Monthly Archives: February, 2009

Le problème pour les séparatistes, c'est que le PCul est trop nationaleux, justement!

Dans son dernier billet concernant Mario Ducon (bon débarras!), Joseph Facal dit une énormité. Lisez bien les caractères gras surtout, parce que le reste n’est pas si mal.

Nous aurons maintenant le choix entre un PLQ plus canadien que québécois, et un PQ qui, jusqu’à preuve du contraire, a vingt ans de retard sur les sociaux-démocrates européens et dont le souverainisme lui fait croire que cela le dispense d’être nationaliste.

Mais le problème pour les séparatistes, mon cher Joseph, est justement que le PCul et les autres partis soi-disant séparatistes comme Québec Solidaire sont beaucoup trop nationaleux. Nationalisme qui fait très peur aux non-convaincus, malgré (ou plutôt grâce à!) la puissance du nationalisme canadian, et qui entre en contradiction flagrante avec une excellente déclaration de Joseph Facal lui-même:

Les leaders souverainistes ne sont pas jugés selon les mêmes critères que les autres politiciens. La barre est plus haute pour eux parce que l’objectif qu’ils proposent est plus ambitieux et, donc, le niveau de confiance qu’ils doivent mériter est plus élevé.

Ça fait presque 50 ans que le mouvement séparatiste existe officiellement au Québec, et même si des progrès significatifs ont été enregistrés par les séparatistes, l’appui à ce projet stagne depuis la défaite référendaire de 1995, en raison du nationalisme délirant de ses zélateurs politiques. Toujours la même crisse de recette nationaleuse étatiste depuis tout ce temps! Ce nationalisme est tellement délirant que l’ADQ fut porté dans l’Opposition Officielle grâce au vote des séparatistes les moins nationaleux. Ces mêmes séparatistes, déçus par l’étatisme ridicule de drouate de l’ADQ (et son recours au nationalisme à la sauce duplessiste), n’ont en général tout simplement pas voté lors des dernières élections, permettant au PCul de prendre la place de l’ADQ en tant qu’Opposition Officielle par défaut…et aidant Jean De La Charogne à obtenir un mandat majoritaire! 😦

Comme le disait si bien Martin Masse (malgré que les libertariens et les anarchistes se tirent dans le pied en n’appuyant pas la séparation du Québec) cette semaine:

Si nos séparatistes défendaient vraiment la liberté au lieu de lutter uniquement pour mettre la main sur tous les «leviers étatiques» leur permettant d’imposer plus de tyrannie nationaliste et socialiste au Québec, on serait peut-être plus tenté de les appuyer.

Ne serait-il pas le temps de changer votre putain de recette nationaleuse violente et perdante, mes chers camarades séparatistes? En 2014, la séparation du Québec est encore possible si on réoriente le discours…

Libertariano-pragmatisme?

L’anarchisme (particulièrement si vous êtes un méchant séparatiste comme moi) est mal vu par les patroneux de tout acabit. Si vous avez un blogue anarchiste, ne le mentionnez JAMAIS dans votre curriculum vitae, contrairement aux autres blogueurs pour qui il s’agit d’un sérieux atout, car vous allez être considéré comme un invalide permanent, vous allez sombrer sur le BS pour l’éternité et Sylvain Mouchard va vous traiter de paresseux même si ce n’est pas le cas!

Mais je pense à un truc: et si je changeais le nom de mon blogue pour celui de Libertariano-pragmatisme? Même si ce ne serait pas une très bonne chose pour travailler dans le secteur public, peut-être que je pourrais être mieux perçu par les patroneux (ne pas dire ce terme pendant l’entrevue à la con), que ça pourrait m’ouvrir des portes chez quelconque think tank bidon comme l’Institut Économerdique de Montreal ou comme propagandiste dans un journal-torchon et que je pourrais continuer à parler ici du 95% (environ) des points en commun entre l’anarchisme et le libertarianisme, tout en ne mentionnant pas que je suis un anarchiste! Par contre, le truc le plus ennuyeux est que, pour jouer mon rôle de bon libertarien, il ne faudrait plus que je vous parle de mon appui à la séparation du Québec (mais rassurez-vous, je n’appuierai jamais les fédéralistes!). Et qui sait, peut-être qu’en tant que statisticien, je pourrais aider les libertariens à formaliser leur théorie économique autrichienne!

