Monthly Archives: March, 2009

Les créationnistes ont raison: Darwin s'est trompé!

Le Sinistre canadian de la Pseudo-Science et de la Technophobie, le Déshonorable Tire Badyear, est hésitant concernant le créationnisme. Il a dit ceci:

Je ne vais pas répondre à cette question. Je suis chrétien et il est inapproprié de poser des questions au sujet de ma religion.

Quelle conviction scientifique! Je deviens un fédéraleux quand j’entends un discours aussi réfléchi! Maudits séparatistes à marde!

De plus, le Bloc Culbécois a présenté une motion pro-évolution à la Chambre des Communs, et les CONservateurs ont rejeté cette motion!

Quand je constate le comportement des députés CONservateurs, je me dis que les créationnistes ont raison quand ils prétendent que Darwin s’est trompé! Que les maudits évolutionnistes à marde soient pendus haut et court!

Les créationnistes ont raison. Darwin avait tort: L’HOMME EST UN ANCÊTRE DU SINGE!

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Philanthropie, marketing et retour d'ascenseur pseudo-philanthropiques

Ce billet est une réaction à ce billet de Renart Léveillé (attention, je suis d’accord avec lui sur le fond), mais surtout aux commentaires en réponse au billet en question.

Dans Wikipédia, on y définit la philanthropie ainsi: “la philanthropie est la philosophie ou doctrine de vie qui met l’humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens, et ce de manière désintéressée.” Je ne vois pas en quoi la charité peut être désintéressée cependant. La charité est toujours intéressée et les donneurs recherchent tous un retour d’ascenseur quelconque, mais pas nécessairement financier (ça peut être psychologique ou social). C’est une croyance religieuse intégriste que de croire que la charité est totalement désintéressée. Mais attention, ça ne veut pas dire que les intentions ne sont pas altruistes à la base.

Afin de mieux circonscrire la notion de philanthropie, il me semble pertinent de distinguer la vraie philanthropie du marketing pseudo-philanthropique et du retour d’ascenseur pseudo-philanthropique.

Ma définition de la vraie philanthropie ressemble à la définition de Wikipédia, mais sans le désintéressement. La vraie philanthropie est une philosophie de vie qui met l’humain au premier plan de ses priorités, par le biais de la solidarité volontaire. Le vrai philanthrope cherche d’abord et avant tout à aider les autres, mais aussi à obtenir des bénéfices non pécuniers (social et/ou psychologique), en risquant même de perdre de l’argent. L’anarchisme eucourage fortement la vraie philanthropie, qui sera le fer de lance de la solidarité volontaire (la vraie solidarité, contrairement à la fausse solidarité forcée de la gau-gauche étatiste) dans une anarchie.

Le système capitalo-étatiste engendre le marketing pseudo-philanthropique: i.e. un mécanisme de marketing capitaliste qui consiste à publiciser une corporation (je vous rappelle qu’il n’y aurait pas de corporations dans un système anarchiste ou libertarien) par le biais d’une charité soi-disant philanthropique, afin d’en obtenir des faveurs pécuniaires à long terme.

Mais il y a encore pire, le retour d’ascenseur pseudo-philanthopique: i.e. un mécanisme de compensation étatique partielle sous le prétexte d’une charité soi-disant philanthropique en retour d’un enrichissement corporatiste soutenu par l’État. Par exemple, la Fondation Chagnon collabore très souvent avec le gouvernemaman culbécois, car les Chagnon (les fondateurs de Vidéoétron) ont fait la majeure partie de leur argent parce que la Caisse des Despotes (à l’époque, c’était le PCUL qui était au pouvoir!) leur a presque donné la société Câblevision Nationale en 1980!

Dans le cas de Bill Gates, il s’agit à la fois d’un marketing et d’un retour d’ascenseur pseudo-philanthropiques. Le retour d’ascenseur provient du fait que Bill Gates a fait son argent en majeure partie grâce à la violence étatique (i.e. lois sur la propriété intellectuelle, copyrights). Voici ce que l’anarcho-mutualiste Kevin Carson en pense:

The “morality” of it depends quite a bit on how that “fortune” was obtained in the first place. And considering that Gates and his partner in crime Ballmer are two of the most odious Copyright Nazis in the world, and that Microsoft’s entire business model depends on state measures like the Digital Millennium Copyright Act to protect them from market competition, it’s fair to say Gates was being generous with stolen money. If you’re looking for someone doing something admirable for the Third World, how about the people promoting open-source software in countries too poor to afford Gates’ gold-plated turd?

La “moralité” de cette générosité dépend un peu de la manière dont cette “fortune” (en anglais “fortune” veut aussi dire “chance”! 😉 ) a été obtenue en premier lieu. Et compte tenu du fait que Bill Gates et son partenaire criminel Steve Ballmer sont deux des plus odieux nazis du copyright dans le monde, et que l’ensemble du modèle d’entreprise de Microsoft dépend de mesures étatiques comme le Digital Millenium Copyright Act afin de les protéger de la concurrence sur le marché, il est juste de dire que Gates est généreux avec l’argent volé. Si vous recherchez des individus qui font des trucs admirables pour le tiers monde, que dire des gens qui font la promotion des logiciels libres dans les pays trop pauvres pour se permettre le tas de marde plaqué-or de Gates?

🙂

La quasi-totalité des opérations corporatistes de charité sont des formes de marketing et/ou de retour d’ascenseur pseudo-philanthropiques qui créent encore plus de pauvreté malgré les prétentions contraires. Ce n’est pas certainement pas ce que les anarchistes et les libertariens ont en tête quand il s’agit de philanthropie. Par contre, les libertariens vulgaires ressemblent beaucoup aux drouatistes étatistes concernant leur apologie aveugle de la soi-disant philanthropie.

