Monthly Archives: August, 2009

Pourquoi la parentalité et la procréation sont invalides? (partie II: réponse à Renart)

J’étais censé de poursuivre ma traduction-adaptation de ce billet de François Tremblay, mais en fin de compte, je vais répondre à ce billet de Renart L’éveillé qui cherche à discréditer l’anarchisme…seulement parce que j’ai OSÉ commettre cet affreux sacrilège: dénoncer le concept vigoureusement hiérarchique de la parentalité! Au secours, la race “culbécoise de souche” (sic) est en danger à cause de bâtards extinctionnistes comme moi, tous aux abris!

Ceci dit, je me dois tout de même de remercier ce pontife autoproclamé de la blogosphère québécoise d’opinion (ou le roi autoproclamé (comme tous les maîtres) de la blogosphérouille gaucho-patriotarde, comme le dit si bien Anne Archet! 😉 ) d’avoir critiqué ma position sur la parentalité et la procréation. C’est une très bonne chose que ce questionnement énerve un étatiste comme lui et qu’un plus grand nombre de personnes puissent me lire sur ce sujet, je n’en souhaitais pas tant! Tant mieux! Notons tout de même que la reine (non-autoproclamée: c’est juste moi qui le dit!) de la blogosphérouille anarcho-fédéraleuse québécoise, Anne Archet, adopte une position encore plus idiote que celle de Renart, mais je ne suis pas surpris du tout: les circonstances font en sorte qu’elle ne pouvait tout simplement pas être d’accord avec moi là-dessus!

Mais d’abord, je vais préciser un truc: mon but est d’expliquer AUX ANARCHISTES D’ABORD ET AVANT TOUT (et aussi d’informer les autres) pourquoi le parentage et la procréation sont des concepts invalides POUR LEUR PROPRE INTÉRÊT, DANS LE CONTEXTE ACTUEL ÉTATISTE, pas de convaincre les étatistes qui ont tout intérêt (sauf les féministes et les écologistes) à perpétuer le modèle hiérarchique de la famille ni de prétendre que la procréation serait inexistante dans une anarchie. Pas question d’essayer de convaincre les étatistes de l’invalidité de ces concepts, puisque ceux-ci sont généralement valides d’un point de vue étatiste de toute façon. Tout de même, s’il n’y a qu’un seul lecteur étatiste qui est d’accord avec mon opinion, je vais être encore plus ravi. De plus, je sais fort bien qu’il y aura encore des enfants dans une anarchie, je ne jamais prétendu le contraire!

Autre point à préciser: Renart essaie de discréditer les anarchistes en se servant de mon opinion sur ces concepts. Dans les faits, son billet n’est pas une critique de l’anarchisme, mais bien une critique de mon opinion sur la parentalité et la procréation, opinion qui n’est pas partagée par la plupart des anarchistes et des libertariens, en passant. En aucun cas, son billet ne vise les autres anarchistes; il ne s’agit strictement que d’une critique ad hominem de ma pensée.

Aussi, dans mon premier dernier billet sur cette question, j’ai proposé l’alternative extinctionniste dans le but de fournir des arguments supplémentaires contre la procréation, et non pas parce que je suis strictement en faveur de l’extinction totale des êtres humains. Ceci dit, de faire la promotion de l’extinction VOLONTAIRE de l’être humain est tout à fait valide d’un point de vue anarchiste, même si je ne suis pas entièrement d’accord avec ça. De plus, je n’ai pas tellement de problème avec l’adoption des enfants déjà existants par des anarchistes. C’est un moindre mal, en fait!

Maintenant, je vais citer quelques passages écrits par Renart et je vais y répondre.

Ne fais pas à autrui ce que tu estimes déraisonnable qu’un autre te fasse.

Thomas Hobbes 1588-1679

(J’introduis mon texte avec cette phrase en gonflant le sens du verbe « faire » jusqu’au verbe « penser ».)

D’abord, j’aimerais que Renart me dise ce que je pense de si déraisonnable envers lui. Ensuite, lorsque j’écris, je m’attend à être critiqué, voire même insulté, de façon déraisonnable par des lecteurs qui ne sont pas d’accord avec moi, alors je n’embarquerai pas dans cette rhétorique judéo-chrétienne à la sauce Hobbes, certainement pas en gonflant le sens du verbe “faire” jusqu’au verbe “penser”. De plus, j’adopte souvent le standard propre à ceux que je dénonce. Par exemple, quand j’affirme que les soldats sont des criminels, j’utilise le même standard (à un moindre degré, en fait) que les militaristes emploient lorsqu’ils traitent les anti-militaristes de “pro-terroristes” et de “minables”, comme l’a si bien fait Sarko Labeaume. Quand j’affirme que Sarko Labeaume s’est enrichi en fourrant le système, j’utilise le même standard employé par Sarko Labeaume lui-même quand il prétendait que certains des employés de Culbec City étaient des fourreurs de système.

Si je suis anarchiste, j’invente ce sobriquet pour me décrire : anarcho-futuriste. C’est que je considère l’anarchisme au-delà de l’utopie, puisque le futur semble déjà plus gravé dans le réel que l’utopie. Mais l’humanité a des devoirs à faire, très longs et même pénibles, c’est tout ce que je peux concéder.

Ceux qui connaissent bien Renart savent fort bien que, malgré certains de ses questionnements pertinents concernant l’État et que j’apprécie, sa position soi-disant “anarcho-futuriste” n’est pas vraiment anarchiste. Même Michel Kelly-Gagnon, le capitaleux en chef du Lobby anti-travailleurs des Patroneux du Culbec, est plus anarchiste que lui! Faut le faire! Il ne faut pas oublier que Renart est en faveur de l’interdiction de la cigarette dans les bars pour adultes et du permis de conduire à 21 ans! Anarcho-futuriste, mon cul!

C’est bien agréable de jouer aux petites autos et aux camions dans un carré de sable, mais il faudrait bien regarder ce qui se passe plus haut et plus large…

Si je ne regardais pas ce qui se passe plus haut et plus large, ce blogue n’existerait pas. Mieux vaut jouer aux petites autos et aux camions dans un carré de sable que de forcer violemment les gens à financer une institution comme l’État.

Ce qui m’amène à des concepts comme le « parentage » (sorte de diabolisation du lien naturel entre l’enfant et ses parents), à des positions contre la procréation et à l’extinctionnisme (le terme est assez clair!), concepts que me fournit la lecture d’un blogue qui se qualifie d’anarcho-pragmatiste.