Mais j’oubliais, ces libertariens haïssent tellement les mathématiques (en fait, ils considèrent la praxéologie et son corollaire l’économie autrichienne comme les deux seules sciences qui méritent une considération, à l’exception notable de Pierre Lemieux, un rare libertarien qui est d’accord avec mon idée sur la question des mathématiques) et n’y comprennent tellement rien qu’ils ne veulent pas s’en servir. À faire passer même les artistes les plus réfractaires aux mathématiques pour des amants de cette science! Finalement, ça ne me servirait pas à grand-chose professionnellement de devenir un liberatariano-pragmatiste! Tant pis pour les libertariens s’ils ne profitent pas de ma proposition!

Par contre, si je changeais le nom de mon blogue pour celui de Drouato-Pragmatisme, là je deviendrais un candidat de choix! En fait, ils ont besoin de mathématiciens pro-terroristes chez l’Agression Nationale (en particulier dans ce Centre de Recherche et de Développement du Terrorisme Occidental) et au Sévice Canadian d’Inflitration Anti-Séparatiste et de l’Insécurité des Masses. Afin d’être plus crédible pour les parrains de ces organisations criminelles, je devrais devenir un drouatiste étatiste aussi crédible que notre ami le Pseudo-Antagoniste! Et en tant que résident du fief drouatiste étatiste de Culbec City, ça devrait m’ouvrir des portes! De plus, je pourrais peut-être travailler chez Télé-Karine-Vanasse, comme André Arthur et Mario Ducon!

Mais il y a des limites à se putasser comme ça. C’est trop pragmatique pour moi! Tant qu’à y être, je changerais de sexe et je changerais le nom de mon blogue pour celui de fémino-pragmatisme! Et comme il semble de plus en plus clair que je suis socialement inemployable de toute façon, j’ai de moins en moins à perdre professionnellement à être anarchiste. Encore quelques mois comme ça à endurer cette merde, et je le serai peut-être encore plus ouvertement…

Blague économique pour vous autres, ma gang de cârosses!

(à la Yasser Arafat à l’époque des Bleu Poudre) L’aut’jour mon homme, vlà-tu pas deux macro-économistes (note: la macro-économie étudie les grands agrégats économiques nationaux), Jean et John, qui prennent une marche. Les deux voient un caca de chien devant eux. Jean dit à John: “Je t’offre 100$ si tu manges ce caca de chien”. John accepte et mange avec dégoût ce caca de chien. Ils poursuivent leur marche et découvrent un autre caca de chien. John, encore dégoûté par ce qu’il vient de faire, dit à Jean: “Je te remets ton 100$ si tu manges ce caca de chien”. Jean accepte et mange cet autre caca de chien.

Plus tard, Jean dit: “Nous ne sommes pas très intelligents, nous venons de manger chacun un caca de chien et nous n’avons rien eu en retour!”. John réponds: “Au contraire, c’est une très bonne chose, nous venons de générer une activité économique et nous contribuons ainsi à la croissance économique!” 😉 (*rire exagéré suivant une blague poche racontée par une caricature de Yasser Arafat à l’époque des Bleu Poudre)

Qu’en pensez-vous ma gang de cârosses?

Retour sur le questionnaire portant sur la propriété

Ce billet porte à nouveau sur mon questionnaire sur la propriété. À la question Q4, j’ai répondu ceci:

Q4: Votre opinion sur le travail.

A-0 pt-Personne ne doit travailler.
B-2.5 pts-Rien contre le travail, mais celui-ci ne doit pas être lié à la survie.
C-4 pts-Le travail est essentiel à la survie, mais il n’est pas une vertu absolue.
D-5 pts-Le travail est jouissif et est essentiel à la survie.

J’ai expliqué dans ce billet pourquoi j’ai répondu ainsi et je ne changerai pas d’avis: il s’agit de la seule réponse anarchiste valide. Je passe à autre chose.

Aux questions Q1 et Q3, j’ai répondu ainsi:

Q1: Quel mode de propriété devrait s’appliquer au capital de production (machines, usines et autres biens servant à la production)?

A-0 point-Usus seulement, par la coercition étatique.
B-1 pt-Usus seulement, par des ententes collectives volontaires.
C-2 pts-Possession, par la coercition étatique.
D-3 pts-Possession, volontairement.
E-4 pts-Propriété, volontairement.
F-5 pts-Propriété, en légitimant les propriétés acquises par le passé par la coercition étatique (expropriation étatique) ou par une autre forme de violence, mais sans cautionner la violence dans le présent ni dans le futur.

Q3: Quel mode de propriété devrait s’appliquer aux terres et aux habitations?