Pour terminer, je précise ma pensée concernant les programmes sociaux. Plusieurs lecteurs s’inquiètent des conséquences sociales de ma vision de l’anarchisme, mais contrairement à plusieurs drouatistes étatistes et libertariens (et cette fois-ci, pas seulement les vulgaires!), je n’ai jamais dit qu’il fallait les éliminer immédiatement. D’éliminer immédiatement les programmes sociaux, sans questionner au préalable les fonctions les plus inutiles de l’État, conduirait à une grave dérive vers une drouate étatiste répressive. Bien au contraire, les dépenses reliées aux programmes sociaux (surtout la santé et l’aide sociale, l’instruction dans une beaucoup moindre mesure) sont les moins inutiles d’un État et bien d’autres choses doivent être abolies avant ça. J’estime que la dernière mesure à être désétatisée avant le développement d’une anarchie devrait être l’aide sociale (ou quelconque forme de revenu minimal pour vivre décemment). Je prétends seulement qu’ultimement et à très long terme, la manière la plus efficace possible de répartir équitablement les ressources limitées va survenir dans une anarchie couplée d’un véritable libre marché. Mais pour le moment, on est loin d’en être arrivé là! Je préciserai encore plus ma pensée sur ce sujet un jour.

Sur le principal, Anne Archet a bien raison!

Les commentaires en réponse à mon dernier billet sont trop intéressants pour que je réponde à tous ces commentaires dans l’immédiat.

Tout de même, je citerai cette portion de ce commentaire d’Anne Archet:

Ce qui est vraiment menaçant pour l’ordre établi, c’est s’en détacher, fuir. Vivre immédiatement comme on le désire, dans un espace et un temps libéré. La stratégie du coin de fer dans la fissure, quoi.

N’est-ce pas le point principal dans tout ce débat? Selon moi oui, et elle a bien raison! N’est-ce pas la principale stratégie concrète à adopter chez les anarchistes?

Anarchie et COBP: réponse à Anne Archet

Mes deux derniers billets ont engendré ce fort intéressant excès accès de rage chez Anne Archet. Ça m’excite quand je fais fâcher une anarchiste! 😉 Plus sérieusement, j’aime beaucoup quand elle fait réfléchir ses lecteurs comme ça! 🙂

Voici des extraits de son dernier billet (ce genre de chronique est trop bien écrite pour être publiée dans un journal de masse) suivi de mes commentaires.

Richard Martineau caricature les anarchistes pour mieux les discréditer. Pourquoi ferait-il le contraire? C’est son rôle social et il est payé pour le faire. Soit, Martineau est un twit, voilà un fait indiscutable. Mais il n’est pas le seul à avoir cette opinion : tous les commentateurs des médias disent la même chose, de Jean-Luc Mongrain à l’autre imbécile avec un nœud papillon dont le nom m’échappe. «La manifestation est louable, mais ce sont les casseurs qui sapent sa légitimité, ragnagna scrogneugneu. »

Bien dit! Pendant qu’on traite de “crottés” ces manifestants (par exemple, Martin “le pédant” Pouliot à LCN cette semaine), on fait l’apologie de la brutalité policière et des invasions criminelles militaro-terroristes! Et vogue la galère, tra-la-lère! Et surtout, on supporte les troupes au lieu de les ostraciser comme on le fait si bien avec les bs non corporatistes! Il y a eu deux unes consacrés à l’apologie du militaro-terrorisme dans le Journal de Culbec la fin de semaine dernière! Et après ça, ce sont les manifestants qui sont considérés comme des criminels!

Comme de raison, les média ont tort, car en réalité c’est exactement le contraire: c’est la manif qui est à condamner et les casseurs qui doivent être encouragés.

En fait, une telle manif ET les casseurs doivent être condamnés. C’est l’action directe non-violente qui est à encourager. La “révolution anarchiste violente” n’existe pas! Ici, je vais m’inspirer fortement de ces propos de (Ouille! Anne Archet ne m’aimera pas ici!) François Tremblay.

Un problème spécifique avec l’utilisation de la violence pour atteindre des buts anti-étatistes, est qu’une telle violence fait en sorte que ses zélateurs deviennent en fait…des étatistes! En effet, on peut définir l’État comme “un monopole coercitif de violence légitime“. Évidemment, n’importe qui peut agresser quelqu’un d’autre dans un système étatiste, mais son agression ne sera pas considérée comme légitime, alors qu’une telle agression perpétrée par l’État (par exemple la brutalité policière, justement!) sera considérée comme légitime! L’État, intrinsèquement, cherche à rendre illégitime les crimes commis par d’autres groupes ou individus, tout en légitimant ses propres crimes.

L’activiste violent considère évidemment sa propre utilisation de la violence comme légitime, car sinon, il n’utiliserait pas cette violence. Il considère aussi la violence de l’État comme étant illégitime, car sinon il ne combattrait pas cette violence. Donc, en utilisant la violence, les activistes et les groupes associés se considèrent nécessairement comme un monopole de violence légitime. Ce monopole assumé n’est rien d’autre qu’un nouvel État au même titre que l’État actuel! Par conséquent, un dérapage inévitable se produit dans toutes les révolutions violentes: les soi-disants “révolutionnaires” deviennent souvent encore plus cruels et oppresseurs que ceux qu’ils ont combattu. 😦

Les manifs sont par essence inutiles, surtout lorsqu’elles sont pacifiques, planifiées, connues longtemps à l’avance, sages et encadrées par un service d’ordre (qui ne sont rien d’autre que des flics — contestataires mais flics quand même, cela dit en passant.

