Résistance Internationaliste: un coup d'oeil à ses arguments

Dans ce billet, je vais commenter les arguments du groupe Résistance Internationaliste qui sont contenus dans ce communiqué de revendication de l’attentat de Trois-Rivières. Voici des extraits, suivi des commentaires de ma part.

La nuit dernière, une charge explosive non improvisée a été activée au Centre de recrutement de l’Armée canadienne à Trois-Rivières (2 appels d’évacuation ont été logés).

Deux appels et la police arrive 20 minutes plus tard, i.e. après l’explosion, pour sauver son propre cul, comme d’habitude! De plus, contrairement à ce soi-disant “terroriste”, les autorités militaro-terroristes occidentales ne prennent pas de telles précautions quand ils bombardent des territoires étrangers! Voyons ce qu’en pense Sylvain Guillemette:

Et très sérieusement, appelle-t-on les autorités pour annoncer notre acte si nos intentions sont de tuer des gens? Pas vraiment… La police, elle, n’appelle pas les traficants de drogue avant de les pincer les culottes baissées. L’Armée états-unienne n’appelle pas les civils qu’elle tue pour les avertir de ses larguages d’ADM sur leur tête afin de tuer un ou deux militants ennemis. Et Israël n’appelle personne pour bafouer toutes les lois internationales, pour tuer des civils en eaux internationales, pour larguer du phosphore blanc sur des civils, pour utiliser des armes à sous-munitions dans des territoires civils, pour posséder un arsenal nucléaire, etc..

Voici un autre extrait du communiqué:

Résistance internationaliste* sort à nouveau de l’ombre pour joindre l’historique opposition populaire aux pratiques et aux idéaux militaristes de l’État canadien et pour s’assurer que les pouvoirs politique, économique et militaire ne poursuivent impunément l’entreprise d’endoctrinement justifiant leur aventure impérialiste.

Le gouvernement canadien ne se contente pas de nous soumettre à l’oligarchie marchande et de lui livrer nos ressources, il réclame qu’on aille lui asservir d’autres peuples. Subir les effets et les dangers de l’exportation gazière ne suffit pas, il faudrait qu’on aille sécuriser un trajet de pipeline (TAPI) en territoire afghan.

Être les otages dociles des sinistres pétrolières n’est pas satisfaisant, il faudrait joindre la marine canadienne pour aller couvrir leur pillage au Delta du Niger.

Voilà qui sont des excellents arguments!

Demeurer les lucratifs cobayes des machinations de l’industrie pharmaceutique n’est pas assez, il faudrait aller protéger l’approvisionnement mondial d’opium que garantit le narco-régime de Karzaï.

Même si j’aurais aimé qu’il fasse le lien entre la guerre aux drogues et ce qui se passe en Afghanistan dans la culture du pavot, cet argument est tout de même pertinent. Mais tout de même, il faut mentionner la guerre aux drogues, un autre dérapage criminel digne d’un État policier, dans ce dossier. Les autorités militaro-terroristes occidentales générent beaucoup de violence en menant une guerre sans merci contre la drogue dans leur propres territoires (empêchant par conséquent la culture locale de pavot, ce qui profite aux Talibans), afin de justifier leur trop forte présence, mais ils soutiennent hypocritement le vol des retombées de la culture du pavot en Afghanistan par leurs alliés Talibans (rappelons que cette mafia criminelle fut financée à haut prix par la CIA, il n’y a pas si longtemps) et les valets du régime Karzaï!

Hostile aux prétentions militaires insufflées par Washington, la population est la cible permanente d’une propagande abjecte où l’occupation étrangère de l’Afghanistan est travestie en mission civilisatrice. Les apôtres des «valeurs démocratiques» et les «sauveurs» des femmes afghanes sont les soldats d’une armée qui donne la torture en sous-traitance et qui cache les crimes sexuels endémiques à tous les échelons de sa hiérarchie, vraisemblablement dans le but de garder les agresseurs sexuels en opération à l’étranger (projet de loi S-3).

Voilà d’autres arguments très pertinents!

«Nos soldats» sont les mêmes qui, hier, ont écrasé le peuple métis, maté à mainte reprises des mobilisations ouvrières, mitraillé l’opposition québécoise opposée à la conscription, imposé la Loi des mesures de guerre, assiégé une communauté amérindienne pour un terrain de golf, renversé un gouvernement haïtien démocratiquement élu, et qui demain, nous imposeront les diktats du marché et la soumission fiscale.