A-0 pt-Usus seulement, par la coercition étatique.
B-1 pt-Usus seulement, par des ententes collectives volontaires.
C-2 pts-Possession, par la coercition étatique.
D-3 pts-Possession, volontairement.
E-4 pts-Propriété, volontairement.
F-5 pts-Propriété, en légitimant les propriétés acquises par le passé par la coercition étatique ou par une autre forme de violence, mais sans cautionner la violence (expropriation étatique) dans le présent ni dans le futur.

Les réponses A, C et F sont invalides pour les anarchistes. Généralement, les libertariens répondent F à cette question, comme les drouatistes étatistes! Voilà un des pires exemples de libertarianisme vulgaire que je connaisse. En aucun cas, un anarchiste ne peut cautionner une propriété acquise par la violence passée mais cette violence ne semble causer aucun problème aux libertariens!

Beaucoup d’anarchistes libertaires sont en faveur de B. J’aimerais qu’ils m’expliquent comment cela est possible sans coercition étatique (à l’exception de ceux qui préconisent un mode de vie nomade: dans ce cas précis, je n’y vois aucune d’incompatibilité entre la non-possession et l’anarchie).

D’autres anarchistes, dits anarcho-capitalistes (je hais ce terme), sont généralement en faveur de E. À mon avis, la propriété est incompatible avec l’anarchie dans le cas du capital de production, des terres et des habitations. J’aimerais que ces anarcho-capitalistes réfléchissent à cette citation d’Anne Archet:

La propriété est donc le fil barbelé, l’étiquette de prix, le chien de garde, la caméra de sécurité, l’agent de police. Le message que tout ceci véhicule est limpide : on ne peut jouir de rien sans permission et cette permission ne peut être donnée que par l’État contre paiement en espèces sonnantes et trébuchantes. Dans ses conditions, comment se surprendre que le monde de la propriété, régi par le marché et l’État, est un monde appauvri où le manque et non la satisfaction domine l’existence. La poursuite de la liberté individuelle, bloquée à chaque détour par une clôture, y est remplacée par une compétition stérile et pour accumuler toujours plus d’objets parce que dans ce monde, la valeur de l’individu se mesure à la quantité de choses qu’il peut détenir.

En terminant, j’aimerais aussi que ces anarcho-capitalistes réfléchissent en lisant ce texte de Murray Rothbard (je suggère aussi ce texte de Karl Hess), un penseur fort apprécié des libertariens et des anarcho-capitalistes. Pourtant, Murray Rothbard y fait l’apologie de la saisie des propriétés corporatistes et étatiques par des groupes de travailleurs! Bonne lecture!

CONFISCATION AND THE HOMESTEAD PRINCIPLE

Karl Hess’s brilliant and challenging article in this issue raises a problem of specifics that ranges further than the libertarian movement. For example, there must be hundreds of thousands of “professional” anti-Communists in this country. Yet not one of these gentry, in the course of their fulminations, has come up with a specific plan for de-Communization. Suppose, for example, that Messers. Brezhnev and Co. become converted to the principles of a free society; they than ask our anti-Communists, all right, how do we go about de-socializing? What could our anti-Communists offer them?

This question has been essentially answered by the exciting developments of Tito’s Yugoslavia. Beginning in 1952, Yugoslavia has been de-socializing at a remarkable rate. The principle the Yugoslavs have used is the libertarian “homesteading” one: the state-owned factories to the workers that work in them! The nationalized plants in the “public” sector have all been transferred in virtual ownership to the specific workers who work in the particular plants, thus making them producers’ coops, and moving rapidly in the direction of individual shares of virtual ownership to the individual worker. What other practicable route toward destatization could there be? The principle in the Communist countries should be: land to the peasants and the factories to the workers, thereby getting the property out of the hands of the State and into private, homesteading hands.

The homesteading principle means that the way that unowned property gets into private ownership is by the principle that this property justly belongs to the person who finds, occupies, and transforms it by his labor. This is clear in the case of the pioneer and virgin land. But what of the case of stolen property?

Suppose, for example, that A steals B’s horse. Then C comes along and takes the horse from A. Can C be called a thief? Certainly not, for we cannot call a man a criminal for stealing goods from a thief. On the contrary, C is preforming a virtuous act of confiscation, for he is depriving thief A of the fruits of his crime of aggression, and he is at least returning the horse to the innocent “private” sector and out of the “criminal” sector. C has done a noble act and should be applauded. Of course, it would be still better if he returned the horse to B, the original victim. But even if he does not, the horse is far more justly in C’s hands than it is in the hands of A, the thief and criminal.

