Monthly Archives: July, 2009

Le vol à l'étalage est-il légitime?

Selon vous, particulièrement si vous êtes un anarchiste (mais les autres peuvent m’injurier s’ils le désirent), le vol à l’étalage dans un commerce quelconque (ou le vol d’autocollants sur des automobiles) est-il légitime?

Voici ma réponse à cette question. Je réponds NON, non pas parce qu’il s’agit d’une violation du droit de propriété mais bien parce qu’il s’agit aussi d’une violation du droit de possession, droit que défendent la plupart des anarchistes.

Néanmoins, dans un contexte de survie ou de vie en danger, je considère le vol de nourriture ou de trucs essentiels comme étant légitime, car il s’agit là d’une légitime défense face à une agression contre le droit de vivre. Je ne veux pas entendre parler de judiciarisation dans de tels cas: ce sont les autorités étatiques qui agissent en criminels dans ces cas précis!

Les anarcho-propriétariens (ou anarcho-capitalistes) sont contre toute forme de vol, peu importe la circonstance, parce qu’il s’agit d’une violation du droit de propriété et du principe de non-agression. Toutes les autres idéologies politiques non-anarchistes prônent cette grossière contradiction: ils sont contre toute forme de vol (du moins, il s’agit de leur prétention, mais parfois ils approuvent certains types de vols en pratique!) sauf si l’État commet ce crime. Quelle absurdité! D’où la tentation pour certains anarchistes d’approuver le vol à l’étalage afin de jouir des mêmes privilèges que l’État.

Je suis ouvert au débat sur cette question et votre opinion est la bienvenue.

La conversion anti-militariste de l'Antagoniste est en cours!

Ce billet a pour but de vous annoncer une très bonne nouvelle et pour vous démontrer à quel point je suis un cave! Mais d’abord, j’aborde quelques autres sujets.

1) Oyez! Oyez! Chers poissons investisseurs floués par Earl Jones, Vincent Lacroix (avec la complicité de l’État Culbécois) ou quelconque charlatan financier véreux vous ayant promis de généreux taux d’intérêts que vous croyiez pourtant réalistes, sans exploiter ni voler qui que ce soit ;), ce merveilleux site vous apportera à coup sûr la prospérité perdue! Merci à François Tremblay pour le tuyau.

2) Martin m’a envoyé ce commentaire:

Parlant de calomnie, je viens de lire que les crottés sur le blog de Renart incitent à enlever les stickers de support des troupes sur les voitures des autres.

Ça prend juste des sales crottés de gauchistes et d’anarchistes pour ne pas respecter la propriété privée!

Voilà pourquoi je n’aurai JAMAIS de respect pour eux (sauf les anarcho-capitalistes qui devraient s’appeller volontaristes pour se distancer des autres rapaces d’anarchistes)

J’espère juste qu’il y en a un qui ose s’essayer sur ma voiture…

Sur le fond des choses, je suis d’accord avec son indignation concernant le vol d’autocollants. Je n’appuie pas ce genre de démarche non plus et ce n’est pas nécessairement une question de propriété, mais de droit de possession, droit que prône la plupart des anarchistes. Si un quidam place un tel autocollant sur son auto, ça ne regarde que lui, sauf que je peux le critiquer ici, par contre. Personne ne peut enlever un autocollant sans permission comme ça, je n’approuverai jamais un tel truc!

J’aimerais avoir des réactions de la part d’autres anarchistes sur ce point précis.

3) Pauline Marois, cheffe du PCul, et Claude Blanchet, le couple corpo-nationaleux le plus en vue politiquement au Culbec présentement, vendent leur château de Moulinsart pour la modique mise initiale de 8 millions de dollars (le crédit revient surtout à Blanchet). Payant la rente politique, n’est-ce pas? Mais je suis de mauvaise foi: au fond, les politiciens sont là seulement pour servir les intérêts du peuple, bien sûr! 😉

Abordons maintenant le sujet principal. Voici un commentaire de l’Antagoniste concernant mon billet précédent:

Encore une fois, tu as fais preuve d’une faculté de compréhension assez limitée.

Ah oui? C’était quand les autres fois? Je souffre d’Alzheimer, alors j’ai besoin de me faire rafraîchir la mémoire! Mais j’admets que ma compréhension était limitée cette fois-ci!

Je ne dis pas qu’un pays qui n’est pas en déficit peut avoir comme hobby le financement d’expéditions militaires.

Super! Alors, je suis désolé d’avoir été assez cave pour croire qu’il prétendait l’inverse! Donc, tout comme votre serviteur, l’Antagoniste ne croit plus à la légitimité de la colonisation de l’Irak par les forces terroristes occidentales, que l’État Américain soit déficitaire ou non! Alors, je suis entièrement d’accord avec lui sur le dossier irakien maintenant! C’est merveilleux! Quelle bonne nouvelle!

Je dis qu’un état minarchiste qui est en déficit ne peut pas jouer l’un de ses rôles essentiels qui est de protéger la liberté de ses citoyens.

Et dans le cas de l’Afghanistan, même ceux qui pensent que l’intervention est justifiée pour la protection de nos libertés (cette affirmation est débattable, je suis le premier à l’admettre), ne peuvent pas défendre l’intervention simplement à cause de ses coûts pour nos finances publiques.

Je ne vois pas ce que le déficit fait là-dedans (sauf d’un point de vue étatiste concernant les finances publiques, bien sûr!) mais quand même, il s’agit d’un pas dans la très bonne direction!

Je suis très heureux de constater qu’une conversion anti-militariste est en train de se produire chez l’Antagoniste! Il n’y pas si longtemps, il était entièrement en accord avec ces crimes étatiques que sont l’agression de l’Irak et l’invasion de l’Afghanistan. Maintenant, il ne lui reste plus qu’à comprendre que le Cacanada n’aurait jamais dû se présenter avec son armée en Afghanistan et ce, dès le début, car ce n’était pas de ses affaires, tout simplement!

Voilà ce que j’ai dit. Si David Gendron est honnête, il présentera des excuses pour avoir torturé mes propos.

Et comment que je vais m’excuser! Ça me fait plaisir de m’excuser auprès de mon nouveau confrère presque devenu anti-militariste!

David Gendron ne peut pas se considérer comme un libertarien. ce type est un esclave de ses émotions.

Ceux qui connaissent l’Antagoniste et moi-même en tant que blogueurs savent fort bien que je suis plus libertarien et plus anarchiste que lui, même si au fond, on peut très bien ne pas nous considérer chacun de notre côté comme des libertariens, pour des raisons fort différentes. Malgré mon style d’écriture vitriolique, je suis moins esclave de mes émotions que celui qui change souvent d’idée selon l’air du temps…

Si un pays occidental n'est pas déficitaire, il peut agresser des territoires étrangers, c't'ivident!

Mon grand ami minarchiste le Pseudo-Antagoniste (que je vais nommer par “lui” dans le reste de ce billet), bien aimé des cercles libertariens et affairistes du Québec, même si mon blogue est plus libertarien que le sien (vous savez, les anars sont tellement dangereux, surtout quand ils sont des méchants séparatistes! 😉 ), a formulé une réponse succulente à ce billet de Renart. Préparez-vous et attachez vos tuques avec de la broche, vous allez pisser dans vos culottes tellement il est drôle!

Toujours pour corriger les informations mensongères publiées dans ce billet, je tiens aussi à préciser que sur mon blogue j’ai dit qu’étant donné l’important déficit du Canada, notre présence en Afghanistan n’était plus justifiable. Le déficit (découlant du keynésianisme) représente une menace bien plus importante pour nos libertés que les talibans.