Encore une fois, voilà d’autres arguments très pertinents. Cependant, en ce qui concerne la Crise d’Oka-Kahnawake de 1990, il escamote certains détails importants. Certes, il n’a pas tort dans ce qu’il dit, mais il ne faut pas oublier que deux communautés amérindiennes et la population blanche de ces deux secteurs ont été littéralement prises en otage par les gouvernemamans du Cacanada et du Culbec ainsi les Warriors (qui ne sont pas des enfants de choeur), sans oublier encore une fois le rôle de la guerre à la drogue menée conjointement par les United Terrorists States of America (USA), le Cacanada et le Culbec dans ce dossier et celui de la contrebande de cigarettes causée par les taxes trop élevées au Culbec, ce qui rendait encore plus puissants les fameux Warriors!

En ce qui concerne les diktats du marché, il devait certainement parler du système capitaliste, alors son argument est pertinent. Je suis en faveur du concept de libre-marché, mais dans une perspective anti-capitaliste.

Les dirigeants des banques et des multinationales peuvent empocher des fortunes à l’abri du fisc, mais c’est à nous qu’on impose le financement de l’expansion impérialiste. Des blindés à 5 milliards de dollars, des avions à 8 milliards, des navires de guerre à 50 milliards et des soldats à 500 milles par année, c’est une majorité de travailleurs et travailleuses privés d’assurance chômage, c’est le quart des ménages qui peine à se payer un toit, c’est la vieillesse avec des rentes de misère, c’est une multitude d’enfants qui souffre toujours d’insécurité alimentaire.

Je ne comprends pas ses “soldats à 500 milles par année”, puisqu’un soldat ne gagne pas un tel salaire et que la masse salariale totale des soldats est nettement plus élevée que 500 000$, mais encore une fois, ses arguments sont très pertinents.

Cette opération contre le centre d’enrôlement est notre résistance au bourrage de crâne et au racolage intensif par l’armée d’une jeunesse confrontée au vide d’une société avilissante.

Un peu trop catastrophiste mais très pertinent sur le fond.

Nous ne pouvons pas laisser à l’État le monopole de la violence et de sa mise en scène (orgie répressive au G-20, fourniture d’«explosifs» aux jeunes manipulés de Toronto, menaces «fondamentalistes» de l’agent Gilles Breault).

Encore des arguments très pertinents. Ceci dit, cela ne justifie pas, d’un point de vue anarchiste (d’un point de vue étatiste, ce sont des héros, sans aucun doute!), que des forces révolutionnaires décident de s’octroyer le monopole de l’agression légitime, puisque ce faisant, ils deviennent eux-mêmes un État.

Quant aux soldats de l’Armée canadienne, que ce soit bien clair, ce ne sont aucunement «les nôtres», ils appartiennent à celle à qui ils prêtent bêtement allégeance, sa Majesté Élisabeth II.

Et c’est seulement en lisant ce paragraphe qu’on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas d’un anarchiste, mais fort probablement d’un nationaleux séparatiste de gau-gauche. Dans une perpective nationaleuse culbécoise, il n’a pas tort mais les soldats sont tout simplement des criminels, et ils ne seraient pas “les nôtres” non plus même s’ils agissaient pour un Québec séparé. Quoique d’un autre côté, on pourrait dire que ce sont les nôtres puisque ce sont nos taxes qui les paient! 😦

CONTRE LA GUERRE IMPÉRIALISTE.

Bien dit!

Bref, cet attentat soi-disant terroriste constitue un des actes de guerre les mieux justifiés qui soient. Certainement mieux justifié que l’assassinat massif de milliers de personnes par des terroristes islamo-fascistes (souvent considéré comme des héros par les islamistes radicaux, mais pas par les musulmans en général) le 11 septembre 2001 et certainement mieux justifié qu’un grand nombre de guerres impérialistes menées par les militaro-terroristes occidentaux avec la complicité des troupes criminelles (excluons tout de même les conscrits) qui sont considérées comme des héros par la grande majorité des Occidentaux.

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16 responses

  1. Peut-être que “les soldats à 500 000” fait référence au coût de déploiement de chaque militaire en zone de conflit. En tout cas, le texte est fort bien écrit. Mais il me semble que ça ne sent pas tellement le nationalisme, malgré la référence à la Reine et à l’impérialisme. Il me semble que quand les activistes sont nationalistes, ils ne passent pas par quatre chemins pour l’affirmer.

    Ce sont peut-être des ancien-ne-s péquistes reconverti-e-s en gauchistes radicaux/ales.

    1. “Peut-être que « les soldats à 500 000″ fait référence au coût de déploiement de chaque militaire en zone de conflit. ”

      À ce point-là? Je ne sais pas, mais c’est un hypothèse intéressante.

