Category Archives: Réponses aux lecteurs

Bienvenue chez Anarcho-Indépendantisme! (ou pourquoi j’ai changé le lien de mon blogue?)

Me vlà de retour sous une autre forme! Mon nom est David Gendron, anciennement du blogue Anarcho-Pragmatisme, et ce billet a pour but de vous expliquer pourquoi j’ai changé le lien de mon blogue. Tout de même, mes anciens billets sont ici aussi. Voici les deux principales raisons qui expliquent ma décision d’adopter ce nouveau lien:

1) Je peux ainsi changer le titre de mon blogue comme je le désire. Je pourrais changer son nom pour “Anarcho-Poubelle”, la “Directive Primale”, “Pauline Marois m’énarve”, “Ligue des transphobes 😉 du Québec” ou même “Anarcho-Secessionnist” si je m’aperçois un jour que ce serait plus intéressant d’écrire en anglais.

2) Je trouve le terme “pragmatisme” trop prétentieux maintenant et ça ne correspond plus à ce que je suis. En fait, le pragmatisme agit trop souvent contre nos principes. Par exemple, j’ai une opinion fort différente maintenant en comparaison avec mes débuts dans la blogosphère sur l’utilisation de la violence à des fins anarchistes. Personnellement, je ne trouve pas cette pratique particulièrement intéressante, mais j’estime maintenant qu’elle fait partie de la diversité des tactiques inhérente à l’anarchisme, et qu’elle peut très bien se justifier en contre-réaction à la violence étatique, ce qui fait en sorte que je ne condamnerai pas de manière systématique cette tactique, contrairement aux demandes de nos détracteurs étatistes. De plus, de manière analogue à ce que Anne Archet a déjà dit, j’estime que si vous avez mauvaise presse, il est fort probable que vous ayez raison. Mais c’est surtout cet extrait de cet excellent billet de François Tremblay qui a été la goutte qui a fait déborder le vase:

The “good enough” is the bitter enemy of the “good.” Pragmatism is the enemy of ethics. Gradualism is the enemy of positive change. Job-ism is the enemy of personal responsibility. Dogma is the enemy of conscience. Tolerance of evil is the enemy of a healthy system or society.

Idealism is the only mindset which produces change. Without the determination to achieve a higher goal, and the courage to affirm that goal in the face of what exists, no one has ever achieved anything of value. The wet noodle mindset of “good enough” has never produced any value for anyone except exploiters and rulers. The willful acceptance and tolerance of evil generates more evil, and has never generated anything but more evil.

En effet, le pragmatisme est un ennemi de l’éthique, il a tout à fait raison.

Pourquoi Anarcho-Indépendantisme? Tout simplement parce que ça en dit long sur ce je pense. Je suis anarchiste ET indépendantiste et j’estime que les deux concepts sont indissociables, particulièrement au Cacanada, où la notion même de “liberté civile” s’amenuise de plus en plus chez les fédéralistes et les élites politicailleuses de tout acabit au Cacanada.

C’est à peu près tout pour ce billet. Je suis d’accord avec environ 95% de ce que j’ai écrit dans mon blogue précédent et qui est toujours ici. Mais il y a un 5% qui mériterait certains rectificatifs, particulièrement en ce qui concerne le féminisme (ma définition du “fémi-favoritisme” est incorrecte), certaines mauvaises interprétations sur des mouvements/concepts anarchistes, la non-distinction entre “être pro-libre-marché” et “être pro-marché” et l’utilisation de la violence à des fins anarchistes, quoique ce dernier point est déjà plus clair pour vous maintenant. À suirrrrrre.

À propos de la Journée Portes Ouvertes du Grand Prix de Montreal…

Je voulais écrire là-dessus en ce jour d’hui, mais une de mes meilleures amies (une lectrice, en fait) a volé bien involontairement mon punch. Voici ce qu’elle a dit:

“Ne soyez pas dupes, ça fait des années que l’organisation du Grand Prix cherche une excuse pour annuler la Journée Portes Ouvertes qui fait le malheur des écuries forcées de se prêter à ce jeu ridicule qui existait seulement à Montréal. Ils avaient besoin d’un prétexte, ils l’ont trouvé. Ça fait leur affaire. Alors ceux qui pleurent et croient que c’est la faute des étudiants, eh bien on se paie votre gueule une fois de plus!”

Il n’y a rien à y ajouter…

Réponse à Serge Labbé

En réaction à ma position anti-hausse, un certain Serge Labbé me répond ceci:

“Petit bébé gâté, tes parents n’ont point fait leur job d’éduquer un citoyen responsable et économiquement sain.”