Par conséquent le Canada devrait lutter en priorité contre le déficit.

Quel génie! 😉

D’accord, il a enfin compris que les dépenses obèses de l’État Cacanadian sont une plus grande menace pour les libertés que les Talibans, je suis entièrement d’accord avec lui sur ce point! Par contre, en d’autres termes, il prétend que si un pays occidental n’est pas déficitaire, il peut financer des agressions criminelles dans des territoires étrangers mais pas s’il est déficitaire! Donc, les États riches peuvent agresser des territoires étrangers mais pas les États pauvres! Quelle belle moralité capitaliste double-standardiste!

Par contre, je le trouve hautement contradictoire dans sa position. En effet, pendant une longue période, il a appuyé la colonisation de l’Irak par les terroristes américains, mais pourtant ça fait longtemps que l’État américain est déficitaire, bien avant l’arrivée de Baraque “Uncle Tom” Osama! Dois-je comprendre qu’il a changé d’idée et qu’il est contre l’invasion terroriste de l’Irak maintenant? Si tel est le cas, vive la crise économique et la privation conséquente de revenus pour l’État Cacanadian qui lui a permis de changer d’idée!

De plus, supporter les troupes devraient être quelque chose qui est aussi revendiqué par la gauche et les pacifistes. Autrement il faudrait conclure que la gauche et les pacifistes sont assez sans coeur pour se réjouir de la mort de soldats canadiens.

Pardon????? JAMAIS JE NE ME RÉJOUIRAI DE LA MORT DE QUELCONQUE SOLDAT AU COMBAT ET JE N’AI JAMAIS ENTENDU UN PACIFISTE SE RÉJOUIR DE LA MORT D’UN SOLDAT! D’où vient cette merde?

De mon côté, je n’appuie pas les criminels et je suis contre la peine de mort. Donc, j’applique le même raisonnement pour les soldats criminels au combat. Par contre, lorsqu’un pro-terroriste meurt en dehors du combat, là je me réjouis et je me dis qu’on est débarrassé d’une pourriture. Par exemple, sans souhaiter leur mort immédiate, quand Henry Kissinger et Fidel Castro vont mourir, je vais être content, pas vous?

En fait, si j’appliquais son propre standard vomitif, ce seraient plutôt les pro-militaristes qui se réjouiraient de la mort des soldats (même si je ne crois pas réellement qu’ils se réjouissent, contrairement à son propre standard), particulièrement quand les médias polluent les ondes de propagande militaro-terroriste lors des maudites funérailles militaires en sanctifiant les “héros martyrs à la défense de nos libartés” que sont ces soldats criminels tués au combat, toujours avec cette sempiternelle tristesse étudiée sanctificatrice propre aux funérailles d’État.

Au moins, le Pseudo-Antagoniste n’est plus en faveur de l’invasion de l’Afghanistan, ce qui est un pas dans la bonne direction. Mais son motif est grossièrement ridicule!

Anne Archet sur la contraception et l'avortement

D’abord, je tiens à souligner le retour de Noisette Sociale, à mon avis le deuxième meilleur blogue non-anarchiste ou non-libertarien derrière MFL. Une semaine plus tard, il commence à être temps, putain!

La parenthèse étant terminée, je vais citer quelques excellents commentaires d’Anne Archet, suite à son excellent billet intitulé “Ah! Si le Pape était pro-pipe…”. Pour vous placer dans le contexte, elle répondait à un idiot libertarien vulgaire (au moins, il accepte de débattre ici! 🙂 anti-avortement qui souhaitait encore que l’État cesse de payer pour les avortements alors qu’on subventionne les agressions de territoires étrangers, et à un avorton obsédé par des delirium tremens conspirationnistes trop complexes pour être crédibles. Au lieu de troller cette dame de classe qu’est Anne Archet, je suggère à ces deux crétins de venir troller ici: en effet, je permets à TOUS de venir troller dans mon blogue de merde, en autant qu’il n’y ait pas de menaces physiques personnelles ou de références sur la vie privée d’une autre personne.

Voici ce qu’Anne Archet dit à propos de l’avortement:

Ne pas financer les cliniques d’avortement, c’est comme interdire le jeu et prohiber l’usage de la drogue : ça signifie interdiction, répression et retour aux avortements clandestins, avec toutes les horreurs que ça comporte.

L’avortement est une mauvaise chose parce que ce n’est pas agréable à subir, point barre. Mais un avortement est préférable à une grossesse non-désirée, surtout à l’adolescence. Le mieux c’est évidemment de forniquer comme des bêtes de façon responsable, c’est-à-dire en ayant recours à la contraception.

En fait, je suis tout à fait d’accord avec elle. Dans ce billet sur l’avortement, je dis ceci:

Ce qui devrait être fait dans le contexte étatiste actuel

Dans le contexte actuel, où l’État nous vole énormément et s’occupe des soins de santé et qu’il y a un nombre délirant d’environ 30 000 avortements par année au Culbec, même avec le tas de méthodes de contraception disponibles, l’État doit se porter garant du droit à l’avortement.

Personnellement, je me prononce en faveur du droit à l’avortement gratuit, sans condition. Mais tout de mêne, il faudra réfléchir sur les raisons qui font en sorte qu’il y ait autant d’avortements au Culbec, avec tous les moyens contraceptifs disponibles. Tout de même, cette question peut toujours se débattre.

Et parions que dans un monde anarchiste ou avec un État minimal, il y aurait encore moins d’avortements, car il n’y aurait pas la bourreaucratisation honteuse actuelle de l’adoption au Culbec (avec la Direction de la Pseudo-Protection des Crisses de Morveux (DPJ)) qui fait en sorte de rendre plus difficile l’adoption des enfants abandonnés, à un point tel que des couples sont prêts à aller jusqu’en Chine pour acheter des bébés de la part de trafiquants d’enfants.

Voici ce que pense Anne Archet du lien entre l’impôt et l’avortement:

La question de l’impôt et celle de l’avortement ne sont pas liées. L’État passe le plus clair de son temps à faire des trucs que je déteste; j’en suis donc arrivée à la conclusion qu’il fallait le fréquenter — et le financer — le moins possible. Ce qui me place dans l’illégalité et m’arrange drôlement. Vous ne m’arrachez donc pas les larmes avec votre indignation morale de contribuable.

Les femmes dans la vingtaine qui se font avorter sont la plupart du temps des ex-fillettes qui sont passées par le hachoir à viande qu’on appelle «système d’éducation» et qui ont reçu trente minutes d’éducation sexuelle par une infirmière qui souhaitait de tout cœur être ailleurs.

Pas besoin d’être violée pour avoir une grossesse non-désirée. Pas besoin que la grossesse mette la femme en danger pour qu’elle soit non-désirée. S’agit simplement… de ne pas la désirer.

L’avortement est le dernier recours; ne pas le financer ou l’interdire n’empêchera aucunement qu’il se produise. Il ne se produira que dans de mauvaises conditions, c’est tout. Quant à la responsabilisation… souvent, l’avortement EST la chose responsable à faire.

J’aime! 🙂

Voici maintenant ce qu’elle dit au sujet de la contraception et de l’éducation sexuelle:

«La chose que tous les pro-avortement ne semblent pas avoir compris, c’est que c’est super facile de ne pas tomber enceinte. Hyper facile.» (commentaire d’un des deux crétins)

Hélas, la plupart des anti-avortement sont aussi anti-contraception, alors nous sommes guère avancés.

