Monthly Archives: May, 2012

Retour sur les fascistes du Rassemblement des Cols Rouges (RCR)

N.B.: Pour une version encore plus hardcore et beaucoup plus réaliste du Rassemblement des Cols Rouges (RCR), allez ici!

Ne serait-ce que pour faire en sorte que ceux qui font des recherches sur Internet concernant ce groupe d’idiots puissent lire le mot “fasciste” le plus souvent possible, j’ai décidé de publier ce médiocre billet ridicule.

Alors, si vous êtes un fétichiste du fascisme et que votre fantasme sexuel préféré est Jean-François Morasse en duo avec son ti n’ami  chien-chien chéri procureur de la mafia libérale en train d’enculer Gabriel Nadeau-Dubois prisonnier de ses menottes, joignez-vous au Rassemblement des Cols Rouges (RCR), bande de pervers fascistes!

Ceci dit, veuillez encore noter que ce groupe d’extrémistes radicaux fascistes de drouate étatiste est tout de même d’accord avec l’argument principal des carrés rouges. En effet, dans leur site, il est écrit ceci (oui oui, je sais que je suis radoteux):

Quelqu’un qui croit que le gouvernement devrait donner l’exemple en coupant dans ses dépenses, avant de puiser dans les poches des citoyens….y compris les étudiants.

HAHA! Famili-Prix! La vérité est dévoilée! Les fascistes du Rassemblement des Cols ROUGES (RCR) sont noyautés par les anarcho-communistes bolchéviques des carrés ROUGES! C’EST ÉTCHEURANT!

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Les fascistes du Rassemblement des Cols Rouges (RCR) ont enfin compris le principal argument des carrés rouges!

Dans le site des fascistes du Rassemblement des Cols Rouges (RCR), il est écrit ceci:

Quelqu’un qui croit que le gouvernement devrait donner l’exemple en coupant dans ses dépenses, avant de puiser dans les poches des citoyens….y compris les étudiants.

Félicitations! Quand c’est rendu qu’un groupe radical de drouate étatiste (rappelons que ce groupe d’adultes-rois prône un nouvel amphithéâtre à Québec financé en majeure partie avec l’argent des CON-tribuables)  est d’accord avec le principal argument des carrés rouges, voilà une raison de plus pour affirmer que cette cause en vaut la peine!

Fascistes de Quebec City: lancement du Rassemblement des Cols Rouges (RCR)

Abattue par les derniers sondages BBM (quelle marde en passant!), la radio fasciste FM-93 de Culbec City tente de trouver un moyen de séduire à nouveau sa distinguée (sic) clientèle. Elle a donc décidé de (re?)-lancer le Rassemblement des Fascistes…euh…Cols Rouges (RCR) afin de combattre le mouvement étudiant et leurs collègues percussionnistes de la casserole. Leur intention, présenter un candidat fasciste dans un comté de la région de Culbec City afin de diviser le vote des fachos pro-Loi 78 entre le PLCUL, la CAQ et le RCR, ce qui n’est pas une mauvaise idée, dans le fond! 😉

Mais le plus drôle dans tout ça est la troisième partie de leur “proposition”, sortie tout droit d’un wet dream gay-facho-érotique mettant en vedette les anti-anarchistes obsessifs-compulsifs Tatagoniste et Pierre-Jean-Jacques. Il y est écrit ceci:

Démocratie: COMBATTONS L’ANARCHIE PAR LA DÉMOCRATIE

Ok, un aut’ ti coup au cas où vous l’auriez mal lu.

Démocratie: COMBATTONS L’ANARCHIE PAR LA DÉMOCRATIE

Ah, et puis encore!

Démocratie: COMBATTONS L’ANARCHIE PAR LA DÉMOCRATIE

Bon, c’est assez! Franchement, notre DSK québécois et intimidateur commercial en chef (au secours, les casseroles vont tuer l’économie du Québec!!!!!), Gilbert Rozon, n’a pas à s’inquiéter pour son festival juste pourri,  y en a masse des humoristes dans sa clique de fascistes, surtout à Culbec City. Mamaaaaaannn, c’pas finiiiiiiiiii!

Sérieusement, ces drouatistes étatistes de la région de Culbec City ne cachent même plus leur penchant profond pour un autoritarisme accru. Ils en sont même très fiers, maintenant! Pour ces fascistes anti-intellectuels, la liberté est une marque de yogourt, j’imagine…

Par contre, ils semblent être d’accord avec les sales anarcho-communistes bolchéviques (ben oui, c’est clairement la même chose! 😉 ) des carrés rouges sur un point. Dans une de leurs 12 caractéristiques de ce qu’est un col rouge, il y est écrit ceci:

Quelqu’un qui croit que le gouvernement devrait donner l’exemple en coupant dans ses dépenses, avant de puiser dans les poches des citoyens….y compris les étudiants.