      “Ce sont peut-être des ancien-ne-s péquistes reconverti-e-s en gauchistes radicaux/ales.”

      Oui, c’est possible.

      “Mais il me semble que ça ne sent pas tellement le nationalisme, malgré la référence à la Reine et à l’impérialisme. Il me semble que quand les activistes sont nationalistes, ils ne passent pas par quatre chemins pour l’affirmer.”

      On est loin du MLNQ, de la SSJB, de Patrick Bourgeois ou même de Mathieu Bock de Bière À Côté, en tout cas.

      1. Je ne crois pas non plus que ce soient des nationalistes. D’ailleurs, ils se disent internationalistes.

        1. Oui, mais pourquoi l’allusion à la reine?

          Peut-être que le Mouton Marron a raison.

          1. Ils ne font qu’utiliser des termes propres et populairement compris au Québec. Pas besoin d’expliquer en plusieurs dizaines de lignes ce qu’ils veulent dire par là : tout le monde comprend, même les plus ivres de la St-Jean Baptiste n’ayant pas fait leur secondaire.

            1. Chose certaine, il n’est pas un anarchiste. De plus, même si les soldats étaient québécois, ils ne seraient pas des nôtres!

        2. Faut dire, j’aime pas la reine non plus, et ça ne fait pas de moi un nationaliste. Peut-être s’agit-il aussi de tenter de toucher aux cordes sensibles des Québécois-es.

  2. D’un autre côté, l’épithète «internationaliste» est surtout utilisée par les trotskistes. Ce qui montre bien que n’importe qui (ou presque) à gauche aurait pu écrire ce texte.

    L’important dans cette histoire, c’est de constater que le mot «anarchiste» est (re)devenu pour les média un buzz word synonyme de «radical dangereux menaçant la démocratie et nos chères libertés».

    [soupir]

    1. “D’un autre côté, l’épithète «internationaliste» est surtout utilisée par les trotskistes. Ce qui montre bien que n’importe qui (ou presque) à gauche aurait pu écrire ce texte.”

      En effet!

      “[soupir]”

      [soupir] (bis) 😦

  3. «Je ne comprends pas ses « soldats à 500 milles par année », puisqu’un soldat ne gagne pas un tel salaire et que la masse salariale totale des soldats est nettement plus élevée que 500 000$, mais encore une fois, ses arguments sont très pertinents.»

    Il nous en coûte au-dessus de 500 000 par soldats par année. Entraînement, équipement, maintien, munitions (équipement…), assurances, soutien psychologique formations (endoctrinement), voyages à l’étranger, etc.. Puis les salaires, qui à la fin de 2011 (mission de combat en Afghanistan), devraient dépasser les 13 milliards.

    «Encore des arguments très pertinents. Ceci dit, cela ne justifie pas, d’un point de vue anarchiste (d’un point de vue étatiste, ce sont des héros, sans aucun doute!), que des forces révolutionnaires décident de s’octroyer le monopole de l’agression légitime, puisque ce faisant, ils deviennent eux-mêmes un État.»

    Pas nécessairement. Ce groupe peut fonctionner à la manière d’un conseil populaire. Démocratiquement, avec des élus révocables en tout temps. Les chefs de guerre amérindiens étaient élus à chaque bataille. Ils n’avaient pas pour autant un «État».

    Les forces révolutionnaires peuvent représenter toute une classe, celle du prolétariat, et en ce sens, tant qu’ils ne se prétendent pas un État, ils n’en forment point un.

    «Dans une perpective nationaleuse culbécoise, il n’a pas tort mais les soldats sont tout simplement des criminels, et ils ne seraient pas « les nôtres » non plus même s’ils agissaient pour un Québec séparé. Quoique d’un autre côté, on pourrait dire que ce sont les nôtres puisque ce sont nos taxes qui les paient! »

    Et voilà! Ce sont les nôtres, parce que nous les payons. Et il n’est pas dit qu’un État sous gouverne socialiste n’emploierait pas des soldats pour qu’ils défendent nos intérêts. D’ailleurs, nos programmes font déjà preuve qu’il y aurait une armée sous gouverne socialiste, puisque tant que l’État n’est pas tombé, la vermine capitaliste continuera de gémir. Et pendant ce temps, l’État doit servir l’intérêt de la majorité populaire, et non pas d’une classe minoritaire et parasitaire.