Bon, il est fort possible que je soie un gros bébé gâté, j’en conviens. Je suis encore plus d’accord avec le fait que je soie un irresponsable économiquement malsain d’un point de vue capitalo-étatiste, car je ne suis pas un actif très productif pour la société selon l’orthodoxie lucienbouchardienne: que voulez-vous, travailler à temps plein m’ennuie énormément (je préfère être auxiliaire d’enseignement à temps partiel que d’aider à temps plein une compagnie d’assurance à fourrer ses clients ou produire à temps plein des rapports qui seront tablettés par le gouvernement), je n’aime pas le boulot répétitif, j’abhorre cette comédie grotesque et vulgaire qu’est le networking et je déteste les partys de bureau où il faut lécher le cul du sale boss pendant que les collègues féminins mouillent leur petite culotte devant leur sale boss en me rappelant à quel point “je suis un pauvre loser” selon elles.

Néanmoins, au lieu de dévier le débat, comme le font si bien les carrés verts depuis quelque temps, sur des attaques ad hominem, quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi cela est-il lié avec ma position anti-hausse? En quoi la hausse décrétée que la charogne soi-disant libérale est-elle économiquement saine et responsable, DANS LE CONTEXTE ACTUEL OÙ IL N’Y A AUCUN PLAN D’AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE À L’HORIZON, OÙ LE SYSTÈME UNIVERSITAIRE QUÉBÉCOIS DEMEURERA UN MONOPOLE D’ÉTAT SOVIÉTISÉ ET OÙ IL EST TRÈS CLAIR QUE CE GOUVERNEMENT LIBÉRAL CORROMPU ET NOYAUTÉ PAR LA MAFIA (une autre forme de violence institutionnelle que les carrés verts banalisent et ne condamnent surtout pas!) CHERCHE À DÉTOURNER L’ARGENT DE LA HAUSSE (en d’autres termes, les sommes destinées à financer le gel) À D’AUTRES FINS BEAUCOUP PLUS INUTILES?

De plus, en quoi ceux qui sont anti-hausse sont-ils des bébés gâtés ou des “enfants-rois” (hostie que ce terme-là est méprisant et me fait chier)? Je vais illustrer mon point de vue de la façon suivante:

Prenons le cas de figure de d’une famille, avec 3 enfants, gagnant au total environ 100 000$ par année. Supposons qu’ils sont très dépensiers: ils ont deux voitures et un Winnebago, ils vont souper 7 fois par semaine au restaurant, sans leurs enfants qui sont tout de même très gâtés en termes de nourriture (avec des nombreux et somptueux desserts) et qui reçoivent beaucoup de cadeaux dont la XBox 360 dernier cri, ils sont alcooliques et drogués et ils vont voir une prostituée une fois par semaine pour assouvir leur fantasme de triolisme. Maintenant, supposons que les deux parents perdent chacun leur emploi et que le père réussisse à se trouver une jobine faisant passer le revenu familial à environ 30 000$ par année. Alors:

1) Un véritable enfant-roi fera une véritable “crise du bacon” et exigera qu’on continue à le gâter de la même façon qu’auparavant. En agissant de la sorte, “il ne fera pas sa juste part” et cela sera vraiment déplorable.

2) Un enfant respectueux sera prêt à “faire sa juste part”: il ne demandera plus autant de cadeaux qu’auparavant et il ne demandera plus la XBox 360 dernier cri. De plus, il sera prêt à ce qu’on coupe dans les desserts. Cependant, leur réaction va dépendre du comportement de leurs parents:

A) Si les parents coupent dans leurs propres dépenses, vendent leur 2e voiture et leur Winnebago, vont souper au restaurant seulement une fois par semaine, cessent d’être des alcooliques drogués et assouvissent leur fantasme de triolisme avec leur voisine, les enfants respectueux accepteront assez aisément de “faire leur juste part”, car ils voient très bien que leurs parents “font aussi leur juste part”.

B) Par contre, si les parents continuent à dépenser de la même façon qu’auparavant, qu’ils s’endettent et qu’ils vont même jusqu’à couper un truc aussi important que la moitié du petit déjeuner de leurs enfants, ceux-ci, même s’ils sont d’ordinaire respectueux, pourront légitimement se révolter contre leurs parents et pourront ne plus accepter de “faire leur juste part” puisque leurs parents ne le font pas non plus!

Alors, mes chers carrés verts, dites-moi où est l’enfant-roi dans un contexte semblable à la situation B)!!!!!!

Des valeurs anarchistes essentielles?

J’ai reçu dernièrement ce commentaire fort intéressant de la part d’un certain Françoys Larue Langlois. Ma réponse sera échelonnée sur deux billets. Celui-ci constituera ma réplique à cet extrait suivant:

Aussi bien, chacun doit-il pouvoir choisir librement ses luttes. Et sans vouloir vous jeter vos propres mots à la figure, force m’est d’affirmer qu’à mon humble avis, il ne devrait pas exister, au sein de l’anarchisme, d’ « attitude essentielle » à laquelle on soit susceptible de « contrevenir ». Sinon, il me semble que l’on en serait bientôt au même point que la NEFAC avec sa « Constitution » et ses « Buts et principes » rigoristes (quoique parfois assez judicieux, ainsi qu’on peut l’admettre sans souscrire à la totalité).