C’est vrai la quasi-totalité du temps. Mais attention, avec un fort support populaire, une manifestation pacifique peut être très efficace. Un très bon exemple est la manifestation pro-CHOI Radio X qui a réuni 50 000 personnes à Québec en 2004. Mais un tel truc est rarissime, j’en conviens.

J’ai déjà eu maille à partir avec le service d’ordre de la CSN et laissez-moi vous dire que je choisirais les flics du SPM n’importe quand.

Il est normal qu’une organisation criminelle comme la Congrégation des Syndicaleux Non-progressistes ait ses fiers-à-bras. Une manifestation anarchiste n’a pas besoin de tels fiers-à-bras.

Les manifs sont assimilables à des pétitions sans papier à signer, des pétitions où les participants n’ont pas à s’identifier (et encore, la police est bien contente de compléter ses dossiers lors de tels événements).

Pour cette dernière raison, je n’ai aucun problème à ce que les manifestants se masquent le visage. N’oublions pas que la police a intérêt à ce que la casse se produise, comme on a pu le constater à Montebello.

Manifester, c’est pétitionner le pouvoir et c’est entrer en dialogue avec lui. Et lorsqu’on dialogue avec un pouvoir (comme lorsqu’on dialogue avec un individu), on en reconnaît la légitimité. Voilà pourquoi manifester « calmement et avec ordre » est un droit démocratique: tout simplement parce que manifester ne change absolument rien — même si on peut obtenir des ajustements cosmétiques, si on a beaucoup de chance.

Je suis d’accord! Voilà pourquoi je n’ai presque jamais manifesté (et je regrette la seule fois où je l’ai fait) et que je ne manifesterai probablement plus.

La casse, par contre, est créative. Elle exprime de façon flagrante qu’il y a un problème qui déborde les voies normales et acceptées des conflits sociaux. Elle montre qu’il y a encore une part de révolte irréductible dans notre société aseptisée.

Il est vrai que la casse est créative, mais elle n’est pas efficace pour les anarchistes et en fait, elle n’est pas anarchiste du tout, parce qu’elle est violente. Plus efficace est l’action directe ou le désengagement pacifique (ou la fuite, comme Anne Archet elle-même le dit si bien)

Et elle a l’immense mérite de foutre la trouille aux politiciens (ceux au pouvoir comme ceux de l’opposition) et aux propriétaires.

Avec un si faible appui populaire, les politiciens sont morts de rire et souhaitent ce genre de casse insignifiante le plus souvent possible. Il n’y a rien d’anarchiste à commettre des agressions en cassant des vitres et en vandalisant des voitures d’innocentes victimes qui n’ont rien à voir avec la manifestation. À la limite, que les casseurs se battent avec les policiers (ou qu’on fasse de la casse dans des postes de police) puisque ce sont eux qu’il faut combattre! Même si ce n’est pas une bonne idée, ça serait beaucoup moins pire!

Elle est le symptôme d’un désir de rupture avec l’ordre.

Oui, mais il y a d’autres manières plus efficaces de concrétiser ce désir.

Et elle est souvent le point de départ d’un mouvement insurrectionnel

Aucun mouvement insurrectionnel ne va démarrer avec cette manif. Ceci dit, il est vrai que la casse peut engendrer des mouvements insurrectionnels, mais la violence doit cesser pour que ce mouvement insurrectionnel soit anarchique.

sans casseurs, est-ce que la manif des femmes, le 8 mars 1917, aurait renversé le tsarisme? Le service d’ordre a vraiment chié, ce jour-là.

Légitime défense contre un ennemi trop oppresseur avec un fort appui populaire, ce qui n’a donné aucune chance aux autorités. De plus, cette casse fut suivie d’une révolution pacifique très efficace. Dans ce contexte précis, je n’ai aucun problème avec la casse. Le contexte de la manif du COBP n’est pas du tout la même chose.

Les fémi-favoritistes culbécois (dont la majorité sont des hommes féminisés), qui prônent la violence étatique pour imposer la supériorité féminine, auraient intérêt à en savoir plus sur ce mouvement féministe. Ils comprendraient que le vrai féminisme prône l’égalité des sexes contrairement à leur idéologie étatiste de pacotille.

Et en mai 68, est-ce qu’on aurait dû s’en tenir sagement à réclamer démocratiquement la libération des militants étudiants emprisonnés? Encore une fois, les organisateurs de la manif ont été drôlement débordés.

Encore une fois, il s’agissait d’une légitime défense contre une agression de l’État envers les étudiants. Je n’ai aucun problème avec la légitime défense, incluant toute résistance à une arrestation policière (avec crime commis ou pas). Ça n’a rien à voir avec du vandalisme sur des innocentes victimes qui n’ont rien à voir avec la manif.

S’autoréguler ne veut pas dire s’autopolicer. Dire qu’un anarchiste peut « arrêter les casseurs » dans une manif démontre, en plus qu’on n’a jamais été dans une manif, qu’on souhaite que les anars assument le rôle de police. Ce qui revient à dire que les anars se font déléguer une responsabilité de contrôle social de la part des autorités en place. Comme le représentant syndical qui doit calmer ses membres lorsque le syndicat n’est pas en période de négo, comme le chef de parti de gauche qui doit canaliser l’insatisfaction dans des voies respectables et démocratiques. Bref: c’est vouloir faire de l’anarchiste un rouage de l’ordre établi, un rouage de l’exploitation. Beurk.

Je suis d’accord mais si des organisateurs anarchistes savent fort bien que la casse va survenir, ils devraient annuler la manifestation ou laisser les gau-gauchistes étatistes et les casseurs se démerder avec leurs troubles.