Ma prise de position contre la parentalité est une diabolisation de lien hiérarchique sociétal entre les parents et les enfants DANS LE CONTEXTE ACTUEL, pas une diabolisation du lien biologique naturel parent-enfant.

À la base, tout ça me donne l’impression d’être les résultats angoissés de quelques individus mal dans leur peau,

Putain, on croirait entendre Jeff Fillion quand il critiquait la gau-gauche étatiste, mais en moins vulgaire. Renart sombre dans le blogue-poubelle ici. Au moins, ce n’est pas un état permanent comme avec Fillion!

Lors de la création de ce blogue, j’admets que j’étais dans une profonde déprime qui durait depuis trop longtemps et qui a pris fin vers septembre 2008. Mais grâce en partie à ce blogue, je me sens beaucoup mieux dans ma peau présentement. Cette blogothérapie fut beaucoup plus efficace que la trop grande quantité d’anti-dépresseurs qu’on prescrit à tort et à travers dans le système de santé culbécois soviétisé.

asociaux, tant au niveau amical qu’amoureux,

Je suis un peu moins asocial depuis la création de ce blogue. Au niveau amical, j’ai suffisamment d’amis comme ça (i.e. très peu) et j’abhorre l’hypocrisie des connaissances multiples insignifiantes et du réseautage capitaliste. En ce qui concerne l’amour, ce n’est pas de ses crisses d’affaires mais il est vrai que ma vie amoureuse est difficile pour plusieurs raisons, entre autres en raison du fait que les femmes en général, surtout les plus jeunes qui sont les plus contaminées par la propagande fémi-favoritiste, veulent généralement être dans une relation strictement amicale (je n’ai rien contre mais je souhaite une plus grande variété) ou dans une relation hiérarchique de couple avec fidélité obligée couplée avec le parentage (inacceptable pour moi), alors que je préfère une relation d’ami-amant sans domination hiérarchique ni fidélité obligée, ce qui les effraie! Mais je me pose des questions. Comment la promotion de la violence étatique peut être pertinent d’un point de vue social? Jusqu’à quel point un État tentaculaire et obèse comme le Culbec nuit-il à la coopération sociale volontaire entre les individus? Qui sont les plus asociaux: ceux qui fuient la vie en société pour vivre de façon plus conforme à leurs désirs ou ceux qui ostracisent ceux qui sont différents d’eux et qui n’ont commis aucun crime?

De plus, je ne connais personnellement aucun anarchiste dans ma vie personnelle: celle-ci n’est pas nécessairement représentative de la vie personnelle des autres anarchistes et elle n’est surtout pas représentative de la perception méprisante des anarchistes vomie par les étatistes. Qu’il continue à jouer à la pintade vantarde et à essayer de prouver sa soi-disant supérioroté (le deuxième “o” est volontaire!) morale sur les non-parents et les célibataires en nous ânonnant de ses photos de son bébé et en nous faisant part de son immense bonheur dans sa vie idyllique de couple. Au moins, ça me fait marrer! Vive Blogue Story! Blogue Story, nous deux en tandeeeeeeem! Oh yeah! 😉

qui justifient leur mal-être en échafaudant des théories abracadabrantes, et en prenant soin d’avoir toutes les réponses aux contre-arguments avec la tactique qui consiste à essayer de prouver à l’interlocuteur l’illusion absolue dans laquelle il est plongé

Il est navrant de constater qu’un artiste comme Renart qualifie ainsi cette forme d’imagination sociale qu’est l’anarchisme en ne se basant que sur une critique de mon point de vue et une analyse méprisante de ma vie personnelle. En ce qui concerne les théories abracadabrantes, les étatistes sont des spécialistes de ces raisonnements fallacieux dans le but de nous faire avaler leur camelote!

Comment sérieusement considérer avoir à coeur le concept de liberté quand tu proposes des théories qui confrontent extrêmement la liberté de la très grande majorité des êtres humains, tant au niveau du bonheur simple de désirer un enfant en connaissance de cause que de celui essentiel de simplement vivre?

Évidemment, en tant qu’étatiste, il est faveur des hiérarchies de pouvoir, alors il est en faveur de la liberté (sic) d’élever hiérarchiquement SES enfants. Lutter contre la parentalité et la procréation, DANS LE CONTEXTE ACTUEL, fait partie intégrante de la lutte contre les hiérarchies de pouvoir et, par conséquent, de la lutte pour une liberté plus accrue.

Et ça ne me dérange pas qu’ils soient assez conséquents pour en payer individuellement le prix : qu’ils crèvent vieux et seuls ou même tout de suite si le poids de notre monde est si insoutenable!

On croirait entendre Jeff Fillion vomissant contre la gau-gauche étatiste. De plus, je n’ai pas l’intention de quitter le Québec et je n’ai jamais dit que le poids de notre monde était insoutenable. Je dis seulement qu’il est encore possible de l’améliorer et d’y accroître les libertés.

Et c’est bien là où ma vision est différente de la leur : je crois que la liberté individuelle se doit d’être en équilibre avec la liberté collective; et si la liberté collective a encore besoin majoritairement de l’État, il faut individuellement le respecter (d’où l’idée de l’anarcho-futurisme). On a beau vouloir faire avancer la liberté individuelle, il y aura toujours la collective pour la freiner de quelques manières que ce soit.

Liberté collective? Kossé ça? Ça prend vraiment un gau-gauchiste étatiste tordu pour roter un tel baloney avarié! Je cite des propos du Mouton Marron: “la “liberté collective” ne s’oppose pas à la “liberté individuelle”. La liberté ne s’oppose pas à elle-même!” De plus, je rappelle ma sixième attitude essentielle anarcho-pragmatiste: Je ne suis vraiment libre que si tous les hommes sont libres!

De plus, l’État n’a jamais apporté quoi que ce soit pour la liberté. En fait, les seules occasions où l’État a pu sembler apporter quelque chose à la liberté, c’est quand il a aboli des structures ou des lois qu’il avait lui-même promulguées ou qu’il a décidé de moins intervenir dans un secteur donné. Un anarchiste ne peut tout simplement pas affirmer que “la liberté collective a encore besoin majoritairement de l’État”, c’est complètement illogique! De plus, comment la liberté collective peut-elle freiner la liberté individuelle?