Ce commentateur fait référence à mes six attitudes anarcho-pragmatistes essentielles. Je n’ai jamais eu l’intention d’en faire un programme anarchiste rigoriste auquel il faut suivre tous les principes avec exactitude. J’estimais simplement qu’il fallait suivre ces attitudes si on souhaitait avoir une conception de l’anarchisme semblable à celle de ce présent blogueur médiocre. 😉

Néanmoins, il me semble très clair que quatre de ces six attitudes sont réellement essentielles chez les anarchistes. Les voici:

Attitude 1- Individuellement parlant, assumer ses choix et cesser de rejeter la responsabilité de ses actions sur les autres.

Attitude 2- En contrepartie, du point de vue du regard critique sur la société, reconnaître que la chance peut jouer un rôle dans la réussite ou l’échec d’un individu et accepter de vivre avec cette injustice.

Attitude 5- Être tolérant et accepter la diversité

Attitude 6- Je ne suis vraiment libre que si tous les hommes sont libres

Quand je dis “accepter de vivre avec cette injustice”, j’utilise un point de vue individuel au quotidien. Je ne dis pas qu’il ne faille pas la dénoncer ni la combattre, je dis seulement qu’il s’agit d’une bonne chose de l’accepter comme un point négatif de notre vie, inhérent à ce contexte capitalo-étatiste actuel, et qu’il ne faut pas agir comme les étatistes: utiliser l’agression violente pour régler les prétendues injustices et crises invivables dont la résolution est une urgence nationale. Pour le reste, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de vous expliquer pourquoi ce sont des attitudes essentielles chez les anarchistes.

Par contre, les deux autres attitudes ne sont pas des attitudes anarchistes essentielles, mais force est de constater que ceux qui violent le plus ces attitudes ne sont certainement pas des anarchistes, et c’est surtout pour cette raison précise que je les ai inclues dans mes six attitudes essentielles.

L’attitude 3 est la suivante:

Voir l’aventure humaine avec optimisme

Un anarchiste peut très bien ne pas être une personne optimiste. Même si j’estime que ce négativisme est contre-productif, le fait de voir l’aventure humaine avec pessimisme n’est certainement pas un sentiment invalide pour un anarchiste. Par contre, même le plus pessimiste des nihilistes n’est pas moins optimiste que l’étatiste moyen qui prône le recours quasi-systématique à l’agression violente pour régler les problèmes, y compris ceux qui n’existent pas ou même ceux qui sont inventés de toutes pièces. Voici un extrait de mon explication concernant cette attitude, où je dénonce l’état de crise permanent engendré par les étatistes:

Y en a marre de l’état de crise permanent et pessimiste des étatistes: guerre au terrorisme, guerre aux drogues, refroidissement et réchauffement catastrophique de la planète, hypersexualisation des jeunes filles, pic pétrolier, dénatalité, vieillissement de la population, gras trans, pandémie d’obésité, insécurité routière, algues bleues, bagarres au hockey, OGM, bogue de l’an 2000. Il faut comprendre que l’état de crise permanent sert les intérêts de l’État et que c’est normal qu’il en soit ainsi.

Bref, l’optimisme n’est peut-être pas une attitude anarchiste essentielle, mais le pessimisme est certainement une attitude essentielle pour un étatiste!

Voici maintenant l’attitude 4:

Viser une amélioration constante à long terme plutôt qu’une perfection statique à court terme

Bien sûr, j’ai visé directement mes collègues anarchistes par cette attitude. En effet, à mon humble avis, il y a trop d’anarchistes qui sont pressés d’accomplir une révolution drastique, sans tenir compte du fait que la grande majorité des gens ne sont pas assez éduqués pour les appuyer, ce qui rend complètement suicidaire cette tentative de révolution. Par contre, les étatistes sont nettement pires que ces anarchistes concernant la volonté d’une perfection statique à court terme, ce qui explique en partie leur apologie du recours quasi-systématique à l’agression violente pour y arriver.

Certains pourraient me considèrer comme un “gradualiste” en raison de cette attitude ou comme un “réformiste” en raison de mon appui à la séparation du Québec. Pourtant, je ne suis pas un gradualiste au sens médiocratique ou politique du terme: en fait, je ne fonde aucun espoir sur des moyens médiocratiques ou politiques pour accomplir une révolution, sauf l’espoir de se libérer du joug néo-colonial cacanadian pour nous faciliter la tâche dans ce cheminement vers la révolution. En fait, le seul gradualisme que je préconise est celui de l’éducation des gens à l’illégitimité du principe d’autorité.

Aussi, je ne suis pas un réformiste parce que j’estime que les institutions capitalo-étatiques n’ont aucun intérêt à favoriser l’émergence d’une révolution anarchiste. Je ne milite pas pour un parti politique, je ne fais partie d’aucune organisation anarchiste ou militante, je ne milite pas dans un syndicat (même si je suis un travailleur syndiqué à temps partiel présentement), je ne milite pas pour une association étudiante, je ne manifeste pratiquement jamais (je n’ai manifesté qu’une seule fois dans ma vie, contre la guerre en Irak, et je regrette d’y avoir perdu mon temps) parce qu’il s’agit d’une pétition en faveur de l’ordre établi, je suis contre la procréation et la parentalité parce que ces concepts favorisent l’émergence d’une répression étatique encore plus accrue, je suis contre le mariage et le couple monogame à fidélité obligée parce que ce sont des institutions patriarcales auxquelles les anarchistes et les féministes doivent s’y dissocier, etc.