HEIN? Incroyable, ils ont enfin compris le principal argument du mouvement étudiant anti-hausse! Y est jamais trop tard pour bien faire! Bordel, même les fascistes sortiront bientôt leurs casseroles contre Jean Charest! BRAVO MES CHAMPIONS! Faut fêter ça avec un tonitruant tintamarre de casseroles!

Mouain, c’est trop beau pour être vrai, dans le fond. Gabriel Nadeau-Dubois et ses acolytes anarcho-communistes pro-URSS (c’est connu, l’URSS était profondément anarchiste! 😉 ) ont probablement déjà piraté le site…

Loi 78, version intégrale

La version finale de la loi 78 en format pdf est ici. La version finale de la loi 78 en format Word est ici. La version initiale (sans les amendements) du projet de loi 78, en format pdf, est ici. De plus, le gouvernement Charest avait l’intention de présenter au départ une version encore plus sévère du projet de loi 78.

J’ai aussi créé un nouveau blogue, loi78.wordpress.com, qui aura pour but de fournir de l’information sur la loi 78.

Finalement, voici la version finale de la loi 78. Bonne lecture!

Projet de loi no 78

LOI PERMETTANT AUX ÉTUDIANTS DE RECEVOIR L’ENSEIGNEMENT DISPENSÉ PAR LES ÉTABLISSEMENTS DE NIVEAU POSTSECONDAIRE QU’ILS FRÉQUENTENT

LE PARLEMENT DU QUÉBEC DÉCRÈTE CE QUI SUIT :

SECTION I
INTERPRÉTATION

1. Dans la présente loi, à moins que le contexte n’indique un sens différent, on entend par :

« association d’étudiants » : une association ou un regroupement d’associations de niveau postsecondaire visé à l’article 3 de la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants (L.R.Q., chapitre A-3.01);

« collège » : un collège visé par la Loi sur les collèges d’enseignement général et professionnel (L.R.Q., chapitre C-29) et ses composantes au sens du paragraphe 6° du premier alinéa de l’article 2 de la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants;

« établissement » : un collège ou une université ainsi que tout autre établissement d’enseignement de niveau collégial ou universitaire déterminé par règlement du gouvernement en application du paragraphe 7° du premier alinéa de l’article 2 de la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants;

« fédération d’associations » : un organisme regroupant diverses associations d’étudiants, telles l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (F.E.C.Q.), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Table de concertation étudiante du Québec, ainsi que toute coalition dont l’une ou l’autre est partie, notamment la CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ);

« salarié » : un salarié au sens du Code du travail (L.R.Q., chapitre C-27) qui, le 18 mai 2012, est membre du personnel d’un établissement;

« services d’enseignement » : les services d’enseignement, y compris ceux de recherche, dispensés à un étudiant;

« université » : un établissement d’enseignement de niveau universitaire visé à l’article 1 de la Loi sur les établissements d’enseignement de niveau universitaire (L.R.Q., chapitre E-14.1) et ses composantes au sens du paragraphe 6° du premier alinéa de l’article 2 de la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants.

SECTION II
CONTINUITÉ DES SERVICES D’ENSEIGNEMENT

2. La session d’hiver de l’année 2012 et, dans les universités, celle de l’été de l’année 2012 sont suspendues dans les établissements au regard des cours ayant été interrompus au cours d’une telle session et l’étant toujours le 18 mai 2012.

La reprise des cours dans les collèges doit avoir lieu au plus tard le 17 août 2012 à 7h00, sauf dans le cas du CÉGEP de Maisonneuve, où elle doit avoir lieu au plus tard le 22 août 2012 à 7h00, et du CÉGEP d’Ahuntsic, où elle doit avoir lieu au plus tard le 30 août 2012 à 7h00.

Dans tout autre établissement, la suspension vaut jusqu’à la date de reprise fixée par l’établissement, à moins que ce dernier n’ait annulé les cours interrompus.

Rien dans le présent article n’empêche un collège, l’association d’étudiants du collège et les associations représentant les salariés du collège de convenir, d’ici le 1er août 2012 et avec l’accord du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, d’une date de reprise des cours différente de celles prévues au deuxième alinéa.

Rien dans le présent article n’empêche un établissement d’organiser une session d’été de l’année 2012.

3. Tout établissement, ses dirigeants et ses représentants doivent prendre les moyens appropriés pour que soient dispensés, ou continuent de l’être, les services d’enseignement à l’ensemble des étudiants qui y ont droit.

Cette obligation vaut :

1° à l’égard des cours visés au premier alinéa de l’article 2, à compter de la date de la reprise de ceux-ci;

2° à compter de 7h00 le 19 mai 2012, dans tout autre cas.