Les médias donnent une mauvaise image de l’anarchie? Big fucking deal: ils l’ont TOUJOURS fait. Ça n’a jamais empêché les anars d’exister, la révolte de se développer et le désir de vivre autrement de se répandre. Il ne faut pas penser que la violence des manifs est le seul prétexte que les médias utilisent pour marginaliser les anars; s’il n’y en avait pas, ils trouveraient autre chose. Il ne faut pas manifester dans l’idée de faire passer un message qui sera relayé par des médias objectifs auprès de la population, parce que les « médias objectifs » sont une fiction démocratique qui masque la fonction de contrôle social inhérente à cette institution.

Ça me fait penser à Normand Sphincter qui avait déjà invoqué l’infiltration des anarchistes dans la casse lors des séries des Montreal Habs l’an dernier (nettement pire comme casse que celle de la manif du COBP, contrairement à ce que les médias prétendent). Encore plus ridicule que Tartineau ici!

Néanmoins, au lieu d’uniquement blâmer les médias, comment expliquer alors que le libertarianisme ait une meilleure réputation aux yeux du public? Se pourrait-il que les libertariens sont plutôt associés au pacifisme et au rationalisme (malgré leur anti-mathématisme primaire) alors que les anarchistes sont plutôt associés à l’irrationalisme et à la violence? Quelles leçons les anarchistes devraient-ils en tirer?

Les médias et les flics sont les deux faces d’une même médaille et si ça se trouve, nous souffrons bien plus souvent de la brutalité médiatique que de la brutalité policière.

Justement, ne devrait-on pas se concentrer plutôt sur la brutalité médiatique?

D’ailleurs, voilà la principale faute de la manif du COBP (comme celle de presque toutes les manifs): sa recherche de publicité et de présence médiatique. On avertit à l’avance qu’on va manifester, le build-up médiatique prend des proportions démeusurées, les beus sont sur les dents et se préparent à foncer dans le tas, les casseurs choisissent leurs briques et leur bat de baseball… tout le monde apprend son rôle et le joue à merveille. Ce n’est pas le festival de l’anarchie, c’est une mauvaise pièce de théâtre d’été qu’on joue chaque printemps, par anticipation d’un changement social qui ne viendra jamais.

Entièrement d’accord! J’ai moi-même mentionné que cette manif était inefficace.

Ceci étant dit, comment lutte-t-on contre la brutalité policière? Il faudrait d’abord commencer par s’attaquer non pas aux « débordements » policiers, parce que ça implique qu’il serait possible d’avoir une « bonne police » et qu’on pourrait la réformer. Le COBP n’est pas anar par essence, sinon il s’appellerait le COP : le Collectif opposé à la police.

D’accord! Je veux être membre du COP!

Il faudrait aussi quitter la logique de l’opposition, qui est toujours en dernière instance celle de la loyale opposition de Sa Majesté. Cesser de dialoguer avec le pouvoir, cesser de réclamer des réformes et des changements au pouvoir. Il faut plutôt prendre (et reprendre) tout de suite, ici, maintenant, les moyens de notre propre existence. Se réapproprier notre vie à l’extérieur de l’ordre et de sa morale et se donner des moyens pour la défendre — la fuite en étant un qui ne serait pas à négliger.

Raison de plus pour ne pas utiliser la violence. Nous avons d’autres moyens de contester l’ordre établi. Et je compte bien en exposer quelques uns prochainement.

La casse est, qu’on le veuille ou non, un des visages de l’anarchie, celui de la révolte et de l’affrontement avec l’ordre. Le rejeter est rejeter les anars.

Pour les anars, la casse est un acte de violence incompatible avec l’anarchie, sauf s’il s’agit d’une légitime défense contre la violence étatique et que la cause en question bénéficie d’un appui populaire significatif.

Mais il en va de nous de donner à voir un autre visage de l’anarchie, loin des médias, de la police, de l’ordre établi, de ses rituels et de ses symboles : celui d’individus reprenant possession de leur vie, dont l’exemple ne saurait qu’aiguillonner chez tous les désirs d’un autre futur.

Reprendre possession de notre vie veut aussi dire d’éliminer la violence de notre vie, sauf dans les cas de légitime défense. Ce n’est pas avec la violence qu’on va s’éloigner des médias et de l’ordre établi. Il faut démontrer que les anarchistes sont supérieurs aux étatistes sur ce point.

Ni casse, ni manif! Vive la Révolution l’Évolution Tranquille anarchiste!

Anarchie et COBP: ne donnons pas raison à Riri Tartineau!

En réponse à mon billet précédent, Enforcer me dit ceci:

Le COBP et la majorité des manifestants, des gauchistes étatistes? À moins de considérer les groupes comme la NEFAC, dont les membres sont indubitablement anarchistes et participent habituellement (à titre personnel) à la manifestation organisée par le COBP chaque 15 mars, comme étant des gauchistes étatistes, cette affirmation frise le ridicule.

Je suis d’accord que les membres de plusieurs groupes de communistes autoritaires participent à la manifestation du COBP à chaque année. Cependant, cela n’implique certainement pas que la majorité des personnes qui y participent se réclament de la gauche étatique.

Effectivement, la NEFAC (même si je trouve étrange certains membres anarcho-colonialistes) est une organisation anarchiste. Aucun problème avec ça. De plus, Enforcer dit clairement que certains membres de la NEFAC ont participé À TITRE PERSONNEL à cette manifestation.

Il est possible que je me soie trompé en affirmant que la quasi-totalité des manifestants étaient des gau-gauchistes étatistes. Si tel est le cas, dois-je conclure que la majorité des manifestants étaient des anarchistes?

Mais que font des anarchistes dans une telle manifestation quand on sait fort bien qu’à chaque année, il y aura des arrestations (méritées parfois, non méritées majoritairement), de la violence et de la casse bref, que cet événement n’a pas grand-chose d’anarchiste à part la cause elle-même? Que font des anarchistes dans une telle manifestation quand ils savent fort bien que la crédibilité de l’anarchisme et de la lutte légitime contre la brutalité policière s’en trouvera entachée, pendant que les policiers deviennent encore plus populaires grâce à cette manifestation?