En passant, éviter une grossesse, c’est surtout hyper facile… pour un homme! Étrangement, c’est aussi hyper facile pour un homme, en enfilant un condom, de ne pas attraper la syphilis… mais il y a un tas de mecs qui on recours à la solution draconienne et dramatique de prendre des antibiotiques, allez savoir pourquoi.

Kâlî m’en prenne pour témoin, je me suis amplement dévergondée dans ma courte existence avec des partenaires des deux sexes et je n’ai jamais attrapé d’ITS, ni tombé enceinte au mauvais moment. Ça n’a rien de miraculeux : je me suis éduquée. Mais moi, j’ai eu la chance de le faire, ce qui n’est pas le cas de la plupart des mortels. Voilà pourquoi je trouve odieux qu’on fasse la morale à une femme qui se retrouve avec une grossesse qu’elle n’a pas désiré et qui désire avorter. C’est son corps, sa vie et sa propre décision.

Avant que vous montiez sur vos grands chevaux, précisons (encore) cette évidence: l’avortement n’est pas un meurtre et le foetus n’est pas un individu — inutile de placer des liens, j’ai vu les toutes les photos. Mais il est tout aussi évident qu’un avortement n’est pas agréable et c’est pour cela qu’il faut s’assurer non seulement que la contraception soit disponible, mais aussi qu’on sache s’en servir adéquatement. Pour l’immense majorité de nos contemporains, la sexualité est pleine de pensée magique, d’ignorance et de superstition. Je le répète: tout est dans l’éducation au plaisir.

Mais nous ne sommes pas sortis de l’auberge: les parents sont souvent extrêmement nuls dans leur rôle d’éducateurs. Les éducateurs ont tendance à confondre éducation et dressage — voire éducation et fonctionnarisme. Quant à la famille, sont rôle est depuis toujours d’étouffer la sexualité, pas la faire s’épanouir.

Voilà qui me donne des arguments supplémentaires pour ma position anti-école et pour ma position anti-procréation et anti-parentage (que j’expliciterai encore plus un jour). En terminant, je vous informe que mes confrères anarchistes François Tremblay (le crédit initial lui revient!) et Bakouchaïev sont d’accord avec ma position extinctionniste. Ça progresse!

En fait, la meilleure façon de réduire le nombre d’avortements est de ne jamais vouloir procréer et de savoir utiliser la contraception de manière appropriée pour prévenir une procréation non-désirée!

Perte de licence de CHOI Radio X: déjà cinq ans!

En guise de réponse au billet précédent, Martin m’écrit ceci:

Pas de danger que Gendron souligne le 5e anniversaire de la perte de licence de CHOI-FM qui sans l’aide du Maximer Bernier serait fermée aujourd’hui car la Cour Suprême a refusé d’entendre la cause.

Généralement, je n’en ai rien à foutre des anniversaires. Pour être plus précis, ma date de naissance est importante pour me rappeler mon âge, je me soucie des anniversaires de mes amantes à titre de retour d’ascenseur 😉 et je me souviens des dates d’anniversaire des membres de ma famille immédiate. Pour le reste, je m’en crisse et les anniversaires ne sont utiles que pour les fétichistes numérologiques étatistes qui s’en servent pour voler encore plus d’argent aux CONtribuables, comme lors du 400e anniversaire de Culbec City, et les capitalistes qui s’en servent pour accroître la consommation et leurs profits. Mais pour faire plaisir à Martin, je souligne ce 5e anniversaire dans ce présent billet.

De plus, j’ai écrit ce billet qui parle de mon point de vue anarchiste sur ce qu’on peut appeler l’ “affaire Jeff Fillion” et Martin pourra y constater que je suis plus que d’accord avec lui dans ce dossier. Je vais publier à nouveau ce billet à la suite de ce présent article.

En ce qui concerne Maxime Bernier, tant mieux s’il n’était pas d’accord avec la censure du CRTC et j’ai toujours soutenu qu’il n’a pas été si mauvais quand il était Sinistre de l’Industrie mais qu’il n’est pas à sa place en politique pour défendre ses idées soi-disant libertariennes, à moins de manoeuvrer en dehors des lignes de parti comme Ron Paul, ce qu’aucun politicien n’est capable de faire au Cacanada (Qu’attend le PCul pour accepter un analogue à Ron Paul, dans le sens où il peut violer la ligne de parti, dans ses rangs? Ce serait tellement une bonne chose pour les séparatistes!), sauf s’il est indépendant, parce que les partis politiques y sont trop arriérés! De toute façon, Maxime n’est connu que pour la seule raison qu’il est le fils de Gilles Bernier, ex-député CONservateur, alors ça ne m’impressionne pas du tout! Le népotisme familial est un principe classiste intrinsèque au système capitalo-étatiste…

La liberté d’expression n’aura jamais été débattue.

C’est probablement une bonne chose. Il ne faut surtout pas ajouter encore plus de censure au Cacanada. Nous ne devons pas revendiquer le droit à la liberté d’expression, nous devons simplement nous accorder nous-mêmes ce droit. Je préfère que le débat se fasse chez les gens plutôt que dans les cours d’injustice!

Si les péquouiste et Bloqueux, si chers à Gendron, avaient appuyés CHOI à l’époque, peut-être que le Qc serait séparé aujourd’hui (Fillion et cie étaient des fédéralistes ultra-mous facilement influençables).

La seule raison qui fasse en sorte que je vote pour le PCul et le Bloc Culbécois, c’est mon appui à la séparation du Québec. Pour le reste, ce sont des partis politiques de merde comme les autres. De plus, je suis d’accord avec Martin ici: ces deux partis séparatistes ont été idiots en appuyant la censure fédérale illégitime du CRTC dans ce dossier.

Mais non, on a eu une preuve qu’un Qc séparé avec le P-Cul serait plus liberticide…

Avec le PCul au pouvoir, oui! Je le sais très bien! Mais il faut aussi rappeler que la charogne fédéraleuse soi-disant libérale provinciale et fédérale, QUI ÉTAIT AU POUVOIR À L’ÉPOQUE, a agi de manière aussi liberticide dans ce dossier. De plus, on se débarrassera facilement du PCul lors de la première élection post-référendaire, cette coalition étatiste multi-idéologique n’ayant plus sa raison d’être, sauf si le référendum est tellement serré que la charogne soi-disant libérale provincialiste nous propose un référendum sur la déséparation…

Place à mon vieux billet réédité sur l’affaire Jeff Fillion:

Jeff Fillion: mon point de vue anarchiste

Si vous ne connaissez pas Jeff Fillion et toute l’affaire CHOI Radio X, lisez ceci avant de poursuivre votre lecture. Désolé pour la longueur excessive de ce billet mais j’ai plein de choses à dire sur ce dossier.

Jeff Fillion et moi

Pour ceux qui ne sont pas au courant, j’habite à Culbec City. J’ai commencé à écouter Jeff Fillion le matin sporadiquement à partir de janvier 2001 mais à partir du 11 septembre 2001 en matinée, quand Fillion a dit qu’il fallait envoyer la bombe nucléaire sur la Palestine seulement parce qu’il voyait une dizaine d’islamo-fascistes palestiniens en train de fêter à la télévision, j’ai compris que ça pouvait être intéressant de l’écouter ne serait-ce que pour mieux comprendre la pensée CONservatrice préfabriquée de mon entourage qui buvait les paroles de cet olibrius mal dégrossi. À partir de ce moment, je n’ai presque pas raté de ses émissions matinales jusqu’à sa dernière émission du 17 mars 2005.