    Sans État, tout ne se règle pas comme par magie. Voilà où l’on diffère du versant anarchiste au nôtre, socialiste. Nous, socialistes, ne croyons pas que sans État, il n’y aurait plus de cartel. Aussi, nous sommes contre cette liberté d’entreprendre, parce qu’elle fait fi des conditions, elles-mêmes conditionnées par des conditionnements très précis. Toutes et tous en ce monde ne peuvent pas entreprendre, puisque pour entreprendre, il faut du capital, inévitablement. Et ce capital, forcément, se concentre chez ceux et celles qui possèdent les moyens de production, puisque évidemment, ceux-ci permettent la multiplication des capitaux, sans pour autant qu’un «mérite» ne soit au rendez-vous.

    Alors la liberté d’entreprise, c’est de la foutaise. C’est du totalitarisme, puisque toutes et tous, dans un système qui ne partage pas les richesses, ne peuvent pas équitablement «entreprendre».

    Sans État, obstinément, les cartels se créent, ou appelez-les seigneurs de guerre si vous voulez… Et ceux-ci, à l’instar de ce que vous dites que j’ai mis entre guillemets, représenteront désormais, dans un tel monde, un nouvel «État». Ce serait inévitable et une milice travestirait les intentions premières de ne point avoir d’État. Autrement dit, c’est bien beau l’anarchie, mais qui fera régner l’ordre? Lui-même? Ou le plus fort, encore?

    «Bref, cet attentat soi-disant terroriste constitue un des actes de guerre les mieux justifiés qui soient. Certainement mieux justifié que l’assassinat massif de milliers de personnes par des terroristes islamo-fascistes (souvent considéré comme des héros par les islamistes radicaux, mais pas par les musulmans en général) le 11 septembre 2001 et certainement mieux justifié qu’un grand nombre de guerres impérialistes menées par les militaro-terroristes occidentaux avec la complicité des troupes criminelles (excluons tout de même les conscrits) qui sont considérées comme des héros par la grande majorité des Occidentaux.»

    N’excluons pas les conscrits! Ils ont le choix! Comme nous! Les refusenik israéliens sont un bel exemple et une fierté pour bien des militants. Rien n’empêche les canadiens d’en faire autant ici, surtout que les lois militaires canadiennes sont plus molles que celles de Israël.

    Aussi, j’éviterais de parler du 11 septembre comme d’une attaque d’«islamistes», puisque pour l’instant, la CIA et le FBI n’ont aucune preuve de la participation de Ben Laden et sa clique à ces attaques. D’ailleurs, le mandat d’arrestation pour «Benny», leur grand chum, ne porte aucunement sur les attentats en sol états-unien.

    Depuis plus de 9 ans, la CIA n’a plus aucune nouvelle de Benny. En 2001, à Dubaï, dans un hôpital états-unien, Benny y était soigné, puis gardé amicalement par des agents de la CIA. Il a pu y recevoir des personnalités politiques, avec l’assurance que la CIA le protégeait… C’est tout dire la pertinence de Bush au sujet de Benny… Tous les enregistrements qu’ils nous ont donnés depuis une dizaine d’années n’étaient que des faux. http://www.voltairenet.org/article166129.html

    Maintenant, sur les «attentats terroristes», sur les kamikazes plus précisément… Je trouve facile de juger de la pertinence de ces attaques, et surtout, du «fanatisme» de ces héros à leur image. Pourquoi? C’est bien simple. Moi, je n’ai pas perdu ma famille sous des bombardements ennemis, je ne peux pas juger ce que je ne connais pas, mais parions que n’importe quel homme ou femme pourrait aisément y songer –à la ceinture d’explosifs- s’il perdait ses enfants et ses proches sous les bombes ennemies. Les Palestiniens qui osent se faire péter, sont souvent des gens recrutés pour leurs «sentiments», parce qu’ils sont reconnus comme sensibles à la cause, et prêts à faire ce sacrifice. Mais cela n’a rien de plus écoeurant que le largage de bombes de 500 kilos toutefois. Les dommages collatéraux sont ironiquement semblables.

    Alors on juge les pauvres qui n’ont pas de missiles guidés au laser, en les comparant, précisément, à ceux-là qui possèdent ces outils technologiques, qui ne font pas mieux côté «dommages collatéraux».

    Je condamne le «terrorisme», mais cependant, j’essaie de le comprendre.

    1. “Il nous en coûte au-dessus de 500 000 par soldats par année. Entraînement, équipement, maintien, munitions (équipement…), assurances, soutien psychologique formations (endoctrinement), voyages à l’étranger, etc.. Puis les salaires, qui à la fin de 2011 (mission de combat en Afghanistan), devraient dépasser les 13 milliards.”