4. Un collège doit, à l’égard des cours visés au premier alinéa de l’article 2, transmettre pour approbation au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, au plus tard le 1er juin 2012, un plan de mise en oeuvre de la reprise des services d’enseignement visant à assurer la validité des sessions d’hiver et d’automne de l’année 2012 ainsi que, le cas échéant, celle de la session d’hiver de l’année 2013.

Le directeur général d’un collège peut prendre toute mesure pour s’assurer du respect de l’obligation prévue au premier alinéa dans les délais impartis, y compris établir lui-même le plan de mise en oeuvre de la reprise des services en lieu et place de toute instance ayant compétence à cet égard.

5. Un collège doit, à l’égard des cours visés au premier alinéa de l’article 2, demander aux étudiants inscrits à ces cours de confirmer, à la date qu’il fixe et au plus tard le 15 juin 2012, s’ils poursuivront ou non leurs cours.

6. Malgré la définition de « cours » de l’article 1 du Règlement sur le régime des études collégiales (R.R.Q., chapitre C-29, r. 4) et malgré l’article 18 de ce règlement, un collège peut prendre des mesures particulières visant à s’assurer de la validité des sessions d’hiver et d’automne de l’année 2012. À cette fin, un collège peut notamment :

1° terminer la période consacrée aux cours et à l’évaluation de la session d’hiver de l’année 2012 au plus tard le 30 septembre 2012;

2° organiser une session qui comporte moins de 82 jours consacrés aux cours et à l’évaluation, mais qui au minimum aura l’équivalent de 12 semaines d’apprentissage, dans la mesure où les objectifs des cours et le nombre d’unités qui y sont attribuées sont par ailleurs respectés.

Aux fins du présent article, un collège peut notamment demander aux enseignants de prescrire les mesures pédagogiques particulières requises des étudiants, afin de permettre l’atteinte des objectifs du cours.

7. Malgré toute disposition contraire, une université doit prendre toute mesure générale de son ressort visant à ne pas pénaliser, au regard de leur admission à l’université pour la session d’automne de l’année 2012 ou d’hiver de l’année 2013, les étudiants ayant fréquenté un établissement dont la session d’hiver de l’année 2012 a été interrompue ou suspendue.

8. Dans le cadre établi par la présente section, rien ne limite la possibilité pour un établissement d’aménager, sans préjudice à la qualité de l’enseignement, les services requis de façon à tenir compte des circonstances particulières résultant de l’interruption de la session d’hiver de l’année 2012 ou de la session d’été de l’année 2012.

9. Pour assurer la mise en oeuvre des articles 2 et 4 à 8, le gouvernement, sur la recommandation du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, peut prendre toutes les mesures nécessaires, notamment prévoir les dispositions législatives et réglementaires qui ne s’appliquent pas et prévoir toute autre adaptation nécessaire aux dispositions de la présente loi ainsi qu’aux dispositions de toute autre loi et de ses textes d’application.

À ces fins, le ministre peut notamment donner des directives aux établissements, que ceux-ci sont tenus de respecter. En outre, toute entente conclue à ces fins entre des établissements et des associations de salariés doit être approuvée par le ministre.

Sauf pour les articles 15 et 20 de la Loi sur les règlements (L.R.Q., chapitre R-18.1), les sections III et IV de cette loi ne s’appliquent pas, le cas échéant, à une mesure prise par le gouvernement en vertu du présent article.

10. Un salarié doit, à compter de 7h00 le 19 mai 2012, se présenter au travail conformément à son horaire habituel et aux autres conditions de travail qui lui sont applicables.

Le premier alinéa ne s’applique pas à un salarié qui a démissionné si sa démission a été acceptée par l’établissement, ni au salarié qui a été congédié ou suspendu ou qui se prévaut de son droit à la retraite.

11. Un salarié doit, à compter de 7h00 le 19 mai 2012, accomplir tous les devoirs attachés à ses fonctions, conformément aux conditions de travail qui lui sont applicables, sans arrêt, ralentissement, diminution ou altération de ses activités normales.

12. Les articles 10 et 11 n’ont pas pour effet d’empêcher une association de salariés de déclarer une grève conformément aux dispositions du Code du travail.

Il est toutefois interdit à une association de salariés, à ses dirigeants, à ses représentants, incluant ses porte-parole, et à ses membres de participer à une action concertée, si cette action concertée implique une contravention par des salariés à l’article 10 ou à l’article 11.

13. Nul ne peut, par un acte ou une omission, entraver le droit d’un étudiant de recevoir l’enseignement dispensé par l’établissement d’enseignement qu’il fréquente, faire obstacle ou nuire à la reprise ou au maintien des services d’enseignement d’un établissement ou à l’exécution par les salariés de leur prestation de travail relative à ces services, ni contribuer directement ou indirectement à ralentir, altérer ou retarder la reprise ou le maintien de ces services ou l’exécution de cette prestation.

14. Nul ne peut, par un acte ou une omission, entraver l’accès d’une personne à un lieu où elle a le droit ou le devoir d’accéder pour y bénéficier des services d’un établissement ou pour y exercer des fonctions.

