’il ne nuit à personne d’autre, même si la presque totalité de la population désapprouve son comportement particulier. Dans ces mêmes conditions, les gens peuvent donc se droguer, se prostituer, se branler, aimer les fantasmes sado-masochistes, participer à des partouzes, être homosexuel, être bisexuel, fumer dans un bar, ne pas attacher sa ceinture d’insécurité, ne pas porter de casque d’insécurité à moto ou à vélo, verser 60% de son salaire à son Église, manger de la malbouffe riche en gras trans et vénérer Maurice G. Dantec sans aucune intervention policière violente.

De plus, il faut essayer de s’informer sur les autres idéologies. L’ignorance de certains concepts peut créer une fausse interprétation de ces idéologies, ce qui peut nous priver d’un argumentaire solide et cohérent, ainsi que d’alliances stratégiques temporaires avec des groupes épousant des idéologies très similaires à la nôtre, qui nous permettraient de faire progresser la majeure partie de nos idées.

Alors, le racisme et le concept de race sont certainement incompatibles avec l’anarchisme. De plus, ce sont les étatistes qui ont exacerbé ces concepts barbares.

En terminant, je vous cite cet excellent billet de Martin Masse. Pensez au fémi-favoritisme d’État quand vous lirez le dernier paragraphe.

Plus spécifiquement, la ville de Montgomery avait passé une ordonnance pour imposer la ségrégation dans les autobus. C’est sur la base de cette ordonnance que le chauffeur d’autobus a demandé à Rosa Parks de céder son siège à une personne de race blanche. Elle a donc été poursuivie parce qu’elle refusait de se conformer à un règlement qui la plaçait dans une situation de victime de la discrimination officielle de l’État.

In 1900, Montgomery had passed a city ordinance for the purpose of segregating passengers by race. (…) When Parks refused to give up her seat, a police officer arrested her. (…) Parks was charged with a violation of Chapter 6, Section 11 segregation law of the Montgomery City code (…).

Si les gouvernements dans le sud des États-Unis n’avaient pas officiellement imposé cette ségrégation, en utilisant le monopole de la violence à leur disposition, cette situation auraient rapidement disparu. Dans un contexte de libre entreprise et de concurrence, une compagnie privée d’autobus aurait vu qu’il y avait une demande pour un service d’autobus où les noirs, qui formaient 75% des clients, étaient traités de la même façon que les blancs. Cette compagnie aurait drainé la clientèle du service d’autobus pratiquant une ségrégation.

Tous les cas de discrimination, ségrégation et persécution de groupes spécifiques à grande échelle sont le résultat de la violence étatique. L’Holocauste n’a pas été perpétré par des organisations privées, mais par l’État allemand et ses alliés étatiques dans d’autres pays. Les homosexuels étaient emprisonnés sous prétexte de contrevenir à des lois interdisant la sodomie. Les femmes adultes étaient légalement considérées comme des mineures avec moins de droits que les hommes. Les Amérindiens étaient et sont encore considérés comme des citoyens de second ordre – et les gouvernements leur accordent aujourd’hui divers privilèges pour compenser la violation des droits dont ils font toujours l’objet, ce qui viole les droits des non-Amérindiens. Tous ces problèmes et toutes ces tragédies humaines ont été causés par une intervention étatique.

Il est primordial de rappeler constamment cette réalité lorsque des démagogues ignorants réfèrent à ces cas historiques pour justifier que l’État pratique aujourd’hui une discrimination «positive» et pour dénigrer notre position, comme si celle-ci consistait à approuver cette discrimination passée. Ce sont des gens comme virtualfred qui proposent en fait qu’on continue à utiliser la violence étatique pour enlever des droits à certains groupes. Ce sont eux les héritiers de la discrimination et de la ségrégation passées.

Réponses aux commentaires (partie II): la racaille raciste est surtout blanche!

(Note: Dans ce billet, j’utilise une définition élargie et culturelle du racisme qui ne dépend pas seulement de la couleur de la peau.)

Je poursuis mes réponses aux commentaires, et j’aborde la question de la racaille raciste blanche.

En réponse à mon billet intitulé Racaille raciste blanche!, un certain Ouech m’a répondu ceci:

Va faire un tour dans les cités avec ta gueule enfarinée et tu verras si la racaille raciste est blanche ou arabe, petit anarchiste soixante huitard.

Premièrement, je mesure 6 pieds et 1 pouce, alors je ne suis pas petit. En fait, “gros tas d’anar” serait plus à propos pour me qualifier! 😉

Deuxièmement, je ne me sens pas insulté par le sobriquet “soixante-huitard”, même si je ne suis né qu’en 1976. En Europe, les anarchistes soixante-huitards ont mené une lutte tout à fait légitime, mais de manière analogue à ce qui s’est produit en Union Soviétique, en moins violent, il y a eu une malheureuse récupération politique de la part des gau-gauchistes étatistes. Par contre, la situation est fort différente au Québec. Ici, la quasi-totalité des soixante-huitards (incluant de nombreux révolutionnaires des associations étudiantes de l’époque) ne sont pas des anarchistes mais des gau-gauchistes étatistes prônant une violence étatique accrue. Au Québec, les soixante-huitards appuyent le parti politique de gau-gauche Québec Solidaire et je n’appuie pas ce parti étatiste.