Let us now apply our libertarian theory of property to the case of property in the hands of, or derived from, the State apparatus. The libertarian sees the State as a giant gang of organized criminals, who live off the theft called “taxation” and use the proceeds to kill, enslave, and generally push people around. Therefore, any property in the hands of the State is in the hands of thieves, and should be liberated as quickly as possible. Any person or group who liberates such property, who confiscates or appropriates it from the State, is performing a virtuous act and a signal service to the cause of liberty. In the case of the State, furthermore, the victim is not readily identifiable as B, the horse-owner. All taxpayers, all draftees, all victims of the State have been mulcted. How to go about returning all this property to the taxpayers? What proportions should be used in this terrific tangle of robbery and injustice that we have all suffered at the hands of the State? Often, the most practical method of de-statizing is simply to grant the moral right of ownership on the person or group who seizes the property from the State. Of this group, the most morally deserving are the ones who are already using the property but who have no moral complicity in the State’s act of aggression. These people then become the homesteaders” of the stolen property and hence the rightful owners.

Take, for example, the State universities. This is property built on funds stolen from the taxpayers. Since the State has not found or put into effect a way of returning ownership of this property to the taxpaying public, the proper owners of this university are the “homesteaders”, those who have already been using and therefore “mixing their labor” with the facilities. The prime consideration is to deprive the thief, in this case the State, as quickly as possible of the ownership and control of its ill-gotten gains, to return the property to the innocent, private sector. This means student and/or faculty ownership of the universities.

As between the two groups, the students have a prior claim, for the students have been paying at least some amount to support the university whereas the faculty suffer from the moral taint of living off State funds and thereby becoming to some extent a part of the State apparatus.

The same principle applies to nominally “private” property which really comes from the State as a result of zealous lobbying on behalf of the recipient. Columbia University, for example, which receives nearly two-thirds of its income from government, is only a “private” college in the most ironic sense. It deserves a similar fate of virtuous home-steading confiscation.

But if Columbia University, what of General Dynamics? What of the myriad of corporations which are integral parts of the military-industrial complex, which not only get over half or sometimes virtually all their revenue from the government but also participate in mass murder? What are their credentials to “private” property? Surely less than zero. As eager lobbyists for these contracts and subsidies, as co-founders of the garrison state, they deserve confiscation and reversion of their property to the genuine private sector as rapidly as possible. To say that their “private” property must be respected is to say that the property stolen by the horsethief and the murdered must be “respected”.

But how then do we go about destatizing the entire mass of government property, as well as the “private property” of General Dynamics? All this needs detailed thought and inquiry on the part of libertarians. One method would be to turn over ownership to the homesteading workers in the particular plants; another to turn over pro-rata ownership to the individual taxpayers. But we must face the fact that it might prove the most practical route to first nationalize the property as a prelude to redistribution. Thus, how could the ownership of General Dynamics be transferred to the deserving taxpayers without first being nationalized enroute? And, further more, even if the government should decide to nationalize General Dynamics–without compensation, of course– per se and not as a prelude to redistribution to the taxpayers, this is not immoral or something to be combatted. For it would only mean that one gang of thieves–the government–would be confiscating property from another previously cooperating gang, the corporation that has lived off the government. I do not often agree with John Kenneth Galbraith, but his recent suggestion to nationalize businesses which get more than 75% of their revenue from government, or from the military, has considerable merit. Certainly it does not mean aggression against private property, and, furthermore, we could expect a considerable diminution of zeal from the military-industrial complex if much of the profits were taken out of war and plunder. And besides, it would make the American military machine less efficient, being governmental, and that is surely all to the good. But why stop at 75%? Fifty per cent seems to be a reasonable cutoff point on whether an organization is largely public or largely private.

And there is another consideration. Dow Chemical, for example, has been heavily criticized for making napalm for the U.S. military machine. The percentage of its sales coming from napalm is undoubtedly small, so that on a percentage basis the company may not seem very guilty; but napalm is and can only be an instrument of mass murder, and therefore Dow Chemical is heavily up to its neck in being an accessory and hence a co-partner in the mass murder in Vietnam. No percentage of sales, however small, can absolve its guilt.

This brings us to Karl’s point about slaves. One of the tragic aspects of the emancipation of the serfs in Russia in 1861 was that while the serfs gained their personal freedom, the land–their means of production and of life, their land was retained under the ownership of their feudal masters. The land should have gone to the serfs themselves, for under the homestead principle they had tilled the land and deserved its title. Furthermore, the serfs were entitled to a host of reparations from their masters for the centuries of oppression and exploitation. The fact that the land remained in the hands of the lords paved the way inexorably for the Bolshevik Revolution, since the revolution that had freed the serfs remained unfinished.