Sans restreindre la portée du premier alinéa, toute forme de rassemblement qui pourrait avoir pour effet d’entraver un tel accès est interdite à l’intérieur d’un édifice où sont dispensés des services d’enseignement par un établissement, sur un terrain où est situé un tel édifice ou dans un rayon de 50 mètres des limites externes d’un tel terrain.

15. Une association de salariés doit prendre les moyens appropriés pour amener ses membres à se conformer aux articles 10 et 11 et à ne pas contrevenir aux articles 13 et 14.

Une association d’étudiants doit prendre les moyens appropriés pour amener les étudiants qu’elle représente à ne pas contrevenir aux articles 13 et 14. Il en est de même pour une fédération d’associations à l’égard des associations d’étudiants qu’elle regroupe et des étudiants représentés par ces dernières.

SECTION III
DISPOSITIONS VISANT À PRÉSERVER LA PAIX, L’ORDRE ET LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

16. Une personne, un organisme ou un groupement qui organise une manifestation de 50 personnes ou plus qui se tiendra dans un lieu accessible au public doit, au moins huit heures avant le début de celle-ci, fournir par écrit au corps de police desservant le territoire où la manifestation aura lieu les renseignements suivants:

1° la date, l’heure, la durée, le lieu ainsi que, le cas échéant, l’itinéraire de la manifestation;

2° les moyens de transport utilisés à cette fin.

Lorsqu’il juge que le lieu ou l’itinéraire projeté comporte des risques graves pour la sécurité publique, le corps de police desservant le territoire où la manifestation doit avoir lieu peut, avant sa tenue, exiger un changement de lieu ou la modification de l’itinéraire projeté afin de maintenir la paix, l’ordre et la sécurité publique. L’organisateur doit alors soumettre au corps de police, dans le délai convenu avec celui-ci, le nouveau lieu ou le nouvel itinéraire et en
aviser les participants.

17. Une personne, un organisme ou un groupement qui organise une manifestation ainsi qu’une association d’étudiants ou une fédération d’associations qui y participe sans en être l’organisateur doit prendre les moyens appropriés afin que la manifestation se tienne conformément aux renseignements fournis en application du paragraphe 1° du premier alinéa de l’article 16 et, le cas échéant, du deuxième alinéa de cet article.

SECTION IV
MESURES ADMINISTRATIVES ET CIVILES

§1. — Cotisations, local et mobilier

18. Dès qu’un établissement constate qu’il ne lui est pas possible de dispenser les services d’enseignement à l’ensemble ou à une partie des étudiants qui y ont droit, il doit, sans délai, en faire rapport au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport en indiquant, notamment, les circonstances ayant entraîné une telle situation, les groupes d’étudiants touchés et, pour chacun de ces groupes, les associations d’étudiants dont ces groupes font partie ainsi que tout autre renseignement utile à l’application de la présente loi.

S’il constate que l’impossibilité de dispenser les services est attribuable à un manquement de la part d’une association d’étudiants à une obligation qui lui est imposée par la présente loi, le ministre peut ordonner à l’établissement de cesser, malgré toute disposition contraire, de percevoir la cotisation fixée par cette association d’étudiants ou par toute association d’étudiants qui lui succède et de lui fournir gratuitement un local, du mobilier, des tableaux d’affichage et des présentoirs.

Cette cessation vaut pour une période égale à un trimestre par jour ou partie de jours durant lequel il n’a pas été possible de dispenser les services d’enseignement en raison de ce manquement.

19. Malgré toute disposition contraire, un étudiant représenté par une association d’étudiants visée au deuxième alinéa de l’article 18 n’est pas tenu de payer une cotisation, une contribution ou une autre somme d’argent en tenant lieu, à cette association d’étudiants, à toute association d’étudiants qui lui succède ou à un tiers à l’acquit de l’une ou l’autre, pour une période de cessation résultant de l’application de l’article 18.

20. Si le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport constate qu’il y a eu manquement de la part d’une fédération d’associations à une obligation prévue par la présente loi et que ce manquement a eu pour effet d’entraver des services d’enseignement dispensés à des étudiants qui y ont droit, il peut ordonner, malgré toute disposition contraire, à toute association d’étudiants de cesser de verser toute cotisation, contribution ou autre somme d’argent en tenant lieu à cette fédération d’associations, à toute fédération d’associations qui lui succède ou à un tiers à l’acquit de l’une ou l’autre.

Cette cessation vaut pour une période égale à un trimestre par jour ou partie de jours durant lequel il n’a pas été possible de dispenser les services d’enseignement en raison de ce manquement.

