Monthly Archives: June, 2009

Les prémisses micro et macro-économiques reliées aux divers concepts de libre-marché

Ce billet est inspiré par cette discussion suivant mon billet précédent sur les trois concepts de libre-marché. D’abord, je vais exposer les définitions et principales prémisses des deux principaux domaines de la science économique: la micro-économie et la macro-économie.

Tel que défini dans Wikipédia: “la microéconomie (ou micro-économie) est la branche de l’économie qui analyse le comportement économique au niveau d’entités individuelles telles qu’un consommateur ou une entreprise. Les consommateurs sont considérés comme des offreurs de travail et des demandeurs de produits finis. Les firmes sont, quant à elles, des demandeuses de travail et des offreuses de produits finis et de consommations intermédiaires.”

Deux prémisses principales orientent les théories micro-économiques:

1) La maximisation du profit de la firme (entreprises, corporations, etc.)

2) La maximisation de la satisfaction du CONsommateur

Généralement, la maximisation du profit de la firme prédomine sur la maximisation de la satisfaction du consommateur, mais pas toujours! On peut très bien inverser cet ordre de priorité en micro-économie.

De son côté, la macroéconomie (ou macro-économie: dont le terme est introduit en 1933 par l’économiste norvégien Ragnar Frisch) “est l’approche théorique qui étudie l’économie à travers les relations existant entre les grands agrégats économiques nationaux, le revenu, l’investissement, la consommation, le taux de chômage, l’inflation, etc.”

Une prémisse principale et un corollaire orientent les théories macro-économiques:

1) La maximisation du Produit Intérieur Brut (PIB), calculé à l’aide de l’identité des comptes nationaux (un jour, je vous expliquerai à quel point cette identité est TRÈS mal interprétée: en attendant, lisez cet article de Frank Shostak, celui d’André Dorais et celui de François Tremblay)

1 B) Un corollaire de 1): la maximisation des revenus des gouvernemamans

Les tenants du libre-marché capitaliste, particulièrement les drouatistes étatistes et les libertariens vulgaires, raisonnent selon toutes les prémisses micro et macro-économiques. D’un point de vue économique, leur ordre de priorité est le suivant:

1) Maximisation du Produit Intérieur Brut (PIB) (Note: seuls les drouatistes étatistes s’intéressent à la maximisation des revenus des gouvernemamans (pensez à Sarko Labeaume, à l’ADCUL et aux CONservateurs), mais comme il s’agit d’un corollaire de l’augmentation du PIB, les libertariens vulgaires y consentent involontairement!)

2) Maximisation du profit de la firme

3) Maximisation de la satisfaction du CONsommateur

L’appui aveugle des zélateurs du libre-marché capitaliste à toutes ces prémisses micro et macro-économiques fait en sorte qu’ils acceptent que l’État intervienne pour stimuler l’économie, quitte même à ce que l’État commette des crimes contre sa population, afin que l’économie soit la plus stimulée possible et que le PIB augmente de manière effrénée, ce qui, par conséquent, fait augmenter les revenus des gouvernements.

En ce qui concerne les gau-gauchistes étatistes, ceux-ci sont contre toute forme de libre-marché et ils ne s’intéressent pas à la partie micro-économique, en général. En fait, la seule chose qui les intéresse d’un point de vue économique, c’est l’augmentation des revenus des gouvernemamans, sauf qu’ils volent tellement d’argent aux consommateurs, aux travailleurs et aux entrepreneurs que le PIB ne peut que décroître à moyen et à long terme, ce qui plonge la société dans une pauvreté abjecte à moyen et à long terme: ainsi, les revenus des gouvernemamans diminuent à moyen et à long terme! Il est vrai que je suis souvent d’accord avec les gau-gauchistes étatistes concernant leurs diagnostics pertinents sur les effets pervers du capitalisme, mais leurs solutions sont tellement criminelles et inefficaces que je ne peux pas les appuyer là-dessus, même s’ils sont moins pires que les drouatistes étatistes!

Les tenants du libre-marché propriétarien ne s’intéressent à la macro-économie que pour critiquer les effets pervers de l’État. Au moins, ils s’y intéressent, contrairement aux anarchistes (sauf chez les anarcho-capitalistes, bien sûr!). J’ai l’intention de corriger cette situation, car il est essentiel de bien connaître l’économie pour être capable d’élaborer un raisonnement anarchiste cohérent, ce que les libertariens et les anacho-capitalistes ont très (ou trop!) bien compris! Cela dit, les zélateurs du libre-marché propriétarien (souvent des amateurs d’économie misésienne) ne raisonnent que selon les prémisses micro-économiques. De plus, ils inversent l’ordre de priorité de la manière suivante:

1) Maximisation de la satisfaction du CONsommateur

2) Maximisation du profit de la firme

Donc, pour les tenants du libre-marché propriétarien, le client est roi, contrairement aux système capitaliste actuel, et les profits ne peuvent être qu’une forme de profit entrepreneurial pur, et non pas une rente politique, ce qui est déjà une nette amélioration par rapport au système capitaliste actuel. Par contre, leur appui au droit de propriété, quoique moins pire que le simulacre de droit de propriété actuellement en vigueur dans le système capitaliste, est une forme de restriction des libertés non-économiques qui fait en sorte que les anarchistes (sauf les anarcho-capitalistes) ne peuvent appuyer entièrement cette conception du libre-marché, même si elle est beaucoup meilleure et beaucoup plus libre que le libre-marché capitaliste.

Chez les tenants du libre-marché anti-capitaliste, en plus de rejeter les prémisses macro-économiques et de considérer en priorité le client, les travailleurs entrent dans l’ordre de priorité micro-économique. On y considère les entrepreneurs et les travailleurs, comme l’ensemble des co-travailleurs ou co-entrepreneurs (je préfère cette dernière dénomination) dans une relation de collaboration volontaire, et non pas dans une forme d’hiérarchie de pouvoir. De plus, on parle plus de maximisation de la satisfaction des co-entrepreneurs que de la maximisation de ses profits. Voici l’ordre de priorité micro-économique des zélateurs du libre-marché anti-capitaliste:

1) Maximisation de la satisfaction du client

2) Maximisation de la satisfaction des co-entrepreneurs (pas nécessairement monétaire)

Tout comme dans le libre-marché proprétarien, le client est roi. La principale différence se situe dans le rôle des travailleurs et des entrepreneurs qui collaborent volontairement, à titre de co-entrepreneurs, au lieu de sombrer dans une structure d’hiérarchie de pouvoir. De plus, l’adoption d’un droit de possession, basé sur l’utilisation et l’occupation, au lieu d’un droit de propriété, et l’adoption d’un mode d’organisation coopératif non basé sur des hiérarchies de pouvoir, engendrent la conséquence logique de l’élimination de toute forme de profit. Attention, cette élimination du profit n’est qu’une conséquence logique du libre-marché anti-capitaliste, et n’est pas causée par quelconque répression étatique criminelle anti-profit à la sauce gau-gauchiste étatiste.

Tout de même, les différences entre le libre-marché propriétarien et le libre-marché anti-capitaliste sont beaucoup moins importantes que celles avec le libre-marché capitaliste. Malgré ses inconvénients, je préfère nettement le libre-marché propriétarien au libre-marché capitaliste. Mais je maintiens ma position: le libre-marché anti-capitaliste est le libre-marché qui est vraiment le plus libre!

Fuck Cacanada!

Réponse à un anti-intello

En réponse à ce billet portant sur le racisme, j’ai reçu ce commentaire de la part d’un anti-intello. Je vais y répondre dans ce billet, en citant ses propos.