Je méprise profondément Jeff Fillion. Dans les années où je l’ai écouté, je me réveillais presque la nuit pour l’haïr encore plus! Pour moi, il est une sous-merde, beaucoup moins intelligente qu’André Arthur (reconnaissons quand même à Fillion des talents de vendeur et de programmateur musical radio), lequel je trouve très intelligent malgré ma haine pour celui-ci et mes désaccords idéologiques.

Je méprise les fanatiques de Jeff Fillion, leur hypocrisie, leur apologie de la diffamation, leur militarisme criminel, leur adoration pour la répression policière criminelle, leur anti-séparatisme primaire et incohérent avec leur volonté de pseudo-réduire la taille de l’État (quelle farce sordide), leur acharnement contre les bs (mais on se tait quand il s’agit des bs corporatistes, hein ma gang de crosseurs?), leur pro-impérialisme aveugle, leur islamophobie raciste, leur masculinisme violent, leur haine des artistes et des intellectuels, leur intégrisme scientifique et économique, mais surtout leur fâcheuse tendance à répeter ad nauseam les propos de l’animateur à chaque fois qu’on essaie de discuter avec l’un d’entre eux (et ça prétend combattre la pensée unique, mon oeil!).

Les 50 000 colons qui ont manifesté pour approuver Haine FM et son militarisme criminel sont beaucoup plus minables que Francis Dupuis-Déri. Le pire, c’est que ces mêmes minables vont approuver le minable colon fourreur de système Régis “Me, Myself and I” Labeaume dans sa campagne de propagande haineuse contre les employés municipaux et les anti-militaristes, vont vous dire qu’il était immoral de manifester contre le droit de cité des militaires criminels du 3 juillet 2008 à Québec et vont aussi vous dire, comme un quidam l’a fait sur les ondes de LCN, que les manifestants pour le droit au logement “sont des crottés qui polluent la ville”. Alors, j’aime autant ne pas vous dire tout ce que je pense de ces minables manifestants, ce serait trop long à écrire.

Mais malgré tout ça, et ce, au risque de choquer plusieurs lecteurs gau-gauchistes étatistes réguliers (et c’est une source de discorde idéologique avec mes parents), je n’accepterai jamais qu’on se serve de la violence étatique pour faire taire Jeff Fillion, encore moins lorsqu’il s’agit d’un organisme administratif fédéral illégitime comme le CRTC (à la limite, certaines poursuites sont justifiées). Malgré tout le mépris que je ressens pour lui et ses adorateurs. Jamais!

La censure nationaleuse péquiste: une obsession engendrant un mauvais calcul politique nuisible au projet séparatiste

Ce qui est le plus navrant dans cette saga pour moi, surtout en tant que séparatiste, c’est la réaction hystérique du PCul qui était tellement en colère contre les propos anti-séparatistes de Fillion qu’ils ont oublié que leur réaction émotive allait coûter très cher au projet séparatiste, surtout quand on sait très bien que la séparation devra se gagner dans la région de Culbec City, et non pas en blâmant exclusivement le vote des “maudites ethnies” et des “maudits anglais”. Ce n’est pas parce que je suis un séparatiste que je vais me gêner pour exprimer mon dégoût face au comportement auto-destructeur du PCul dans ce dossier.

Une grosse erreur stratégique a été faite par les péquistes à Culbec City lorsqu’ils ont appuyé inconditionnellement la décision du CRTC sur la fermeture de Haine FM, malgré que le CRTC est un organisme fédéral de censure et que c’est le Parti Libéral du Canada qui a pris réellement cette décision. Quel délire, des séparatistes qui reconnaissent la légitimité d’un organisme fédéral de censure!

Ce faisant, ils se sont aliénés une partie de leur clientèle électorale pour un bon bout de temps et cela a créé de toutes pièces la vague adéquisto-conservatrice que l’on connaît, qui s’est répandue dans les autres régions du Culbec (sauf les régions pauvres), mais qui s’essouffle présentement (un espoir pour les séparatistes!) parce que les conservateurs fiscaux socialement libéraux ne se reconnaissent plus dans l’ADCul et le Parti CONservateur. Rien de très idéologique, voyez-vous!

Politiquement parlant, ce que les stratèges péquistes auraient dû faire, c’est de contester cette décision du CRTC qui menaçait la liberté d’expression et de presse tout en répudiant publiquement les propos offensants et diffamatoires de Jeff Fillion, ce qui aurait permis au PCul de consolider une clientèle électorale dont plusieurs personnes qui appuyaient Fillion et d’autres qui appuyaient Sophie Chiasson, l’une de ses victimes. Voilà une grave erreur de calcul politique qui coûte encore très cher aux séparatistes, ce qui est fort dommage!

Le pire, c’est que le PCul n’a pas encore retenu sa leçon. En fait, le PCul a proposé la création d’un CRTQ (même si l’idée de rapatrier ce pouvoir fédéral est bonne) pour encore plus censurer la radio et la télévision. L’art de se tirer dans le pied!

Le CRTC a servi la cause de Haine FM: abolissons (ou presque) le CRTC!

Bien sûr, les adorateurs de Haine FM vont vous dire que le CRTC a agi de manière illégitime en voulant ordonner la fermeture de CHOI Radio X et ils auront raison. Par contre, ces hypocrites de bas étage ne vous diront pas que la rareté artificielle créée par le processus d’attribution des licences du CRTC limite la concurrence et augmente donc indûment la valeur des stations de radio, incluant des radio-poubelles comme Haine FM. Dans ce dossier, le présence du CRTC a fait l’affaire de Fillion, Arthur et Patrice Demers (le propriétaire de CHOI Radio X et de CKNU-FM (où sévissait André Arthur)) qui ont fait beaucoup d’argent GRÂCE au CRTC. En plus, ces mêmes adorateurs de Haine FM, dont le minable Labeaume (qui a même consenti à payer des avocats avec 15 000$ de l’argent des CONtribuables dans ce dossier, au lieu de me le donner pour mon comité du 401e), demandent l’intervention du CRTC dans le dossier de Ti-Cul-S. On nage en plein délire!

Quand j’entends les péquistes pro-censure médiatique prétendre qu’ils souhaitent un “Québec Libre”, et les adorateurs de Haine FM pro-militaristes et zélateurs d’une plus forte répression policière criminelle s’écrier “Liberté, je crie ton nom partout!”, ce qui une insulte à Paul Éluard, je suis fier de constater que ma conception anarchiste de la liberté est nettement plus cohérente que celle de ces étatistes.

Finalement, je propose qu’on abolisse le CRTC ou au pire qu’elle ne devienne qu’un distributeur de fréquences, comme les libertariens du Québécois Libre l’ont proposé. Un véritable libre-marché (pas le faux libre-marché défendu par les adorateurs de Haine FM) dans le secteur de la radio et de la télévision permettrait une plus grande liberté d’expression et une concurrence plus nombreuse qui ferait en sorte de rendre la radio-poubelle moins payante pour ses artisans et qui modérerait les ardeurs diffamatoires des animateurs. Tout ça, sans la violence étatique. Pourquoi attendre avant d’abolir le CRTC?

En attendant, heureusement qu’il y a les blogues, sauf mon blogue médiocre! Fuck le CRTC!

L'affaire "Motorhome Diaries": pourquoi?