Ainsi, quand je me compare à plusieurs anarchistes libertaires qui appuient plusieurs des revendications bourgeoises et liberticides des élites syndicaleuses pro-bourreaucrassie et pro-ancienneté du secteur public, qui protestent contre la hausse shylockienne des frais de scolarité (je les appuie sur ce point précis) sans remettre en question le monopole d’État en éducation et qui s’acoquinent avec des fémi-favoritistes, et que je me compare à  plusieurs anarcho-capitalistes et libertariens minarchistes qui vantent les mérites du profit,  qui vantent les mérites du fédéralisme cacanadian et qui sont “indifférents” face à la répression policière des manifestants, je me dis que mon appui à la séparation du Québec est d’un réformisme et d’un gradualisme foutrement insignifiants en comparaison avec leurs positions. En fait, je suis probablement au deuxième rang parmi les anarchistes les moins réformistes et les moins gradualistes au Québec…derrière Anne Archet, bien sûr!

Je répondrai à l’autre partie du commentaire de Françoys Larue Langlois lors d’un prochain billet.

Retour sur les listes de meurtres d'expression politique

Je remercie ceux qui m’ont envoyé des commentaires en réaction à mon billet précédent sur les meurtres d’expression politique. J’aimerais aussi recevoir vos suggestions concernant la liste suivante:

1Q) La liste complète des meurtres d’expression politique commis par les anarchistes depuis 1534 au Québec, avec leur date approximative pour chacun des cas.

Cependant, je suis amèrement déçu 😉 de mes lecteurs parce que je n’ai reçu aucune suggestion concernant les deux listes suivantes:

2) La liste complète des meurtres d’expression politique commis par les séparatistes québécois depuis le meurtre de Pierre Laporte (une sale ordure, au fait, mais ça n’excuse pas le geste…à moins que la GRC y ait joué un rôle…) par le FLQ le 17 octobre 1970, avec leur date la plus précise possible pour chacun des cas.

3) La liste complète des meurtres d’expression politique commis par le mouvement étudiant du Québec, avec leur date la plus précise possible pour chacun des cas.

ET NE ME DITES PAS QUE CES DEUX LISTES SONT VIDES! Ça ne se peut tout simplement pas! Quand l’Antagoniste dit que le mouvement séparatiste québécois est un mouvement néo-fasciste et quand cette jeune économiste pleine d’avenir nommé Ariane Hunter-Meunier prétend que c’est une bonne chose qu’une escouade policière politiquement orientée s’acharne particulièrement sur un mouvement étudiant, ça veut dire qu’ils détiennent la vérité, baon! C’est-y assez clair ça, tabarnac? Faut arrêter de se poser des questions, comme le disait si bien Elvis Gratton! 😉

Cependant, mes lecteurs m’ont envoyé plusieurs suggestions intéressantes concernant la liste suivante:

1) La liste complète des meurtres d’expression politique commis par les anarchistes à l’échelle planétaire depuis les débuts de l’humanité, avec leur date approximative pour chacun des cas.

Et vous êtes toujours les bienvenus de m’envoyer d’autres suggestions concernant cette dernière liste, surtout si vous manquez cruellement d’imagination 😉 pour les trois autres…

Saga DSK et Colisée: réponses à Papitibi et à Martin

Je vous recommande de lire cet excellent billet de Papitibi sur l’affaire DSK. Sur le fond des choses, je partage son opinion, mais il semble que l’auteur ne soit pas tellement d’accord avec moi sur la forme.

Mais d’abord, je vais répondre en partie à ce commentaire de Martin. Voici l’extrait sur lequel je veux insister:

Pendant que Gendron défend un violeur…

Pas un mot sur le Colisée corpo-fasciste de Nabeaume!

Pas un mot sur l’attaque contre la démocratie et la liberté avec le projet de Loi privée de Agnès Maltais (une péquiste)!

D’abord, je ne défends pas un violeur, je défends le droit à la présomption d’innocence d’un présumé violeur, nuance…

Néanmoins, j’accepte sa critique dans le sens où j’aurais pu insister un peu plus sur ces sujets.

Au sujet du nouveau Câlissée de Culbec City, je suis absolument contre un nouvel amphithéâtre financé avec une si grosse proportion d’argent provenant des CONtribuables (et même si ce montant d’argent était petit, mais bon…), encore plus de cette façon-là. Mais bon, étant donné qu’on a accepté de financer le bol de toilette olympique à Montreal (au moins, contrairement à ce Stade, l’entente de Nabeaume avec PKP contient une part de fonds privés, mais cette part est ridiculement faible!) pour des coûts encore plus astronomiques, tout est permis maintenant!