Troisièmement, je n’ai jamais dit que les arabes ne pouvaient pas être racistes. Il y a des individus racistes dans toutes les races. D’ailleurs, on se rend bien compte du racisme chez certaines élites islamistes avec la montée du terrorisme islamo-fasciste international (Al Quaïda et ses amis Talibans (financée par la CIA américaine blanche, terroriste et raciste au départ, pour combattre l’armée soviétique blanche et raciste!), Hamas (financée au départ par l’État terroriste blanc et raciste d’Israël pour combattre l’OLP de Yasser Arafat, un autre blanc raciste), Hezbollah).

Quatrièmement, l’histoire de l’humanité regorge d’exemples de racaille raciste blanche et ces exemples sont plus nombreux que celles du racisme des autres races. En général, le racisme est une créature de l’État. Voici vingt exemples d’expression du racisme blanc:

1-L’Empire Romain est un très bel exemple d’État blanc et raciste qui encourageait le recours à l’esclavagisme des autres races.

2-Idem pour l’Allemagne Nazie.

3-Idem pour bien d’autres nations européennes (même aujourd’hui, la population européenne est plus raciste que la population nord-américaine) pendant un bon bout de temps.

4-Idem pour les États-Unis (encore aujourd’hui, malgré la fin de l’esclavage), qui est la plus puissante organisation terroriste criminelle présentement. Ne croyez surtout pas que ça va changer avec Uncle Tom Osama, le nouveau Roi-Nègre de service des autorités terroristes étatistes criminelles américaines.

5-Idem pour l’Afrique du Sud, à l’époque de l’Apartheid.

6-Israël est un état terroriste blanc et raciste.

7-La religion chrétienne (attention, je ne parle pas de la foi chrétienne ni de l’ensemble des individus chrétiens) est intrinséquement blanche et raciste.

8-Idem pour la religion juive (attention, je ne parle pas de la foi juive ni de l’ensemble des individus juifs: je suis anti-sioniste mais pas anti-sémite!).

9-Le recours aux certificats d’insécurité au Canada, pour inverser le fardeau de la preuve en matière judiciaire (une violation du principe juridique de présomption d’innocence) et violer le droit à une défense juridique pleine et entière.

10-La 2e place de Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle française de 2002.

11-L’élection de Sarkonazi 1er (une expression créée par cet excellent blogueur belge malencontreusement pro-israélien) à la Présidence française provient en majeure partie de sa capacité prodigieuse à capitaliser sur le racisme blanc.

12-L’ADQ s’est servi du racisme blanc, dans le dossier des accomodements déraisonnables, pour devenir l’Opposition Officielle de l’Assemblée Nationaleuse du Culbec lors de l’élection de 2007.

13-Une large majorité (pas tous) de la blogosphère droitiste étatiste et des intellectuels droitistes étatistes est blanche et raciste.

14-Le profilage racial des autorités policières, aéroportuaires et douanières occidentales.

15-Christopher Hitchens, un autre blanc raciste, rare intellectuel gau-gauchiste étatiste athée à avoir appuyé les invasions criminelles de l’Irak et de l’Afghanistan. Au moins, il a le mérite de considérer Henry Kissinger, avec raison, comme un criminel contre l’humanité, d’avoir dénoncé sévèrement la Guerre du Golfe (la première invasion criminelle de l’Irak) et d’avoir critiqué sévèrement l’oeuvre religieuse soi-disant “charitable” de Mère Theresa.

16-Don Cherry, rémunéré 700 000$ par année avec de l’argent volé aux CONtribuables pour soutenir le terrorisme militariste canadian, pendant sa chronique Coach’s Corner lors du premier entracte d’Hockey Night in Canada à CBC.

17-La trash radio ou radio-poubelle nord-américaine se sert du racisme blanc pour alimenter ses cotes d’écoute.

18-La carrière politique de l’Autrichien Jörg Haider, fort heureusement décédé (mes condoléances à la famille et aux proches, tout de même).

19-Le succès retentissant des campagnes de recrutement militaire au Québec (bémol: le racisme blanc n’en est pas la principale raison, loin de là, mais il en est une).

20-L’appui massif envers le Parti CONservateur dans le Rest of Canada (ROC), le Québec-bashing omniprésent chez les élites du ROC, le vote raciste libéral des anglophones du Québec et le racisme de Jean-François Mercier (un blanc), qui est une véritable insulte envers les…consangins! 😉