The same is true of the abolition of slavery in the United States. The slaves gained their freedom, it is true, but the land, the plantations that they had tilled and therefore deserved to own under the homestead principle, remained in the hands of their former masters. Furthermore, no reparations were granted the slaves for their oppression out of the hides of their masters. Hence the abolition of slavery remained unfinished, and the seeds of a new revolt have remained to intensify to the present day. Hence, the great importance of the shift in Negro demands from greater welfare handouts to “reparations”, reparationsfor the years of slavery and exploitation and for the failure to grant the Negroes their land, the failure to heed the Radical abolitionist’s call for “40 acres and a mule” to the former slaves. In many cases, moreover, the old plantations and the heirs and descendants of the former slaves can be identified, and the reparations can become highly specific indeed.

Alan Milchman, in the days when he was a brilliant young libertarian activist, first pointed out that libertarians had misled themselves by making their main dichotomy “government” vs. “private” with the former bad and the latter good. Government, he pointed out, is after all not a mystical entity but a group of individuals, “private” individuals if you will, acting in the manner of an organized criminal gang. But this means that there may also be “private” criminals as well as people directly affiliated with the government. What we libertarians object to, then, is not government per se but crime, what we object to is unjust or criminal property titles; what we are for is not “private” property per se but just, innocent, non-criminal private property. It is justice vs. injustice, innocence vs. criminality that must be our major libertarian focus.

Deux palmarès blogosphériques portant sur l'anarchisme

Vous êtes en train de lire l’un des plus médiocres blogues de la blogosphère, sauf peut-être le blogue drouatiste étatiste Les Beus. 😉

Dans ce commentaire, Steffen, du blogue Zone de Libre-Égarement Anarchique (ZLÉA: j’aime bien ce jeu de mots!), me dit ceci:

Vous êtes un prêtre noir, un dogmatique d’un courant idéologique pourtant anti-dogmatique. J’admets que ce qu’il y a de complexe dans l’anarchisme est précisément qu’il s’agit d’une idéologie opposée à plusieurs effets rattachés aux idéologies. L’anarchisme est une critique constante, certes, mais elle doit se critiquer elle-même, sinon elle devient son adversaire; elle devient un dogme.

Même si mon blogue est épouvantablement médiocre, je ne crois pas être dogmatique tant que ça. Et même si c’était le cas, je ne me sers pas de la violence, comme tout véritable anarchiste, pour convaincre les gens d’adhérer à une idéologie, contrairement aux étatistes et aux autorités religieuses. Je suis d’accord avec Steffen quand il mentionne que l’anarchie est “une idéologie opposée à plusieurs effets rattachés aux idéologies”.

De plus, je reconnais que les anarchistes doivent parfois critiquer d’autres anarchistes et certaines idées soi-disant anarchistes. Dans ce même ordre d’idées, je vous présente mes 10 meilleurs blogues/sites portant sur l’anarchisme (ou pertinents pour les anarchistes). Je suggère particulièrement aux anarchistes du Québec d’aller leur rendre visite. Ce palmarès n’est pas une nomenclature globale de mes blogues préférés (anarchistes ou pas) mais je suggère aussi aux anarchistes de confronter leurs idées chez les blogues non-anarchistes.

1. François Tremblay: Check Your Premises: Non seulement il s’agit du meilleur blogue anarchiste que je connaisse, mais ce blogue est à l’origine de 4 des 9 autres blogues de ma liste. Même les étatistes anti-militaristes ne seront pas déçus par ce blogue. Et Julien Royal n’est pas déçu lui non plus!

2-Le duo Le Blog Flegmatique d’Anne Archet et Les Cahiers d’Anne Archet: Ce duo forme sans contredit le meilleur blogue anarchiste dans la francophonie. Un mélange exquis d’anarchie à la sauce individualiste stirnérienne et d’expression littéraire libertine.

3-Ya Basta!: Le meilleur blogue anarcho-communiste que je connaisse. Sa pensée est beaucoup moins confuse que les autres blogues de cet acabit, surtout ceux du Québec.

4-Le duo Le Blogue du Québécois Libre et Le Québécois Libre (webzine): Sans contredit le meilleur blogue/site politique au Québec, malgré certains désaccords de ma part. Même si ce n’est pas un blogue anarchiste et un site anarchiste à proprement dit, Le Québécois Libre et son blogue contiennent beaucoup d’informations et de raisonnements très pertinents pour les anarchistes et pour ceux qui s’y intéressent, même si ça sombre parfois dans le libertarianisme vulgaire. Même leurs conneries sont utiles pour les anarchistes. Jumelé au fait que je soie un méchant séparatiste, le fait de placer ce duo dans ce palmarès rend ainsi mon blogue épouvantablement médiocre. C’est tivident! 😉

5-Le duo Mutualist Blog et Mutualist.org de Kevin Carson: Même si parfois ça peut sembler difficile à lire, il s’agit du blogue anarcho-mutualiste par excellence. Essentiel pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’anarcho-mutualisme.