L’anarchisme est le summum du parasitisme. Il ne peut exister s’il n’y a aucune société proche à parasiter.

D’où vient cette connerie? Par contre, remplacez “anarchisme” par “étatisme” et je suis entièrement d’accord avec vous!

Sinon qui va fabriquer leurs verres, leurs brosses à dents, leurs canifs, leurs chaussettes, leurs verres, leur eau potable, leur électricité ou leurs bougie, leur pain, leur vin, leur papier, leur gomme, leurs crayons, leurs slips, leurs cure-dents, leurs lits, leurs matelas, leurs miroirs, leurs portes, leurs fenêtres, leurs tuiles, leurs draps, leurs vêtements, leurs lunettes quand ils seront vieux, ou leurs poudres et leurs bombes, ou même leurs tabourets ou leurs chaises, leurs peignes ou leurs mouchoirs… non !… soyons sérieux !…

En quoi ce que vous dites a-t-il un lien avec l’anarchisme? Si vous êtes sérieux, vous allez faire comme moi, i.e. dénoncer le système capitaliste qui nuit aux travailleurs qui produisent toutes ces choses.

Les intellectuels considèrent la civilisation comme un dû. Comme quelque chose qui est là de toute éternité et qu’il faut utiliser de telle ou telle façon.

Si vous parlez des intellectuels étatistes, on s’entend! En fait, même les non-intellectuels étatistes considèrent la civilisation comme un dû, en principe!

Les anarchistes ne dérogent pas à la règle. Pire, ils sont le must des intellos.

Quel est le lien avec les anarchistes dans votre propos? De plus, de la façon dont le système capitaliste ostracise les intellos anarchistes, je ne vois pas en quoi ils sont le “must” des intellos, à part peut-être certains anarcho-étatistes bourgeois et confus comme Chomsky et Baillargeon et encore là, des soi-disant intellos pro-terroristes étatistes comme Mark Steyn (le gourou de Riri Tartineau) et Christopher Hitchens (même s’il a raison concernant les dérives fascistes des religions, mais il sombre trop dans l’islamophobie pro-terroriste, tout en étant trop complaisant face au sioni-fascisme et à l’intégrisme chrétien aux États-Unis) sont soi-disant beaucoup plus “crédibles” que ces deux-là!

Ils ne savent pas comment faire pour refuser d’être utile à la collectivité tout en étant incapable de s’en passer.

Aucun lien avec l’anarchisme, encore une fois!

Personnellement, je ne suis pas parfait et je sais que rien ni personne n’est parfait. Je ne déteste pas la société, même si elle a parfois des défauts terribles.

Et si on abolissait la société, comme le proposait si bien Anne Archet? Je déteste la société mais pas les gens qui la composent! En ce qui concerne la perfection, je vous réfère à ma quatrième attitude anarcho-pragmatiste essentielle: viser une amélioration constante à long terme plutôt qu’une perfection statique à court terme. Alors, je ne suis pas comme la plupart des anarchistes sur ce point!

Je me sens en dette. Je me suis toujours senti en dette. C’est ma nature, c’est ainsi, c’est dans mes gènes. Et pourtant, et pourtant la vie n’a vraiment pas été tendre avec moi… pas du tout, mais alors pas du tout, du tout.

Mais je sais que le paysan travaille pour moi, puis le boulanger, puis l’ingénieur mécanicien, puis le mécanicien, puis le maçon, puis le charpentier, puis le chimiste qui me fabrique un médicament, puis le tisserand, puis le berger, puis l’ouvrier de chez Michelin, de chez Renault, puis celui-là qui m’a construit une station d’épuration, puis cet autre qui a dressé ce barrage et cet autre qui monté ces turbines, planté ces poteaux et fais courir ces fils jusqu’à moi, puis cet autre qui a abattu ces arbres pour en faire des planches, des poutres, des meubles ou du papier.

JE ME SENS EN DETTE, MOI.

Alors, l’anarchie sera bénéfique pour vous! L’État cessera de vous voler votre argent et vous pourrez payer votre “dette” au lieu de vous faire imposer une dette par l’État (ou de forcer les autres à payer vos dettes avec la complicité de l’État ou de voler ce que vous devez aux autres en faisant faillite avec la complicité de l’État). De plus, ce sera plus agréable pour vous, puisque dans une anarchie, le client sera roi et les ouvriers travailleront pour vous en priorité, et non pas pour l’État et leur putain de boss!

Même si elle est imparfaite, je fais tout ce que je peux pour être utile à la collectivité… parce que la collectivité m’est utile.

Avez-vous envie de remplacer “collectivité” par “État”? Ça expliquerait votre litanie de clichés!

Je ne dis pas « je ne dois rien à personne et de toute façon ça m’est dû ». Je n’en ai pas le cœur, je n’aurai jamais le cœur d’être aussi ingrat.

Ce sont les étatistes qui incorporent cette ingratitude dans leur coeur, pas les anarchistes!

Quand à dire que les races n’existent pas, c’est d’un ridicule achevé. C’est comme si l’on disait que les hommes et les femmes n’existaient pas, que le jour et la nuit n’existaient pas. C’est de l’inconscience pure.

Ce n’est pas exactement ça j’ai dit. Je sais très bien que les Noirs et les Blancs existent! J’ai dit ceci:

Alors, le racisme et le concept de race sont certainement incompatibles avec l’anarchisme. De plus, ce sont les étatistes qui ont exacerbé ces concepts barbares.

Donc, c’est l’étatisme qui engendre en majeure partie le racisme. L’anarchie n’en a rien à foutre de la catégorisation raciste des étatistes. Peu importe la couleur de la peau, ce sont tous des êtres humains avec les mêmes droits, n’en déplaise à la police et à leur profilage racial à la con!

Le raisonnement se fait TOUJOURS au détriment de la prise de conscience.

Pas chez tout le monde, surtout pas chez les anarchistes! Bien sûr, il est vrai que le manque de prise de conscience est un sérieux problème chez plusieurs de mes collègues scientifiques, mais le chapeau ne me fait pas!

À force de vouloir être intelligents, les hommes sont devenus stupides.

Mieux vaut être curieux intellectuellement, même si ça vous déplaît et malgré votre jalousie, que d’ostraciser les intellos insoumis, comme le fait si bien la nonocrassie capitaliste!

Les intellos sont la plaie de l’humanité.

En fait, ce sont les intellos étatistes qui sont une plaie de l’humanité, car ils rationalisent fallacieusement la violence perpétrée par l’État! Pensez à ces intellos de bécosse prétentieux que sont Mathieu Bock-Côté et Claude Reichman! Bah, au moins, le premier est séparatiste…

Libre-marché: trois concepts, dont le libre-marché anti-capitaliste

Dans un billet précédent, j’ai expliqué pourquoi les anarchistes et les libertariens non-vulgaires doivent être anti-capitalistes et pro-marché. Cependant, même le terme “libre-marché” porte à confusion, en raison de la perversion de son sens véritable par les zélateurs du capitalisme. Voilà pourquoi je vais définir trois concepts différents de libre-marché dans ce billet.