En ce qui concerne la loi anti-poursuites présentée par Nabeaume et le PCul (ça a ben l’air que ces caves-là n’ont pas encore appris les leçons de la dernière déconfiture du Bloc), j’estime que de bafouer le droit fondamental de poursuivre un État pour une illégalité présumée dans l’octroi de ses contrats (même si les motifs de Denis De Belleval me semblent douteux) est tout simplement inacceptable dans une société qui se prétend supposément “démocratique” et “libre”.

J’espère que le PCul, l’ADCul et les deux députés indépendants ex-adéculistes changeront leur fusil d’épaule et que Khadir restera campé sur son opposition, car, à part le Roi Napoléon Nabeaume, le seul parti qui peut sortir gagnant d’un tel vote unanime et récolter tout le crédit est celui qui a donné le gros cadeau de 200 millions de dollars à Régis, i.e. la charogne soi-disant libérale du Premier Sinistre Jean De La Charogne!

Le reste de ce billet a pour but de répondre à ce commentaire de Papitibi concernant mon billet précédent. Alors, comme d’habitude, voici des extraits de son commentaire, suivi de mes réponses pour chaque extrait.

Sur le point (1), je suis trop peu documenté sur la carrière du ministre DSK, mais pour ce qui est de son passage au FMI, je retiendrais plutôt qu’il a fait avancer les choses en faveur des pays émergents et des pays débiteurs; je refuse de le tenir responsable de la force d’inertie qu’exercent les structures du FMI sur ses dirigeants les plus progressistes.

Je ne nie pas que DSK ait possiblement accompli un boulot raisonnable au FMI. Mieux encore, il est même possible qu’il était de bonne foi dans l’exercice de ses fonctions. Sauf qu’en tant que patron du FMI, il dirigeait une organisation criminelle. Donc, DSK était un criminel avant même son arrestation. On peut en dire autant pour sa carrière politique, même si à sa décharge, il n’était pas le Premier Sinistre ni le Président d’une organisation criminelle connu sur le nom de “République Française”…

Pour le reste, ouf. Que de clichés et d’idées reçues! Ceci, par exemple: « il y a un nombre si élevé de femmes qui ont des préférences sexuelles à l’endroit des hommes violents »

Où est le problème? Je n’ai fait qu’exposer un fait. De la même façon que beaucoup d’hommes ont des préférences sexuelles pour les connes minces avec des seins refaits, il y a beaucoup de femmes qui ont des préférences sexuelles à l’endroit des hommes violents. Et alors?

Et cette hérésie, inexcusable: « IL EST ÉVIDENT QU’IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE COMPASSION ENVERS LA VICTIME PUISQUE LA PRÉSOMPTION D’INNOCENCE FAIT EN SORTE QU’IL N’Y A PAS DE VICTIME PRÉSENTEMENT DANS CE DOSSIER! »

Si jamais DSK est déclaré coupable ou plaide coupable, il sera possible pour tous ceux qui ignorent présentement les faits entourant cette cause (i.e. presque tout le monde, moi inclus!) d’exprimer leur compassion à l’endroit de la victime, pas avant! Mais de pleurer prématurément sur le sort de la victime équivaut à renier le droit à la présomption d’innocence de DSK. Et là, je ne peux pas accepter une violation flagrante du droit à la présomption d’innocence sans m’indigner! Peut-on compatir avec les vraies victimes de viol et d’agression sexuelle, à la place?

Tu crois vraiment que la « victime » non encore confirmée n’est qu’une création de l’esprit?

Présentement, oui! On verra au fil du temps si son statut de victime est réel ou pas…

Tu crois qu’elle ne va devenir une « victime » qu’au moment ou le verdict de culpabilité va tomber (si tel est le cas)?

Dans les faits, oui! Présentement, elle est une présumée victime, pas une victime.

Et tu crois alors que sa douleur de victime sera rétroactive au moment de l’agression, si DSK était trouvé coupable?

Non, car si DSK est vraiment coupable, cela voudra dire qu’elle était réellement une victime.

Ce n’est pas pcq DSK demeure présumé innocent que tu dois présumer qu’il n’y a pas de victime, batême!

Au fil du temps, il est possible que cette dame soit une vraie victime, mais PRÉSENTEMENT, IL N’Y A PAS DE VICTIME, il y a seulement une victime présumée!

Tu peux marcher et mâcher de la gomme en même temps? Bon, bin alors tu peux tout à la fois accepter le principe de la présomption d’innocence de DSK, et accepter de compatir à la souffrance de la dame.

Il n’y a pas de contradiction entre marcher et mâcher de la gomme, alors que de prétendre que la dame est une victime est une violation du droit à la présomption d’innocence de DSK.

Si je comprends bien ton raisonnement, les services sociaux ne devraient pas s’occuper de la « victime » alléguée et ils devraient la laisser croupir dans cette prison intérieure que constituent ses souffrances (physiques? psychologiques?) et ce, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas été trouvé coupable (if ever)?