Il serait préférable pour les anarchistes de s’abstenir plutôt que de se discréditer aux yeux du public dans une telle manifestation désorganisée. Dans le cas contraire, les anarchistes donnent raison à Tartineau…

Tant que des anarchistes vont se conduire en idiot comme ça, leur cause va reculer irrémédiablement. De la même façon que les séparatistes nuisent à leur cause en étant trop nationaleux et étatistes! Comme le dit si bien Joseph Facal:

Les leaders souverainistes ne sont pas jugés selon les mêmes critères que les autres politiciens. La barre est plus haute pour eux parce que l’objectif qu’ils proposent est plus ambitieux et, donc, le niveau de confiance qu’ils doivent mériter est plus élevé.

Le même principe s’applique de façon encore plus vigoureuse chez les anarchistes. Un anarchiste se doit certainement d’être beaucoup mieux qu’un politicien pro-terroriste admirant l’État Canadian afin d’être au mieux aussi crédible que ce criminel!

Néanmoins, j’espère que j’avais raison au départ et que la quasi-totalité des manifestants étaient des gau-gauchistes étatistes. J’ai besoin d’éclaircissements à ce sujet, parce que je ne suis pas rassuré présentement.

En terminant, un aparté concernant Riri Tartineau et son article d’aujourd’hui. Mon cher Tartineau, si l’intelligence était valorisée au Culbec, tu n’aurais pas un job très payant chez Culbécor et je ne serais pas sans emploi présentement!

Le pire, c’est que son émission Les Francs-Échoueurs est une des moins pires (sinon LA moins pire) émissions d’information produites au Québec. Ça en dit long sur le reste des journaleux des médias de masse culbécois…

Heureusement qu’il y a la blogosphère! 🙂

Anarchie et COBP: Encore une fois, Riri Tartineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens!

Une micro-manifestation maladroite du Groupuscule opposé à la brutalité policière mais pour un étatisme encore plus violent (COBP) a eu lieu ce dimanche après-midi le 15 mars 2009 à Montreal. En raison des sempiternels débordements violents liés à cette micro-manifestation, quoique moins pires que ce plusieurs médias et la peau-lisse prétendent solidairement, cet événement annuel ne fait que nuire à la cause pourtant légitime de la lutte à la brutalité policière…et ne fait que rendre les policiers encore plus populaires auprès de la population! 😦

En raison des effets néfastes liés à cette micro-manifestation et de sa clientèle presque totalement étatiste de gau-gauche (même Québec Solidaire n’est pas assez à gauche pour eux!), même si je partage la sympathie de mes comparses anarchistes et des manifestants par rapport à cette cause, les anarchistes ne devraient pas participer à une telle manifestation, afin d’éviter de se faire associer fallacieusement aux rares casseurs. (quoique les anarchistes qui y participent sont encore plus rares que les casseurs!) Pour le moment, c’est tout ce que j’ai à dire personnellement sur ce malheureux événement, mais j’y reviendrai peut-être un jour.

Par contre, je tiens à commenter ce torchon imbibé de marde vomi par Riri “le Franc-Échoueur qui vit intellectuellement au-dessus de ses moyens” Tartineau, intitulé idiotement “Le Festival de l’anarchie”. J’en ai plus le cul de la propagande haineuse véhiculée par les médias contre les anarchistes! À Radio-Cadnas, ils ont fait la même niaiserie au bulletin de dimanche soir!

Voici des extraits du début de ce papier-cul bruni, suivi à chaque fois de mes commentaires:

Une autre manif dans les rues de Montréal, hier.

Un autre «marche pacifique» qui a viré à la foire d’empoigne.

Ça devient une tradition.

La Ville devrait inscrire l’événement dans le calendrier des activités culturelles de la métropole.

Après le Festival de Jazz et le Festival Juste pour rire : le Festival international de l’anarchie.

La routine habituelle quoi! Plus pertinent serait “le Festival international du chaos” ou “le Festival international de la gau-gauche étatiste”. En quoi un affrontement violent entre des manifestants presque tous gau-gauchistes étatistes (prônant la violence étatique pour contrôler les individus), des casseurs violents et des policiers armés peut être un manifestation anarchiste? L’anarchisme a toujours prôné la non-violence pour régler les problèmes. Évidemment, Tartineau est en faveur du monopole de la violence par l’État, de la même façon que la quasi-totalité des manifestants et les policiers! Qui sont les zélateurs de la violence dans ce cas-ci? La quasi-totalité des manifestants, les casseurs, les policiers et Riri Tartineau lui-même. Certainement pas les anarchistes, sale con!

Imaginez le potentiel commercial. On pourrait vendre des cagoules, des t-shirts de Che Guevara, des briques.

Che Guevara n’est pas un anarchiste et lancer des briques est un comportement violent et qui n’est donc pas une attitude anarchiste. Quant aux cagoules, on devrait avoir le droit de s’habiller comme on veut, non? Alors, on s’en crisse! À propos, Riri Tartineau devrait s’acheter un T-shirt de Batista, l’ex-dictateur cubain bienveillant à la solde des autorités pro-terroristes américaines, qui violent les principes du libre-marché avec leur embargo criminel contre Cuba!

Les syndicats pourraient même recycler leurs vieilles pancartes marxistes-léninistes!

Les syndicats étatistes n’ont rien à voir avec l’anarchie et le marxisme-léninisme est une doctrine étatiste violente qui n’est pas de l’anarchie.

Hier, il y avait un manifestant qui se promenait avec un foulard rouge orné d’une faucille et d’un marteau.