Et à tenter de faire entrer l’anarchie par la gorge en forçant, il y a de fortes chances qu’on la vomisse, ce que je suis pas mal en train de faire…

Dans ce blogue, il n’a jamais été question de faire entrer l’anarchie par la gorge! D’où vient cette connerie? S’il y en a un qui est contre la violence, au grand dam de plusieurs anarchistes de gauche, c’est bien moi! Évidemment, Renart préfère faire entrer les impôts par la gorge des CONtribuables!

Finalement, je vous suggère de lire ces excellentes réponses de Bakouchaïev et du Mouton Marron. Bonne lecture!

De plus, Renart vient tout juste de publier une suite que je n’ai pas encore pris le temps de lire. À suivre…

Comprendre l’économie…pour mieux détruire le capitalisme? (suite)

Mon dernier trimestre universitaire en économie s’est déroulé de manière inespérée. Cette session d’étude a tellement été intéressante et couronnée de succès que j’ai décidé de continuer cet automne. Plus j’en apprends sur l’économie, plus je hais l’État et le capitalisme. À suivre…

Patience, je reviendrai sur la parentalité bientôt.

Pourquoi la parentalité et la procréation sont invalides? (partie I)

Note 1: Il ne s’agit en aucun cas d’un billet visant à renier mes parents et ma famille immédiate que j’aime beaucoup. Je ne fais que remettre en question un système hiérarchique que je considère invalide d’un point de vue anarchiste et mon but n’est pas d’ostraciser individuellement les parents ni de favoriser quelconque politique étatiste de contrôle des naissances.

Note 2: Si jamais je devenais un père un jour, n’hésitez pas à me traiter d’imbécile en me rappelant ce billet!

Note 3: Généralement, les étatistes ont tout intérêt à être en faveur de la parentalité et de la procréation (ils vénérent beaucoup la famille, surtout les drouatistes) et je peux très bien comprendre leurs arguments. Par contre, j’expliquerai un jour pourquoi ces deux concepts sont invalides d’un point de vue écologiste et féministe.

Ce billet est une traduction-adaptation partielle de ce billet de François Tremblay. Il est fort probable que ce billet aura une ou plusieurs suites.

Définissons la parentalité comme suit: la parentalité désigne le processus hiérarchique d’éducation des enfants par des “parents” dans ce qui est appelée une “famille”, dans le contexte actuel.

S’il y a un cas évident d’hiérarchie et d’exploitation, nous n’avons même pas besoin de considérer l’État et la religion. Nous n’avons besoin que de considérer la parentalité, le fondement même de notre psychisme.

La parentalité s’exerce dans le cadre d’un système hiérarchique strict, avec les parents à l’échelon supérieur et les enfants à l’échelon inférieur. Les parents sont la quasi-totalité du temps les parents biologiques, i.e. le couple homme-femme qui a baisé et dont un spermatozoïde et un ovule se sont rencontrés pour amorcer le processus de procréation. En se basant sur ce processus, il est convenu que ces deux personnes, qui n’ont généralement aucune compréhension (ou à la limite, une compréhension très limitée) sur la manière d’élever des enfants sauf l’exemple de leurs propres parents, maintiendront virtuellement un pouvoir illimité sur le nouvel être humain par l’intermédiaire du confinement privé dans leur propre domicile et par l’intermédiaire d’un environnement psychologique intimidant où la vie des enfants au quotidien dépend de l’obligation de plaire à “ses” parents, pour une durée légale d’environ 18 ans (parfois plus dans certains États arriérés, ce que semble appuyer Renart L’éveillé, et souvent plus dans la pratique).

Ceci semble entièrement normal pour nous parce que c’est ce que nous avons expérimenté pendant notre vie pré-adulte tout entière. Mais d’un point de vue anarchiste, cette idée est foutrement insensée. Il n’y a absolument aucune raison valable pour désigner arbitrairement les gens dont leur implication n’est constituée que par leurs contributions respectives de fluide corporel (et dans le cas de la mère, neuf mois d’une croissance cellulaire purement involontaire) comme étant les possesseurs de ce nouvel être humain, sans oublier l’absurdité de posséder un être humain pour commencer! Il n’y a absolument aucune raison de rendre le plus difficile possible la protection de ces êtres humains contre les abus, et de les garder les plus vulnérables possibles face à leurs abuseurs potentiels (lesquels sont, la plupart du temps, la famille elle-même ou des membres de la famille étendue). Il n’y a absolument aucune raison de laisser quelque chose d’aussi important que la croissance (morale, intellectuelle et physique) des enfants dans les mains de gens qui n’ont absolument aucune compréhension de la croissance des enfants. Je crois que, si vous aviez à bâtir un système qui était autoritaire, qui était le plus mauvais possible pour les enfants, et qui rendait le plus difficile possible la prévention des abus, vous en arriveriez à un truc semblable à ce que la parentalité est devenue aujourd’hui. Sans oublier les effets destructeurs sur la pensée critique et sur l’aspect social du système scolaire étatique (ce qui inclut les écoles soi-disant “privées” qui fonctionnent sous un modèle semblable, voire même encore plus répressif que l’école publique, n’en déplaise à Christian Mistral et à ses complices pro-hiérarchies drouatistes étatistes et libertariens vulgaires) et vous obtenez un bon portrait du genre de traitement qu’un être humain doit subir durant la première portion de sa vie.

D’un point de vue anarchiste, je ne peux voir aucune valeur possible à un tel système. C’est hautement autoritaire et très hiérarchique. C’est aussi de l’exploitation systémique parce que ce système garde captifs les enfants à un style de vie et à une vision du monde qui n’est pas selon leurs choix: à la base, ils se font régenter et mouler leur propre vie contre leur gré. Un exemple est la coutume du Rumspringa chez les Amish. La vaste majorité des adolescents Amish, malgré le grand attrait pour la vie extérieure, choisissent de rester dans leur communauté, parce qu’ils ne reverraient plus jamais leur famille et qu’ils ont été élevés à croire qu’ils iraient en enfer s’ils la quittaient. Cependant, si la plupart d’entre eux avait la liberté de choix, ils ne choisiraient pas d’être des Amish, n’est-ce pas? Même si je suis certain que quelques personnes s’y joignent volontairement, il n’y a pas une grosse foule qui cogne à la porte des Amish!

La parentalité, même chez beaucoup d’anarchistes (bravo à François et à Bakouchaïev qui ont bien compris! 🙂 ), est considéré comme intouchable. Pire encore, le modèle hiérarchique parental proposé par les anarchistes de droite et les libertariens est à peine moins répressif que celui proposé par la drouate étatiste et encore plus répressif que celui de la gau-gauche étatiste. Quel raisonnement confus! Quelle belle brochette de CONservateurs bien vernis dans ce débat! Quoique, tout comme la gau-gauche étatiste, les anarchistes de gauche du Québec ne semblent pas trop réfractaires à ces orphelinats criminels étatiques pour bébés que sont les crisses de CPE! Vraiment n’importe quoi!