Le Cacanada a attrapé la même maladie hystérique que les États-Unis concernant la guerre au terrorisme. Après l’emprisonnement honteux d’Omar Khadr, QUI A DÉBUTÉ EN 2002, AU MOMENT OÙ LA CHAROGNE SOI-DISANT LIBÉRALE FÉDÉRALE ÉTAIT AU POUVOIR, voilà que les libertariens américains de Motorhome Diaries se font fouiller comme des criminels terroristes par des sales crottés de douaniers cacanadians et qu’ils n’ont même pas pu traverser la frontière. Peut-on vraiment affirmer que le Cacanada est un pays vraiment libre maintenant? Évidemment, nos médias étatistes ne vous en parleront que très peu! Dois-je comprendre que les autorités douanières cacanadians sont des anti-américains primaires?

Mais pourquoi ces libertariens ont-ils subi un tel traitement? La réponse est dans ce billet qui décrit en détail ce qui s’est produit (merci à Gilles Guénette pour l’information) et surtout dans cet extrait-clé:

3:45pm – Box with ALLIANCE OF THE LIBERTARIAN LEFT literature was brought inside and set on a table behind the counter.

En lisant ça, j’ai compris les principaux motifs qui ont servi de prétexte au comportement criminel de ces autorités douanières. En effet, l’Alliance of the Libertarian Left (selon la sémantique propre à la blogosphère anarchiste anglophone, je suis un “left libertarian” ou un “libertaire de gauche”) a des positions qui effraient les gouvernemamans mais qui me font plaisir:

1) Ils sont contre l’invasion de l’Afghanistan et le génocide irakien: selon l’État Cacanadian, ils sont donc des pro-terroristes.

2) Ils sont contre la guerre à la drogue: selon l’État Cacanadian, ils sont donc des complices des trafiquants.

3) Ils sont contre les impôts et les taxes qui sont pour eux une forme de vol: selon l’État Cacanadian, ils menacent donc l’activité même des gouvernemamans.

Vous avez très bien compris maintenant pourquoi cet événement honteux s’est produit: “Alliance of the Libertarian Left”, voilà la clé de voûte de toute cette histoire!

J’ai un petit message pour terminer: à un ami et à tous ses collègues qui travaillent au Sévice Cacanadian d’Espionnage et d’Insécurité, dont leurs valets de la GRC (scindé en deux depuis 1984 entre la police de la GRC et les patroneux-espions du SRCS) sont ceux-là même qui ont fomenté la majeure partie de la Crise d’Octobre 1970 et qui ont fait élire un fédéraleux-espion comme député péquiste, afin de nuire au mouvement séparatiste (dans le cas de Claude Morin, c’était dans le but de retarder le référendum de 1977 à 1980: rappelez-vous l’étapisme qui fut un désastre pour les séparatistes!), dites-nous ce qu’il y a de merveilleux avec votre sale boulot! Je sais très bien que vous espionnez ceux qui sont trop “subversifs” et que vous échangez des renseignements avec les autorités douanières, la CIA et le FBI concernant les militants trop “subversifs”. Je ne suis pas dupe!

En passant, j’aurais très bien pu faire ce sale boulot ou travailler dans un centre de recherche pour l’Agression Nationale. Mais j’ai décidé de ne pas le faire par principe et aussi parce que ça m’emmerdait, je l’admets! Mais il y a des limites à se putasser et à être un complice de crime pour s’enrichir et faire vivre sa conjointe et “ses” (sic) enfants!

Merci à Martin Masse et au Blogue du QL pour l’information!

Anne Archet et l'aide sociale

Je vais simplement citer cet excellent commentaire d’Anne Archet en guise de réponse à ce billet de Renart qui faisait référence aux propos anti-bs d’un sale crotté de travailleur albertain, vomissant des merdes à la sauce Haine FM de Culbec City, qui souhaitait que l’État impose un test d’urine obligatoire aux assistés sociaux, sous le seul prétexte jaloux que SES hosties de patrons LUI imposent un test d’urine pour violer SA vie privée.

Le salariat et l’aide sociale, c’est la même chose : blanc bonnet et bonnet blanc. Ce ne sont que deux façons pour nous voler notre existence.

Que notre corps soit bradé sur le marché aux escla… je veux dire, sur le marché du travail ou qu’il vivote dans le purgatoire du B.S. ne change rien au fait que nous ne sommes pas maîtres de notre vie et que nous subissons, à titre de dépossédés, toutes les brimades imaginables, toutes plus humiliantes les unes que les autres : surveillance, contrôles, punitions, limitations de mouvement, sommations à comparaitre, etc.

Un assisté social est réduit à l’impuissance. Tout ce qu’il peut faire, c’est regarder passivement sa vie s’enfuir devant lui. Le travailleur, qui doit consacrer le plus clair de son existence à des activités qu’il n’a pas choisies, dans des lieux qu’il n’a pas choisis, en compagnie de gens qu’il n’a pas choisis, en échange d’un salaire lui permettant de survivre est dans la même situation: celle du mort-vivant.

Il faut n’avoir jamais été assisté social pour croire que cet état est préférable à celui de travailleur. Il faut n’avoir jamais été travailleur pour croire que cet état est préférable à l’aide sociale. Il faut avoir avalé et intériorisé les mensonges de l’ordre existant pour croire qu’une de ces deux positions est moralement supérieure à l’autre. Il faut être un homme du troupeau, un homme du ressentiment pour vouloir imposer son enfer personnel à tous les autres au nom d’une justice qui n’est qu’un des nombreux masques de l’exploitation.

Merci beaucoup Anne Archet! Elle est de retour dans son blogue et dans ses Carnets. Bravo! Ça fait du bien de lire un tel truc, d’autant plus quand il s’agit de répondre à un tel salopard! 🙂 🙂 🙂 🙂

“Don’t Tread On Me”: quelques précisions

Je tiens sérieusement à féliciter Philippe David pour son évolution dans sa position sur la guerre en Afghanistan, pas de façon aussi chaleureuse qu’envers un déserteur de l’armée, mais quand même! De plus, Philippe a confirmé la pertinence de mon opinion initiale concernant le drapeau “Don’t Tread On Me” ou Gadsden Flag:

En réalité, le Gadsden a été adopté par les libertariens parce qu’il a été le premier drapeau à être utilisé par les rebelles américains en 1776. Il est plus un symbole des idéaux sur lesquels les États-Unis étaient originalement fondés: Vie, liberté et la poursuite du bonheur.

Voilà qui répond très bien à mon principal questionnement concernant ce drapeau. Je constate que je n’ai pas été si idiot dans ce dossier. Maintenant, je vais répondre à ce commentaire d’un certain Martin:

Bon, voilà que David Jambon

Faisons plaisir aux femmes rondes qui me trouvent laid: allez, les dames aux formes voluptueuses, chantez toutes en choeur avec moi! Ce sera moins hypocrite que quand on me bitche dans mon dos: DAVID JAMBON EST UN…GROS JAMBOOON, GROS JAMBOOOON ON, GROS JAMBON! (j’imagine la voix envoûtante du contralto Marie-Nicole Lemieux, mon principal fantasme sexuel chez les artistes plus ou moins connues, chantant un tel truc… 😉 ). Hé les gonzesses, ça vous a fait du bien? Super, j’aime mieux ça que quand vous baisez avec des militaires parce vous mouillez vos petites culottes en regardant leurs putains d’uniformes, ok! 😉 Fin du délire, sauf pour Marie-Nicole Lemieux, où je suis très sérieux! 🙂

l’anarcho-terroriste

Exactement ce que François Tremblay dénonçait ici: quand on OSE critiquer une nation “bons gars” comme les États-Unis, on est considéré comme des “terroristes”. Encore ce double-standard vomi par les pro-terroristes occidentaux!

vomit maintenant sur le Gadsden Flag et le Free State Project.