6-Social Memory Complex: J’ai découvert ce blogue par hasard en voulant en savoir plus sur l’anarcho-mutualisme et je n’ai pas été déçu. De plus, c’est grâce à ce blogue que j’ai trouvé le blogue de François Tremblay! 🙂

7-Once Upon a Time: Il est difficile de ne pas apprendre quelque chose en lisant chacun de ses billets.

8-Austro-Athenian Empire: Un blogue anarchiste tenu par un professeur universitaire de philosophie. Une version anglophone et plus veloutée de l’anarcho-pragmatisme, beaucoup meilleure que mon blogue minable!

9-Instead of a Blog: Un blogue ouvertement anarcho-mutualiste que je trouve de plus en plus intéressant.

10-Capital Goods: Un blogue que j’ai découvert tout récemment. Mais juste pour ce billet critiquant le concept d’hiérarchie, ça vaut la peine!

Infini-Anarcho-pragmatisme: Le plus médiocre blogue anarchiste de la blogosphère. Ne lisez pas cette merde! L’État devrait me censurer et me foutre en prison mais à condition de laisser les autres tranquilles! 😉

De plus, je vous présente mon palmarès des meilleurs blogues/sites francophones portant sur l’anarchisme (ou pertinents pour les anarchistes).

1-Le duo Le Blog Flegmatique d’Anne ArchetLes Cahiers d’Anne Archet

2-Ya Basta!

3-Daud Avendauth: Un mélange intéressant d’expression littéraire et d’indignation anarchiste. Je suis un peu déçu de ce que j’ai trouvé jusqu’à présent chez la blogosphère anarchiste francophone hors-Québec mais j’admets que je n’en ai pas encore assez exploré.

4-Vincent Sremed et ses blogues Anonymes Anonymes et Logodopaminé: Une version plus individualiste de Daud Avendauth, avec moins d’insistance sur l’anarchisme.

5- Les tribulations du Mouton Marron: Vive l’anarchie brune! Un méchant séparatiste en plus, qui a compris qu’il ne fallait pas banaliser le nationalisme canadian!

6-Zone de Libre-Égarement Anarchique (ZLÉA): Une réflexion personnelle très intéressante sur l’anarchisme libertaire.

7-Anarhilisme: Fusionner l’anarchisme et le nihilisme. De mon côté, je veux fusionner l’anarchisme et le pragmatisme! 😉

8-SagLac – Résiste! Très intéressante critique anti-militariste. Un des rares à parler du sort des Premières Nations au Canada.

9-Les blogues/sites reliés au NEFAC et à l’UCL: Je ne suis pas le plus grand amateur des organisations anarcho-communistes mais il y a des trucs forts intéressants dans ces blogues. Il y a le site de la NEFAC, les blogues Voix De Faits (UCL Québec), La Commune (NEFAC Montréal), le Collectif du 19 juillet (UCL Sherbrooke), le Collectif Emma Goldman (UCL Saguenay), le Collectif L’Étoile Noire (UCL St-Jérôme) et Le Collectif La Barricade (UCL Drummondville).

10-Normand Baillargeon: Le penseur anarchiste le plus connu au Québec. Cependant, doit-on vraiment le considérer comme un anarchiste, sachant qu’il appuie Québec Solidaire, le parti le plus étatiste du Québec? Ceci dit, il y a des trucs très pertinents pour les anarchistes dans ce blogue et ses livres sont fort intéressants.

11-Le Jura libertaire: Si jamais je découvre d’autres sites/blogues anarchistes intéressants dans la blogosphère anarchiste francophone, ce sera en majeure partie grâce à ce blogue.

12-Cerise Libertaire: Parfois délirant mais souvent amusant!

13-Le Collectif Anarkhia: Une site faisant le promotion de la diversité anarchiste dans le monde. Pas assez diversifié à mon goût!

J’attends vos commentaires, suggestions de liens et insultes! Fuck la St-Valentin!

J'insiste: pour les anarchistes, le travail ne doit pas être lié à la survie, mais…

Si vous n’avez pas répondu à mon questionnaire sur la propriété, je vous suggère de le faire. De toute façon, j’en reparlerai souvent au cours des prochaines semaines. Vous pouvez aussi consulter l’onglet QUESTIONNAIRE SUR LA PROPRIÉTÉ si vous voulez me faire parvenir vos réponses à mon questionnaire. En particulier, j’aimerais avoir des réponses de la part d’anarchistes libertaires sur ces questions.