21. Malgré toute disposition contraire, une association d’étudiants qui fait partie d’une fédération d’associations visée au deuxième alinéa de l’article 20 n’est pas tenue de payer une cotisation, une contribution ou une autre somme d’argent en tenant lieu, à cette fédération d’associations, à toute fédération d’associations qui lui succède ou à un tiers à l’acquit de l’une ou l’autre, pour une période de cessation résultant de l’application de l’article 20.

§2. — Responsabilité civile

22. Une association d’étudiants d’un établissement et une fédération d’associations dont fait partie cette association d’étudiants qui aident ou amènent un ou plusieurs de leurs membres à contrevenir à l’article 13 ou à l’article 14 sont solidairement responsables du préjudice causé à un tiers par ceux de ces membres qui contreviennent à ces articles et se rapportant à cet établissement.

Il en est de même pour une association de salariés en raison d’une contravention à l’un ou l’autre des articles 13 ou 14 par des salariés qu’elle représente.

23. Une association de salariés est solidairement responsable du préjudice causé à un tiers par la faute d’un salarié qu’elle représente en raison d’une contravention à l’article 10 ou à l’article 11, à moins qu’elle ne démontre que le préjudice n’est pas attribuable à la contravention ou que celle-ci ne fait pas partie d’une action concertée.

24. Constitue notamment un préjudice, aux fins de l’article 22, tout coût additionnel ou toute perte de gain assumé par quiconque, notamment un étudiant, un établissement ou l’État.

25. Malgré l’article 1003 du Code de procédure civile (L.R.Q., chapitre C-25), lorsqu’une personne qui a subi un préjudice en raison d’un acte posé en contravention à l’un ou l’autre des articles 10, 11, 13 ou 14 exerce le recours collectif prévu au livre IX du Code de procédure civile par une requête présentée conformément au deuxième alinéa de l’article 1002 de ce code, le tribunal autorise l’exercice du recours collectif s’il est d’avis que la personne à laquelle il entend attribuer le statut de représentant est en mesure d’assurer une représentation adéquate des membres du groupe décrit dans la requête.

SECTION V
DISPOSITIONS PÉNALES

26. Quiconque contrevient à une disposition de l’article 3, du premier alinéa de l’article 10, de l’article 11, du deuxième alinéa de l’article 12 ou des articles 13, 14, 15, 16 ou 17 commet une infraction et est passible, pour chaque jour ou partie de jour pendant lequel dure la contravention, d’une amende de 1 000 $ à 5 000 $.

Toutefois, cette amende est :

1° de 7 000 $ à 35 000 $ s’il s’agit soit d’un dirigeant, d’un employé ou d’un représentant, incluant un porte-parole, d’une association d’étudiants, d’une fédération d’associations ou d’une association de salariés, soit d’un dirigeant ou d’un représentant d’un établissement, soit d’une personne physique qui organise une manifestation;

2° de 25 000 $ à 125 000 $ s’il s’agit soit d’une association d’étudiants, d’une fédération d’associations, d’une association de salariés ou d’un établissement, soit d’une personne morale, d’un organisme ou d’un groupement qui organise une manifestation.

En cas de récidive, les montants prévus au présent article sont portés au double.

27. Commet une infraction et est passible de l’amende prévue au paragraphe 2° du deuxième alinéa de l’article 26 l’établissement qui contrevient au premier alinéa de l’article 18 ou qui ne se conforme pas à un ordre visé à cet article.

28. Commet une infraction et est passible de l’amende prévue au paragraphe 2° du deuxième alinéa de l’article 26 l’association d’étudiants qui ne se conforme pas à un ordre visé à l’article 20.

29. Commet une infraction et est passible de l’amende prévue au paragraphe 2° du deuxième alinéa de l’article 26 l’établissement qui ne se conforme pas à une demande visée à l’article 34.

30. Quiconque aide ou amène une autre personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même cette infraction et est passible de l’amende prévue au premier alinéa de l’article 26 ou de celle prévue au paragraphe 1° ou au paragraphe 2° du deuxième alinéa de cet article s’il est visé par un tel paragraphe.

31. Les montants d’amende prévus par la présente loi s’appliquent malgré, le cas échéant, les dispositions de l’article 233 du Code de procédure pénale (L.R.Q., chapitre C-25.1).

SECTION VI
DISPOSITIONS FINALES

32. Les demandes en justice introduites avant le 18 mai 2012 en vue d’ordonner que soient dispensés aux étudiants d’un établissement les services d’enseignement auxquels ils ont droit, notamment les demandes en injonction, ne peuvent être continuées à compter de cette date. En outre, tout jugement ou toute ordonnance rendu à cette fin sur le fondement de telles demandes cesse d’avoir effet à cette date.

Le présent article n’a pas pour effet d’empêcher que des demandes de condamnation pour outrage au tribunal soient introduites ou continuées après le 18 mai 2012 en rapport avec des contraventions à un jugement ou à une ordonnance rendu avant cette date.