Ici, Martin est plus pertinent. Il répond à ma déclaration suivante:

…la signification de ce drapeau est nettement plus reliée au patriotisme nationaleux américain et au militarisme qu’à l’anarchisme, malgré les prétentions fallacieuses des promoteurs du Free State Project, au New Hampshire et des organisateurs des Tea Party Protests.

Effectivement, ça paraissait mal et j’ai eu L’AIR de vomir sur le Gadsden Flag et sur le Free State Project au New Hampshire, mais ce n’est pas vraiment le cas. Si j’ai pu laisser croire que c’était vraiment le cas, j’en suis désolé. Je n’ai aucun problème avec le Gadsden Flag, du moins selon ma signification que je partage maintenant avec Philippe David. En fait, je n’en ai rien à foutre de ce drapeau et de n’importe quel autre drapeau, sauf peut-être mon drapeau noir et bleu et encore là, c’est seulement à titre d’avatar dans les blogosphère! De plus, sans être entièrement d’accord, j’approuve les grandes lignes du Free State Project et l’utilisation de ce drapeau par les organisateurs de ce projet me semble approprié maintenant.

En fait, s’il y a quelqu’un qui crache sur le Gadsden Flag et le Free State Project, c’est bien lui, par son utilisation douteuse du drapeau, pas moi! De plus, je me souviens de cet échange avec ce même Martin dans le Blogue du QL. On peut y constater son grand respect et son absence de préjugés envers les anarchistes! 😉

Ton racisme anti-américain primaire est plus sérieux que je pensais…

Évidemment, quand on OSE critiquer une nation “bon gars”, on est des “anti-américains primaires”! Je suis anti-impérialiste et anti-gouvernemaman, incluant le gouvernemaman américain, et je vais continuer, avec plaisir, de qualifier l’État américain et ses valets occidentaux d’ “États Terroristes”, de cracher mon venin contre les troupes criminelles et d’approuver ceux qui profanent leur drapeau, ou n’importe quel drapeau national! Cependant, je ne suis pas anti-américain, dans le sens où je n’ai aucun problème avec les citoyens américains en général! De la même façon, je suis anti-sioniste mais pas anti-sémite!

L’anarchie c’est vraiment une maladie mentale. Tu devrais aller à Giffard avec François Crotté 😛

J’appuie entièrement! En fait, j’aimerais bien aller à Robert-Giffard mais l’anarchie est une maladie mentale tellement grave que même les autorités médico-incarcératrices de Robert-Giffard ne voudraient même pas y admettre François et moi-même. Nous risquerions de trop contaminer les autres patients et certains de leurs travailleurs et ça risquerait d’engendrer une trop grande révolte chez les autres patients et les travailleurs contre les autorités de cet hôpital… 😉

Que signifie le drapeau "Don't Tread On Me"?

En ce jour d’hui, je n’ai pas envie de poursuivre ma réponse à Chantal Beaupré concernant le mérite. J’y reviendrai une autre fois. Je change de sujet.

D’abord, je vous recommande la lecture de cet excellent billet de François Tremblay concernant le concept du “Je ne fais qu’obéir aux ordres”. Voici un extrait et sa traduction:

Well, we can’t condemn the soldier, the policeman, the bureaucrat, the worker making weapons or dumping dangerous chemicals; they’re just doing their job, they’re just following orders, so they are not morally responsible for what they do.

Interestingly, this argument didn’t apply to the SS officers at the Nuremberg Trials, who were tried like common criminals despite the fact that they were “just following orders,” in the same way that an American soldier is “following orders” in the Iraqi genocide. The difference, of course, is that the SS officers are “bad guys” and American soldiers are “good guys.” The manichean worldview enters very much into play in determining what sort of obedience we will accept and what sort we will not accept: any obedience to “bad guys,” no matter how well-meaning, is not accepted, any obedience to “good guys,” no matter how immoral, is accepted.

Eh bien, on ne peut pas condamner le soldat, le policier, le bureaucrate, le travailleur fabriquant des armes ou déchargeant des produits chimiques dangereux: ils ne font que leur travail, ils ne font que suivre les ordres, alors ils ne sont pas responsables de ce qu’ils font.

Il est intéressant de constater que cet argument ne s’est pas appliqué aux officiers des SS lors du procès de Nuremberg, où ceux-ci ont été traduits en justice comme les criminels ordinaires malgré le fait qu’ils n’ont fait que “suivre les ordres”, de la même façon qu’un soldat américain “suit les ordres” pendant le génocide irakien. La différence, évidemment, est que les officiers des SS sont des “méchants” et que les soldats américains sont des “bons gars” (ajout de David: en termes religieux, les sionistes et les chrétiens occidentaux sont les “bons gars défenseurs de la liberté” et les islamo-fascistes sont les “méchants terroristes”!). Le système idéologique manichéen ou impérialiste (allez ici pour une définition du terme “manichéen”) entre nettement en jeu dans la détermination de quel type d’obéissance on acceptera et de quel type on n’acceptera pas: toute obéissance aux “méchants”, même bien intentionnée, est inacceptable, toute obéissance aux “bons gars”, même immorale, est acceptable.

Maintenant, je vais répondre à ce commentaire de Philippe David:

Je te dirais que d’être anarchiste ne garantit pas l’absence de classisme non-plus.

En effet, mais l’État exacerbe le phénomène du classisme. J’espère qu’on s’entend là-dessus!

En fait, je vous soumettrais que vous pourriez aussi être considérés comme classistes si votre but est de persécuter les riches, par exemple.

Je n’ai jamais prôné quelconque persécution étatique contre les riches. Cependant, d’un point de vue social, beaucoup de riches devraient être persécutés, car leur richesse provient de la violence étatique. En fait, ça dépend de quelle façon la richesse a été accumulée. Voici ce qu’en pense le libertarien Martin Masse dans son billet “À bas les riches… qui s’enrichissent grâce à l’État!”. Malgré plusieurs désaccords de ma part envers ce qu’il a écrit dans ce même billet, cet extrait est fort intéressant:

Mais les riches ne s’enrichissent-ils que de façon légitime? N’y a-t-il aucun fondement aux dénonciations des écarts de richesse qui vont en augmentant?

Dans un article publié sur le site Mises.org, le renommé économiste George Riesman propose une analyse des effets pervers des politiques monétaires inflationnistes qui permet de répondre à la question. Ces politiques ne seraient pas uniquement responsables des cycles de boom et de repli économiques comme celui que nous traversons en ce moment, mais aussi d’une augmentation notable des inégalités, pour laquelle on blâme à tort le système capitaliste (note de David: il s’agit pourtant d’un effet pervers du système capitaliste TEL QU’ON LE CONNAÎT PRÉSENTEMENT. Ce qu’on devrait plutôt dire, c’est qu’on blâme à tort les MARCHÉS.)

Ce n’est pas un accident si les deux principales périodes d’expansion du crédit dans l’histoire – les années 1920 et la période qui va du milieu des années 1990 à aujourd’hui – ont été caractérisées par une augmentation majeure des inégalités économiques. Autant dans les années 1920 que plus récemment, l’une des causes majeures de ces inégalités accrues est que les fonds additionnels créés par l’expansion du crédit se retrouvent rapidement dans les marchés financiers, où ils ont pour effet de faire grimer les prix des valeurs mobilières, et en particulier des actions ordinaires. Les propriétaires d’actions ordinaires sont majoritairement des individus financièrement à l’aise, qui se retrouvent soudainement à bénéficier de gains de capital substantiels. Ces gains sont d’autant plus impressionnants que l’expansion du crédit est considérable et prolongée et qu’elle permet de gonfler les prix des actions. Durant ce processus d’injection monétaire dans les marchés financiers, les banquiers d’affaires et les spéculateurs à la bourse se retrouvent dans une position où ils peuvent bénéficier de gains importants.