Cela semble pour moi plus comme une hypocrisie qu’autre chose. Les anarchistes et les libertariens, qui sont censés, en principe, de proposer des meilleures façons de vivre et des meilleurs types de sociétés (quand il ne s’agit pas d’abolir carrément la société, et je suis d’accord avec Anne Archet dans la majeure partie de sa pensée là-dessus), s’interdissent d’examiner eux-mêmes la source du psychisme des individus qui composent la société et les divers types de conséquences qu’elle engendre. C’est comme si on prétendait qu’on devrait trouver des façons d’améliorer les ordinateurs mais sans jamais remettre en question l’idée du transistor ou sans jamais remettre en question l’idée du code binaire! Eh bien, pourquoi pas?

Finalement, je vous suggère de visiter ce site extinctionniste. Bonne réflexion!

Loi 34: le PLQ et leur séduction politique hypocrite des anti-avortement

Les fémi-favoritistes du Culbec, à l’exception agréable de ce site féministe (justement, on y parle surtout du véritable féminisme et pas tellement du fémi-favoritisme), ont généralement préféré dénoncer les femmes qui luttent contre l’intégrisme religieux patriarcal plutôt que de dénoncer la version initiale du projet de loi 34, promulguée par la charogne soi-disant libérale, qui allait restreindre l’offre des avortements dans le système soviétisé de santé culbécois. En tant que vrai féministe, je vais dénoncer cette mesure nettement plus menaçante pour le droit à l’avortement que la stupide loi C-384.

En gros, voici le cheminement politique dans ce dossier (ici, je parle d’un point de vue étatiste):

1) La charogne soi-disant libérale sait fort bien qu’ils perdront des votes du centre-gau-gauche (la gau-gauche votant pour Québec Solidaire afin de faire gagner la charogne soi-disant libérale: quelle bande d’andouilles!) vers le PCul lors des prochaines élections.

2) Étant donné que l’ADCul leur semble être sur la voie de l’extinction (je n’ose pas être aussi affirmatif!), la charogne soi-disant libérale n’a d’autre choix que de séduire l’électorat drouatiste potentiellement adéquiste pour gagner les prochaines élections. Quoi de mieux que de proposer une mesure restreignant l’offre des avortements pour faire plaisir hypocritement à ces drouatistes!

3) Étant donné que le gouvernemaman fédéral CONservateur est minoritaire, grâce au Bloc Culbécois en passant, l’avortement ne sera pas criminalisé au Cacanada. Mes chers connards anarcho-fédéraleux, vous qui me traitez de “sale nazionaleux”, en vomissant les mêmes putains d’arguments à marde que les peurologues fédéraleux étatistes, comprenez-vous que la présence du Bloc et de l’ensemble du mouvement séparatiste a empêché la criminalisation de l’avortement dans tout le Canada bref, de retourner 20 ans en arrière dans ce débat? Les fédéraleux peuvent bien souhaiter des lois défavorisant le Bloc lors des élections, n’est-ce pas?

4) Ne pouvant pas empêcher légalement les avortements, la charogne soi-disant libérale a inclus les avortements dans son projet de loi 34 afin de réduire l’offre des avortements, pour faire plaisir aux électeurs potentiellement adéquistes.

5) Les groupes communautaires pro-choix (voilà une cause vraiment féministe que j’appuie vigoureusement!) ont dénoncé ce projet de loi et ont engendré une pression médiatique très efficace pour que la population adhère à leur position.

6) Étant donné cette pression médiatique, le Collège de Médecins et la Fédération des Médecins Spécialistes, curieusement silencieux auparavant (je ne sais pas trop pourquoi mais tout de même, je vais leur accorder un certain crédit, pour une rare fois), ont décidé de dénoncer cette mesure et de faire pression sur le gouvernemaman culbécois afin qu’il change sa décision.

7) Sachant fort bien, suite à cette pression médiatique, qu’elle allait perdre plus de votes dans la base libérale de centre-centre-drouate qu’elle en gagnerait chez les drouatistes potentiellement adéquistes avec cette mesure, en raison de cette même pression médiatique, et que l’après-carrière de Poutine Toyota Bolduc, actuel Sinistre Culbécois de la Santé et des Sévices Anti-Sociaux, était menacée en raison des pressions du Collège des Médecins et de la Fédération des Médecins Spécialistes, la charogne soi-disant libérale a fait volte-face dans ce dossier, fort heureusement, en retirant les avortements du projet de loi 34. 🙂 🙂 🙂

Encore une fois, il s’agit là d’une démonstration flagrante que la pression populaire et médiatique est nettement plus efficace que les crisses d’élections et le militantisme intra-parti politique pour changer les choses, sauf dans la lutte pour la séparation du Québec et encore là, je parle uniquement du vote!

Lors de la prochaine campagne électorale du Culbec, je vous rappellerai cette mesure potentiellement liberticide contre les femmes Québécoises et cette volte-face improvisée de la charogne soi-disant libérale! Il ne faut surtout pas l’oublier!

Quand des politiciens se trahissent eux-mêmes…

The Corruption King of Montreal, Gérald “grappes corpo-fascistes” Tremblay, a prononcé cette déclaration très révélatrice à l’endroit du juge John “Je suis contre le crime étatique mais le crime étatique me paie bien” Gomery:

Monsieur Gomery a fait le choix de la politique partisane en devenant le président de la campagne de financement de Projet Montréal, donc ses propos sont sûrement teintés par son nouveau rôle.

Effectivement, Gérald Tremblay a fait le choix de la politique partisane en devenant Mayor of Montreal et en étant député de la charogne fédéraleuse soi-disant libérale provinciale durant quelques années, alors ses propos sont sûrement teintés par son rôle!

De son côté, Sarko “le minable fourreur de système pro-terroriste qui invite Marc “popom-popom” Simoneau à son dîner de cons” Labeaume a prononcé cette autre déclaration révélatrice, à propos de la guéguerre des festivals qu’il a créée de toutes pièces:

Écoutez, il y a une campagne électorale à Montréal. Un peu de tribalisme, c’est toujours d’adon…

Écoutez, il y a une pseudo-campagne électorale à Culbec City. Un peu de tribalisme anti-Montreal pour garder presque tout le monde du bon bord et annihiler toute opposition, c’est toujours d’adon!