1) Le libre-marché capitaliste est le concept de soi-disant “libre-marché” tel que reconnu par la quasi-totalité des gens, les drouatistes étatistes et même chez les libertariens/minarchistes vulgaires. Le libre-marché capitaliste fonctionne à même le système capitaliste tel que nous le connaissons présentement et les interventions de l’État doivent favoriser l’accumulation effrénée des profits des entreprises au dépens des travailleurs, des consommateurs, des non-adultes et des sans-emploi. De plus, le libre-marché capitaliste reconnaît la légitimité des propriétés de l’État, et les zélateurs du libre-marché capitaliste n’hésitent à réclamer la privatisation des propriétés de l’État. Grâce au soutien de l’État, le libre-marché capitaliste crée des conditions (lobbys, monopoles, cartels, concentration shylockienne de la richesse, etc.) telles qu’on ne peut pas le considérer comme un véritable libre-marché, contrairement à la croyance populaire et aux prétentions fallacieuses des élites corpo-fascistes étatistes.

2) Le libre-marché propriétarien est le concept de libre-marché prôné par les anarcho-capitalistes et les libertariens/minarchistes non vulgaires. Comme le libre-marché capitaliste, ce concept de libre-marché a besoin du droit de propriété pour fonctionner. Cependant, le droit de propriété est à peu près la seule ressemblance entre le libre-marché capitaliste et le libre-marché propriétarien. Chez les libertariens/minarchistes non vulgaires, aucune intervention de l’État n’est admise dans ce libre-marché, sauf pour protéger le droit de propriété. Chez les anarcho-capitalistes, la protection du droit de propriété s’effectue par l’intermédiaire de sociétés d’assurance et d’organisations privées d’arbitrage et de résolution de conflit. La seule forme de profit admise dans ce type de libre-marché est le profit entrepreneurial pur, qui ne résulte que de la prévision judicieuse de la demande par les entrepreneurs, et non pas de quelconque faveur de l’État. On peut aussi définir le profit entrepreneurial pur comme étant “un profit pur qui n’est à mettre en rapport avec l’utilisation d’aucun facteur de production quel qu’il soit, et qui résulte d’une décision simultanée d’achat et de vente à la suite de la découverte de différences de prix avantageuses dont l’existence est fondée sur l’ignorance des agents quant à l’offre et la demande exactes.”

3) Le libre-marché anti-capitaliste est le seul concept de libre-marché que je reconnaisse comme étant LE véritable libre-marché, quoique j’admets que le libre-marché propriétarien est nettement meilleur et beaucoup plus libre que le libre-marché capitaliste: je suis donc ouvert au débat sur ce point! Le libre-marché anti-capitaliste est le concept de libre-marché prôné par les anarcho-mutuellistes, en particulier Kevin Carson. Le libre-marché anti-capitaliste ne nécessite que le droit de possession pour fonctionner et n’admet pas le droit de propriété, ce qui fait en sorte qu’aucune forme de profit n’est viable dans ce libre-marché, même si moralement parlant, la plupart des mutuellistes, ainsi que moi-même, considèrent le profit entrepreneurial pur comme étant un vice non-criminel. Aucune forme d’intervention étatique n’est admise dans un libre-marché anti-capitaliste et aucune intervention étatique n’est admise pour favoriser l’émergence d’un tel libre-marché. De plus, tous les anarchistes, même les non-mutuellistes, qui sont en faveur du droit de possession mais contre le droit de propriété (ce qui inclut beaucoup d’anarchistes libertaires de tout acabit), adhèrent au concept de libre-marché anti-capitaliste, souvent indirectement, ou sans même le savoir! Les tenants du libre-marché anti-capitaliste sont ceux qui élaborent la plus vigoureuse critique contre le capitalisme, mais sans sombrer dans l’apologie de la violence étatique vomie par les gau-gauchistes étatistes.

De plus, le principal point en commun entre le libre-marché propriétarien et le libre-marché anti-capitaliste est le caractère illégitime des propriétés de l’État. Les zélateurs du libre-marché capitaliste sont en faveur de la privatisation des propriétés et des services étatiques, i.e. l’action de transférer ou vendre (la plupart du temps à rabais, en plus!) une propriété illégitime de l’État à une entreprise privée, dont sa nouvelle propriété sera illégitime par conséquent. Les tenants du libre-marché propriétarien et du libre-marché anti-capitaliste n’admettent aucune forme de privatisation, du moins pas selon ma définition exposée plus tôt. Par contre, ceux-ci (dont moi-même) prônent plutôt la désétatisation des propriétés et des services étatiques, i.e. la dépossession de l’État de sa propriété illégitime vers les contribuables et les travailleurs (plus légitime). Voici ce que dit François Tremblay à ce sujet:

To the Market Anarchist, privatization is not a bad word, if it means “taking things away from the State,” not “giving control to corporations.” Indeed, that is what Anarchy is all about, reclaiming from the State what we legitimately own. But what we observe as privatization within the statist context is not Anarchy at all.

Pour l’anarchiste de marché, le mot “privatisation” (ici, ce terme inclut aussi la “désétatisation”) n’est pas mauvais en soi, si cela signifie “déposséder l’État et prendre le contrôle des choses en dehors de l’État” et non pas “donner le contrôle aux corporations”. En fait, il s’agit de la base même de l’anarchie, i.e. réclamer de l’État ce que nous possédons légitimement. Mais ce qu’on observe comme privatisation dans un contexte étatiste (ici, il s’agit de ma définition de la privatisation) n’est pas du tout de l’anarchie!

L’appui à la désétatisation et la dénonciation des privatisations sont des points où les anarchistes de tout acabit s’entendent très bien en général et j’adopte la même position dans ce dossier. Je vous suggère de lire ce texte de Kevin Carson afin de mieux distinguer ces deux concepts.

Dorénavant, lorsque j’écrirai le terme “libre-marché”, je parlerai toujours du “libre-marché anti-capitaliste”. Ne soyez pas surpris si j’écris de plus en plus la dénomination “libre-marché anti-capitaliste” au complet.

Vive le libre-marché anti-capitaliste!

Multiplillet pré-Fête Nationaleuse du Culbec

D’abord, je souligne que l’expression “j’aborre le darwinisme social”, utilisée dans ce billet, a été initiée par Martin Beaudin-Lecours. De plus, les expressions “Multiplillet”, “Riri Tartineau” et “Éconocentrophile” ont été créées par Renart et le sobriquet “Sarkonazi” a été créé par cet irrévérencieux blogueur belge.

Élections partielles: une analyse simple et logique

Suite au balayage de la charogne soi-disant libérale lors des élections partielles du 22 juin (hier), de nombreux journaleux de bécosse ont conclu à l’ “approbation plébiscite des politiques de Jean De La Charogne”, aux “problèmes de leadership de Pauline Marois”, à la “baisse inéluctable de la ferveur nationaleuse au Québec” et au “caractère controversé des propos scandaleux de Jacques Parizeau” (j’y reviendrai bientôt, je suis d’accord avec Parizeau!) bref, un paquet de conneries et d’analyses saugrenues de la part de journaleux en manque de nouvelles et de propagandistes fédéraleux étatistes. En fait, les résultats de cette élection n’ont que très peu à voir avec tout ça, et le PCul vogue dans la bonne direction pour les prochaines élections générales. Ne soyez pas inquiets, chers séparatistes! Plus inquiétantes sont les fausses convictions séparatistes (la souveraineté conditionnelle de gau-gauche étatiste! 😦 ) de Québec Solidaire, des complices de la charogne soi-disant libérale!

Voici, dans l’ordre, les trois principales raisons qui expliquent ces résultats:

1) La lune de miel récurrente entre les électeurs et le parti au pouvoir, à peine six mois après sa réélection.