(…) Les fonds additionnels injectés dans le système économique se manifestent également rapidement en termes de demande accrue pour les biens de production tels que les inventaires, les usines et l’outillage, et de demande accrue pour des biens de consommations durables comme les maisons et les automobiles. Les achats pour ces derniers types de biens, comme ceux des biens de production que se procurent les entreprises, dépendent en grande partie du crédit et sont encouragés par de bas taux d’intérêt. Ils sont aussi alimentés par les gains de capital qu’engrangent les personnes riches, ce qui entraîne une hausse particulièrement forte de la demande pour des demeures cossues et des objets de luxe en général.

N’est-ce pas intéressant? Les riches qui s’enrichissent trop vite, la consommation effrénée de biens de luxe, les châteaux démesurés qu’on construit dans les quartiers cossus: tout cela serait encouragé non pas par le fonctionnement normal de l’économie de marché, mais bien par les politiques inflationnistes débiles des banques centrales, avec l’appui de nos gouvernements, de tous ces parasites du monde financier qui réclament quotidiennement des baisses de taux d’intérêt et des «injections de liquidités» – mais aussi, il faut le souligner, avec la bénédiction des socio-démocrates et des keynésiens qui favorisent ces politiques de «relance» de l’économie par l’intervention de l’État (Note de David: ainsi que de plus en plus de “stimuleurs” ou “supply-siders” drouatistes étatistes pro-capitalistes, mais je sais que Martin Masse en est conscient).

Les données officielles tendent à supporter l’analyse de M. Reisman. Une étude récente de Statistique Canada (la même que Michel Kelly-Gagnon citait lors du débat à Télé-Québec et à laquelle je référais en fin de semaine) indique que les écarts de richesse se sont accrus au Canada depuis le milieu des années 1990, les riches s’enrichissant plus rapidement que les moins riches:

L’écart observé entre les familles avec le revenu le plus faible et celles dont le revenu est le plus élevé, indiquant une inégalité du revenu, s’est élargi au cours de la dernière décennie. Ainsi, l’écart entre le quintile supérieur et le quintile inférieur, qui s’établissait à 83 800 $ en 1980, a fluctué entre 79 500 $ et 84 500 $ jusqu’en 1996. En 2005, l’écart avait atteint 105 400 $.

La moyenne du revenu après impôts en 2005 était de 128 200 $ pour la tranche de 20 % des familles ayant les revenus les plus élevés, comparativement à 22 800 $ pour la tranche de 20 % des familles ayant les revenus les plus faibles.

Bien que tous les quintiles aient bénéficié de la conjoncture économique favorable que l’on connaît depuis le début des années 1990, les familles situées dans le quintile supérieur sont celles qui en ont profité le plus. En effet, depuis 1996, la moyenne de leur revenu après impôts a augmenté de 24 %, comparativement à environ 18 % pour les autres quintiles.

Maintenant, je reviens aux propos de Philippe:

Ma philosophie vise d’avoir le moins d’ingérence possible de l’État dans ma vie.

On s’entend sur le fait qu’il faut réduire le plus possible la taille de l’État mais ma philosophie vise d’avoir aucune ingérence de l’État dans la vie de quiconque.

Ma seule et unique raison de ne pas viser l’anarchie est qu’elle comporte certains dangers inhérents à l’absence d’un cadre légal commun et une institution pour l’administrer. C’est pourquoi je favorise plus un État limité. Il permet un cadre légal plus prévisible.

Peut-il me décrire ces dangers? Il y a des étatistes qui seront heureux de lire ça et de s’apercevoir que les minarchistes sont leurs alliés sur ce point! Il me semble que les dangers inhérents à un cadre légal commun soutenu et financé par la violence étatique sont beaucoup plus sérieux! Je comprends très bien que, selon les minarchistes, l’Agression Nationaleuse et l’injustice sont des fonctions régaliennes que l’État devrait accomplir, mais ça laisse la place à des dérapages comme des agressions criminelles perpétrées par les États “bon gars” occidentaux envers les nations “méchantes” (aux dernières nouvelles, il me semble que Phillippe était toujours en faveur de l’invasion de l’Afghanistan, mais il n’était pas en faveur du génocide irakien) et à la répression criminelle judiciaire des non-crimes, par exemple.

La grosse faille de vos raisonnements est de croire que l’exploitation est le seul fait du capitalisme. C’est faux.

Je n’ai jamais dit un tel truc! Je sais fort bien que l’État est un vecteur important d’exploitation, mais le capitalisme est un système étatiste, alors il est clairement un générateur d’exploitation lui aussi!

Au contraire, le capitalisme (dans le contexte d’un marché vraiment libre, bien sûr) donne lieu à beaucoup moins d’exploitation que des régimes collectivistes comme le socialisme et le communisme

Je vais vous surprendre mais je suis d’accord avec cette affirmation. Pour être encore plus précis, le communisme étatiste est paradoxalement l’expression la plus complète et la plus répressive du capitalisme. De plus, je vais aller encore plus loin, j’affirme que cette affirmation demeure vraie, même dans le contexte capitaliste occidental actuel, avec des marchés moyennement libres! Pas mal pour un sale anar comme moi, n’est-ce pas? Par contre, l’exploitation serait moindre dans une anarchie, même dans un libre-marché propriétarien mais encore mieux dans un libre-marché anti-capitaliste. Oups! Il y a des anarchistes et des gau-gauchistes étatistes qui ne m’aimeront pas et qui vont me traiter de sale capitaliste, je le sens! Lisez le billet au complet et réfléchissez un peu avant de monter sur vos grands chevaux: de toute façon, il y en bien d’autres qui vont me traiter de sale communiste!

et rien ne garantit qu’il n’y en aurait pas dans un régime anarchiste.

En effet, mais dans une anarchie, il y en aurait moins que dans n’importe quel autre!

Pour terminer, je dois vous confier un truc, je suis un imbécile naïf et je suis tellement lâche que je ne comprends pas très rapidement en anglais comme Louise HAHAHA-rel, candidate fémi-favoritiste à la mairie de Montreal. Pourquoi dis-je ça? C’est en raison de ma mauvaise compréhension initiale de la signification du drapeau “Don’t Tread On Me”.

gadsden-2

Dans ma naïveté et mon idiotie proverbiale de sale anar, j’ai d’abord cru à tort qu’il s’agissait d’un avatar potentiellement anarcho-capitaliste (ou même anarchiste, au fond) qui réclamait que l’État cesse de piétiner sur les CONtribuables qui se font voler leur argent par le biais des taxes et impôts.

Cependant, j’ai découvert ensuite que ce drapeau signifiait en fait qu’on devait cesser de voler les CONtribuables, sauf pour financer des agressions criminelles perpétrées par les nations “bon gars” occidentales contre les nations “méchantes”, sous prétexte d’une croyance aveugle à la version officielle gouvernemamantale des attentats du 11 septembre 2001. Difficile de trouver un truc plus classiste que cette assertion étatiste tordue.