33. Un établissement, l’association d’étudiants d’un tel établissement et les associations représentant les salariés de l’établissement peuvent conclure une entente, à l’égard des étudiants qui, par suite d’un jugement ou d’une ordonnance, notamment d’une injonction, ont bénéficié avant le 18 mai 2012 de services d’enseignement auxquels ils avaient droit et en bénéficient toujours à cette date, pour que ces étudiants puissent continuer de bénéficier de ces services.

34. Un établissement doit fournir au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, dans le délai qu’indique celui-ci, tout renseignement que ce dernier requiert pour l’application de la présente loi.

35. Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport est responsable de l’application de la présente loi, à l’exception de la section III qui relève du ministre de la Sécurité publique.

36. Les dispositions de la présente loi cesseront d’avoir effet le 1er juillet 2013 ou à la date ou aux dates antérieures fixées par le gouvernement.

37. La présente loi entre en vigueur le 18 mai 2012.

Pourquoi la loi 78 est-elle justifiée, que la hausse est une bonne chose et que Jean Charest doit être réélu?

Tout simplement parce que Gabriel Nadeau-Dubois est en défaut de paiement de son loyer, bien sûr!

Voilà, le débat est réglé! 😉

P.S.: Et bien sûr, c’est un pur hasard si cette nouvelle connue depuis 6 jours est sortie en même temps que la grosse manif d’aujourd’hui! J’ai une poignée dans le dos! 😉

Retrait d'un billet précédent…et PLQ, nouvelle (ok, pas si nouvelle que ça!) version!

À la suite des efforts louables des carrés verts et du MESRQ afin de régler le conflit étudiant et à la suite de la récente loi fasciste libérale qui devrait être adoptée aujourd’hui, j’ai décidé de retirer mon billet illustrant une croix gammée nazie à l’intérieur d’un carré vert. Maintenant, j’estime que les carrés verts sont aussi des victimes de cette loi fasciste et qu’ils ont été lâchement trahis par la mafia fasciste libérale. Dans le cas de Jean-François Morasse, cependant, je vais seulement retirer le vert en attendant qu’il retire sa plainte pour délit d’opinion à l’endroit de Gabriel Nadeau-Dubois. De plus, j’ai décidé de conserver le fil de commentaires propre à ce billet.

Néanmoins, voici un nouvel amalgame à l’endroit de la mafia libérale, et ça s’applique aussi à tous ceux qui appuyent cette loi spéciale fasciste ou qui voteront pour la charogne fasciste soi-disant libérale lors de la prochaine élection. L’intelligensia pro-hausse (je ne parle pas des étudiants carrés verts, qui voulaient simplement terminer de bonne foi leur session), les journaleux qui appuient cette loi, le patronat et le gouvernement ont passé leur temps à diffamer, calomnier et trainer dans la boue le mouvement étudiant au cours des derniers mois et maintenant, ils font adopter une loi fasciste pour museler le mouvement étudiant. J’estime donc avoir les coudées franches pour éructer cet amalgame suivant:

Dans le fond, Jean Charest n'est qu'un sale carré rouge casseur violent, communiste, bolchévique, anarchiste, anti-police, pro-Black Blocs et pro-terroriste!

Je sais qu’il n’y a rien d’original là-dedans et que d’autres l’ont fait avant moi, mais ça vaut la peine d’être cité ici. Voici une version intégrale de cet article de Renée Larochelle, paru le 25 mars 1999 dans le journal Au fil des événements, qui démontre clairement que Jean Charest est, dans son for intérieur, un sale carré rouge casseur violent communiste, bolchévique, anarchiste, anti-police, pro-Black Blocs et pro-terroriste! 😉 (quoique dans le cas du terrorisme, on le savait déjà vu ce qui se passe présentement, et il l’était déjà avant même le conflit étudiant: Charest étant un pro-militaro-terroriste reconnu) Notons qu’à l’époque, Jean Charest s’opposait même à l’augmentation des frais champignons institutionnels (voir avant-dernier paragraphe) qui servent dans les faits à dégeler en catimini les frais de scolarité.

Éducation
Le Québec est en retard sur le continent

Seule une économie en santé permettra de revigorer le réseau universitaire, estime le chef du Parti libéral, Jean Charest

Les administrateurs des établissements n’ont pas à porter le blâme du déficit budgétaire que connaissent présentement les universités. (note de David: même là-dessus, il a changé d’idée!) C’est principalement au gouvernement péquiste qu’incombe la tâche d’injecter de l’argent dans le système d’éducation, afin de régler notamment l’épineux problème du sous-financement (sic) du réseau universitaire.