Où est le problème avec le foulard rouge? Il peut s’habiller comme il le veut, non? Tant qu’à y être, empêchons les policiers de porter un casque! 😉 Vandaliser avec une faucille et un marteau (si tel est le cas, ce qui est très improbable, car il s’agit d’un symbole avant tout, et j’admets que ce symbole peut avoir un côté anarchiste, c’est épouvantaaaaaaaaaable!) est un comportement violent qui n’est donc pas une attitude anarchiste.

Il distribuait des tracts encourageant les citoyens à participer à la révolution anticapitaliste.

En 2009! Alors que la Chine, qui crevait de faim sous Mao, vit une ère de prospérité grâce à la mondialisation et au capitalisme!

Donc, Riri Tartineau appuie le capitalisme, i.e. un système économique étatiste criminel où il y a une synergie entre la classe dirigeante et les riches et puissantes entités corporatistes au sein d’une société, qui se prêtent assistance mutuelle les uns des autres autant qu’ils le peuvent, au détriment de la population en général. De plus, la seule révolution anti-capitaliste possible est anarchiste et les gau-gauchistes étatistes, qui forment la quasi-totalité des manifestants, proposent une révolution anti-capitaliste étatique violente qui est inacceptable pour les anarchistes.

En 2009, en temps de crise économique, c’est un meilleur moment que jamais auparavant de proposer une révolution anti-capitaliste anarchiste. Ni la Chine ni Mao ne sont reliés à l’anarchie. En ce qui concerne la soi-disant “prospérité économique” de la Chine, c’est le fait que ce pays a adopté un système avec des marchés plus libres qu’auparavant qui lui permet d’obtenir cette soi-disant “prospérité”. Par contre, le pauvreté qu’on y trouve encore aujourd’hui est tellement abjecte qu’il ne s’agit que d’une raison de plus pour être anti-capitaliste. L’anarchisme est le mouvement politique le plus pro-mondialisation qui soit et le quasi-totalité des manifestants est anti-mondialisation.

Le reste de cet étang de suif est trop mauvais pour commenter! Encore une fois, Riri Tartineau vit intellectuellement au dessus de ses moyens! J’ai hâte que le huissier cogne cérébralement à sa porte. Mais en attendant, on devrait peut-être donner un petit cours sur l’anarchisme à cet ignare de première classe! 😉

Non seulement le système capitaliste crée un tas de chômeurs mais en plus, ceux-ci sont mal sélectionnés…

Quadrillet du vendredi 13

Le manque de respect des politiciens

Je demande à Pauline 1ère de s’excuser auprès des singes pour sa déclaration à l’endroit de Jean De la Charogne et je demande à Nathalie Normandeau, la Vice-première sinistre du Culbec et Sinistre du Contrôle Centralisé Coercitif des Régions et des Municipalités, de s’excuser auprès des hamsters pour sa réplique. J’en ai marre que l’on compare les politiciens à des animaux. Ceux-ci méritent bien plus notre respect! Quant au pédant Sylvain Simarde, on devrait lui expliquer que Madame La Sacoche, la Sinistre de l’argent volé aux CONtribuables, n’est pas folle et elle sait ce qu’elle fait. Comme tout bon politicien au pouvoir, elle ment et déforme les faits!

L’affaire Harrisson

Ça me fait tellement chier d’entendre dans les médias des spécialistes scientifiques (sic) de la répression sexuelle pontifier sur ce que les parents devraient dire aux enfants concernant l’affaire Harrisson! Putain, à ce que je sache, Harrisson a la présomption d’innocence! Plutôt que de réprimer sexuellement leurs enfants (surtout les jeunes filles), les parents devraient plutôt expliquer aux enfants ce qu’est la présomption d’innocence! Mais pour ça, il faut bien sûr que ces parents connaissent ce principe au lieu d’obéir aveuglément aux dogmes pro-présomption-coupable des médias-poubelles…

Sur le même sujet, je vous recommande de lire cet excellent billet d’Anne Archet. Pour vous mettre l’eau à la bouche, en voici un extrait:

Il est impossible, dans l’état actuel des choses, de discuter calmement et intelligemment de pédophilie. Impossible par exemple de remettre en question l’idiotie les lois sur la pornographie juvénile. (Cela dit en passant, la police a parlé, dans le cas qui nous occupe, de pornographie juvénile, pas infantile. Ce qui n’est pas nécessairement la même chose.) Personne ne souhaite que des enfants soient agressés et exploités, je suis autant pour la vertu que vous. Le problème, c’est que la criminalisation hystérique de la pornographie juvénile n’a rien à voir avec cet objectif louable de protection des mineurs. Par exemple, si j’ai dix-sept ans et que j’envoie de mon propre chef par courriel une photo de ma chatte à un camarade de classe, je deviens ipso facto une pornocrate pédophile vouée — en théorie du moins — à l’incarcération. En quoi la cause de la protection de la jeunesse a alors été servie? Si je prends un crayon et que je dessine un bébé qui suce un pénis, un enfant a-t-il été abusé? Or, si je fais une telle chose, je suis coupable, selon le Code criminel canadien, de production de matériel pornographique pédophile et je m’expose, à ce titre, à une peine d’emprisonnement. Mieux : si j’écris « Karine suce comme une belle salope », je produis de la pornographie légale. Si j’ajoute « elle est très douée pour une fillette de onze ans », je viens non seulement de produire du matériel pornographique, mais je l’ai diffusé et je l’ai placé sur votre ordinateur. Un conseil d’amie : n’allez pas répondre à la porte si ça sonne, c’est sûrement les flics qui viennent vous embarquer.