Ce billet porte sur la question Q4 et ma réponse à cette question est en caractères gras.

Q4: Votre opinion sur le travail.

A-0 pt-Personne ne doit travailler.
B-2.5 pts-Rien contre le travail, mais celui-ci ne doit pas être lié à la survie.
C-4 pts-Le travail est essentiel à la survie, mais il n’est pas une vertu absolue.
D-5 pts-Le travail est jouissif et est essentiel à la survie.

Justification de ma réponse

Voilà une question dont je suis absolument certain de ma réponse. En fait, il s’agit de la seule réponse anarchiste valide, à moins vous ayez répondu autre chose parce que votre travail est essentiel à votre santé mentale personnelle ou que vous avez la chance d’accomplir un travail passionnant (particulièrement le cas chez les artistes), ce qui est tant mieux pour vous et je n’ai absolument rien contre ça! Mais ce n’est pas ce que je veux savoir, je veux seulement connaître votre opinion sur le travail en général, pas ce que vous pensez de votre propre travail.

Certains anarchistes libertaires vont répondre que personne ne doit travailler. En effet, selon l’anarchiste libertaire Bob Black (merci à Martin Masse pour cette citation): « Personne ne devrait jamais travailler. Le travail est la cause de la plupart des maux de ce monde. Cela ne signifie pas qu’on cessera de faire des choses: simplement qu’on inventera une nouvelle manière de vivre, fondée sur le jeu.»

Sans vouloir sombrer dans l’apologie du travail à tout prix ni discréditer les raisons, souvent légitimes, qui poussent certains anarchistes à adopter un tel point de vue, je ne vois pas comment abolir le travail peut être possible sans coercition étatique. Priver les gens du droit de travailler est une entorse à la liberté qui n’a rien d’anarchiste et qui est digne des régimes gau-gauchistes étatistes les plus répressifs. Dans une anarchie, ceux qui veulent travailler pourront le faire et ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas travailler (ben oui, ça existe des gens qui sont incapables de travailler, malgré ce que les drouatistes étatistes, les libertariens et les anarcho-capitalistes essaient de nous faire croire! 😉 ) pourront ne pas travailler, tout simplement! Malheureusement, de nombreux soi-disants anarchistes épousent ce point de vue ridicule sur la question, qui n’a rien à voir avec l’anarchisme.

Par contre, pour les anarchistes, le travail ne doit pas être lié à la survie, car si tel était le cas, votre patron aurait le droit de vie ou de mort sur vous, ce qui constitue une forme de domination hiérarchique violente, donc invalide pour un anarchiste.

Ma réponse à Coeus

Il semble que Coeus, de l’intéressant blogue Singularité Textuelle, ait mal compris ma réponse à cette question. Voici mes commentaires sur plusieurs extraits de ce torchon, qui ferait bander la bite de Michel Kelly-Gagnon (qui a tout de même écrit ce texte fort intéressant sur George W. Bush, malgré l’emploi inapproprié du terme “socialiste”) et mouiller les petites culottes de Nathalie Elgrabite.

Est-ce que ce gars-là vient de dire que la vie de rêve pour lui c’est de quêter?

Je n’ai jamais dit ça. Et non, ma vie de rêve n’est surtout pas de quêter mais c’est l’État capitaliste qui crée artificiellement une rareté d’emploi, en concentrant la richesse de cette façon, et qui est le principal créateur de ce genre de quête. D’ailleurs, si rien ne change dans 5 ans, il est possible que je commence à quêter et ce sera tant mieux pour les étatistes pro-capitalistes! Tant mieux si un crisse de parasite anarchiste (séparatiste de surcroît!) croupit dans la rue, hein, hostie de Coeus à marde?

le travail dans la société moderne ne sera peut-être pas absolument nécessaire à ta SURVIE, mais il va te donner une maudite belle VIE par exemple!

Putain, je suis entièrement d’accord! Que ce connard devienne anarchiste comme moi afin de faire en sorte que plus de gens aient accès au travail au lieu de me dénigrer comme ça!

Désolé mais survivre sans travailler, pour moi ça implique une des choses suivantes : quêter, ou voler.

Premièrement, je n’ai aucun problème avec la quête volontairement consentie. Deuxièmement, le vol est légitime lorsque la survie d’un individu est menacée, car il s’agit là d’une légitime défense. Troisièmement, au Culbec, de nombreux entreprises et lobbys quêtent de l’argent à l’État et l’État vole de l’argent pour assurer son fonctionnement. Voilà un genre de quête et un genre de vol que je combattrai toujours.