Tel est le verdict qu’a rendu le chef du Parti Libéral du Québec, Jean Charest, lors d’une conférence organisée par le Comité libéral étudiant de l’Université Laval, le 17 mars, au pavillon Charles-de-Koninck. Après un appel à la bombe, qui s’est avéré un canular, le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale a fait son entrée dans un amphithéâtre plein à craquer, sur un fond d’applaudissements nourris où perçaient cependant quelques huées. “Le système d’éducation va de pair avec le développement économique, a lancé d’emblée Jean Charest. D’où l’importance que le gouvernement en place propose un plan d’action économique qui fera en sorte que le Québec rattrape le retard important qu’il a pris en matière d’éducation par rapport au reste de l’Amérique du Nord.”

Selon Jean Charest, le gouvernement Bouchard n’a pas compris le sens du mandat que lui a donné la population, lors des élections du 30 novembre dernier, au cours desquelles le PLQ aura finalement récolté le plus grand nombre de voix. Ainsi, a affirmé le politicien, le discours actuel gravite essentiellement autour de la question de la séparation du Québec, pendant que la population, elle, ne cesse de s’appauvrir, matériellement et intellectuellement:Par rapport à la moyenne canadienne, les jeunes Québécois bénéficient de moins de ressources pour étudier. Dans 10 ou 15 ans, nous connaîtrons d’ailleurs les effets de cette situation déplorable lorsque les entreprises auront de la difficulté à recruter chez nous et se tourneront vers les étrangers pour combler les postes offerts parce qu’ils seront mieux préparés au marché du travail.”

Les frais au frais (note de David: Charest fait aussi référence aux frais champignons institutionnels)

Par ailleurs, le chef libéral a insisté sur la nécessité de créer une loi-cadre sur les frais de scolarité qui, selon lui, permettrait l’accessibilité à l’éducation pour tous, de même que le maintien des frais de scolarité à un seuil bas: “Le gouvernement doit respecter sa décision de geler les frais de scolarité. À cet égard, je lui demande de donner les moyens aux universités de respecter les engagements (note de David: Charest parle ici des frais champignons institutionnels) qu’il a pris sur cette question.”

Qualifiant le gouvernement Bouchard de “dirigiste” et d'”interventionniste”, Jean Charest a dénoncé l’intention du gouvernement d’accroître son intervention dans plusieurs secteurs d’activité, une attitude qui s’inscrit mal, à son avis, dans les tendances nord-américaines. “La croissance économique au Québec est l’une des plus faibles en Amérique du Nord, avec pour conséquence que ce sont nos voisins du Canada et des États-Unis qui s’enrichissent. Le Québec remporte également la palme en ce qui concerne les taxes et les impôts, sans compter le chômage et les coupures dans la santé et dans l’éducation. Il est temps que tout cela finisse et qu’un plan d’action économique soit mis de l’avant.”

RENÉE LAROCHELLE

Réponse à Serge Labbé

En réaction à ma position anti-hausse, un certain Serge Labbé me répond ceci:

“Petit bébé gâté, tes parents n’ont point fait leur job d’éduquer un citoyen responsable et économiquement sain.”

Bon, il est fort possible que je soie un gros bébé gâté, j’en conviens. Je suis encore plus d’accord avec le fait que je soie un irresponsable économiquement malsain d’un point de vue capitalo-étatiste, car je ne suis pas un actif très productif pour la société selon l’orthodoxie lucienbouchardienne: que voulez-vous, travailler à temps plein m’ennuie énormément (je préfère être auxiliaire d’enseignement à temps partiel que d’aider à temps plein une compagnie d’assurance à fourrer ses clients ou produire à temps plein des rapports qui seront tablettés par le gouvernement), je n’aime pas le boulot répétitif, j’abhorre cette comédie grotesque et vulgaire qu’est le networking et je déteste les partys de bureau où il faut lécher le cul du sale boss pendant que les collègues féminins mouillent leur petite culotte devant leur sale boss en me rappelant à quel point “je suis un pauvre loser” selon elles.

Néanmoins, au lieu de dévier le débat, comme le font si bien les carrés verts depuis quelque temps, sur des attaques ad hominem, quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi cela est-il lié avec ma position anti-hausse? En quoi la hausse décrétée que la charogne soi-disant libérale est-elle économiquement saine et responsable, DANS LE CONTEXTE ACTUEL OÙ IL N’Y A AUCUN PLAN D’AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE À L’HORIZON, OÙ LE SYSTÈME UNIVERSITAIRE QUÉBÉCOIS DEMEURERA UN MONOPOLE D’ÉTAT SOVIÉTISÉ ET OÙ IL EST TRÈS CLAIR QUE CE GOUVERNEMENT LIBÉRAL CORROMPU ET NOYAUTÉ PAR LA MAFIA (une autre forme de violence institutionnelle que les carrés verts banalisent et ne condamnent surtout pas!) CHERCHE À DÉTOURNER L’ARGENT DE LA HAUSSE (en d’autres termes, les sommes destinées à financer le gel) À D’AUTRES FINS BEAUCOUP PLUS INUTILES?