2) Le culte de la personnalité dans Rivière-Du-Loup: Jean D’Amour est un ex-maire de Rivière-Du-Loup qui était déjà très populaire. Il est donc normal que les électeurs de ce comté l’aient élu, d’autant plus qu’ils se sont intoxiqués au culte de la personnalité en élisant Mario Ducon durant les 14 dernières années!  Pensez-y, à l’heure actuelle, Sarko Labeaume se ferait élire même s’il se présentait hypothétiquement comme candidat pour Québec Solidaire dans le comté de Charlesbourg, ça n’a rien à voir avec les idées ou les faits!

3) Les électeurs anglophones du comté de Margaret-Burghjoyce sont tellement racistes que, même si Karla Homolka avait été la candidate de la charogne soi-disant libérale, elle aurait été élue quand même.

Avant de passer au prochain sujet, j’ajoute ceci: IL NE FAUT JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS, VOTER POUR LE PARTI AU POUVOIR LORS D’UNE ÉLECTION PARTIELLE! Élire un député de l’opposition nuit au gouvernemaman et c’est une très bonne chose! Même si le PCul était au pouvoir, je voterais pour le parti qui aurait le plus de chances de le battre, même si cela signifiait que je voterais pour la charogne soi-disant libérale. Mais je vais rassurer les électeurs louperivois, vous n’êtes pas encore aussi crétins que les électeurs de Culbec City, de L’avale et de Saguenay, qui croient qu’il est préférable que Sarko Labeaume, Gilles Vaillancourt et Jean Tremblay n’aient pas d’opposition à la mairie!. Ah, la médiocrassie pseudo-représentative, quel merdier!

Sale gau-gauchiste que je suis: je propose un combo Bloc-NPD aux prochaines élections fédérales!

Nous savons fort bien que Sourcils Ignatieff nous propose la même vieille philosophie interventionniste fédéraleuse troudeauiste centralisatrice. De plus, l’affaire de la commission fédérale des valeurs mobilières, une autre intrusion scandaleuse du fédéral dans un domaine de compétence provinciale, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase: le soi-disant “fédéralisme d’ouverture” des CONservateurs n’existe plus et est plus centralisateur qu’à l’époque de Brailleur Baloney (au moins, celui-ci respectait un peu le Québec et avait tenté quelque chose!). En fait, la base militante décentralisatrice désétatisante (plusieurs libertariens, dont Martin Masse, avaient même appuyé cette vision décentralisatrice: même Maxime Bernier et Art-Peur lui-même appuyaient cette vision au départ) du “Reform Party” a été littéralement trahie, de la même façon qu’à l’ADCul, par le gouvernemaman CONservateur, afin de mieux asservir le Québec et d’acheter des votes! Dear Western Cacanada, you’ve got screwed by your own Reformists Tories!

Cependant, j’ai été agréablement surpris par la réaction du NPD dans ce dossier. Dernièrement, je constate avec stupéfaction que le NPD, même s’il est encore trop interventionniste à mon goût, n’est pas plus étatiste que les autres et est devenu le parti fédéraleux le moins irrespectueux des provinces! Voici que Thomas Mulcair, député du NPD dans Outremont, pense de cette situation:

De son côté, le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a reproché aux conservateurs de s’ingérer dans un champ de compétence provincial.

Il a aussi critiqué le moment choisi par le ministre Flaherty pour cette annonce. « Il n’a même pas eu le courage de soulever le débat pendant que la Chambre siégeait encore. Il a attendu le premier jour où la Chambre ne siège plus », a déclaré M. Mulcair.

Tant qu’à se faire voler de toute façon par l’État canadian, aussi bien se faire voler pour financer des programmes sociaux que de se faire voler pour des inepties corpo-fascistes et militaristes. Par conséquent, lors de la prochaine campagne électorale fédérale, je me surprendrai moi-même et je proposerai aux électeurs du Québec de voter pour le Bloc Culbécois et aux électeurs du Rest Of Cacanada (incluant le West Island de Montreal) de voter pour le NPD, ou mieux encore, de créer leur propre Bloc, particulièrement en Alberta. Vive la séparation de l’Alberta! Il n’y a plus rien à faire pour décentraliser et désétatiser le Cacanada en y demeurant, les CONservateurs et la charogne soi-disant libérale (encore pire!) l’ont clairement démontré. Je vous en reparlerai. Gabrielle sera fière de moi! 😉 Mais attention, je suis toujours un anarchiste!

Au fait, j’aimerais connaître la véritable position du nouveau Sinistre de l’Anti-Développement Éconocentrophile de la charogne soi-disant libérale Culbécoise, Clément Gignac, dans ce dossier. Devra-t-il désavouer son propre job de bras afin de s’aligner sur la position de son collègue Sinistre Raymond Bachand, qui n’a rien d’autre à faire que de parler des Montreal Habs et des Nordiques ces temps-ci? Quelle est la véritable position de Jean De La Charogne dans ce dossier?

Port des signes religieux: Sarkonazi va trop loin!

Contrairement à Julien Royal qui délire (mais en général, je l’aime bien! 🙂 ) avec ce qu’il surnomme l’ “intégrisme athée” (sic), je suis un ardent défenseur de laïcité de l’État et je me suis prononcé ici-même contre le port des signes religieux chez les employés de l’État. Mais attention, je n’ai aucun problème à ce que les gens portent un signe religieux en dehors de leur travail (seulement dans le secteur public, en passant), ce que plusieurs de mes confrères anarchistes ne semblent pas avoir compris! Je sais fort bien qu’il s’agit d’une liberté individuelle fondamentale!

Par conséquent, je ne suis pas d’accord avec la dernière diatribe de Nicolas Sarkonazi, dont certains de ses collègues vont même jusqu’à envisager la possibilité que les femmes ne devraient pas avoir le droit de porter un voile partout à l’extérieur du lieu de résidence. Si une femme est vraiment forcée de porter le voile, qu’elle porte plainte comme les autres pour voies de faits ou pour violence conjugale! Sinon, il faudra supposer qu’elle le fait volontairement. Et à ce que je sache, aucune loi française ne force les femmes à porter un voile! Une telle loi contre le port du voile serait tout à fait illégitime et violerait un droit individuel fondamental.

Contre les drogues et contre la répression judiciaire anti-drogues

En guise de réponse à ce commentaire de La Chèvre, je précise que je ne me suis jamais drogué et que je suis contre la consommation de drogues. Cependant, je suis contre la répression judiciaire anti-drogues, parce qu’elle constitue un crime violent et illégitime perpétré par l’État.

Libre-marché anti-capitaliste

Vous devriez lire cette intéressante discussion entre un certain Darwin et François Tremblay. Darwin y cite Anne Archet:

Le libre marché est une fiction; il ne peut fonctionner sans l’État. Le libre marché est aussi une fiction au coeur du libéralisme, une idéologie autoritaire, basée sur l’échange et l’exploitation.

Les seules sociétés humaines qui ont vécu dans un état assimilable à l’anarchie pratiquaient le don, pas l’échange.

Je le répète donc encore une fois: votre attachement au marché (et par la bande, à la propriété) fait de vous un libertarien — un libéral radical — pas un anarchiste.

J’ai répondu à son commentaire dans ce billet. J’ajouterai ceci: Anne Archet commet la même erreur que de nombreux anarchistes (mais au moins, elle ne demande pas à l’État d’abolir le capitalisme!) et les libertariens vulgaires, i.e. elle confond les termes “capitalisme” (un système étatiste) et “libre-marché” (un concept anarchiste, même si les capitalistes s’en servent beaucoup pour vendre leur camelote). Si mes arguments ne vous convainquent pas, lisez mon billet sur le libertarianisme vulgaire, ça devrait vous aider à mieux comprendre.