En terminant, je vais vous laisser sur cette image amusante. Merci à Sean de Skeptical Eye pour le tuyau!

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Pourquoi les hiérarchies sont immorales? (partie I)

Ce billet est une traduction-adaptation partielle de ce billet de François Tremblay. Il devrait y avoir une suite.

L’affirmation à l’effet que les hiérarchies sont immorales et doivent être éradiquées est une prémisse anarchiste fondamentale. On peut certainement affirmer qu’une personne ne peut pas être un anarchiste sans être d’accord d’une certaine façon avec cette prémisse. Les capitalistes et les autres étatistes (et même les anarchistes de gauche, les anarchistes de droite et les libertariens, indirectement) remettent souvent en cause cette prémisse, alors ça vaut la peine d’en débattre ne serait-ce que pour cette raison.

Par conséquent, j’aimerais vous présenter une définition d’une hiérarchie, que j’endosse entièrement. Une hiérarchie est tout système social où le contrôle est utilisé d’une façon qui est à la fois 1. systémique et 2. dirigée.

1. L’usage du contrôle doit être systémique, i.e. partie intégrante du système, et non pas circonstancielle. Par exemple, un homme qui maltraite sa conjointe dans un parc d’amusement parce qu’il a été éduqué à croire que les femmes sont inférieures. Dans ce cas de figure, la hiérarchie n’est pas le parc d’amusement, mais le machisme: le contrôle étant circonstanciel au parc d’amusement en tant que système.

2. L’utilisation du contrôle doit être dirigée, i.e. d’une personne spécifique ou groupe d’individus- les supérieurs- à une autre personne spécifique ou groupe d’individus- les inférieurs. Dans le cas du machisme, les supérieurs sont les hommes et les inférieures sont les femmes, les transgenres et les intersexuels. Dans le cas du fémi-favoritisme, les supérieures sont les femmes et les inférieurs sont les hommes (au moins, elles n’ont pas tendance à vouloir contrôler les transgenres et les intersexuels).

Comme les anarchistes l’ont constaté vigoureusement, les hiérarchies existent partout en société. Voici les principales:

1) Le gouvernemaman est la hiérarchie la plus reconnue et la plus démonstrative. Avec faste et avec tout le charme bourgeois inhérent à la médiocrassie pseudo-représentative, on y élit des Présidents, des Premiers Sinistres, ou on y couronne des pantins relationnistes Rois-nègres mais on sait que la majeure partie du pouvoir est dans les mains des bourreaucrassies et des agences étatiques gigantesques qui combattent entre eux et de manière acharnée (ou achalante, comme le dirait si bien Sheila Copps! 😉 ) pour les ressources et les lois, sans compter les lobbyistes privés ou para-gouvernementaux, les think tanks comme l’Institut Économerdique de Montreal, les groupes de pression et les élites syndicaleuses, inhérents aussi au système capitaliste, qui orientent les lois par la persuasion socio-médiatique ou par la corruption. Le citoyen-esclave ordinaire, qui est soumis aux maîtres “gagnants”, peu importe qui sont-ils, est l’inférieur. Le but des gouvernemamans est la monopolisation d’un pouvoir politique de plus en plus omniprésent.

2) Le capitalisme est la hiérarchie la moins reconnue. Il y a là une distinction claire entre la classe exploitante des dirigeants corporateux et des investisseurs (dans une moindre mesure, car ils sont souvent victimes eux-mêmes des dirigeants corporateux) d’un côté, et leurs employés-esclaves de l’autre, sans oublier le groupe des CONsommateurs (dans une moindre mesure, mais qui sont victimes des conséquences des activités de production). Le but des hiérarchies capitalistes, généralement par l’intermédiaire des grandes corporations, est le profit le plus shylockien possible. François prétend que le capitalisme est une hiérarchie aussi importante, voire plus importante, que l’État et les anarchistes de gauche prétendent que le capitalisme est une forme de hiérarchie encore plus importante que l’État. Je ne suis pas d’accord avec eux sur ce point. Les mécanismes de marché seraient déjà beaucoup moins hiérarchiques sans État, quoique les hiérarchies ne seraient pas totalement éradiquées dans un contexte de libre-marché propriétarien. Bien sûr, les anarchistes de droite et les libertariens banalisent généralement, voire réfutent, le fait que le capitalisme est une hiérarchie, ce qui est encore plus farfelu.

3) Les religions et les sectes sont une autre catégorie majeure de hiérarchies. Même si elles sont évidemment différentes, je les classifie dans le même groupe à cause de leurs buts (principalement, le contrôle de la pensée) et de leurs structures (autorités qui sont prétendus “plus proches de Dieu” ou autrement plus “sacrés”). Ceci dit, contrairement à la croyance populaire, j’ai beaucoup plus peur des religions, qui collaborent souvent avec l’État et les capitalistes, que des sectes, qui sont souvent réprimées criminellement par l’État dans l’intérêt des religions dites “officielles”. Sauf peut-être quand les enfants sont victimes des sectes (par le biais du parentage, une autre hiérarchie!) et encore là, les religions ne sont pas vraiment mieux!

4) Le parentage et les écoles, qui ont tous les deux pour but de contrôler les enfants sous prétexte de l’endoctrination et (dans le cas du parentage surtout) du statut social.

5) Racisme, sexisme (incluant le maqueuelinisme et le fémi-favoritisme), âgisme et tout autre forme de discrimination.

6) Les pénitenciers et les autres prisons, incluant les prisons virtuelles, si bien décrites par Anne Archet.

Si vous jetez un coup d’oeil à cette liste, il est clair que les hiérarchies sont très envahissantes dans les sociétés modernes. Comment sommes-nous rendus à une telle situation? Est-ce que l’État est la racine du problème? Pas vraiment! Même si l’État a créé ou aggravé la grande majorité de ces problèmes, il est sans conteste que l’élimination seule de l’État n’éliminerait pas toutes les hiérarchies: par exemple, la discrimination existait bien avant la création des États, quoique les discriminations ont été aggravées par l’État. Une hypothèse intéressante est que certaines de ces hiérarchies aient été causées par les nécessités de la vie tribale pré-technologique (et non pas Montrealaise, malgré les supplications de Sarko Labeaume! 😉 ) et ont survécu parce qu’elles donnaient du pouvoir à quelques groupes favorisés, qui sont devenus intéressés à maintenir ce pouvoir, ce qui a par conséquent engendré l’État. Qu’en pensez-vous?