Je souhaite ardemment que la dame en question, si elle est réellement une victime, reçoive beaucoup d’aide de la part des sévices sociaux, de la police, du bureau du procureur général, de ses amis et de sa famille, i.e. de la part de ceux qui connaissent vraiment le dossier. MAIS CE N’EST PAS À DES GÉRANTS D’ESTRADE QUI NE SAVENT PRESQUE RIEN COMME MOI, MES LECTEURS, LES JOURNALEUX, LES BLOGUEURS, LES POLITICIENS ET À PEU PRÈS TOUT LE MONDE DE SE DRAPER SOUS LEUR SENSIBLERIE INFANTILE ET DE PLEURNICHER SUR LA PÔÔÔÔÔÔVRE VICTIME IMAGINAIRE!

Mes cinq usages légitimes de la violence: réponse à Bastiat79

Bon, j’ai le temps et l’envie d’écrire présentement. Bonne nouvelle: pour ceux qui ne le savaient pas déjà, Anne Archet est de retour! 🙂

Dans ce billet, je vais répondre à une question posée par Bastiat79 (en passant, je n’ai aucun problème avec son anonymat), l’anarcho-capitaliste/libertarien francophone que je respecte le plus, et qui m’a déjà proposé le “Use-Right Theory” de Per Bylund comme alternative à la propriété privée:

“David, Bakouchaïev et vous ne détenez pas le monopole de la vertu et je ne vous signerai pas de chèque en blanc si vous ne voulez pas m’expliquer quel usage vous voulez faire de la violence. La violence strictement toujours au service des plus faibles, vous y croyez vraiment?

Ma réponse n’est pas représentative de celle des anarchistes sur cette question. Alors, ma réponse personnelle à cette question est NON, évidemment. Cependant, je laisse aussi les autres anars y répondre, et leurs réponses m’intéressent. Personnellement, je ne vois que cinq usages légitimes de la violence. Si vous en avez d’autres à proposer ici, faites-le! Et attention, il faut savoir choisir son moment concernant le quatrième et le cinquième usages. De plus, j’ai placé ces usages en ordre décroissant de légitimité.

1) La violence consentie par des individus. Par exemple: bagarres au hockey, boxe, combats extrêmes, contacts au football américain/canadien etc. À mon avis, cette expression de la violence est saine et mérite d’être encouragée, sauf évidemment pour ceux qui n’aiment pas participer à de tels actes. D’aucune façon, ces actes de violence ne peuvent constituer une agression, et j’en ai marre du discours moraleux de gau-gauche étatiste gnangnan en faveur de la répression de cette forme de violence.

2) La légitime défense de force proportionnelle contre une agression. Lorsque vous êtes agressés, vous devriez avez le droit de vous défendre contre cette agression, incluant lorsqu’un policier vous arrête (pensez au cas de Basile Parasiris, par exemple, mais ce n’est pas parce que ce droit est légitime qu’il est nécessairement approprié de l’utiliser). ATTENTION (et ça va donner de l’urticaire à mes comparses anars), CELA INCLUT AUSSI LA LÉGITIME DÉFENSE D’UN DROIT DE POSSESSION LÉGITIME CONTRE UNE AGRESSION, mais CELA N’INCLUT PAS LE DROIT DE TUER OU BLESSER SANS SOMMATION UN INDIVIDU QUI SE TROUVE PAR INADVERTANCE SUR VOTRE TERRAIN (certains militants de la NRA sont en faveur de ça, vous comprenez maintenant une des raisons qui font en sorte que je ne fasse pas partie du lobby pro-armes à feu).

3) Le suicide sans autre acte d’agression. La propriété de son propre corps est la liberté individuelle la plus inaliénable qui soit. J’en ai déjà parlé dans ce blogue. ATTENTION, CECI N’INCLUT PAS CEUX QUI SE SUICIDENT EN SAUTANT DU PONT PIERRE-LAPORTE, NI CEUX QUI SE SUICIDENT EN VOITURE (sauf dans un endroit isolé), car ils mettent en péril la vie des autres individus.

4) Renverser une hiérarchie de pouvoir avec un appui populaire significatif. Si l’appui populaire pour renverser une hiérarchie de pouvoir était significatif, il pourrait arriver à certaines occasions que la violence soit légitime pour renverser cette hiérarchie. Plusieurs cas de figure sont possibles: le renversement d’une charia islamo-fasciste par des communautés locales, le refus de la conscription militaro-terroriste, l’affranchissement des esclaves contre leurs maîtres, etc. ATTENTION, CECI N’A RIEN À VOIR AVEC LES MANIFS DE CROTTÉS GAU-GAUCHO-FASCISTES ÉTATISTES DONT ON ENTEND PARLER PARFOIS (et attention, ceci n’excuse pas la réaction hystérique du système judico-policier dans le dossier du G8-G20). Par exemple, fracasser les vitrines d’un McDo local n’est qu’une agression idiote criminelle sans fondement légitime parce qu’il ne s’agit pas du renversement d’une hiérarchie de pouvoir.