Je ne sais pas quoi ajouter là-dessus. J’aimerais savoir quels sont les problèmes de Darwin avec ma position dans ce dossier, ça m’aiderait à mieux y répondre.

Avant de commenter ici (réplique à Renart)

Sachez que les blogueurs ont tout à fait le droit de censurer les commentaires comme ils le veulent, même si nous étions dans une anarchie. Mais avant que vous commentiez ici, j’ai des directives (sic) à vous donner, car ce blogue est un espace libre de discussion, faisant la promotion de l’anarchie, qui pourrait fortement intéresser ceux qui en ont marre de l’excès de censure dans les autres blogues, que vous soyez anarchiste ou étatiste, séparatiste ou fédéraleux, peu importe. Dans ce billet, je parodie ce billet de Renart L’éveillé, alors certains passages reprennent intégralement son propos.

Ne lisez surtout pas la Charte Néthique, ce sera inutile pour vous ici! De toute façon, il y a déjà trop de censure étatique pour en rajouter encore plus!

Écrivez vos commentaires en français, en anglais ou en ortograf alternativ, mais pas dans une autre langue! Hé vhou pouvhé mèm fèr dé phôte d’hortogrhaffhe ci vhou nheh çavé pâ hécrir, seh nhé pâ gravh!

Bienvenue chez vous et chez moi à la fois! Pour moi, ce blogue est un espace libre et public de discussion et je ne présuppose pas a priori de la mauvaise foi des commentateurs, alors je ne modère pas les premiers commentaires. Je vérifie parfois les adresses IP pour vérifier que ce n’est pas un participant déjà admis qui veut anonymiser son commentaire, mais j’accepte cette pratique de la part des commentateurs.

Depuis la création de ce blogue, sauf les spams publicitaires, je n’ai effacé qu’un seul commentaire, que je considérais trop odieux et trop privé envers un autre commentateur pour le laisser en ligne. De mon côté, la censure sera rarissime! En autant que le commentaire n’apporte pas de préjudice sérieux à un autre commentateur, ou ne contienne pas de menaces d’agression, je ne censurerai pas. Vive la blogosphère hardcore!

J’ai même laissé en ligne cet argument pro-militariste très convaincant 😉 de la part d’un certain Christopher. De loin le deuxième pire commentaire que j’ai lu ici!

Au lieu de traiter toutes les femmes de la terre de pute et de pétasse, va te trouver une femme et cesse de te branler devant ton écran. Ah oui, mais laisse-moi deviner ton problème est sûrement entre les deux oreilles. Incapable d’entrer en relation avec les femmes tu as ce besoin de les insulter a distance bien cacher derriere ton écran d’ordinateur. On voit bien la grosseur de tes couilles. On est toujours bien courageux dans cette position, le cul bien assis sur sa chaise alors que je suis convaincu que dans la vie réel tu es le genre à bégayer en présence des femmes incapables de les approcher sans avoir l’air d’un imbécile.

Pauvre type!

J’ai ouvert un blogue pour entre autres discuter, calmement ou pas, avec des gens intéressants (en particulier les dames! 🙂 ), ou même des gens plates qui s’intéressent à l’anarchisme. La critique envers mes idées, les débordements de vocabulaire, les insultes et les genres de niaiseries comme « ti-counes » et « trouduc », sont les bienvenus ici et ne seront pas censurés ni par moi, ni par le CRTC, ni par l’Office de la langue française!

Et même si je trouve quelqu’un de désagréable, je veux continuer à le lire sur mon blogue pour mieux illustrer la pertinence de mon propos et la pauvreté de ses arguments, c’est simple! Ici, on s’en câlisse de la nétiquette et de toutes les autres putains d’étiquettes patriarcaux, tabarnac!

J’aimerais tout de même vous suggérer un truc: comme le dit si bien Renart: “au lieu de l’insulte au premier degré pour marquer votre désaccord, utilisez donc des métaphores, de l’ironie — même du sarcasme, bien amené ou pas! Vous ferez preuve d’esprit, ça fera ressortir votre intelligence : une pierre deux coups!” Mais vous pouvez fort bien ne pas tenir compte de ma propre suggestion, surtout qu’il m’arrive de ne pas en tenir compte moi-même! Vous êtes tous les bienvenus!

Sur ce, bonne rédaction de commentaire, politiquement correct ou pas!

P.S.: Voici un commentaire que j’ai envoyé chez Renart hier. La partie soulignée a été censurée, c’est son droit mais je ne ferai pas ça ici! Les deux parties entre guillemets sont les idioties d’un certain Steve Prout.

“Il y a aussi Le parano du monde occidental (insupportable numéro 19) qui croit que l’État et les politiciens ne sont que des marionnettes contrôlées par les gros bonnets du groupe Bilderberg. Et le 11 septembre 2001? Ne le lancez surtout pas là-dessus, car il a TOUS les faits pour prouver que le vol 77 d’American Airlines N’A PAS percuté le Pentagone ce matin-là.”

Pauvre con de Steve Prout! Ce que je trouve insupportable, ce sont les tarés qui croient que les Desmardais et les membres de Bilderberg sont des grands entrepreneurs (imagine, on donne l’ordre du Culbec à Desmardais et on voulait l’enlever à Guy Lafleur, parlant de mérite! 🙂 ) et qui croient dur comme fer que la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 est vraie!

“La confiance de la population envers le gouvernement est au plus bas? On trouvera sur Internet des weirdos convaincus que le Grand Capital contrôle nos élus (et que les extraterrestres contrôlent le Grand Capital).”

Ce qui est vraiment insupportable, ce sont les eunuques qui ne remettent pas en question le capitalisme!

Les fascistes anti-drogues sont les vrais criminels: le dossier Yvan Ferland

Je vous suggère de regarder cet extrait de l’émission du 17 juin de Denis Lévesque à LCN. Ce vidéo est une entrevue de Denis Lévesque avec Yvan Ferland, condamné pour non-crime relié à la possession de cannabis. Vous constaterez à quel point les fascistes anti-drogues sont les vrais criminels en comparaison avec les vendeurs de drogues qui ne commettent aucun crime lorsqu’ils vendent de la drogue à des adultes consentants!

De plus, j’accuse l’État Cacanadian, l’État Culbécois, la SCul, l’avocat de la Couronne (ce crotté qui a demandé 18 mois de prison pour un non-crime) et les 12 jurés qui ont condamné Yvan Ferland de crime contre la personne. Vous êtes des salopards criminels bien plus dangereux que celui que vous avez condamné et vous méritez (à titre d’illustration du concept de “mérite” pour Renart) un sort bien pire que celui d’Yvan Ferland. Si j’avais fait partie de ces 12 jurés, je vous garantis que j’aurais tout tenté pour convaincre les 11 autres jurés de la non-culpabilité d’Yvan Ferland, quitte à prolonger indûment les délibérations, faire avorter le procès ou même violer le secret des jurés après le procès! Suis-je assez clair?

Après la séparation du Québec, la chose la plus importante à faire sera de combattre les fascistes anti-drogues et la répression des autres non-crimes. OUI, ET LA FIN DU FASCISME ANTI-DROGUES ET DE LA RÉPRESSION DES NON-CRIMES SERA POSSIBLE!

P.S.: Tant qu’à jouer le jeu des fascistes anti-drogues, si on interdit le cannabis, pourquoi ne pas interdire la morphine, tant qu’à y être? 😉

Retour sur le mérite: réponse à Chantal Beaupré

Ce billet est la suite du billet précédent concernant la déformation étatiste du concept de “mérite”.