Les mouvements séparatistes selon un blogueur anarchiste…australien!

Je vous suggère de lire ce fort intéressant billet du blogueur australien Royce Christian du blogue anarchiste .urbandissent qui expose son opinion sur les mouvements séparatistes, en réponse à une question que je lui avais moi-même (!!!!!) adressée suite à cet excellent billet anti-nationalisme. Même si je ne suis pas entièrement d’accord avec lui (je lui ai écrit ce commentaire en guise de réponse: je rassure la racaille anarcho-fédéraleuse, il n’est pas aussi séparatiste que moi), son argumentaire est beaucoup plus raisonnable que la grande majorité des anarchistes et libertariens fédéraleux du Québec. Encore une fois, un anarchiste anglophone qui est plus raisonnable que la quasi-totalité des anarchistes et des libertariens du Québec dans ce débat. La routine habituelle quoi!

Voici deux extraits auxquels je suis d’accord, leur traduction et mes commentaires:

Clearly, I oppose nationalism and I see no value in the concept which does nothing but act as a rallying call, around which people will gather and collectively waltz to their death for some abstract concept of ‘nation’ or ‘tribe’. Defining oneself by an abstract concept based on the geographical region you happen to be born in is absurd. I am cosmopolitan in my approach to the world and people; each person is to be judged on individual merit and I do not identify with one ‘team’ of people over another.

Clairement, je m’oppose au nationalisme et je n’accorde aucune valeur dans le concept qui n’engendre rien d’autre que d’agir tel un cri de ralliement, autour duquel les gens vont se rassembler et valser collectivement à la vie à la mort pour un quelconque concept abstrait de “nation” ou de “tribu”. Se définir par une abstraction collective basée sur la région géographique où vous êtes nés par pur hasard est absurde. Je suis cosmopolite dans mon approche du monde et des gens; chaque personne sera jugée selon le mérite individuel et je ne vais pas m’identifier avec une “équipe” de personnes au détriment d’une autre.

Commentaire: J’ai toujours soutenu cette position anti-nationaleuse depuis la création de ce blogue. Tout de même, j’admets que je ne suis pas aussi cosmopolite que lui dans mon approche du monde (mais je suis cosmopolite dans mes rapports avec les gens) et que j’aborde les choses sous une perspective plus locale.

I will, on the other hand, support attempts to secede from another country which has taken control of a particular region by force. However, my support for these movements do not rest upon a nationalist foundation but upon opposition to the validity of the state as an entity.

D’un autre côté, j’appuierai les tentatives de se séparer d’un autre pays qui a pris le contrôle d’une région par la force. Cependant, mon appui à ces mouvements ne se base pas sur un fondement nationaleux mais plutôt sur mon opposition à la légitimité de l’État en tant qu’entité.

Commentaire: J’estime que ce passage s’applique aussi au Cacanada et à la séparation du Québec, mais en autant que l’appui populaire soit amplement suffisant. Néanmoins, je ne sais pas si Royce Christian est d’accord avec moi. On verra bien!

Un texte percutant anti-HADOPI

Voici un percutant texte anti-HADOPI (la loi HADOPI étant une loi française anti-piratage, particulièrement dans la musique, le cinéma et les logiciels informatiques) écrit par un certain Mathieu et publié dans le journal Anarchosyndicalisme de la CNT-AIT Midi-Pyrénées. À part certaines notes que j’ai ajoutées, je suis d’accord avec l’ensemble de cet article.

BOYCOTTEZ LES ARTISTES HADOPIPHILES

Mercredi 11 juin, le gouvernement a subi un nouveau camouflet sur la loi HADOPI: le Conseil constitutionnel a censuré une partie du texte. Pas sur des dispositifs mineurs ou sur une erreur de procédure, mais pour atteinte à la présomption d’innocence, à la liberté d’expression et à la séparation des pouvoirs. En gros, le Conseil constitutionnel a été obligé de constater que le parlement et le gouvernement avaient violé, en votant la loi HADOPI, plusieurs principes fondamentaux de la République. Rien que ça. Mais, rassurez-vous, les violeurs ne risquent rien, Marianne est bonne fille et HADOPI va reprendre sous une autre forme.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi les débats, voici en quelques mots de quoi il en retourne. HADOPI créait une autorité administrative qui devait envoyer des mails aux “pirates” identifiés par les ayant droits, afin de les dissuader de télécharger. Au bout d’un certain nombre de mails, la ligne Internet pouvait être coupée par l’autorité administrative, sans procès et surtout sans moyen immédiat de défense de la personne accusée. Une fois la ligne coupée, il fallait en plus continuer à payer son abonnement! Le Conseil constitutionnel a censuré cette procédure … qui va simplement être remaniée.

Outre l’aspect profondément liberticide de cette loi (même dans sa version censurée), on remarque qu’elle est faite, non pas pour protéger la culture (ni les véritables artistes), mais bien pour protéger les profits des majors (grandes entreprises pseudo-culturelles). Ces entreprises, qui ruinent la culture en nous abreuvant de Star Académie (note de David: tiens, tiens, en France aussi!) et de films tous plus niais les uns que les autres, ne comprennent pas que les gens ne veuillent plus payer pour leur servir de tout à l’égout.

Les majors hurlent à la catastrophe pour la culture (!!!) parce que les sous ne rentrent pas assez vite dans leurs caisses. Pour améliorer le sort de leurs actionnaires, ils ont donc demandé au gouvernement de leur faire une loi sur mesure qui oblige l’internaute à installer des logiciels espions sur leur ordinateur (seul moyen de prouver son innocence, et accès facile pour l’État à toutes vos données personnelles), et qui condamne un individu sur la seule foi des relevés d’adresse IP (c’est l’équivalent d’une adresse postale sur Internet), effectués par les majors. Ces procédures, allongées par le passage devant le juge qui va certainement être voté cet été, vont en plus coûter extrêmement cher, et pour un résultat minime.

En effet, en août 2008, il y avait en moyenne 450 000 films téléchargés par jour, quant à la musique, certainement beaucoup plus… Ces centaines de milliers de “dangereux délinquants” sont menacés de passer devant la justice! C’est avec de telles lois qu’on fait monter les statistiques de la délinquance! (note de David: et ça fait sourire Sarkonazi 1er qui peut alors justifier une répression policière accrue!)

