Clarté (sic) référendaire: la position dure et anti-indépendantiste du NPD décrite par Lisée

Malgré tout mon respect pour son intelligence, je ne suis généralement pas un grand fan de Jean-François Lisée en raison de ses réflexions trop souvent filandreuses et de ses positions étatistes confuses. Mais cette fois-ci, Lisée y va d’un coup de gueule très percutant à l’endroit du NPD. Je vais citer un extrait portant sur la position très dure du NPD (bien que Layton semble accepter le 50%+1) à l’endroit des séparatistes concernant la fââââmeuse clarté référendaire, une vomissure d’abord éructée par le charognard soi-disant libéral éco-fasciste Stéphane Dion. IL N’Y A AUCUNE RAISON LOGIQUE POUR LES SÉPARATISTES, EN PARTICULIER CEUX DE CULBEC SUICIDAIRE, DE VOTER NPD APRÈS AVOIR LU CE TEXTE. À faire passer les CONservateurs pour de grands médiocrates, ou presque…parce que je serais très curieux de connaître leur véritable position là-dessus. Au fond, je me demande si les 3 partis membres de la “Reckless Centralized Cacanadian Anti-Quebec Coalition” (et après ça, ces fédérâleux demandent aux régions québécoises de “voter du bon bord” (sic) soi-disant pour qu’ils reçoivent leurs nananes électoraux…en gros, c’est ce que signifie le fââââmeux “Notre région au pouvoir” des CONservateurs!) ne pensent pas tous de la même façon dans ce dossier…

C’est pour ainsi dire une peine de NPD qui m’a pris à la gorge, au Parlement fédéral, un jour de février 2000. J’allais témoigner au comité de la chambre qui étudiait la loi de Stéphane Dion selon laquelle, en cas de victoire du Oui lors d’un référendum au Québec, l’indépendance ne serait permise que si la majorité des députés canadiens jugeaient le niveau de victoire approprié et que si toutes les autres provinces canadiennes donnaient leur aval, sans exception. Une farce.

Chrétien, Dion, Jack et Broadbent. Tous d’accord pour donner au Canada droit de veto sur l’avenir du Québec.

En arrivant, je vois que le successeur de Lewis, Ed Broadbent allait parler après moi. “Bonne journée pour les démocrates”, me suis-je dit. Broadbent, évidemment fédéraliste, était alors président de Droits et Démocratie (de la belle époque) et je me souvenais de la position courageuse prise en octobre 1970 par Tommy Douglas contre l’imposition de la loi des mesures de guerre.

Imaginez ma déception lorsque j’ai entendu Broadbent affirmer: “j’ai lu le projet de loi très soigneusement pour voir s’il risquait d’intimider les Québécois ou d’éroder leur démocratie. Je peux dire sans hésiter qu’à mon avis ce n’est pas le cas.”

En fait, il était très favorable à la loi C-20. Le Québec pourrait-il quitter le Canada avec un vote de 50% +1 ? Surtout pas :

Sur les 13 nouveaux pays créés à la suite d’un référendum depuis la Deuxième Guerre mondiale, durant l’ère post-coloniale, neuf avaient obtenu des votes favorables à plus de 95 p. 100; deux des votes favorables à plus de 90 p. 100, et les deux autres plus de 75 p. 100 de voix favorables. À mon avis, le premier ministre du Québec, M. Bouchard [alors premier ministre], serait bien avisé d’attendre le moment où il pourra s’attendre à des résultats de cet ordre.

L’homme du 75 % + 1 ajoutait, pour faire bonne mesure, que les autochtones québécois devraient de surcroît avoir le droit de quitter le Québec, avec leur territoire, en cas d’indépendance.

Un électron libre, Broadbent? Non. Les députés NPD ont ensuite voté pour la loi. Et Jack Layton? Il avait émis des réserves. Il les ravala. Devenu chef du NPD, il affirma en décembre 2005 qu’il appuyait C-20, lui aussi. Et tu Jack?