D’abord, je précise que j’abhorre le concept de darwinisme social, qui est une créature capitalo-étatiste, en passant! En effet, la notion de “mérite” exposée dans mon billet précédent n’a rien à voir avec la “loi du plus fort” tant vénérée par les drouatistes étatistes et les libertariens vulgaires pour justifier leur camelote!

Maintenant, je vais répondre à ce billet de Chantal Beaupré sur le même sujet. Je remercie Renart de m’avoir suggéré ce lien. Comme d’habitude, je vais commenter plusieurs extraits.

Tout se passe comme si la plupart d’entre nous croyons que, puisque nous nous sommes comportés d’une certaine manière, non seulement certaines choses nous sont dues, mais qu’il est injuste si ces mêmes choses ne nous sont pas accordées.

Je suis d’accord avec cette affirmation, sauf que lorsque la violence étatique fait en sorte que des parasites obtiennent des privilèges à la place de ceux qui les méritent plus qu’eux, je considère ça injuste!

Le succès est-il absolument dû à un étudiant s’étant bien appliqué à ses études? NON!

Je suis d’accord, mais il ne faut pas que l’État fasse en sorte que des étudiants qui étaient médiocres dans un domaine donné obtiennent artificiellement un meilleur sort que ceux qui s’étaient bien appliqués à leurs études dans le même domaine, comme c’est le cas présentement!

La promotion est-elle obligatoirement due à un employé ayant fait preuve d’une excellent travail, d’une superbe performance? NON!

En effet, mais dans un véritable libre-marché, l’organisation a tout intérêt à accorder cette promotion à l’employé en question, et non pas à d’autres qui le méritent moins. Evidemment, dans les structures étatiques et dans les grandes corporations, ça ne fonctionne pas de cette manière!

Les enfants doivent-ils forcément être reconnaissants envers leurs parents, lesquels ont bien pris soin d’eux? NON!

Je suis d’accord. De toute façon, ni l’État, ni les parents ne sont les propriétaires de leurs enfants. Aux enfants de définir le mérite accordé aux parents! Ceci dit, des parents aimants risquent fort bien de recevoir plus de considération de la part de leurs enfants.

Est-il inéquitable pour un voleur de grand chemin de mener une vie fastueuse? NON!

Totalement en désaccord! Aucun voleur ne mérite une vie fastueuse, encore moins quand l’État est le complice de ce vol!

Est-il immérité à un honorable père de famille de croupir dans la misère? NON!

Personne ne mérite de croupir dans la misère. Mais, ceteris paribus (toutes choses étant égales par ailleurs), un honorable homme célibataire endurci le mérite encore moins que le même homme père de famille. Au moins le célibataire a nui à l’État en ne procréant pas!

Est-il injuste que des employés modèles soient mis à la porte, alors que d’autres, fort négligents, soient l’objet d’avancement? NON!

Dans des organisations différentes, je suis d’accord, mais pas dans la même organisation. Dans un véritable libre-marché, les entrepreneurs ont tout intérêt à garder les meilleurs. Évidemment, dans les structures étatiques et dans les grandes corporations, ça ne fonctionne pas de la même façon!

Est-il illégitime qu’un célibataire sans responsabilité vive vieux et en santé? NON!

Je suis d’accord. En fait, ceteris paribus, le célibataire sans responsabilité mérite de vivre plus vieux et en santé que le même homme marié avec responsabilité. Au moins, le célibataire a nui à l’État en ne se mariant pas!

Est-ce que santé et longue vie sont dues à une mère de famille mono-parentale, ayant à sa charge quatre rejetons? NON!

Je suis d’accord. En fait, ceteris paribus, la femme célibataire sans enfant mérite un meilleur sort que la mère monoparentale. Au moins, la célibataire a nui à l’État en ne se faisant pas engrosser!

Est-ce que les efforts bien concertés d’une personne doivent absolument être couronnés de succès? NON!

En effet, mais l’État ne doit pas faire en sorte que, dans un domaine donné, les efforts bien concertés d’une personne soient moins couronnés de succès que le parasitisme bien concerté d’une autre personne, comme c’est le cas présentement.

Méritons-nous quelque chose? NON!

Pas nécessairement en effet, mais tous ceux qui n’empiètent pas sur la liberté des autres méritent à tout le moins le droit de vivre sans être agressé! Voilà ce que l’État ne vous accordera jamais comme liberté!

Plusieurs sommes-nous à s’exclamer que les choses précitées (et une panoplie d’autres!) sont injustes, que cela ne devrait pas se passer ainsi, que la vertu devrait être récompensée et le vice puni.

Ce n’est pas une raison suffisante pour continuer à accepter que des non-crimes soit punis par l’État et que des vrais criminels continuent à sévir en toute impunité grâce à l’État.

Plusieurs sommes-nous aussi à s’attendre à une récompense lorsque nous posons des gestes altruistes. “On nous doit bien cela”, proclamons-nous. Et si par malheur ladite récompense devait tarder à venir ou devait même ne pas sembler venir du tout, alors nous crions à l’injustice et claironnons que le monde est mal fait.

Quel raisonnement étatico-religieux tordu! Un geste purement altruiste n’existe pas, seuls les échanges existent. Si une personne ne reçoit rien en retour de son geste soi-disant altruiste, elle a le droit de ne plus poser le geste en question. Par contre, elle ne devrait pas trop se plaindre non plus!

Un monde bien fait, selon notre définition, est celui qui correspond parfaitement à nos désirs.

Ça ne doit pas correspondre à un désir imposé par l’État, en fait!

Mais quel appétit démesuré avons-nous pour ce que nous appelons justice, c’est-à-dire le déroulement parfait des choses selon nos préférences! Il va de soi que définie ainsi, non seulement une telle justice n’existe pas, mais il n’est nullement injuste que cette même justice n’existe pas.

Cette injustice inévitable serait tout de même moins injuste sans État!

N’est-il pas plus sage et réaliste de constater que lorsque nous posons un geste, nous pouvons bien prévoir et espérer que ses suites nous seront favorables, mais que cette prévision et cette espérance ne s’accompliront pas forcément?

En effet, mais l’État ne doit pas empêcher que ça puisse se produire!

Rappelons-nous que nous ne contrôlons que notre propre conduite et ce, de manière imparfaite (et oui!).

En effet, mais ce serait encore mieux si l’État cessait de dicter notre propre conduite!

Autrement dit, il n’existe rien d’injuste sur cette planète – dans la réalité, dans les faits.

Et l’État, c’est du poulet? Y a rien d’injuste dans l’État? Est-ce juste que l’État s’octroie le monopole de la violence?

En conséquence, il est tout aussi vrai d’affirmer que nous ne devons rien faire, qu’il est vrai d’affirmer que rien ne nous est dû.

Peut-être que rien ne nous est dû dans les faits, mais de ne rien faire est d’accepter le système capitalo-étatiste comme il l’est présentement, système que l’auteure semble vénérer de par sa volonté de ne rien faire pour changer ce système injuste!

Pour notre plus grand bien, cessons de croire que ce que nous désirons doit arriver. Non seulement la réalité n’en sera pas changée d’un poil, mais nous ne nous épuiserons qu’en révoltes inutiles. Rappelons-nous simplement que les choses continueront à se passer comme elles se passent, sans justice ni injustice, que cela nous plaise ou non.