Que les majors défendent leur beurre et sacrifient les libertés sur l’autel de leur profit, cela ne surprend guère. Mais ce qui est plus dérangeant, c’est la cohorte d’artistes, souvent “de gauche”, qui sont montés au créneau pour cette même cause. En vrac, on trouve: Étienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay (eh bien!), Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam’s, Renaud, Romane Cerda, Cali, la Grande Sophie et Michel Piccoli… (note de David: sans compter la racaille des nombreuses veudettes culbécoises anti-piratage et une cohorte encore plus garnie de “tartistes” hollywoodiens qui appuient ce même genre de camelote liberticide).

Toutes ces belles âmes prétendent vouloir sauver la culture. Pourtant, quand on voit ces noms, on se dit qu’ils n’ont pas l’air de mourir de faim à cause du piratage. Au lieu de demander des comptes à leurs patrons sur leur gestion catastrophique et leur incapacité à s’adapter aux nouvelles technologies (position minimale exigible de la part de réformistes de gauche), ils font bloc avec eux et revendiquent la diminution des libertés comme un acte positif pour la culture. Belle vision que celle-là! La culture contre la liberté! Les fascistes n’auraient pas mieux dit!

Contre toute cette aristocratie de privilégiés, il est temps de revendiquer la gratuité totale et absolue de la culture (note de David: je ne suis pas d’accord avec cette exagération gauchiste et je n’ai rien contre les mécanismes de marché mais je préfère tout de même la liberté des clients aux profits des corporateux). Face à l’attaque mercantile d’HADOPI, une réponse s’impose. Elle est simple, facile et efficace: le boycott. N’achetez plus rien de tous les “artistes” qui se sont prononcés pour la loi HADOPI. En abandonnant les artistes-épidicers (note de David: j’ignore la signification de ce jeu de mots, artistes-épiciers?) à leur triste sort, vous aurez tout le temps de découvrir de véritables artistes, ceux qui ont autre chose à exprimer que leur compte en banque. Vous gagnerez en qualité et en plus, vous ferez des économies.

Labeaume et le Montreal-bashing

En plus de créer des faux conflits afin d’alimenter le syndicalisme-bashing si cher à sa base militante, Régis “Sarko” Labeaume (au moins, celui-ci était moins présent médiatiquement à Culbec City que Sarkonazi 1er en France lors de ses récentes vacances! 😉 ), le minable Démago-Maire de Culbec City, utilise une nouvelle tactique électoraliste: le Montreal-bashing. Pire que ça, il invente même des conflits entre Culbec City et Montreal, comme par exemple le faux imbroglio entourant le nouveau calendrier des Francofolies de Montreal.

Alors, je vais informer les ignares qui croient que les Francofolies de Montreal auront lieu en même temps que le Festival d’Été moins franco-fou de Culbec City en 2010:

1) Le prochain Festival d’Été de Culbec City aura lieu DU 8 AU 18 JUILLET 2010.

2) Les prochaines Francofolies de Montréal auront lieu DU 9 AU 19 JUIN 2010, ENVIRON TROIS SEMAINES AVANT LE FESTIVAL D’ÉTÉ DE CULBEC CITY EN 2010.

3) Le prochain Festival de Jazz de Montreal aura lieu DU 25 JUIN AU 6 JUILLET 2010, UNE SEMAINE PLUS TÔT QU’EN 2009.

OÙ EST LE PROBLÈME? LES DATES NE SONT MÊME PAS EN MÊME TEMPS ET EN PLUS, LES DATES SONT PLUS ÉLOIGNÉES QU’AVANT! En effet,

1) Le Festival de Jazz de Montreal de 2009 a eu DU 30 JUIN AU 12 JUILLET 2009.

2) Le Festival d’été de Culbec City de 2009 a eu lieu DU 9 AU 19 JUILLET 2009, DONC PARTIELLEMENT EN MÊME TEMPS QUE LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL QUI SERA DEVANCÉ D’UNE SEMAINE EN 2010!

3) Les Francofolies de Montreal 2009 ont eu lieu DU 31 JUILLET AU 9 AOÛT 2009, ENVIRON DEUX SEMAINES APRÈS LA FIN DU FESTIVAL D’ÉTÉ DE CULBEC CITY.

En plus, de quoi il se mêle, ce minable démago-maire de la ville qui dépend le plus des gouvernemamans au Culbec? Craint-il un trop grand succès des Francofolies l’an prochain?

Cré Sarko Labeaume, il est prêt à n’importe quelle crosse populiste pour aller chercher des votes et étouffer toute opposition, y compris d’inventer des faux conflits avec Montreal! Méfiez-vous de ce crotté corpo-fasciste fourreur de système, chers naïfs de Culbec City, je vous aurai prévenu!

Lorsque l’équipe Labeaume (et son renifleur de pets Marc “popom-popom” Simoneau) sera majoritaire, il sera trop tard pour comprendre les effets pervers d’une telle administration corpo-fasciste sur la population. Rappelez-vous les dictatures pseudo-médiocratiques à perpète que sont devenues les villes de Laval, Saguenay et L’Ancienne-Lorette, le risque est grand que cela se reproduise…

Dans cette pseudo-guéguerre puérile que mène Culbec City contre Montreal (au fond, les Montrealers s’en crissent de Culbec City), j’aurai tendance à être moins antipathique envers Montreal, car les gouvernemamans favorisent Culbec City au dépens de Montreal, État Culbécois tentaculaire et obèse et statut de Capitale Nationaleuse du Culbec obligent!

Vive l'éducation ET l'insurrection anarchistes et fuck les systèmes!

J’ai lu cet intéressant billet de Bakouchaïev mais je trouve regrettable qu’il s’attaque à la principale qualité d’Anne Archet et de l’individualisme stirnérien, i.e. le refus de se soumettre à quelconque forme d’organisation collectiviste, même si celle-ci est soi-disant anarchiste. Au fil du temps, j’ai constaté que les anarchistes de gauche ont la fâcheuse tendance à reproduire involontairement les travers de la gau-gauche étatiste. D’ailleurs, dans une moindre mesure, il y a même des mutuellistes qui sombrent dans des travers collectivistes, quoiqu’on ne peut pas dire que ce sont des grands zélateurs de la gau-gauche étatiste. Pourtant, la seule forme d’organisation anarchiste valide est constituée par des consensus à petite échelle, avec l’échelle la plus petite possible, qui peut être réduite à l’individu lui-même, le plus souvent possible.