En 2006, par sa “déclaration de Sherbrooke” , le NPD de Layton accepte d’admettre la règle du 50 % +1, ce qui est majeur, mais ne dit rien d’incompatible avec le reste des cadenas imposés par la loi Dion, adoptée par les députés NPD. Face au processus référendaire québécois, écrit-il,

« Il appartiendrait au gouvernement fédéral de déterminer son propre processus, dans l’esprit de l’Avis de la Cour suprême et du droit international, en réponse aux résultats du processus de consultation populaire interne au Québec. »*

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13 responses

    1. Justement, tu es en train de comprendre ce qui se passe. C’est très semblable!

  1. Duceppe dit qu’il minimise les sondages!!! Hé bien, il a quatre sondages à minimiser, maintenant!!! Je ne comprends plus rien, mais ça commence à devenir une sacrée belle histoire, pour moi!!!

    J’ai la berlue!!! Il n’y a pas de mots, pour qualifier ça!!!

    Ce site de projections de sièges a une méthodologie qui est assez poussée et…les résultats m’ont fait tomber de ma chaise: https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=0B9hKZEGlI3lXMjZmODQ5YmMtNmQwYi00MzBlLWE3YzktMzE5NTE5NjQ3ZDVm&hl=en&pli=1

    1. 28, c’est beaucoup…

  2. Selon un sondage Ipsos-Reid (au national) :

    PCC : 43%

    NPD : 24%

    PLC : 21%

    Bloc : 6%

    http://news.nationalpost.com/2011/04/21/tories-19-points-up-ndp-top-liberals-for-second-poll/

    J’ai l’impression que Michael Ignatieff ne sera plus très chaud, avec la coalition!!!

  3. Bof, les gens veulent du changement?

      1. Dumont est crissement à droite. Le NPD est un parti de gauche modéré.

        On dit souvent que les Québécois et les Québécoises sont plus à gauche. Si c’est vrai, l’appui au NPD fait du sens et pourrait être durable.

        Le NPD est la seule raison pourqoi la campagne est intéressante et que la soirée des élections pourrait l’être également.

        Pour ma part, je vais faire ce que je fais d’habitude aux élections.

        1. Mais il s’agit du même réflexe populiste crasse qu’en 2007. Et la drouate étatiste s’en réjouit!

          “Dumont est crissement à droite. Le NPD est un parti de gauche modéré.”

          Bof, je dirais que Dumont est autant à droite que les libéraux que le NPD est à gauche des libéraux.

          Je t’invite à lire mon plus récent billet.

          1. Je l’ai lu. Est-ce que Layton est populiste ou populaire? Quelle est la différence? Faudrait se poser la question, au sens étymologique du mot.

            À mons sens, tous les politiciens font dans le populisme de toute manière, avec ce serrage de mains, ces entrevues décontractes, l’embrassage de bébés, visite d’une usine de fromage, publicités tapageuses, etc. C’est la nature de la bête. Il n’y a pas de débats de fonds et on reste dans le superficiel.

            Parce que notre système politique est superficiel en soit et on ne peut pas avoir un débat de fond en son sein même, nos institutions politiques étant aliénantes. Il faut sortir du parlementarisme et du cadre électoral.

            Un défi, mais un beau défi. On a juste une vie à vivre….

            1. “Est-ce que Layton est populiste ou populaire?”

              Si Dumont est populiste selon le standard propre aux gau-gauchistes étatistes, Layton est populiste selon le même standard!

              Évidemment, les deux mots ont des sens fort différents.

              “Parce que notre système politique est superficiel en soit et on ne peut pas avoir un débat de fond en son sein même, nos institutions politiques étant aliénantes. Il faut sortir du parlementarisme et du cadre électoral.”

              C’est pour ça que je ne me présenterai jamais en politique.

  4. Brouckaert Yves | Reply

    Bonsoir tout le monde.

    Pour le changement : j’apprécie beaucoup l’avatar de David;
    cela fait un drapeau de moins à brûler !

    Amicalement
    Yves

    1. Pas l’avatar du Bloc, j’espère?

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