De cesser de croire que ce que nous désirons doit arriver est attitude saine à adopter dans notre vie quotidienne, afin d’éviter de trop amères déceptions. Par contre, il faut refuser d’accepter aveuglément des choses qui ne nous conviennent pas et il ne faut surtout pas accepter le système capitalo-étatiste comme il l’est présentement!

L’intention de l’auteure n’était pas malicieuse, mais j’ai vraiment l’impression qu’elle a fait l’apologie du système capitalo-étatiste actuel plutôt que de déconstruire judicieusement le concept de “mérite”.

Qu’en pensez-vous?

Le dogme étatiste déforme la sélection naturelle et le mérite: dix exemples

Ce billet est une réponse partielle à cet excellent billet de MFL où elle dit, entre autres, ceci:

Le vilain n’est pas toujours le chasseur. Certains animaux n’ont pas le talent d’éviter les pièges. La sélection naturelle, dirait Darwin.

Un ami m’a dit dernièrement que si un enfant innocent mourrait, décapité par une balle perdue pendant une guerre, que c’était simplement qu’il n’était pas assez fort pour s’en sortir ou la preuve que ses parents n’étaient pas fait assez fort pour mettre leur progéniture à l’abri afin que la famille survive à tout ça, donc, qu’au final, il ne méritait pas de survivre…

Précisons que la blogueuse est en désaccord avec l’argument soulevé dans le dernier paragraphe.

De mon côté, je suis totalement en désaccord avec cet argument en raison du point suivant: le dogme étatiste déforme la sélection naturelle et le mérite. En fait, si la sélection naturelle et le mérite sont des concepts naturels pertinents en général, ceux-ci ne s’appliquent pas quand le dogme étatiste les déforme artificiellement. En fait, lorsque l’État est le chasseur, il est toujours le ou un vilain, à tout le moins, puisqu’en aucun cas le financement (avec de l’argent volé) de sa chasse est légitime. Voici dix exemples de déformation étatiste de la sélection naturelle et du mérite:

1- Un enfant Irakien qui meurt sous l’agression des terroristes occidentaux mérite beaucoup moins de mourir que George W. Bush et tous les criminels étatiques qui ont approuvé ce crime de guerre justifié par des prétextes mensongers. Rien à voir avec la soi-disant incapacité des parents à défendre l’enfant susmentionné.

2- En privilégiant l’ancienneté au dépens de la compétence, les élites syndicaleuses criminelles favorisent des travailleurs peu compétents mais expérimentés au dépens des travailleurs compétents mais peu expérimentés. Dans une anarchie, les travailleurs les plus compétents seront tous employés, au mérite, et les travailleurs moins compétents feront autre chose.

3- L’idéologie fémi-favoritiste favorise des femmes moins compétentes au dépens des hommes plus compétents. Dans une anarchie, les travailleurs les plus compétents, hommes et femmes, seront encore une fois tous employés, au mérite, et les travailleurs moins compétents feront autre chose.

4- Dans tout système capitalo-étatiste, le népotisme est systématique. Le copinage, les lobbys et les liens familiaux qui règnent dans tout système capitalo-étatiste fait en sorte que des employés moins compétents soient favorisés au dépens des employés plus compétents. Dans une anarchie, le népotisme existera toujours, mais avec une magnitude beaucoup moins forte que dans tout système capitalo-étatiste, car les entrepreneurs et les travailleurs assumeront seuls les risques et n’ont pas intérêt à ce que des employés moins compétents nuisent à leurs opérations. Les entrepreneurs (avec la collaboration des autres travailleurs) auront donc tendance à embaucher des travailleurs plus compétents, au mérite, et les moins compétents feront autre chose.

5- Actuellement, les soldats sont considérés comme des héros et les méchants bs sont considérés comme des parasites. Pourtant, les assistés sociaux méritent une bien meilleure considération que les soldats criminels!

6- Si, comme Yvan Ferland, vous ne commentez aucun crime en cultivant 45 kg de cannabis, vous êtes considéré comme un criminel alors que vous ne le méritez pas. Par contre, les policiers qui ont arrêté criminellement Yvan Ferland sont considérés comme des héros. Aussi, une corporation peut faire faillite et son propriétaire peut ainsi voler impunément de l’argent à ses actionnaires. Pourtant, ce véritable criminel est considéré comme un brave entrepreneur, sans mériter ce statut. Dans une anarchie, tous les vols criminels seront interdits et la vente non-criminelle de drogue sera permise, sans qu’aucun policier criminel ne puisse agresser un vendeur ou un consommateur de drogue.

7- Avec l’augmentation des frais de scolarité à l’université, des cons riches y sont admis à la place d’étudiants pauvres et brillants. Dans une anarchie, l’école obligatoire et l’université étatique n’existeraient plus, mais en constatant ce qui se produit aux États-Unis actuellement, les étudiants pauvres et brillants seraient mieux servis dans une anarchie que dans le système universitaire soviétisé culbécois!

8- Pour les élites étatistes (et les objectivistes randiens!), l’armement nucléaire américaine est justifiée mais l’armement nucléaire nord-coréen est considéré comme “terroriste”. Pourtant, l’armement nucléaire (ou les s’garmements nucléaires, comme disait Jean Crétin) mérite toujours d’être considéré comme étant criminel, peu importe quel État le détient. De plus, les victimes de Hiroshima et de Nagasaki méritaient beaucoup moins de mourir que tous les criminels étatiques des forces alliées qui ont approuvé ce crime de guerre.

9- De nombreux pseudo-entrepreneurs ont fait une fortune non méritée grâce à l’État et au profit politique (le profit créé artificiellement par l’État). Par exemple, Paul Desmardais, André Chagnon, Régis Labeaume, Bill Gates, Michael Sabia, de nombreux magnats du pétrole, Monsanto, etc. Dans une anarchie, seul Bill Gates pourrait être un véritable entrepreneur et encore là, sa corporation Microsoft (en fait, Microsoft ne serait même pas une corporation!) n’enregistrerait pas de tels profits shylockiens. Pendant ce temps, de véritables entrepreneurs croulent sous la pression réglementaire et fiscale de l’État et mériteraient un bien meilleur sort que ces bandits de grand chemin. Dans une anarchie, ces vrais entrepreneurs vivraient un meilleur sort, au mérite, que ces bandits corpo-étatistes.

10- En favorisant Culbec City au dépens de Montreal, avec de l’argent volé aux CONtribuables de Montreal, entre autres, l’État Culbécois fait en sorte que l’assisté social de luxe qu’est Culbec City soit dans une période de croissance économique artificielle alors que Montreal subit la récession. Pourtant, en principe, Montreal mériterait un meilleur sort économique que Culbec City, parce que Montreal est moins à la remorque de l’État que Culbec City. Dans une anarchie, les deux communautés en profiteraient mais Montreal prendrait moins de temps à s’ajuster que Culbec City, en raison de sa mentalité moins étatiste.

L’anarchie rend plus pertinent les concepts de “sélection naturelle” et de “mérite”, ce qui déplaît aux étatistes et aux créationnistes. Le dogme étatiste déforme ces concepts. Sur ce point, le dogme étatiste est encore plus hypocrite que le créationnisme!

À propos de l'anonymat…

Je réagis un peu tard, certes, mais j’ai apprécié ce moyen habile utilisé par Le Mouton Marron pour ne plus être anonyme! J’ai bien aimé son anecdote exposant le mensonge de certains journaleux, mais j’ai surtout adoré ce passage illustrant le caractère liberticide du système capitaliste tel qu’on le connaît présentement:

Mais comme tout être humain, il m’arrive d’avoir faim. Et comme je travaille surtout par contrats non-renouvelables, des boss, je dois en rencontrer beaucoup pour avoir de quoi m’acheter des macaronis.