De plus, en quoi ceux qui sont anti-hausse sont-ils des bébés gâtés ou des “enfants-rois” (hostie que ce terme-là est méprisant et me fait chier)? Je vais illustrer mon point de vue de la façon suivante:

Prenons le cas de figure de d’une famille, avec 3 enfants, gagnant au total environ 100 000$ par année. Supposons qu’ils sont très dépensiers: ils ont deux voitures et un Winnebago, ils vont souper 7 fois par semaine au restaurant, sans leurs enfants qui sont tout de même très gâtés en termes de nourriture (avec des nombreux et somptueux desserts) et qui reçoivent beaucoup de cadeaux dont la XBox 360 dernier cri, ils sont alcooliques et drogués et ils vont voir une prostituée une fois par semaine pour assouvir leur fantasme de triolisme. Maintenant, supposons que les deux parents perdent chacun leur emploi et que le père réussisse à se trouver une jobine faisant passer le revenu familial à environ 30 000$ par année. Alors:

1) Un véritable enfant-roi fera une véritable “crise du bacon” et exigera qu’on continue à le gâter de la même façon qu’auparavant. En agissant de la sorte, “il ne fera pas sa juste part” et cela sera vraiment déplorable.

2) Un enfant respectueux sera prêt à “faire sa juste part”: il ne demandera plus autant de cadeaux qu’auparavant et il ne demandera plus la XBox 360 dernier cri. De plus, il sera prêt à ce qu’on coupe dans les desserts. Cependant, leur réaction va dépendre du comportement de leurs parents:

A) Si les parents coupent dans leurs propres dépenses, vendent leur 2e voiture et leur Winnebago, vont souper au restaurant seulement une fois par semaine, cessent d’être des alcooliques drogués et assouvissent leur fantasme de triolisme avec leur voisine, les enfants respectueux accepteront assez aisément de “faire leur juste part”, car ils voient très bien que leurs parents “font aussi leur juste part”.

B) Par contre, si les parents continuent à dépenser de la même façon qu’auparavant, qu’ils s’endettent et qu’ils vont même jusqu’à couper un truc aussi important que la moitié du petit déjeuner de leurs enfants, ceux-ci, même s’ils sont d’ordinaire respectueux, pourront légitimement se révolter contre leurs parents et pourront ne plus accepter de “faire leur juste part” puisque leurs parents ne le font pas non plus!

Alors, mes chers carrés verts, dites-moi où est l’enfant-roi dans un contexte semblable à la situation B)!!!!!!

Lutte étudiante: volte-face de François Legault?

Jusqu’à aujourd’hui, la position de la CAQ et de son chef Bloc L’Égo était très claire: la hausse n’est pas encore assez élevée, il ne faut pas négocier avec les ti-morveux terroristes étudiants, la session doit être annulée au plus crisse et la mafia juridico-policière doit brutaliser encore plus les étudiants.

Mais coup de théâtre! Bloc L’Égo, un virtuose de la cohérence 😉 , semble maintenant prôner un moratoire sur la hausse de frais de scolarité! En effet, voici ce qu’il a dit en ce jour d’hui:

«Nous ne pouvons pas penser à augmenter les tarifs, que ce soit par les droits d’immatriculation, les taxes sur l’essence ou le péage, tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas fait un ménage au Québec ; un ménage de la corruption dans les contrats qui sont accordés.»

C’est trop beau pour être vrai, je dois avoir mal compris…

Mais à tout le moins, le chef du parti le plus à drouate parmi les partis  politiques sérieux au Culbec a reconnu ce que les étudiants répètent ad nauseam depuis le début! C’est déjà beaucoup! 🙂

Les propos éclairés de Erreip Dier…

Je viens d’entendre un certain Erreip Dier, un militant anti-hausse chevronné, dire ceci:

Moi je pense que le gouvernement libéral a fomenté de toutes pièces une crise électoraliste en faisant gonfler et éclater le ballon, honnêtement, et que les élites pro-hausse, la base autoritaire, elle est à mon avis noyautée par des patroneux qui ne prennent pas très au sérieux le gaspillage de fonds publics dans tous les ordres de gouvernement, la corruption, les liens entre le gouvernement et la mafia, la brutalité et les abus policiers, la diffamation propagando-journalistique et les liens de plusieurs militants pro-hausse avec des militants d’extrême-drouate néo-nazie. Je pense que c’est ça le fond du problème. Et ce n’est pas facile pour le mouvement étudiant quand on a en face de soi des intervenants qui ne sont pas crédibles.

Je dois admettre qu’avant cette grève étudiante, j’aurais trouvé que ces propos étaient exagérés et je ne les aurais pas publiées ici. Mais là, avec le très faible standard intellectuel que l’on constate chez les fascistes pro-hausse ces temps-ci, j’ai trouvé que ces propos étaient tout à fait acceptables!

Au fait, j’aimerais remercier chaleureusement André Habib! 🙂 🙂 🙂