Alors, si ce blogueur souhaite diminuer la prévalence de la quête et du vol au Québec, il n’a qu’à devenir anarchiste comme moi au lieu de vomir de telles conneries!

Justement. Vivre sur le dos des autres. Maudite belle philosophie. Désolé pour ceux que ça choquera, mais il existe selon moi des gens qui ne méritent pas de vivre, et ceux qui ont pour ambition de vivre sur le dos d’un autre, y compris le mien, en font partie.

Pour les anarchistes, le droit de vivre est un droit fondamental. Je ne peux donc pas approuver cet appel haineux à la violence de la part de ce blogueur.

Mais supposons pour un instant qu’il ait raison. Cela veut dire qu’il n’aurait aucune objection à ce que j’utilise mon AK-47 (tous les anarchistes sont armés jusqu’au dents, c’est bien connu! Une chance que l’État réglemente le port d’armes pour protéger ses esclaves! 😉 ) pour tuer ceux qui vivent sur le dos des autres! J’imagine donc qu’il n’aurait aucune objection, selon son propre standard violemment haineux, à ce que je tue ces personnes, entre autres:

1-Tous les politiciens et tous les travailleurs dans l’entourage des politiciens.
2-Tous les dirigeants de corporations et tous les travailleurs qui sont actionnaires d’une corporation ou qui jouissent d’un fond de retraite utilisant des actions de corporations.
3-Tous les membres et tous les dirigeants d’un syndicat dans le secteur public, qui prône les monopoles syndicaleux et qui empêche les gens les plus compétents d’y travailler en priorisant l’ancienneté.
4-Tous les travailleurs qui sont membres d’un parti politique.
5-Tous les soldats et tous les dirigeants de toutes les armées et 75% (et je me sens compatissant, ça devrait être plus que ça!) de tous les policiers, avocats, juges et journaleux judiciaires.
6-Tous les bourreaucrates du secteur public.
7-Tous les détenteurs de brevets.

Méchant carnage! 😉Et je rappelle à Coeus que tous ces gens sont considérés comme des travailleurs honnêtes au Québec! Ce ne sont pas des sans emploi! Pourtant, j’ai beaucoup moins de problèmes avec les sans-emploi (dont la majorité de ceux-ci est malheureuse de se retrouver dans cette situation) qu’avec les étatistes et les capitalistes qui vivent sur le dos des autres! Au fond, si je suis sa logique, je devrais même tuer tous ceux qui ne sont pas anarchistes, puisqu’ils épousent une idéologie étatiste qui fait en sorte qu’il y ait encore plus de gens qui vivent sur le dos des autres!

Sauf qu’en tant qu’anarchiste, je suis contre la violence. Alors, si ce blogueur souhaite qu’il y ait moins de gens possibles qui vivent sur le dos des autres, qu’il devienne anarchiste comme moi au lieu d’écrire de telles idioties!

Quelqu’un qui se permet de revendiquer quelque chose comme ça sans rien offrir en retour, ce n’est pas défendable. Ni pour un kantien, ni pour un utilitariste.

L’art de rationaliser la violence capitalo-étatiste avec des arguments d’autorité. Il est une honte pour Kant et les utilitaristes!

Récemment, un ami (que je laisserai anonyme) m’a avoué ne pas savoir où il en était, être tanné de ses études, désirer avoir un minimum de moyens financiers. Il m’a dit, textuellement : “Tu avais raison tout ce temps !” Dans le sens où j’avais raison d’avoir été un peu matérialiste dans l’optique de m’offrir plus qu’une survie, donc un niveau de vie même plus qu’acceptable, disons agréable.

Vive l’embrigadement de la nonocrassie capitalo-étatiste! YES SIR! 😉

Pour tuer un homme, empêchez-le de travailler.

L’État capitaliste réussit très bien à empêcher des gens de travailler. Si ce blogueur souhaite qu’on n’empêche pas les gens de travailler, qu’il devienne anarchiste comme moi au lieu de délirer comme ça!

Le monde ne te doit rien, il était là avant toi!

Bien sûr, les individus naissent d’eux-mêmes, sans l’intervention de qui que ce soit! 😉

Je pense que ça résume ma pensée.

C’est une pensée ça? J’ignorais… 😉

Je voudrais remercier mon père pour m’avoir transmis un certain sens du devoir et un respect du travail et de l’effort, et ma mère pour avoir fait en sorte que mon père le soit.

Effectivement, il a bien raison de remercier ses parents de l’avoir mal éduqué comme ça!