Je vais donner deux exemples:

1) Philippe David est un zélateur de ce drapeau, minarchiste de surcroît, et voici qu’il dit à propos de l’invasion criminelle de l’Afghanistan:

Suite à l’introduction sur UHEC (note de David: maintenant LouisPrefontaine.com) d’un ruban anti-guerre, faisant le procès crasse de nos troupes en Afghanistan, nous menons une campagne anti-gauchisme. Merci à Danny Quirion, le Bum Intello qui a eu l’idée de pervertir leur ruban anti-guerre en ruban anti-gogauche et à David d’Antagoniste pour le raffinement du design original du Bum. Nous disons donc Non au gauchisme naïf à la sauce UHEC.

* Non à ceux qui dénigrent nos troupes au nom de leur anti-américanisme
* Non à ceux qui supportent ouvertement des régimes socialistes totalitaires à la Chavez et Castro.
* Non à ceux qui supportent ouvertement des organismes terroristes tel que Hamas et Hezbollah.
* Non à ceux qui manifestent à tort et à travers, arborant des couleurs communistes ou islamo-fascistes.

2) Je vous informe que David Gagnon d’Antagoniste.net, un zélateur pro-militariste soi-disant néo-libertarien (sic) en faveur du génocide irakien, est aussi un fier zélateur de ce drapeau.

De plus, on constate dans Wikipédia que la signification de ce drapeau est nettement plus reliée au patriotisme nationaleux américain et au militarisme qu’à l’anarchisme, malgré les prétentions fallacieuses des promoteurs du Free State Project, au New Hampshire et des organisateurs des Tea Party Protests.

Alors, ce serait bien de m’expliquer pourquoi de nombreux anarcho-capitalistes comme Cork, ce vomisseur anti-François Tremblay, utilisent à profusion ce drapeau pro-terroriste pour exprimer leur fierté soi-disant anarchiste, malgré leurs convictions anti-militaristes. Ça me semble fortement incohérent, ne trouvez-vous pas?

J’admets que je ne suis pas très gentil envers certaines personnes dans ce billet. Mais que voulez-vous, j’abhorre vigoureusement les vomissures classistes à la sauce capitaliste, d’autant plus quand ceux qui vomissent de cette façon font l’apologie des crimes de guerre commis par les nations “bon gars” occidentales contre les nations dites “méchantes”, sous d’autres faux prétextes classistes étatistes!

Mérite: autre réponse à Chantal Beaupré (partie IV: liberté)

Ce billet est la suite du billet précédent concernant ma réponse à ce billet de Chantal Beaupré au sujet du mérite.

Dans ce billet, je vais définir plus clairement ce qu’est la liberté, d’un point de vue anarchiste.

Extrait #11:
Méritons-nous quelque chose? NON!

David Gendron:
Pas nécessairement en effet, mais tous ceux qui n’empiètent pas sur la liberté des autres méritent à tout le moins le droit de vivre sans être agressés! Voilà ce que l’État ne vous accordera jamais comme liberté!

Questionnement socratique:
De quelle mérite parlons-nous? En quoi consiste le mérite? Le mérite existe-t-il dans les faits, dans la réalité… ou ne subsiste-t-il que dans notre opinion subjective?

De quelle liberté parlons-nous? En quoi consiste la liberté? En supposant que la liberté dont nous parlons puisse nous être accordée par l’État, y a-t-il dans la réalité quelque chose qui interdise à l’État d’agir comme elle le fait actuellement, ou qui l’oblige à agir d’une autre manière? Si tel est le cas, comment expliquer qu’il ait été possible à l’État d’agir comme elle l’a fait?

J’ai déjà répondu concernant le mérite ici. Afin de répondre aux deux premières questions, je vais donner une définition de la liberté. Voici ce qu’en dit Wikipédia:

La liberté est la faculté d’agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d’autrui. D’un point de vue philosophique, elle peut être définie comme la capacité de se déterminer soi-même à des choix contingents. Elle est définie:

* négativement : absence de soumission, de servitude, de contrainte. L’être humain est indépendant. (note de David: on peut aussi parler de liberté négative)

* positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel ; les comportements humains volontaires se fondent sur la liberté et sont qualifiés de libres. (note de David: on peut aussi parler de liberté positive)

Généralement, les anarchistes définissent la liberté comme étant l’union de la liberté négative (souvent, on le définit comme la liberté de ne pas être agressé) et de la liberté positive. Les anarcho-capitalistes (pourquoi pas “anarcho-propriétarien”?), les libertariens et les minarchistes ne reconnaissent que la liberté négative.

De plus, afin de présenter plus exhaustivement le concept de “liberté” d’un point de vue anarchiste, je cite intégralement la cinquième et la sixième attitude essentielle anarcho-pragmatiste:

5- Être tolérant et accepter la diversité

Pour tout anarcho-pragmatiste, tout est acceptable en autant que cela ne porte pas préjudice à autrui ou à sa possession (pas dans le sens de “propriété”) sans son consentement. Les gens peuvent disposer de leur corps à leur manière et se comporter entre eux comme ils le veulent dans la mesure où tout cela est volontaire. Dans de telles conditions, personne n’a le droit d’empêcher quiconque de vivre à sa façon s’il ne nuit à personne d’autre, même si la presque totalité de la population désapprouve son comportement particulier. Dans ces mêmes conditions, les gens peuvent donc se droguer, se prostituer, se branler, aimer les fantasmes sado-masochistes, participer à des partouzes, être homosexuel, être bisexuel, fumer dans un bar, ne pas attacher sa ceinture d’insécurité, ne pas porter de casque d’insécurité à moto ou à vélo, verser 60% de son salaire à son Église, manger de la malbouffe riche en gras trans et vénérer Maurice G. Dantec sans aucune intervention policière violente.

De plus, il faut essayer de s’informer sur les autres idéologies. L’ignorance de certains concepts peut créer une fausse interprétation de ces idéologies, ce qui peut nous priver d’un argumentaire solide et cohérent, ainsi que d’alliances stratégiques temporaires avec des groupes épousant des idéologies très similaires à la nôtre, qui nous permettraient de faire progresser la majeure partie de nos idées.

6- Je ne suis vraiment libre que si tous les hommes sont libres

La fameuse phrase de Bakounine qui consititue la plus importante des attitudes anarcho-pragmatistes essentielles. La liberté individuelle n’est qu’une mince consolation en l’absence de la liberté pour tous. Si seulement les gens vivants dans le territoire québécois étaient tous libres, ce serait déjà un accomplissement extraordinaire et nous pourrions être fiers de faire partie d’un véritable modèle québécois même si, bien sûr, le but ultime est que cette liberté s’étende à l’ensemble de l’humanité.

Maintenant, je vais répondre aux deux autres questions. À la question “En supposant que la liberté dont nous parlons puisse nous être accordée par l’État, y a-t-il dans la réalité quelque chose qui interdise à l’État d’agir comme elle le fait actuellement, ou qui l’oblige à agir d’une autre manière?”, je répond NON! Cependant, supposer que l’État puisse nous accorder la liberté est une prémisse farfelue. Aucune intervention de l’État n’engendre la liberté pour qui que ce soit, du moins pas sans compromettre la liberté des autres. La seule chose que l’État peut faire pour engendrer la liberté dans un domaine donné, c’est de se désengager complètement de ce même domaine!

À la question “Si tel est le cas, comment expliquer qu’il ait été possible à l’État d’agir comme elle l’a fait?”, je répond à nouveau que l’État agit dans ses intérêts de classe et que l’État n’a pas intérêt à accorder trop de libertés aux gens.

La suite dans la prochaine partie…