La Caisse des Despotes

Tym Machine m’a demandé quel était mon point de vue anarchiste sur la Caisse des Despotes. En bref, mon point de vulve vue est le suivant: il faut abolir la Caisse! Le but réel de la Caisse est d’enrichir une mafia corporatiste privilégiée et une intelligensia criminelle bourreaucratique en volant de l’argent aux CONtribuables. La Caisse n’est certainement pas un programme social!

Bien sûr, même si je souhaite ultimement l’éradication de l’État, je ne vois pas de problème majeur à ce que les gens puissent avoir un revenu minimal décent pour pouvoir vivre. Mais pour ce faire, il serait préférable d’utiliser le compromis suivant: un revenu minimal garanti pour chaque adulte sous la forme d’un impôt négatif à la Milton Friedman. Ce serait déjà moins pire que la situation actuelle!

En ce qui concerne l’abolition de la Caisse, je parle de sa désétatisation et non pas de sa privatisation, contrairement aux libertariens vulgaires qui souhaitent soi-disant abolir la Caisse. Les actifs et les sommes d’argent volés par l’État doivent être retournés aux travailleurs qui ont contribué à la Caisse, pas à des mafieux corporatistes qui pourraient acquérir à rabais les propriétés illégitimes de l’État. Méfiez-vous!

Centrales syndicaleuses et crime organisé: les criminels ne sont pas ceux que vous croyez!

Voici mes commentaires sur ce billet de Martin Masse publié sur le Blogue du QL. Masse dit d’abord ceci:

Il y a longtemps que nous dénonçons, dans le QL, cette institution fondamentalement liberticide et réactionnaire que sont les syndicats. Les syndicats fonctionnent sur le modèle du racket de protection. En échange d’une «collaboration» avec l’employeur pour faire fonctionner l’entreprise de façon minimalement rentable, les mafias syndicales peuvent siphonner financièrement des employés captifs, imposer diverses conditions de travail improductives, et entretenir une clique de parasites dont la seule fonction est de gérer ce rapport de force sous le prétexte fallacieux de «défendre les travailleurs».

Bien dit, je suis d’accord avec ces affirmations! Cependant, les patroneux sont encore pires! Par exemple, Labeaume Le Minable prétend, avec raison, que certains syndicaleux “fourrent le système”. Par contre, la majeure partie de la fortune personnelle de Labeaume Le Minable provient du fait qu’il a lui-même fourré (légalement) le système. Pourtant, si je traitais Labeaume de “minable fourreur de système” lors de la période de questions des citoyens au Conseil de Ville de Culbec City, Labeaume ne se gênerait pas pour invoquer une “question de privilège” et pour ordonner que les policiers “fourreurs de système” me crissent dehors de la salle. Par ailleurs, j’attends toujours une analyse critique approndie du QL sur la question des privatisations des sociétés d’État. Mais évidemment, ça irait à l’encontre des dogmes pro-capitalistes de nombreux libertariens vulgaires qui sont en faveur de la vente à rabais de propriétés étatiques illégitimes à des mafieux corporatistes privilégiés.

Il ajoute ceci:

Ce qui distingue les syndicats des organisations criminelles est que les premiers disposent de privilèges légaux considérables pour légitimer leurs actions, mais la méthode est essentiellement la même.

Pour être plus précis, on devrait plutôt dire ceci: ce qui distingue les syndicats des organisations criminelles est que les premiers disposent de privilèges légaux considérables pour légitimer leurs actions criminelles, et que les secondes sont créées par des lois liberticides étatiques qui rendent criminelles des activités qui ne sont pas des vrais crimes. L’affaire Louis Pasquin est un très bel exemple de cette fourberie étatiste. En fait, les centrales syndicaleuses sont nettement plus criminelles que le soi-disant crime organisé. Encore plus, les centrales syndicaleuses sont des vraies organisations criminelles soutenues par la mafia étatique.

Je vous invite à lire le reste du billet de Martin Masse. Je n’ai plus de critiques à formuler là-dessus et j’ai aimé son billet en général. Un jour, dans un futur billet, je vous expliquerai pourquoi les anarchistes et les libertariens doivent être anti-syndicaleux. Ne pas confondre avec l’anarcho-syndicalisme par contre, ceci est fort différent!

Bravo à mes lecteurs!

Votre santé mentale est excellente et vous êtes meilleurs que moi! Vous avez trouvé emmerdantes, pour la plupart, mes références à l’affaire “Red Bull Crashed Ice”, avec raison! 🙂

Mais voyez-vous, c’était le principal sujet dans l’actualité de Culbec City la semaine dernière, alors je suis tombé moi aussi dans ce piège à cons! 😉

Louis Pasquin est-il vraiment un criminel?

J’étais censé de vous parler de l’affaire “Red Bull Crashed Ice” en ce jour d’hui (attendez, je vais malgré tout en parler indirectement!) mais il y a plus intéressant dans l’actualité. Tout de même, je vous suggère fortement de ne pas acheter du Red Bull aujourd’hui et de boire du café (équitable ou pas), du Full Throttle, du Guru, du Rockstar, etc. Ou faites comme moi, ne buvez rien de tout ça!

Je veux vous parler de Louis Pasquin, un avocat criminaliste ayant déjà défendu des motards, qui a été déclaré coupable des soi-disant “crimes” suivants: gangstérisme, complot pour trafic de drogue et trafic de drogue. J’ai l’impression que cette décision est un dangereux précédent et que la défense pleine et entière des accusés (si ça existe!) dans ce type de dossier pourrait ne plus être possible à l’avenir.

Du point de vue anarchiste, en supposant qu’aucun meurtre n’aurait été commis dans ce dossier (je ne suis pas sûr de ce point précis), aucun de ces trois soi-disant “crimes” ne sont des vrais crimes, tout simplement parce qu’il n’y a pas de victime et qu’il n’y a eu aucune agression de commise. En ce qui concerne le trafic de drogue, il n’y a aucun doute, ce n’est pas un crime à moins de contraindre des mineurs (on peut en débattre) à en consommer.