5) La légitime défense contre un droit de propriété (s’applique très rarement) constituant une menace RÉÉLLE au droit de vivre. Par exemple, si un ou plusieurs propriétaires réussissent à s’octroyer s’accaparer la propriété entière de la seule source d’eau du voisinage, les assoiffés pourraient légitimement s’abreuver dans cette source, car leur droit de vivre est menacé s’ils ne le font pas. Ceci dit, ce cas de figure catastrophique ne risque pas d’arriver très souvent dans un libre-marché. En fait, ça arrive beaucoup plus fréquemment présentement: l’État s’arrogeant très souvent par la violence un quasi-monopole sur les cours d’eau, et peu de gens protestent.

Bien sûr, les exclus et les opprimés du système capitalo-étatiste actuel seront plus portés que les autres à utiliser la violence pour se défendre et survivre, mais à mon avis, la violence ne doit pas être juste au service des faibles: tous pourraient se défendre si nécessaire.

Précision concernant le billet précédent

Un blogueur mutuelliste Français, Ramite de Graine de Flibuste, a co-publié avec moi le texte Le cri, de Yves Brouckaert, qui figurait dans mon billet précédent. Si vous avez à coeur le sort réservé aux Roms en France et en Europe Occidentale, je vous suggère fortement de le lire. De plus, en réaction à la publication de ce texte, Ramite a écrit un billet très intéressant critiquant l’opposition entre nomadisme et sédentarité (dont je ne suis pas entièrement d’accord, même s’il soulève des points très intéressants), un thème analysé auparavant, et selon une position favorable au nomadisme comme catalyseur de l’insurrection (position que j’approuve en général, même si j’estime que le nomadisme n’est convient pas à tous), par Anne Archet.

Autre chose: Arwen, du blogue anarcho-communiste Ya Basta, a précisé à juste titre que le superbe slogan “LES VRAIS CASSEURS SONT CHEFS D’ÉTAT” était une idée de l’UCL. Non, mais quel idiot ai-je été de ne pas l’avoir dit plus tôt, alors que je le savais déjà en plus!

Décès de Claude Béchard: réponse générale aux commentaires

La semaine dernière, mon billet précédent sur cette ordure POLITIQUE qu’était Claude Bâtard a engendré deux des trois plus grosses journées (dont la plus grosse), en terme du nombre de lecteurs, de la courte histoire de mon blogue. Sachez que je ne regrette pas d’avoir écrit un tel billet vitriolique et donc, que je ne m’excuserai pas du tout pour mes propos. C’est plutôt la charogne soi-disant libérale qui devrait s’excuser pour l’affreux héritage politique laissé par Claude Bâtard…

J’ai été agréablement surpris par la qualité des commentaires. À part certains attardés qui n’ont manifestement lu que le “ADIEU POURRITURE!” dans l’intitulé du billet, plusieurs commentateurs étaient d’accord avec moi sur le fond, mais pas nécessairement sur la forme (ils sont plus gentils que moi, que voulez-vous! 😉 ). De plus, plusieurs blogueurs ont formulé des opinions semblables à la mienne sur ce sujet, sous des formes moins acides certes, mais cohérentes avec mon propos. Comme quoi la blogosphère est de plus en plus crédible en comparaison avec les journaleux “mainstream” de bécosse qui ont sanctifié aveuglément et à tour de bras l’oeuvre politique de Claude Bâtard, propagande étatiste oblige!

Plusieurs m’ont reproché de ne pas différencier Claude Béchard l’homme de Claude Bâtard le politicien. Pourtant, ce sont ceux qui sanctifient aveuglément son oeuvre politique “juste parce qu’il est mort et qu’il était une merveilleuse personne” qui commettent cette erreur, certainement pas moi! Voici le 3e paragraphe de mon billet précédent, qui démontre clairement que je fais cette distinction, de mon côté:

Comprenez-moi bien, le décès de cet homme à un si jeune âge causé par un cancer pernicieux est d’une tristesse cruelle, particulièrement pour ses proches qui ne l’ont pas eu facile dernièrement, et même pour cet homme lui-même (après tout, je n’aurais pas voulu être à sa place 😦 ), d’un point de vue personnel. Mais ce n’est pas plus cruel que la mort d’une connaissance personnelle à 19 ans ou la mort du militant libertaire Carl Gauthier à 32 ans, ayant perdu eux aussi leur bataille contre un cancer. De plus, son décès ne doit pas faire oublier la partie moins glorieuse de son action politique (comme s’il y avait quelque chose de glorieux là-dedans).

De plus, dans son allocution lors des funérailles, Jean Charest a lui-même prétendu que CLAUDE BÉCHARD LUI-MÊME NE DISTINGUAIT PAS SA VIE DE SON ACTION POLITIQUE:

“Je trouvais qu’il en avait trop. Il trouvait qu’il n’en avait pas assez. Je voulais qu’il ralentisse, il voulait continuer. Je lui ai dit: Claude, avant la politique il y a la vie. Il m’a répondu: MA VIE, C’EST LA POLITIQUE.”