Or, les patrons googuelisent maintenant tout le monde pour les “connaître” avant de les passer en entrevue. Mettez-vous à la place d’un patron ou d’une patronne étudiant mon cas. “Tiens, ce candidat diplômé, distingué et expérimenté tient aussi un petit blogue. Allons voir… … …? …! COMMENT ÇA, IL FERAIT TOUT POUR DE L’ARGENT SAUF TRAVAILLER? VOYONS DONC! LUCIEN BOUCHARD A DIT QU’IL FALLAIT AIMER LE TRAVAIL! QUOI? EN PLUS IL PISSE SUR LE SENS DU DEVOIR? MAIS QUE CETTE PERSONNE EST DONC MÉPRISABLE ET PARESSEUSE!

Ça ressemble beaucoup à ce que j’en pense! En fait, une des raisons (mais pas la principale: une amie m’a convaincu avec des arguments solides) qui m’a incité a sortir de mon anonymat est que mon nom était brûlé dans le marché du travail de toute façon avant même la création de ce blogue, ce qui fait en sorte que je n’ai rien à perdre à agir ainsi. Et à ce que je sache, ils ne sont pas anonymes au Québécois Libre!

En terminant, je remercie Cécile Gladel pour cette plogue. Et ce n’est pas une première dans son cas, malgré que je l’ai déjà critiquée auparavant! 🙂

Ignatieff et sa lubie fédéraleuse centralisatrice troudeauiste…

Cet article dévoile en partie la philosophie fédéraleuse centralisatrice du chef de la charogne soi-disant libérale fédérale, Sourcils Ignatieff. Il faudra s’en souvenir! Voici des extraits et des commentaires de ma part:

Michael Ignatieff juge que les pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces sont équilibrés et, s’il était élu premier ministre, il n’envisagerait pas en accorder davantage au Québec.

Rien de neuf: ceci a toujours été la philosophie politique de base de la charogne soi-disant libérale fédérale (aussi celle de Jean De La Charogne, mais pas celle des autres chefs charognards soi-disant libéraux provinciaux), et ce n’est pas Sourcils Ignatieff qui va la changer!

«Le gouvernement Charest a tous les pouvoirs dont il a besoin pour faire un excellent travail pour la population québécoise, alors je ne vois pas la nécessité d’ouvrir la question de compétences et pouvoirs», a indiqué le chef libéral.

Mieux vaut en rire! La seule façon pour l’État Culbécois d’avoir tous les pouvoirs, c’est de réaliser la séparation du Québec, pas de négocier à genoux face au fédéral!

S’il s’est dit toujours ouvert à discuter de propositions concrètes de la part du Québec, il a souligné qu’il ne voyait «aucune raison de changer les règles du jeu» du fédéralisme, actuellement.

«Ca fonctionne bien», a-t-il résumé.

Donc, les marionnettes du Culbec doivent se plier aveuglément au rapatriement troudeauiste de la CONstitution canadian de 1982! Que c’est merveilleux!

Selon le leader libéral, le Canada est une fédération très décentralisée, ce qu’il considère souhaitable, et il «ne voit pas la nécessité d’accroître ni le pouvoir centralisateur du fédéral, ni le pouvoir des provinces».

Le Cacanada est LA FÉDÉRATION LA PLUS CENTRALISÉE en comparant avec les autres nations nord-américaines et européennes. Faut vraiment nous prendre pour des caves ou être un attardé mental en théorie politique pour nous vomir une telle sornette. Par contre, il est surprenant qu’il dise qu’il “ne voit pas la nécessité d’accroître ni le pouvoir centralisateur du fédéral”, mais l’histoire politique de la charogne soi-disant libérale fédérale nous prouve le contraire!

Le chef bloquiste Gilles Duceppe s’est d’ailleurs empressé d’attaquer M. Ignatieff sur ses déclarations à l’égard du fédéralisme.

«Ce qu’il nous dit, c’est que la Constitution de (Pierre Elliott) Trudeau convient parfaitement au Québec, qu’il n’y a pas besoin de changements, qu’il y a tout ce qu’il faut et qu’on devrait être heureux comme ça, malgré le fait que le Québec ait refusé de signer cette Constitution», a-t-il lancé.

Bien dit!

Le chef libéral se défend pour sa part de vouloir concentrer les pouvoirs à Ottawa.

«C’est archi-faux», a rétorqué Michael Ignatieff, qui a rappelé qu’il a été le tout premier politicien fédéraliste à dire qu’il fallait reconnaître le Québec à titre de nation.

On a vu ce que ça a donné avec les CONservateurs, i.e. pas grand-chose! Tout ce que ça a engendré, c’est que Stéphane Dion a été élu comme chef de la charogne soi-disant libérale fédérale à la place d’Ignatieff en 2006 en partie parce que Dion n’était pas d’accord avec Sourcils Ignatieff sur ce point! De plus, Ignatieff semble reculer dans ce dossier, pour faire plaisir à sa base militante anti-Québec!

«Pour sortir de la crise, la pire solution pour le moment, c’est d’ouvrir la boîte constitutionnelle. Je crois que l’expérience mûre des Canadiens des années 1990 nous a clairement dit que le pire moyen de résoudre nos problèmes, c’est de “constitutionnaliser” nos problèmes»

Les crises économiques ne sont pas causées par les méchants séparatistes, mais parce que les États interviennent trop dans l’économie. Au contraire, si les politiciens réglaient plus de problèmes constitutionnels ou réalisaient la séparation du Québec, ils auraient moins de temps à perdre pour nuire à l’économie!

En entrevue jeudi, il a cependant assuré que si les libéraux accédaient au pouvoir lors des prochaines élections, il nommerait des Québécois à la tête de ministères importants touchant l’économie, contrairement au conservateur Stephen Harper, qui a presque exclusivement choisi des députés ontariens pour mettre oeuvre son plan d’action économique.

Citant les noms de Denis Coderre, actuel porte-parole à la défense, et Marc Garneau, à l’industrie, M. Ignatieff a également indiqué qu’il avait d’autres candidats en tête qu’il essayait d’attirer pour se doter d’une plus grande «force dans le domaine économique».

«Je n’exclus pas d’autre noms, mais ça, c’est pour l’avenir. Ce que je peux vous dire c’est que notre équipe économique du prochain gouvernement libéral serait plein de Québécois et de Québécoises», a-t-il assuré.

Lors de la prochaine campagne électorale, je vous parlerai de la vraie nature de ce raciste qu’est Denis “OVNI, Kid Kodak, Déportateur d’immigrants séparatistes” Coderre. De plus, l’ère Troudeau nous a clairement démontré qu’il n’y a rien de pire contre les intérêts du Culbec qu’une bande de politiciens crosseurs colonisés “French Canadians living in La Belle Province of Quebec” soumis aux diktats d’un parti fédéraleux centralisateur comme la charogne soi-disant libérale fédérale de Sourcils Ignatieff!

Lors de la prochaine campagne électorale canadian, je vous exposerai la véritable nature fédéraleuse centralisatrice troudeauiste de Sourcils Ignatieff et je vous expliquerai pourquoi il est dans votre intérêt de voter pour le Bloc Culbécois. Je laisserai le “Art-Peur bashing” aux autres blogueurs: de toute façon, je l’ai déjà fait l’automne dernier…