Concernant le gangstérisme, on le définit ainsi dans la loi C-95:

« acte de gangstérisme »

a) Soit l’acte criminel défini par l’article 467.1 ou tout autre acte criminel défini par la présente loi ou une autre loi fédérale, passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus et commis au profit ou sous la direction d’un gang, ou en association avec lui;

b) soit le complot ou la tentative de commettre un tel acte, la complicité après le fait à tel égard ou le fait de conseiller de le commettre.

Et l’article 476.1 (1) est:

467.1 (1) Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans quiconque, à la fois :

a) participe aux activités d’un gang, ou y contribue de façon importante, tout en sachant que les membres de celui-ci ou certains d’entre eux commettent ou ont commis, au cours des cinq dernières années, une série d’actes criminels définis par la présente loi ou une autre loi fédérale et passibles d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus;

b) est partie à la perpétration d’un acte criminel passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus et commis au profit ou sous la direction du gang, ou en association avec lui.

Et y on définit “gang” ainsi:

« gang »: Groupe, association ou autre organisation d’au moins cinq personnes, constitué de façon formelle ou non et qui remplit les conditions suivantes :

a) l’une de ses principales activités consiste à commettre des actes criminels définis par la présente loi ou une autre loi fédérale et passibles d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus;

b) ses membres ou certains d’entre eux commettent ou ont commis, au cours des cinq dernières années, une série d’actes criminels passibles d’un emprisonnement maximal de cinq ans ou plus.

En lisant tout ça, on se rend bien compte que le gangstérisme n’est pas un crime, même s’il peut arriver que des vrais crimes soit commis à l’intérieur d’un gang.

Il faut dénoncer avec véhémence ce genre de législation liberticide qui judiciarise des non-crimes sans victime. Comme le disait si bien François Tremblay:

Cette loi existe dans un vacuum, sans base ni fondement, attribuant aux membres d’un groupe moins de droits qu’aux autres individus, et brisant la liberté d’association. Elle n’existe que pour empiéter sur les droits des citoyens en utilisant comme prétexte le phénomène des gangs. Les guerres sont un outil essentiel pour les États qui tentent de rendre l’opinion publique favorable à l’accaparement gouvernemental du pouvoir, comme nous l’observons avec la guerre à la pauvreté, à la drogue, et ici au Québec, la guerre contre les motards.

Et on pourrait y ajouter la “guerre au terrorisme”!

N’oubliez pas que le Bloc Culbécois est le principal propagandiste (encore plus que les CONservateurs) de cette loi anti-gang qui est l’une des lois criminelles canadian les plus à drouate et étatiquement violentes! C’est Réal Ménard, actuel député du Bloc dans Hochelaga-Maisonneuve, qui fut le premier parlementaire à déposer un projet de loi anti-gang à Ottawa en 1995. Quelle honte pour les séparatistes! Qui a dit que le Bloc était inutile et couchait avec la gau-gauche?

François Tremblay avait bien raison de dire ceci:

Au diable la liberté d’association! Il vaut mieux essayer d’aller ramasser des votes en ayant l’air de faire quelque chose. Pourtant, s’il y en a qu’il faudrait accuser de gangstérisme, ce sont bien les députés du Bloc Québécois, qui ne semblent pas dédaigner le vol et la censure pour arriver à leurs fins.

Red Bull: une corporation gangstériste?

Utilisons le même standard étatiste pour affirmer l’énormité suivante: Red Bull est une corporation gangstériste! En effet, vendredi dernier, Labeaume Le Minable a donné un appui inconditionnel au terrorisme occidental. Il disait entre autres ceci:

N’écoutez pas ces bavards qui, emmitouflés dans leur sécurité québécoise, dans leur salon, ergotent sur l’antimilitarisme [et] sur ce que devrait être, selon eux, la politique canadienne et le devoir des militaires. Sachez que vous êtes nos braves!

En étant un tel complice de crime, Labeaume Le Minable est donc un gangster criminel et comme Labeaume appuie directement Red Bull, donc cette corporation est aussi coupable de gangstérisme par association! 😉

De s’associer avec un méchant séparatiste pro-terroriste fourreur de système comme Labeaume Le Minable n’est certainement pas le genre de truc qui va dégager une image corporatiste positive pour Red Bull!

En fait, une telle image négative est nettement plus controversée que quelques rarissimes récalcitrants qui réclament peut-être trop de tranquillité dans leur quartier…pendant que Labeaume Le Minable boit une canette de Red Bull dans son salon en ergotant son mépris contre les anti-militaristes…

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Merci à Voix de Faits pour l’image très amusante!

N'ajustez pas votre écran…

vous êtes toujours chez Anarcho-pragmatisme! Si le Minable Labeaume, le Démago-Maire sarkozien pro-terroriste de Culbec City, une personne élue pour administrer de l’argent volé, fait la promotion de la boisson stimulante Red Bull au détriment des autres marques, violant les principes du libre-marché soi-disant si cher à Labeaume Le Minable lui-même et aux stations de radio-poubelle qui l’ont fait élire, il est tout de même moins ridicule (même si j’admets que c’est stupide! 😉 ) que je fasse la promotion des autres boissons stimulantes! 😉

Buvez du café (équitable ou pas), du Full Throttle, du Guru, du Rockstar, etc. Ou faites comme moi, ne buvez rien de tout ça! Et surtout, n’achetez pas du Red Bull jusqu’à vendredi à 23h59!

P.S.: Je ne suis pas un opposant à la tenue du Red Bull Crashed Ice à Culbec City et je souhaite même son retour! Ce n’est pas le but du débat que je veux lancer.

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