Alors, à ceux qui me dénigrent en raison de mon dernier billet, ne me blâmez surtout pas pour une erreur que je n’ai pas commise mais que Claude Bâtard et ses partisans commettent sans relâche! Reconsidérez vos prémisses et réfléchissez à votre propre immoralité avant de critiquer les autres!

Interdiction de la burqa: réponse à François Tremblay

En réponse au commentaire d’une certaine RAnnieB présenté dans le billet précédent, François Tremblay répond ceci:

Non, je ne suis pas du tout d’accord avec le propos. La demande de l’État d’identifier qui nous sommes, de nous ficher, de nous mesurer et de nous surveiller, n’est pas un argument éthique contre le port du voile.

L’éthique contre le port du voile, à laquelle je souscris, est liée au libre arbitre de la femme qui est forcée par sa religion de porter le voile, et non à aucune contrainte capitaliste ou policière.

En fait, je suis entièrement d’accord avec ce qu’il a écrit! De plus, ce commentaire me pousse à préciser mon propos sur ce dossier.

D’abord, quand j’ai félicité RAnnieB pour son commentaire, j’ai dit ceci: “Bravo, SURTOUT POUR LA PARTIE EN GRAS!”. Voici la partie qui n’était pas en gras:

Dans la mesure où l’identification d’un individu repose grandement sur l’observation des traits du visage dans notre société, le port du voile intégral (ou de tout autre vêtement qui cache le visage) pose un problème potentiel de sécurité. À ce titre, la société peut intervenir avec des lois et des règlements afin d’éviter ce type de situations.

Un individu devrait pouvoir être identifié à chaque fois qu’une transaction réelle ou potentielle a ou pourrait avoir lieu ou si les forces de l’ordre le lui demandent. Ex. dans les commerces, les endroits où des services publics sont offerts, les transports en commun, etc.

Le désaccord de François réside essentiellement sur cette partie du propos et je lui donne raison sur ce point. Cependant, en supposant, pour faciliter le débat avec les étatistes, qu’on admette la prémisse étatiste de l’ “obligation de surveillance et d’identification”, j’estime qu’on devrait traiter la burqa au même titre que n’importe quel masque. Ceci dit, je ne veux rien savoir de cette prémisse, je la laisse aux étatistes et je n’avais pas l’intention de débattre avec eux sur cette question, de toute façon. Eux qui me sortent toutes sortes de conneries pour justifier l’obligation du questionnaire long du recensement cacanadian, entre autres!

Cependant, j’ai adoré la partie qui était en gras:

Si la personne voilée est chez elle, dans sa cour, sur la rue ou dans un parc et que les gens qui la croisent sont choquées, offusquées, provoquées ou voire même insultées, le problème réside alors entre les 2 oreilles de ces personnes et non de la personne voilée.

Imposer sa façon de concevoir le monde à d’autres en demandant des lois et règlements pour prévenir ce qui n’entre pas dans nos schèmes de pensées n’est rien de moins que de la dictature.

Il serait important pour plusieurs Staline en puissance de faire le ménage dans leur tête et de démêler ce qui est un danger réel pour la société, ce qui est du paternalisme (les autres sont trop cons pour penser par eux-mêmes alors mieux vaut ne pas les exposer à d’autres idées) et ce qui n’est que de l’intolérance, plus souvent qu’autrement mue par de l’ignorance.

En passant, combien de gens qui se disent pour l’interdiction du port du voile intégral comprennent réellement les (oui les, parce qu’il y en a une multitude) raisons de le faire ? Une majorité de ces raisons sont loin d’être à l’encontre des valeurs traditionnelles de notre société.

Dans ce passage, il n’y a rien qui entre en contradiction avec ce que je pense ni avec ce que François a dit. Je ne reconnais aucune légitimité à ce que des diktats liberticides policiers, capitalistes et étatistes fassent en sorte qu’on interdise la burqa et les autres masques dans la rue. De plus, il est clair depuis le début que les maris qui forcent leur femme à porter un morceau de vêtement quelconque (incluant la burqa) commettent effectivement un acte de violence conjugale et qu’il s’agit réellement d’un crime!

Cependant, je vais préciser un truc: je sais fort bien que ces torchons castrateurs que sont la burqa, le niqab et le hijab sont des symboles politiques et religieux (plus politique que religieux: aucun passage du Coran n’oblige les femmes à porter de tels morceaux de chiffon et de tels masques) symbolisant la soumission de la femme à un ordre maqueueliniste islamo-fasciste. Et effectivement, je dénoncerai toujours cette violation du libre arbitre des femmes par les mouvements islamo-fascistes et par toutes les religions monothéistes.

Néanmoins, cette violation du libre arbitre des femmes est la seule question éthique qui importe pour un anarchiste qui se prononce contre le port de la burqa chez les femmes. Mais pour le reste, ce n’est pas à l’État de s’ingérer là-dedans avec ses lois liberticides, d’autant plus que c’est l’invalidation islamophobe fallacieuse de tout ce qui est musulman, provoqué par l’attentat du 11 septembre 2001, qui est essentiellement à l’origine de ce débat, ainsi que de la montée du militaro-terrorisme, en Occident.