      Merci pour l’info! 🙂

      “Pas nécessairement. Ce groupe peut fonctionner à la manière d’un conseil populaire. Démocratiquement, avec des élus révocables en tout temps. Les chefs de guerre amérindiens étaient élus à chaque bataille. Ils n’avaient pas pour autant un «État». ”

      Attention, si les chefs amérindiens défendaient leur territoire et étaient approuvés à court terme par une petite communauté, ce n’est pas vraiment un État en effet. De plus, je ne crois pas que les chefs amérindiens voulaient s’octroyer le monopole de la violence.

      “Les forces révolutionnaires peuvent représenter toute une classe, celle du prolétariat, et en ce sens, tant qu’ils ne se prétendent pas un État, ils n’en forment point un.”

      Sauf s’ils décident que ce sont les seuls à pouvoir utiliser légitimement la violence. Bon, évidemment, ce serait bien moins pire qu’un État centralisé.

      “N’excluons pas les conscrits! Ils ont le choix! Comme nous! Les refusenik israéliens sont un bel exemple et une fierté pour bien des militants. Rien n’empêche les canadiens d’en faire autant ici, surtout que les lois militaires canadiennes sont plus molles que celles de Israël.”

      Je vais y réfléchir. Chose certaine, le degré de criminalité des non-conscrits est pire que celui des conscrits. De plus, je n’ai pas l’impression qu’il y aura une conscription de sitôt, ce serait suicidaire politiquement et de toute façon, le recrutement militaire fonctionne tellement bien! 😦

      Néanmoins, ces déserteurs conscrits sont des héros encore plus exceptionnels et là-dessus, je lève mon chapeau aux refusenik israéliens!

      En ce qui concerne l’attentat du 11 septembre, j’ai supposé vraie la version officielle pour ne pas alourdir le texte. Ça ne veut pas dire que j’y crois!

      En ce qui concerne le terrorisme islamo-fasciste, j’ai juste dit que l’attentat de Trois-Rivières est mieux justifié. Je suis en majeure partie d’accord avec ton analyse là-dessus.

      “Sans État, tout ne se règle pas comme par magie. Voilà où l’on diffère du versant anarchiste au nôtre, socialiste. Nous, socialistes, ne croyons pas que sans État, il n’y aurait plus de cartel.”

      Il y aurait beaucoup moins de cartels que présentement. L’État (et son corollaire capitaliste des corporations) est le générateur par excellente des cartels.

      “Aussi, nous sommes contre cette liberté d’entreprendre, parce qu’elle fait fi des conditions, elles-mêmes conditionnées par des conditionnements très précis. Toutes et tous en ce monde ne peuvent pas entreprendre, puisque pour entreprendre, il faut du capital, inévitablement. Et ce capital, forcément, se concentre chez ceux et celles qui possèdent les moyens de production, puisque évidemment, ceux-ci permettent la multiplication des capitaux, sans pour autant qu’un «mérite» ne soit au rendez-vous.

      Alors la liberté d’entreprise, c’est de la foutaise. C’est du totalitarisme, puisque toutes et tous, dans un système qui ne partage pas les richesses, ne peuvent pas équitablement «entreprendre».”

      C’est le risque associé à la soi-disant liberté d’entreprise associée à un système capitaliste. Même si j’estime que les mécanismes de marché sont pertinents, je suis anti-capitaliste et contre le profit. Dans un tel cas, la liberté d’entreprendre ne serait pas une forme de totalitarisme.

      “Autrement dit, c’est bien beau l’anarchie, mais qui fera régner l’ordre? Lui-même? Ou le plus fort, encore?”

      Absolument rien n’empêche de faire régner l’ordre dans une anarchie, anarchie n’égale pas anomie. Et encore faut-il bien définir ce qu’est l’ordre.

  4. Philipe de v de Q | Reply

    wannabe FLQ. séparatists dans Québec est trés stupide et maintenant un ‘ bébé FLQ’.wow. :/…. loi de militaire un autre fois dans notre province? ok c’est beau. TUER LES TERRORISTES, et séparatists :D! frig je susis capitaliste, pro canadien parceque nous sommes Canadiens et pro militaire (pas Afghanistan) séparatisme et radicalisme est mort dans PQ et Canada. friggin morons

    1. Et puis, est-ce du bon stock?

  5. Philipe de v de Q | Reply

    effin socialistse

  6. Philipe de v de Q | Reply

    honetment C’est amérique du Nord! pas Pakistan! terroristes et séparatistes, mem chose avec un different nom, ou sont les chars de guerre?

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