Voici la première réponse d’Anne Archet concernant ce billet, jusqu’à présent:

Si j’expliquais exactement quoi faire, comment le faire, avec qui et à quelle heure, je ferais de la politique et j’agirais comme idéologue; autrement dit, je poserais la prépondérance de l’idée sur le réel. Il faut distinguer l’anarchie (l’état d’être) de l’anarchisme (l’idéologie); je ne suis pas anarchiste et je me moque de l’idéologie.

Évidemment que j’ai ma petite idée sur la façon de vivre hors du travail et des autres dispositifs de pouvoir. Mais qui suis-je pour dire que ma subjectivité est meilleure que la vôtre? Le but ici n’est pas de dire aux autres quoi faire mais les inciter à l’action, ouvrir la porte des possibles pour que tous puissent, selon leurs propres termes, se réapproprier leur propre vie. Et l’imagination fait partie de l’action.

Les gens sont passifs. Ils le sont parce que le système l’exige. L’anarchie exige des individus actifs; si je dis aux autres quoi faire, je suis non seulement présomptueuse, mais je contribue à la passivité générale. Si j’étais politicienne, ce serait autre chose: j’élaborerais un programme avec une solution à tous les problèmes. Ensuite, je simplifierais à l’extrême pour convaincre le plus d’individus possible. Et finalement, j’agirais pour saisir le pouvoir et imposer ce programme pour le plus grand bonheur de tous. Le problème, c’est que tout ça n’a rien à voir avec l’anarchie.

Les anars ne manquent pas de vision, car la leur est celle d’un état d’existence débarrassé des institutions de domination hiérarchique, où tous les individus ont la possibilité d’aller au bout de ce qu’ils peuvent être. Mais réaliser cette vision exige que les gens explorent leurs propres désirs pour les réaliser; penser à leur place est suprêmement contre-productif.

Les solutions avancées par les théoriciens anarchistes depuis deux siècles sont nombreuses; libre association, communisme libertaire, mutuellisme, etc etc etc. Il se trouve que lorsque l’insurrection se produit, les premiers surpris sont… les anarchistes. Ils ont même souvent peur des mouvements spontanés qui mettent en application leurs propres principes, mais d’une façon qu’ils n’avaient pas prévus.

L’anarchie se vit et s’expérimente. Il faut émettre les principes, exprimer nos désirs et ensuite se lancer. Cela vaut mieux que n’importe quelle dissertation sibylline sous couvert de rigueur théorique.

Je suis entièrement d’accord avec elle sur ce point! Au fait, selon son propre standard, je me demande si je suis toujours un anarchiste…

Voici la réponse de Bakouchaïev:

Je ne pense pas qu’avoir un ou des projets de société exigent leurs impositions. Les gens sont toujours libre d’y adhérer ou pas. Et prendre position ou définir en quoi consiste notre vision d’un monde meilleur ne signifie pas qu’on détient la vérité ou que nos idées sont meilleures que celles des autres. Le but en décrivant nos idées ou nos désirs c’est justement d’entrer en discussion avec les gens, d’échanger nos idées afin de bâtir quelque chose de nouveau collectivement. C’est impossible si on se refuse à entrer quelque peu dans les détails de notre pensée.

Bien sûr si on ne croit en aucune forme d’organisation (je ne dis pas que c’est votre cas), cela devient inutile. Or, on ne m’a pas encore convaincu que la vie était possible en dehors de la société.

De valoriser la vie sociétale collectiviste et la construction de systèmes n’est-il pas un travers idéologique de l’anarchisme de gauche qui sert les intérêts de l’État?

Voici la deuxième réponse d’Anne Archet:

Voilà le nœud du problème. La discussion ne sert à rien si elle ne se situe pas au niveau des problèmes réels et concrets — problèmes qui ne peuvent que se présenter dans l’action, par l’expérience.

Par exemple, je trouve oiseux de discuter de la collecte des ordures dans un monde idéal libertaire pendant sa pause café, avant de retourner bosser. On ne sait même pas si dans un monde post-consommation on aura effectivement besoin de collecte de déchets — ce n’est que lorsque nous serons effectivement confrontés au problème dans la réalité que nous pourrons y faire face; en attendant, c’est chercher des solutions imaginaires à des problèmes hypothétiques.

Mais bon, c’est probablement une question de stratégie qui nous sépare. Les anars qui sont révolutionnaires ont besoin de se préparer un plan post-révolution car ils préparent le grand chambardement et ne veulent pas se faire prendre les culottes baissées lorsqu’ils se produira. Et les anars éducationnistes travaillent à convaincre les gens du bienfondé de l’anarchie — et les mécréants ont besoin d’être convaincus dans les détails pour adhérer à la foi.

En ce qui me concerne, je préfère l’insurrection, c’est-à-dire dégager des espaces et des temps tout de suite et maintenant pour vivre l’anarchie, sans attendre que tous et chacun aient le désir de vivre sans contrainte, même si ses temps et ces espaces sont limités et éphémères.

On apprend à rouler à vélo qu’en l’enfourchant, pas en discutant sur le nombre de dents du dérailleur.

Ma réponse à ce commentaire est celle-ci: Vive l’éducation ET l’insurrection anarchistes et fuck les systèmes! Mais attention, je ne perçois pas l’éducationnisme selon l’angle extrémiste de la “persuasion par les moindres détails” (là dessus, je suis d’accord avec Anne Archet) des anarchistes de droite, des libertariens minarchistes et des anarchistes de gauche. Néanmoins, une éducation à la pertinence de l’anarchie est nécessaire, car l’éducation étatiste actuelle fait en sorte que les gens ne s’aperçoivent pas que l’étatisme se fonde sur certaines prémisses fallacieuses. De plus, la plupart des gens n’ont tout simplement pas les connaissances nécessaires pour effectuer leur propre insurrection: il faut éduquer ces gens AVANT qu’ils fassent leurs propres expériences insurrectionnistes.

Bref, je veux éduquer les gens à la pertinence de l’anarchie non pas en faisant la promotion de systèmes particuliers dans tous ses détails, mais en amenant les gens à remettre en question les prémisses étatistes qu’on leur a inculquées: incluant la prémisse fédéraleuse étatiste que le nationalisme culbécois est plus grave que le nationalisme cacanadian: prémisse que la grande majorité des anarchistes et des libertariens du Québec, incluant Anne Archet elle-même (finalement, il semble que ça ne soit pas le cas pour Anne Archet, ce qui rend encore plus confuse sa position contre la séparation du Québec), prennent pour vérité absolue. Pourtant, la grande majorité des anarchistes hors-Québec ne croient pas à cette prémisse fédéraleuse étatiste…